Event Spécial Vacances - Bas Les Masques! Haut Le Doliprane!

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Re: Event Spécial Vacances - Bas Les Masques! Haut Le Doliprane!

Message par Seides » 15 Septembre 2018, 19:46

Présent...


Eyma avait descendu les marches dans un état semi-comateux... Elle allait vraiment avoir besoin de dormir. Elle traversa l’hôtel sans faire attention aux regards qu'on lui jetait, entre admiration et outrage mais elle s'en fichait. Vite arriver à la plage et dormir !

Elle passa par le chemin contournant la terrasse, le bar et la piscine pour rejoindre directement l'étendu de sable immaculé qui constituait la plage privée du complexe. Il n'y avait pas à dire, ça le faisait !
Elle était bien plus remplie qu'elle ne l'imaginait d'ailleurs. Ça ne voulait pas dire beaucoup de monde nécessairement, mais avec les festivités d'hier, elle avait pensé voir trois ou quatre personnes, point.
Visiblement elle avait sous-estimé la renommée du site.

S'il y avait bien quelques quarien, on pouvait voir également une profusion de touristes de toutes les races et de tous les âges. Même un groupe totalement mixte de gosses qui faisaient une partie d'un jeu qu'elle ne connaissait pas.

Trouvant un coin à l'écart du gros des plagistes, ombragé par un arbre aux larges feuilles dont elle ignorait le nom, elle étala consciencieusement sa serviette et s'allongea dessus en regardant machinalement la partie. Doucement les souvenirs de la veille s’immiscèrent dans ses pensées, au point qu'elle ne voyait plus vraiment le jeu.

Comment avait elle choisi ce jeune homme plutôt qu'un autre. Elle ne savait plus trop. Tout avait commencé avec cette nana.


La nuit précédente...


Elle ne savait pas quelle heure il était, ni exactement dans quel quartier de la ville elle se trouvait.
Son groupe d'amis et elle n'avait fait que sauter d'un point de fête à un autre, profitant des festivités sur le chemin.
Oh, tous n'étaient pas des rassemblements clandestins ou l'on servait des boissons normalement non-autorisées, mais il y en eu quelques uns. Le dernier avait failli mal tourné lorsqu'un binôme des forces de l'ordre avait débarqué. Heureusement elle avait réussi à s'échapper, bien qu'avec un groupe d'inconnus, mais fort sympathiques, qui avaient entre 16 ans et 22 ans. Vu qu'elle était séparée de ses amis et qu'il allait être difficile de se retrouver, elle avait simplement envoyé un message pour confirmer que tout allait bien et accepter l'invitation de son nouveau groupe à les accompagner.

Ils avaient atterri dans un grand hangar dans une zone inoccupé en bordure de la ville, où on avait installé des systèmes sonores pour faire profiter tout le monde de la musique. Elle n'avait jamais été en boite et pour cause, il n'y en avait pas. Des bars et des pubs proposant des pistes de danses oui, mais c'était restreint et pas le but.
Ici il y avait bien des groupes de tables en bordure du bâtiments, d'autres qui formaient un genre de séparation pour former différentes pistes avec soit un système d'atténuation de bruit, soit des enceintes directrices pour que les différents styles de musiques ne se superposent pas, mais c'était surtout plus grand... Et bondé. On aurait dit que toute la jeunesse de Rannoch et des systèmes quariens en général s'était donnée rendez-vous ici même.

Elle s'était jetée dans l’anonymat de la foule, dansant, sautant, se trémoussant au milieu des corps. Tous les styles de musiques étaient présents, d'un bout à l'autre de la galaxie, du rythme le plus lent à celui le plus endiablé qui vous laissez le souffle coupé lorsque la musique stoppé avant de passer à la suivante.

Elle avait essayé chaque pistes, se défoulant, jusqu'à revenir un peu au calme un moment sur une piste où l'on passait une musique d'un genre envoûtant qui descendait régulièrement dans les basses au point de vous faire vibrer le corps. Elle s'était trouvé un petit coin au milieu des gens et à leur image avait levé les deux bras, fermé les yeux et commencée à onduler du bout des doigts jusqu'à la pointe des orteils.

Elle ne savait pas combien de temps elle s'était ainsi trémoussé, mais sentie d'un coup un corps venir danser contre son dos et deux bras passer sous les siens. Surprise elle se figea en baissant les siens. Elle avait verrouillé une paire de membre tenant deux verres. Sentant un léger poids sur son épaule et elle se retrouva nez à nez avec une quarienne qui lui fit un grand sourire.

