Attentat sur la Citadelle ?

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Attentat sur la Citadelle ?

Message par MJ : Mako » 10 Avril 2016, 14:49

• Date du RP : 3 Avril 2190
• Lieu du RP : Joab
• Type de RP : Quête avec MJ
• Nombres de personnes requises : 3 (Séides, Miho'Shakti Vas Maefis, Urdnot Uoldar)


Terminus, tout le monde descend. Le rendez-vous fixé par la Coalition pour des Systèmes Terminus Unis conduit nos trois intéressés dans un des coins les plus reculés de la galaxie : Joab. Colonie n'ayant même pas fêtée sa deuxième décennie, elle avait cependant gagnée un chouette prix mais néfaste pour son image qu'était la planète avec le plus fort taux d'esclavage de la galaxie. Indépendante et bien ancrée dans les profondeurs des systèmes terminus, il y faisait bon vivre... Du moins si on était esclavagiste ou un criminel réputé de ce secteur. La reconstruction étant en grande partie achevée, il n'en restait pas moins que de très nombreux groupuscules criminels ou mercenaires se servaient de cette planète comme quartier général. Si un plan aussi ambitieux que la Citadelle devait être monté, c'était bel et bien ici.

La pluie s'abattait à grosses goûtes sur la capitale coloniale : New Jericho. Le mercure avait tendance à se balader dans la dizaine de degrés Celsius faisant trembler plus d'un esclave délaissé de dignité et surtout de vêtements. Ce début de matinée annonçait fortement le ton de la journée, gris. Cette colonie principalement humaine et totalement indépendante était qualifiée comme étant une plaque tournante de l'esclavagisme galactique, le trafic était quant à lui régulé principalement au spatioport. Le site n'avait pas grand chose à envier aux ports des autres colonies. Des terminaux globalement propres et entretenus par une compagnie privée de nettoyage, les marchandises convergeaient nuit et jour renfermant généralement des vivres mais surtout une marchandise très prisée des criminels : les esclaves. La Coalition avait confiée le travail à une compagnie de sécurité privée afin de garder une certaine neutralité et surtout une équité des plus justes. Mais le spatioport était aussi très fréquenté des escrocs ou de criminels n'hésitant pas à glisser quelques précieux crédits aux gardes afin qu'ils aient le champ libre concernant leurs magouilles. Se doutant des risques de sabotages, les contrôles extrêmement stricts filtraient sans arrêt les allées et venues, et l'arrivée d'un geth fit tilter plus d'un membre de la sécurité. Deux gardes se chargèrent de mettre l'acolyte des quariens sur le côté, lui faisant passer un scanner complet ils étaient prêts à le démanteler et le revendre pour pièces lorsqu'un supérieur suivant la procédure débarqua pour se rendre compte du problème.


- Laissez-le passer, il a une autorisation.
ordonna l'officier humain en armure lourde noire

- J'espère qu'il ne va pas rouiller dehors ! Ha ! répondit un collègue sans se soucier du manque de respect envers le geth et encore moins de la nullité de ses propos

Le responsable se contenta de donner un simple conseil afin de s'assurer que l'arrivant se présente au rendez-vous saint et sauf. Ne parler à personne était assez facile à faire, rester discret en était une autre en revanche. Libre à lui d'emprunter une navette soigneusement sélectionnée à l'abri des arnaqueurs pour éviter tout problème ou carrément marcher quelques kilomètres à travers le gigantesque marché quitte à croiser sur son chemin de mauvaises personnes...

Chercher des ennuis à un geth était beaucoup moins courant qu'à une quarienne, surtout si cette dernière voyageait seule. La plupart des gens de son espèce débarquaient sur cette planète enchaînés le collier autour du cou, dans le cas contraire ils étaient enlevés pour être revendus. La pilote d'élite savait probablement se défendre et glisser quelques mots dans le but de déstabiliser son adversaire, mais pouvait-elle vraiment combattre tout un groupe armé ? Si les contrôles ne décelaient aucun problème, la petite équipe composée de quatre mercenaires démontrait le contraire. Un membre du groupe lourdement armé la matraque à la main fit pression en lui barrant la route au milieu de la foule trop occupée à tourner le regard.


- Le pèlerinage c'est pas ici ma petite. Mais on va t'aider à l'accomplir alors tu vas gentiment nous suivre sans parler.


- Tu vas surtout la laisser passer si tu veux pas finir en morceaux Jax. fit une cinquième voix

Une femme à la peau aussi sombre que sa robe noire fit irruption. Chauve et tatouée de motifs géométriques sur le côté droit du visage, elle calma les ardeurs de ses hommes pour prendre le dessus sur la situation.

- Mes excuses... Tu dois être Miho n'est-ce pas ? Toi et tes collègues êtes très attendus à l'Invasion. Par contre je te déconseille d'y aller seule, si tu sors sans protection demain tu termine sur un présentoir du marché. Prends-donc le taxi, un blanc de préférence si tu veux garder tes crédits et ta dignité... Et on a jamais eu cette conversation.


Retournant dans la foule suivie de près par ses gardes du corps, la mystérieuse femme disparut en un éclair en laissant la quarienne de nouveau seule.

Si la majeure partie du groupe rencontra des petits soucis à l'arrivée, ce n'était pas le cas du dernier. Les krogans présents sur cette planète étaient principalement des chefs mercenaires ou des esclavagistes, en somme personne à qui on veut causer des soucis. La masse de muscles au bandeau noir débarqua tranquillement le marteau sur le dos, il avait certes droit à un contrôle réglementaire mais sans plus. Etant sur la liste, un mot avait été passé à son égard indiquant que personne ne devait se mettre sur son chemin sous peine de mort si le géant reptilien lui avait pas fracassé le crâne auparavant. En navette ou à pied, dans les deux cas personne n'allait l’embêter.

En plein milieu des allées colorées du marché s'étallant sur 1400 terrains de football, l'Invasion y était confortablement installé. Cette taverne était certainement de loin le lieu le plus prisé des riches malgré sa discrétion et sa sobriété intérieure. Plusieurs tables en bois laqué étaient disposées pour les nouveaux arrivants, des box privés avaient été aménagé pour les négociations entre chefs, sans oublier le long comptoir en marbre gris derrière lequel était situé le seul barman musclé et chauve de la planète. La clientèle était évidemment filtrée à l'entrée par un turien et un krogan ayant évidemment reçus l'ordre de laisser passer sans broncher les invités. La serveuse asari à la robe blanche et courte devait aussi se charger de regrouper les trois membres autour d'une même table discrète située dans le fond. Comme précisé dans le message auparavant, déclencher le rendez-vous était assez simple, il suffisait simplement de commander trois "Collations Terminales" auprès de l'asexuée à la peau bleu Charon.



HRP : Désolé pour l'attente, j'avais un macaron sur le feu. :wtf: Du coup voilà tout est expliqué dans le post, lorsque vous êtes prêts vous pourrez donner le signal. Si vous avez des questions je reste dispo ! \o
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Re: Attentat sur la Citadelle ?

Message par Seides » 10 Juin 2016, 20:26

[HRP: bon... Si personne se décide, je vais ouvrir le bal... Bon OK, j'avais oublié et j'ai une tonne de jeux à tester. Désolé :oops: ]

Le geth arriva sur la planète en se faisant remarquer. Comme d'habitude ceci dit.
Par contre c'était moins commun qu'il se fassent menacer. Bon pas tant que ça, mais il comprenait la subtile différence entre une attitude hostile et... ça.

Il en était à considérer ses options, sachant que les explosifs étaient hors de question vu le nombre de civil et que les projectiles n'allaient être qu'à peine mieux. Il penchait gentillement vers une surcharge de son bouclier qui allait électrifier comme il faut tout ce petit monde autour de lui tout en évitant de gros dommages collatéraux, lorsqu'une personne, gradée semble t'il, ordonna qu'on le laisse passer.