Remise de sa surprise et elle accepta celui des verres qui lui fut proposé (probablement le lévo) et se retourna pour trinquer avec sa compagne improvisée. Le verre fut descendu d'un trait et elle se remirent à danser.
L'inconnu devait avoir entre 18 et 20 ans, le bas était prit dans un pantalon de combinaison quarien, bien que descendu très bas sur le corps, au point qu'il faisait très échancré et très sexy. Le haut était couvert par une simple bande de tissu à motifs, qui avait du mal à retenir la générosité des courbes de sa partenaire.

Ses marques faciales descendaient depuis le somment de son crane jusque le côté de ses yeux luminescents. Le nez légèrement retroussé et les grandes lèvres étirées dans un sourire satisfait, lui donnait un air mutin. Elle portait de longs cheveux noir de jais descendant jusqu'au creux des reins, qui étaient rassemblé tout au bout par une attache quelconque, en laissant une partie libre.
Petit détail : elle était aussi petite qu'elle, ce qui faisait un point de plus pour le rapprochement.

Il ne fallut qu'un couple de chanson pour que les deux jeunes femmes se retrouve à onduler en rythme toutes les deux, leurs corps se frottant en rythme, le visage à quelques millimètres l'un de l'autre. Eyma était comme hypnotisée par ces yeux aux iris lumineux et la promesse qu'ils détenaient se concrétisa rapidement sous l'impulsion de la quarienne qui, dans un sourire, couvrit la distance de leurs lèvres.

Un premier baiser de ses lèvres pleines, comme pour voir la réaction de sa partenaire. Les yeux se ferme, un deuxième, rapidement suivi par un troisième qui s'attarda entre les deux femmes celui là.
Leurs corps se trémoussant toujours l'un contre l'autre, les lèvres collées et leurs langues dardant délicatement entre les dents elle s'échangèrent cette promesse initiée par la quarienne.
Elle aurait pût se dire que s'était la nuit des folies et des excès, qu'elle devait bien ça à la femme pour le verre, mais la vérité était qu'Eyma en avait envie tout simplement. Elle avait envie de beaucoup de choses ce soir et s'en était une que cette inconnue était en train de rassasier.

Une fois leurs lèvres décollées elles échangèrent bien des sourires et quelques baisés de plus, mais étrangement plus chastes ceux là. Juste pour le fun. Trois chansons plus tard, Eyma sourit une dernière fois à sa cavalière et se détourna. La quarienne la retint délicatement par le poignet et en tournant la tête, elle vit dans son regard d'autres promesses bien moins sages qu'un simple baiser, pourvu qu'elle reste avec elle.
Eyma se serait bien laissée aller... Mais elle ne voulait pas faire cette première expérience avec une femme. Souriant d'un air désolé elle regarda un beau jeune homme accoudé au bar en faisant un signe du menton dans sa direction.
La quarienne regarda à son tour et sembla comprendre que la jolie asari mauve était déjà accompagnée. Une ombre passa sur son visage avant qu'elle ne prenne une expression qui semblait dire "quel dommage... Tant pis."
Elle lui lâcha obligeamment le bras et se détourna, non sans un dernier regard plein d'envie et de regret.

Eyma aussi était un rien frustrée, mais ses envies l'emmenèrent ailleurs. Le beau jeune homme semblait seul adossé au bar et c'est vers lui qu'elle se dirigea. Ses marques faciales étaient du même genre que l'inconnue, mais s'arrêtaient tout juste à la ligne des sourcils et étaient plus discrets.
Son visage était fin avec des lèvres fines et un peu moins étirées que sa compagne de piste.
Il était habillé d'un pantalon flottant et d'une tunique ouverte qui laissé voir une personne qui se tenait en forme, sans tomber dans le culturisme, avec le cotés de ses pectoraux bien dessinés et on voyait même le haut de deux abdo par la pointe de l'ouverture de son haut.


Elle commanda un verre de jus de fruit lévo en s'accoudant face au bar, avant de se tourner vers lui pour lui faire un : "Salut !"

Le jeune homme fut surpris de se voir aborder ainsi, mais ils entamèrent la discussion sans se prendre la tête sur des détails.
Il s'appelait Nevo, avait bientôt 20 ans, venait d'Haestrom dans la Bordure Extérieure et effectuait son pèlerinage sur un vaisseau cargo. Rien ne l'y obligeait, mais c'était maintenant un bon moyen de voyager et de gagner en expérience.
Elle passa vaguement sur sa présence sur la planète, disant qu'elle était ici pour ses études sur les technologies plasma.
Lui se voyait sur le pont du vaisseau, bien qu'il ignora à quel poste, elle ingénieur dans la salle des machines. Il parlèrent un bon moment avant que le jeune homme ne demande : "J'avoue que je m'attendais pas à tout ça. Y'a encore plus que ce que j'aurais pût imaginer. Toi aussi tu en as eu pour ton argent ?"
S'était son tour d'être audacieuse : Presque ! fit-elle en enroulant ses bras autour du cou du jeune homme et en l'embrassant à pleine bouche en se mettant sur la pointe des pieds pour combler la demi-tête de plus que Nevo lui mettait.