Le geth ne fit que peux de commentaires, sur les suggestions de l'homme. La logique voulait qu'il prenne le "taxi". Mais il fallait qu'il voit de ses optiques une planète d’esclavagistes. Si c'était aussi terrible que cela, peut-être qu'une intervention de la Fédération serait une bonne chose.
Laissant l'officier en armure noire secouer la tête en le voyant prendre le chemin piéton, il s'engagea dans le "marché".


*****


Marché était un bien grand mot pour décrire l'endroit. Bazar était plus approprié. On semblait pouvoir y trouver de tout et de n'importe quoi. Ce n'était pas non plus l'idée classique qu'on pouvait se faire d'un marché avec une immense place, ouverte ou pas, couverte d'étales. Le marché était plutôt un quartier, immense, avec parfois des places ou des allées couvertes d'étales, mais aussi d'autres ou se côtoyaient misères, crasse et violence.
Le marché avait sa propre horloge et certains "quartiers" battaient leurs pleins, alors que d'autres étaient en sommeil.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la chair n'était pas la seule marchandise exposée. C'était l'attraction principale, pour sûr, mais au vu de l'immense variété des biens légaux ou pas proposés, ça faisait presque minoritaire. Armes, drogues, alcool, véhicules civils ou militaires en tout genre, des vêtements, des bijoux, des pièces détachées provenant de tout et n'importe quelles machines. Par chance pas de geth. Mais il ne doutait pas que quelque part dans un recoin paumé, il trouverait ça avec certainement des ennuis, vu qu'il devait représenter, pour un marchand de pièces geth, la meilleur manne imaginable!

En parlant d'ennuis, c'est eux qui vinrent à lui. Tournant au coin, d'une allée plus ou moins abandonné (tout dépendait si prendre en compte les miséreux, mendiant et mourant comptait comme des gens ou du décor), il tomba presque nez à optique avec une scène pas si incongrue que ça vu qu'il avait observée de loin plus d'une fois. Un groupe d'organique mâle avait acculés contre un mur une femelle, le tout avec des intentions moins qu'amicale.

Cette fois ça semblait être pour des "faveurs" (les organiques avaient un dons pour tourner des mots horribles en d'autres acceptables). La différences cette fois est qu'il n'était qu'à moins de 6m du dos de l'assaillant le plus proche et que la victime était... Quarienne!

Trois humains, deux galariens, un butarien et même un Vorcha composait le groupe. L'un des humains s'adressait à la femme: "Et bin, on veut pas faire plaisir à tonton Toran? C'est pas gentil ça ma jolie!" Il tenait un couteau en main et avait accroché un coin de la combinaison de la quarienne et tiraillait le vêtement. La femme avait une main retenue contre le mur par l'humain et l'autre tenait de manière crispée un morceau de sa combinaison ayant certainement déjà reçu l’intérêt du couteau du dit Toran: "Par pitié, ne faite pas ça. Je risque de mourir... Je pourrais même vous infecter...Keelah, par pitié..." Le ton et la tentative de menace pour s'en tirer n'était pas la seule chose qui faisait de la peine. La combinaison d'un style désuet était rapiécée de partout et l'on se demandait même si l'étanchéité était vraiment assurée. Le masque quant à lui était griffé au point de certainement gêner en permanence la vue de son porteur. Le tout était couvert de tâches, crasse et salissures diverses.
la seule chose en bon état était le collier qui enserrait la capuche, trouée en de multiples endroits.

L'homme au couteau menaçait de faire quelques trous bien placés, si la quarienne n'ouvrait pas elle même la combinaison aux endroits stratégiques lorsqu'un des galariens, les yeux exorbités en voyant débarquer le geth au coin de la rue, fini par sortir de sa stupeur pour donner un coup de coude à ses comparses autour de lui. Tour à tour les têtes se tournèrent vers l’intrus, Toran le dernier qui ne manqua pas de s'étonner, mais dont l'esprit d'entreprise et de profit fit surface en premier: "Tiens, tiens, tiens qu'est-ce qu'on à là? Une IV tête de lampe? T'es venu filmer pour la postérité au quoi? Allez pétez moi ça le gars."
S'il était possible que la quarienne eut l'air plus misérable, cela arriva dés qu'elle aussi vit le geth: "Keelah..." Couina t'elle en se ratatinant et en tentant de s'éloigner autant que possible du synthétique que la poigne de l'humain le lui permettait.

Le galarien qui l'avait vu en premier remarqua la réaction de la femme et tapa l'épaule du meneur: "Attend Toran... Je crois que c'est un vrai. On pourrait se faire un max sur ce coup... Un geth complet en état de marche... C'est assez pour nous installer ailleurs que dans ce taudis. Tous autant qu'on est. Peut-être même changer de planète."

Séides lui non plus n'avait pas réagis, étonné par la réaction de la quarienne. Il s'était attendu à ce qu'elle fasse appel à lui immédiatement. Mais non, c'était une pure réaction de terreur. Se pouvait-il... Se pouvait-il qu'elle était en captivité et coupée des nouvelles galactique qu'elle ignorait jusqu'à la paix entre geth et quarien?

Toran lui semblait au courant en tout cas et semblait être plutôt d'accord avec son collègue: "Ouais... T'es pas con quand tu t'y mets. Et toi, tiens toi tranquille! Je reviens m'occuper de toi tout à l'heure." Il sortie une matraque qu'il enfonça dans les cotes de la quarienne, qu'il vit tressauter quelques secondes, avant de s'effondrer par terre, inanimée. Il vit l'efficacité redoutable de la matraque électrique, dont l'extrémité continuait à laissé échapper quelques arcs: "Tu seras plus docile quand je reviendrai comme ça. Bon à toi mon joli. Laisses toi faire, tu verras ça feras pas mal... Même si t'en es capable."

La plaisanterie de mauvais gout fit rire une partie de l'audience, dont trois d'entre eux, le deuxième galarien, le turien et un autre humain, sortirent à leur tour des matraques électriques. Le butarien quant à lui activa quelques chose sur ses gantelets qui se mirent eux à aussi à crépiter d'arc électriques rouges de mauvais augure. Le reste des assaillants se déployèrent, sortant des colliers d'esclavagiste, dont il ne doutait de l'efficacité sur lui.

"Tous ensemble les gars, on se le..." L'humain ne fini pas sa phrase que Séides disparaissait, activant son camouflage: "Que... Il est où putain!"
"Attention!" fit le turien. Ce dernier, qui semblait avoir de meilleurs yeux que les autres, donna un coup de matraque qui manqua de peu la machine et fit miroiter assez le camouflage pour que tous le repère. Toran également qui vit son visage prit dans une main de fer à moitié camouflée qui envoya son crâne rencontrer le mur le plus proche. Les yeux révulsés, il s'effondra, alors que le champs de camouflage du geth se levait.

Dos au mur, il s'était mit dans une posture peu enviable en attaquant le chef: il était désormais au milieu du groupe, acculé et cerné: "Très mauvais choix tactique." Commenta le Turien, qui prit naturellement le commandement. Le second du groupe?
"Cette fois tu pourras pas t'en tirer, le camouflage ça consomme et t'es en plein rechargement, pas vrai." La phrase semblait être plus pour ses comparses, dont le langage corporel suggéré la prudence après son coup d'éclat. Il les vit reprendre contenance ainsi que le sourire. Le geth ne pouvait pas donner tord au Turien ceci dit.

"Allez, tous ensemble. 1... 2... 3!" le groupe entier se rua sur lui. Tactiquement c'était bien joué, car il n'avait pas son omnitech de disponible et les armes dont il disposait n'était pas en mesure de se débarasser de tout un groupe. Mais il avait encore un tour dans son sac.
A moins d'un mètre de lui, il leva les bras comme pour se rendre, provoquant un mouvement défensif du Turien, le plus proche de lui, avant qu'il ne les claques par terre, s'entourant d'une bulles d'arcs électriques. Si proche de lui la totalité du groupe fut prit dedans, tressautant et serrant les dents. Il maintint le surcharge de son bouclier pendant 2,8 secondes avant de le relâcher.