Il fut surprit, se retenant au bar un instant, avant de gentillement la repousser. Avait elle trop osée, trop rapidement ? Il lui semblait pourtant qu'il n'était pas insensible à ses charmes qu'il avait observé à la dérobé quand il pensait qu'elle ne voyait pas.
"Le prend pas mal, mais... T'es pas un peu jeune ?" Encore un qui lui donnait 15 ans. Elle aurait pût mal le prendre, mais avait l'habitude et surtout ce n'était pas une soirée à mauvaise humeur.
J'ai 84 ans. dit elle en riant. Son rire s'accentua quand il ouvrit la bouche d'incrédulité. Se fût pire lorsqu'elle enfonça le clou : Et je ne plaisante pas en plus ! Cette fois Nevo mit sa main devant sa bouche d'un air catastrophé. Il avait embrassé une femme qui pouvait passer pour sa grand-mère, voir son arrière grand-mère !

Pleurant de rire à la tête du jeune homme, elle se calma juste assez pour lui mettre une main sur le bras : T'en fait pas, on vieilli plus lentement dans ma race. Ramené à vos années quarienne, j'ai 17 ou 18 ans. Elle avait peut-être exagérée, mais voulait avant tout minimiser l'écart d'âge et rassurer sa conquête.

"Oh !" fit il soulagé, mais surtout confus, autant par sa méprise que par sa réaction : "On a presque le même âge en faite. Je suis désolé par la façon dont j'ai réagis. Je peux t'offrir un verre."
"Tu pourrais plutôt commencé par m'embrasser !" Cette fois, il ne se fit pas prier. Tout comme Eyma en profita pour passer la main par l'ouverture pour apprécier le corps du jeune homme penché sur elle. Ferme, comme elle s'en était douté.

Elle accepta les verres, sans alcool car elle voulait profiter de la soirée et que le dernier verre indécent était trop proche. Ils dansèrent un peu, uniquement sur les pistes où l'on trouvait des genres et de rythmes qui laissait les corps aussi collés que possible et où s'embrasser était une des activités des danseurs.
Il fini par lui demandé si elle allait changer de lieu à nouveau pour poursuivre la soirée. Elle lui dit que l'ambiance des pistes actuelles lui convenait bien, mais qu'elle n'était que c'était bien publique. Il lui proposa l'intimité de la chambre qu'il occupé pendant son transite. Une de celle qui était pas trop loin du spatio-port et qui attendait des occupants plus permanent.

La petite demi-heure de marche se transforma en une heure. Il s'arrêtait fréquemment pour s'embrasser dans une ruelle. Elle balada ses deux mains sous la tunique, il fit remonter les siennes le long de ses jambes et bien au-dessus du bord flottant de sa robe d'été.
Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils étaient tous les deux bien au fait de ce qu'ils voulaient l'un de l'autre.
La douche fût rapide, mais pudique... Ou était-ce par jeu, pour se donner envie ? Il sortie en premier, la ceinture ceinte de sa serviette, le regard coquin en voyant Eyma détailler son torse, son abdomen et retirer du regard la serviette en-dessous. Elle l'aurait fait si elle avait eu une maîtrise assez fine de sa biotique par ailleurs.
Mais elle se contenta de sourire à son tour et rentrer dans la salle d'eau dans un sourire et un regard qui étaient une invitation... Avant de fermer la porte à clé.
Lorsqu'elle ressortit elle était également entourée de sa serviette. Il était déjà sur le lit, sur le flanc, un bras replié pour soutenir sa tête dans sa main. Son regard qui était moitié-endormi s'illumina en la voyant s'approcher.

Elle sentait son cœur qui lui remontait doucement dans la gorge en s'approchant du lit et elle se sentit soudain intimidée sous l'intensité du regard de son compagnon.
Il était bien trop tard pour s'enfuir maintenant, mais surtout il y avait trop d'envie, trop d'anticipation...
Souriant d'un air joueur, elle tourna le dos à Nevo pour se donner le temps de reprendre un peu de contenance malgré les émotions (et les excès récent) qui la submergeait. Elle ouvrit la serviette, étendant ses bras pour s'en défaire, la cachant toujours à la vue de son partenaire qu'elle entendit prendre une grande inspiration. Elle ouvrit la main gauche, découvrant son corps menu mais proportionné à la vue du jeune homme qui déglutit bruyamment avant de relâcher une partie de son souffle.
Elle avait tourné la tête du côté droite ayant prit un air digne en relâchant la serviette et d'un mouvement du poignet droite, elle l'envoya promener en relevant le menton tel une diva d'un holo quelconque.