Seul le butarien était encore conscient et encore il le vit mettre un genoux à terre. Entre deux gémissement et halètement, il réussit même à dire: "Attends... On en a pas encore terminé." Ses gants semblait avoir soufferts, autant que lui, mais il s'obstina tout de même à vouloir se relever... Très, très lentement.
Le geth n'attendit pas de voir à quel point son adversaire était résistant. Bien avant d'être debout, le canon d'un veuve noire se retrouva entre les yeux du butarien, qui cette fois, arrêta de lutter. Il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois sans trouver quelque chose à dire, avant que d'un mouvement Séides fasse tournoyer son arme, lui envoyant la cross dans la tempe et l'étalant pour de bon.

Satisfait de son œuvre, le geth replia son arme en se tournant: "Créatrice je... Créatrice?"
A un moment pendant l'affrontement, la quarienne c'était réveillé de son évanouissement et avait mit les voiles.
Le geth regrettait, car il aurait pût lui expliquer qu'elle pouvait être libre. Il l'aurait ramenée sur la frégate et de là, vers la Fédération.
S'éloignant, il songeât que ce manque d'information ne pouvait être qu'intentionnel de la part des maitres des esclaves quariens. N'importe lequel d'entre eux n'hésiterait pas à demander l'aide d'un geth, qui foncerait alors pour libérer un créateur. Et dans presque n'importe quelle situation il pensait qu'un de ses comparses aurait l'avantage. Le mieux était alors de ne pas mettre au courant les esclaves des revirement galactiques et de les laisser dans la terreur d'un geth.

La libération des esclaves quariens n'était certainement pas pour demain...


*****


Laissant derrière lui les ennuis et ses réflexions, il poursuivit sa "visite" songeant qu'il en avait peut-être assez vu et qu'il ferait mieux de prendre un véhicule. Néanmoins son arrivé sur un marché de plein air raviva sa curiosité. Au milieu trônait une estrade à esclaves. Principalement des Asaris, mais aussi quelques humaines. Dont quelques une pré-pubères visiblement. Si une poignées d'Asaris tentait de garder un air digne, la plupart des humaines n'était qu'une démonstration de misère et d’auto-apitoiement. D'un autre côté les termes utilisés par le vendeur pour décrire sa marchandise et ceux à quoi elles étaient destinée n'avait rien de réjouissant... Sauf pour le publique qui faisait force de regards libidineux. le plus étonnant était que la vente des plus jeunes semblait allait bon trains, bien que réservé à un nombre restreint d'acheteurs, tous lançant de fortes sommes, tous entouré d'un nombre conséquent de gardes et tous ayant leur identité masquée par un champs de distorsion optiques quelconque (variante des camouflages optiques), d'une chaise à porteur fermée de laquelle ne sortait que la voix annonçant son enchère, ou d'un simple vêtement long à capuche cachant le visage et le genre.

S'il avait pût soupirer, Séides l'aurait fait. Mais il se contenta d'enregistrer l'évènement pour transmission future sur le réseau, avant de se détourner.
Ce faisant il sentit un impact sur sa jambe suivit d'un fraca. Baissant les yeux il fit qu'il avait percuté une enfant qu'il n'avait pas vu. Cette dernière chargée de boite de métal, maintenant étalées autour d'elle, levait des yeux apeurés vers lui. Nul doute qu'elle voyait une IA marchante pour la première fois.
"Je... Je suis désolé, je ne vous... NON S'IL VOUS PLAIT, PARDON!" Elle paniqua lorsque Séides tendit la main vers la petite asari, lui attrapant le bras pour la remettre sur pieds. Les yeux pleins de larmes elle regardait le bras sur lequel la main du geth s'était posée, l'air de se demander comment, par la déesse il n'avait pas était arraché.
Si le collier ne le confirmait pas, la tenue générale de l'enfant ne laissait aucun doute sur son statut: une simple robe de toile rêche, qui semblait plutôt taillé dans un sac à patate, pas de chaussures, des marques un peu partout, et la crasse uniquement dégagée sur les joues, et encore seulement où les larmes avaient coulées.
Sa peau était d'une couleur violette inhabituelle et elle devait avoir entre 12-13 ans s'il se référait aux formes à peine développés qui marquait son début d'adolescence. Peut-être plus si la malnutrition n'avait pas prélevé son tribut dans son développement.

Elle sortie de sa stupeur lorsqu'un humain sortie d'entre deux étales pour lui attraper l'arrière des tentacules crânien et la secouer dans tout les sens: "Petite imbécile, tu veux casser mon matériel, tu veux me faire perdre mon profit et mes clients?! Allez, ramasses moi tout ça et mets le au bon endroit, je vérifierai." La petite Asari, avait gémit et pleurait sous le traitement avant d'être jetée à terre.
Elle commença à rassembler les boites pendant que l'homme se tournait vers lui avec une voix plus qu' obséquieuse en faisant force courbette tout en reculant vers son étale: "Pardon mon bon monsieur, prenez le temps de regardez mes humbles objets, je vous ferais une ristourne pour le dérangement, prenez juste le temps de..."

L'homme avait finalement, relevé la tête, constatant que le visage qui trônait en haut de l'armure, faisait partie de l'armure elle même et d'ailleurs, l'armure était un corps pour son visiteur. Le bras toujours tendu vers son étale, il était dans une posture comique, le corps figé entre deux courbettes et la bouche ouverte.
Le geth se pencha légèrement sous le par soleil, constatant le bric à brac du vendeur, avant de tourner ses optiques vers ce dernier: "Je reviendrai." dit il simplement, avant de passer son chemin. Le vendeur se contenta de fermer le bouche en déglutissant de manière très marquée.

En passant à côté de la petite asari il l'observa, alors qu'elle finissait de ranger quelques objets divers des boites et de leur trouver une place sur l'étalage déjà encombré. Elle se retourna un instant, regardant avec timidité l'étrange étranger. Elle ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, avant de remarqué que son propriétaire les observait. Elle baissa la tête avant de se détourner pour continuer son travail comme si de rien n'était.

Après quelques instant, Séides continua son chemin vers son point de rendez vous. A nouveau il ressentit le dysfonctionnement dans ses circuit, comme si quelque chose clochait alors que tout les diagnostique était au vert. Sa conscience de métal le tourmentait elle? Des options diverses cétait ouvertes lorsqu'il avait vu la manière dont on traitait l'enfant. Mais il avait une mission, il était sur une planète où ces choses était tolérées et il risquait de se faire remarquer bien avant d'avoir débuter sa mission.

Mais il avait à nouveau quelque chose comme du regret.


*****


Ce coin du marché bordait son point de rendez vous et il ne fallut que quelques minutes, le temps de s’extirper des étales bondés, pour rejoindre l'Invasion. Il passa sans problème les deux gardes et la serveuse la mena à une table isolée. Elle partie sans rien demander de plus, le geth n'étant certainement pas consommateur de quoi que ce soit que la taverne pourrait proposée, en plus d'être le premier "client" de cette table.
Dernière édition par Seides le 04 Septembre 2016, 14:36, édité 3 fois.
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Re: Attentat sur la Citadelle ?

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 19 Juin 2016, 20:12

"Il serait préférable qu'une unité geth vous accompagne"

La Quarienne récupéra son fusil des mains du Geth et le plaça dans son dos. Ses gestes étaient calmes et assurés.

"Nous en avons déjà discuté."
"Statistiquement..."
"Il ne s'agit pas que de statistiques. Il convient aussi parfois de prendre des risques jugés déraisonnables."

L'armurier du Maefis, familiarisé avec les attitudes des organiques, hocha simplement sa "tête" et tourna le dos à Miho pour retourner dans la navette. Le Kodiak s'en alla, l'abandonnant seule à son sort.
Les voyages en solitaire, ce n'était pas particulièrement une passion. Mais si autrefois l'espace et la solitude n'évoquaient que de l'angoisse à la pilote du Maefis, le temps et surtout son chemin de vie lui avaient fait relativiser ses craintes. Non, ce n'était pas de la peur qu'elle avait ressentie en posant le pied sur Joab. Elle restait armée et, bien qu'elle tienne indubitablement à sa vie, elle ne redoutait pas particulièrement la mort ou la douleur à titre purement individuel. Si elle se plantait, elle en paierait seule les frais et c'était mieux ainsi.

La seule chose qui l'étonna fut les longues minutes qui précédèrent son premier "accrochage". Son regard passa rapidement de la matraque à l'homme qui la dominait de toute sa taille, propos volontairement inquiétants à l'appui. Elle ne fut absolument pas étonné du manque de réaction autour d'elle. Après tout, Miho était du genre à faire ses devoirs et avait potassé le sujet Joab. Simple question de survie élémentaire quand on était aussi petit que déficient immunitairement parlant. Quatre contre un, c'était certainement peine perdue, mais elle n'allait certainement pas se laisser faire pour autant. Il y avait du monde, des opportunités, et s'il fallait jouer sur ce terrain elle fermerait les yeux sur les dommages collatéraux d'une bagarre au beau milieu de la foule. Le jeu en valait la chandelle avec ce qui se préparait. Sa main se posa calmement sur la matraque et elle allait parler quand une femme la devança, tenant en laisse ses molosses.

"Quelle conversation?"

Le message était clair. Il existait des raccourcis simples sur place. Il y avait de quoi être rassurée, mais Miho n'y croyait pas trop. Cependant, elle se voyait offrir une opportunité non négligeable de prendre de l'avance et puisque la femme tatouée ne s'était pas attardée, elle n'allait certainement pas traîner ici.Se faufilant entre différents déplacements de marchandises, elle prit la direction d'une station de taxis et repéra sans mal deux d'entre eux correspondant à la description de la femme tatouée. Elle se dirigea rapidement vers le premier des deux.

"Besoin d'aller quelque part, gamine?"

A côté de son véhicule, le chauffeur l'interpella en la voyant venir vers lui. Le sourire standard du beau parleur sur les lèvres, il lui indiqua d'un geste l'entrée de son véhicule quand elle arriva devant lui. Quelque chose ne lui convenait pas particulièrement, sans qu'elle n'arrive à mettre le doigt dessus. Sans doute était-ce l'attitude générale ou le sourire un peu trop sympathique pour coller au décor, mais elle détourna un instant es yeux pour voir le second taxi blanc mettre les voiles. Damned!

"Oui, je vais à l'Invasion."
"Bien entendu... Je prends les paiement par avance, en crédit. Si tu n'as pas assez, on peut s'arranger..."

Ah, voilà pourquoi sa tête ne lui revenait pas. Dommage pour lui.

"Je dois avoir assez de crédits. Et je valide le paiement à l'arrivée. A prendre ou à laisser."

L'homme afficha une mine dépitée et parut hésiter avant de pianoter sur son OmniTech.

"Je prends. Monte."

A son tour, Miho pianota sur son propre OmniTech, constatant le montant certainement gonflé, mais encore abordable. Elle ne voulu pas tenter d'avantage les embrouilles et pénétra à l'arrière du véhicule tandis que le chauffeur prenait sa place à l'avant. Le taxi s'éleva lentement et se mit en route. Passant au-dessus du marché, Miho ne pu que constater l'étendue des dégâts causés par la criminalité. Des groupes de mendiants dévêtus tremblaient sous le froids et l'humidité, sous le mépris général. Ça et là, des personnes, de différentes espèces, portaient le collier qui les affiliaient à un maître. Elle ne doutait pas un seul instant que Joab devait être un paradis pour trafiquants en tout genre. Pas étonnant que l'indépendance des systèmes Terminus soient autant souhaitée dans le coin. Elle n'avait pas particulièrement d'opinion sur le sujet, après tout, la politique pouvait s'avérer particulièrement corrompue. La justice et l'égalité étaient des concepts abstraits et ceux qui se battaient pour les faire adopter étaient encore bien trop peu nombreux. Elle-même n'estimait pas en faire partie à vrai dire. Heureusement que la misère devenait de moins en moins visible au fur et à mesure de l'avancée du taxi...
Un instant...
Miho se pencha un peu plus vers la fenêtre. De ce qu'elle avait pris le soin de potasser, ils auraient déjà dû arriver à l'Invasion. La direction, bien que similaire, venait de changer et ils se se rendaient maintenant vers une zone un peu plus isolée. Silencieuse, la Quarienne pianota discrètement sur son OmniTech pour lancer d'une voix toujours calme.

"Ce n'est pas la bonne direction il me semble."
"T'inquiète, je passe par un raccourci."
"Evidemment..."

Un petit cliquetis se fit entendre alors que Miho sortait son couteau de combat...


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"Comment ça t'as perdu le taxi??"
"J'en sais rien! C'est le taxi! Je comprends pas! Elle a mis son couteau sous ma gorge, et... Bah j'ai voulu la calmer, mais les commandes ne répondaient plus! Et puis je lui ai attraper la main et..."

Face à un krogan, l'humain ne savait plus quoi dire. Il passa une main dans son cou, là où une entaille avait déjà cessé de saigner. Une migraine désagréable lui donnait l'impression que son cerveau s'amusait à rebondir contre les paroi de sa boîte crânienne. Il se passa une main sur le front, et grimaça en palpant la bosse énorme qui s'y était formée.

"Et quoi bordel??"
"Je sais pas. Je me suis cogné... On a dû freiner. J'me suis réveiller dans une flaque d'eau, j'ai juste eu le temps de voir mon taxi se barrer. Fais chier!"
"NOTRE taxi, imbécile! Une quarienne et tu lui laisse armes et OmniTech. T'es vraiment trop con!"

Le krogan ponctua son insulte d'un coup de boule qui fit voir les étoiles à son acolyte. Il profita de l'étourdissement de son comparse pour lui prendre son pistolet avant de le soulever par le col, approchant son imposante mâchoire tout près du visage sanguinolent de l'humain. Son haleine douteuse refila à haut-le-coeur au pauvre homme.

"J'vais devoir compenser... Tu comprends, faut satisfaire les exigences du patron. Il aura de l'humain pour sa vente du jour"
"Non... Non, s'te plait, fais pas ça! J'peux encore... Il me faut juste un autre taxi... J'peux encore..."

Les suppliques de l'humains s'atténuèrent au fur et à mesure que le krogan le traînait sur le sol, pour disparaître dans un bâtiment.


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"<<Prends-donc le taxi, un blanc de préférence si tu veux garder tes crédits et ta dignité>> ... Au moins j'ai effectivement pu garder l'un et l'autre."

Aux commandes du taxi, Miho maugréa en pénétrant sur une petite aire de parking à proximité. Le véhicule immobilisé Miho en sortit et traversa la zone colorée en silence jusqu'à arriver devant l'entrée où un turien lui barra le chemin sous le regard neutre de son collègue krogan.

"Je suis attendue."

Les videurs prirent à peine quelques secondes pour vérifier avant de s'écarter simplement du passage. Soulagée, Miho pénétra enfin dans la taverne et ralentit sa marche sur le seuil pour détailler l'endroit. Un grand bar de marbre, quelques clients, l'endroit paraissait bien entretenu, et limite huppé en comparaison des ruelles. Une serveuse asari en robe blanche vint naturellement vers elle et la pilote lui confia sa "commande". La serveuse invita Miho à la suivre et la mena droit à une table déjà occupée par un geth. La visière ce la Quarienne cacha son étonnement à voir un synthétique mêlé à ce genre d'histoire. Elle ne pipa mot et s'assit simplement à son tour, déclinant l'offre d'une boisson pour simplement croiser les mains sur la table et faire au moins preuve de politesse à l'égard de son "compatriote" d'un simple...

"Bonjour."

Ne manquait plus que le troisième larron.
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Miho'Shakti Vas Erakis
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