Il rirent tout les deux bêtement sous le mauvais jeu de scène et la tension qui se dissipa en partie.
Les bras toujours en croix, Eyma se laissa tomber sur le lit, la tête à quelques centimètres du torse du jeune homme.

Il ramena son coude sous lui, la surplombant et se pencha pour l'embrasser. Elle posa sa main sur sa poitrine avant de la faire descendre le long de son abdomen dans l'idée de retirer cette serviette qui lui cachait l'essentiel. Elle pouvait sentir sa main libre qui serpentait sur le lit, s'approcher de sa hanche pour une caresse nouvelle pour elle et qu'elle n'en pouvait plus d'attendre.


Présent...

"ZzZzZ..."
Le sommeil fini par vaincre les réminiscences de la soirée de l'asari. Sur la plage, la jeune femme endormit souriait avec douceur en poursuivant dans ses rêves la suite des événement de la veille...
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Re: Event Spécial Vacances - Bas Les Masques! Haut Le Doliprane!

Message par Seides » 17 Septembre 2018, 20:41

Ailleurs...


Seides ne resta pas longtemps à observer les organiques s'amusant en bas. Il était curieux de ce qui se passait, étant donné qu'il n'avait jamais eu de bonne raison de venir dans un centre de détente, encore moins à quelques km de chez lui. De plus, le terme vacance n'était pas une spécialité geth. Il avait passé du temps avec Eyma, mais globalement le concept de repos lui était étranger et se mesuré plutôt à l'activité de sa fille à la maison.

Contrairement à elle en revanche, il ne prit pas un chemin direct pour la plage.
Il passa par une sortie latérale de l’hôtel, pour visiter tout le complexe, depuis son extrémité. Au passage il nota les lieux de détentes intérieurs, comme une piscine couverte, le spa, les salles de jeux, et des jeux extérieurs une fois à l'air libre.

Il arriva finalement au bout de la plage, délimitée par une barrière rocheuse qui n'était pas infranchissable, mais notait symboliquement le début de la propriété privée. Il remonta doucement la place, croisant de plus en plus de touristes ou de quariens en repos. Au passage il regarda les styles de chaque races, notant les différences ou au contraire les points communs qui définissaient une mode.
Pour les maillots c'était visiblement des tâches informes, comme si des amibes avaient séchées sur les tissus.
Pour les vêtements il voyait de temps en temps des bandes de tissus argentées qui venaient barrer une couleur unie. Il ne savait pas si c'était le début d'une mode ou sa fin. Pour le reste il ne vit rien de spécial au niveau galactique. Après il y avait plutôt des styles de vêtements par race, mais pas spécialement de motifs récurrents.

Un couple d'asari qui faisait bronzette dans des maillots qui détonnaient surtout par leur absence de couverture de la peau, l'interpellèrent à un moment. Il se demanda si elles avaient entendues parler de lui et voulaient discuter, mais fût détrompé lorsqu'il s'approcha pour leur demander ce qu'il pouvait faire pour elles. Une de ces boissons mentholés humain, un "morito" et une "déssali" pour l'autre.
Elles furent confuse en apprenant qu'il n'était pas un serveur de l’hôtel, mais un simple promeneur. Il leur promit néanmoins de passer la commande si jamais il y avait un service de plage.
En partant, il entendit dire : "Un geth ça se promène ?" Pour les autres races aussi, un geth ça n'est pas oisif visiblement...

Il arriva jusqu'aux abords du complexe extérieur avec sa terrasse et son bar qui débordait jusque la piscine et où l'on pouvait se faire servir des boissons de tout type.
Il quitta la plage pour faire un détour par ce côté là, histoire de rentabiliser un maximum sa petite promenade, et passer la commande des asaris, notant la présence d'un groupe d'adolescent qui s'affrontait sur un jeu de balle à la main.
Deux équipes qui se lançaient une balle. Quatre zones, deux de chaque côtés, tout le monde se mettait dans les zones intérieurs, celui qui se faisait toucher allait dans la zone extérieur adverse où il pouvait visiblement se faire sauver s'il touchait quelqu'un à la faveur d'une récupération.
Seides arrêta là son observation, constatant qu'il était plaisant pour les relations inter-espèces de voir les plus jeunes représentants entre eux.

Arrivant par le côté du bar il attendit qu'un des deux serveurs se libère pour passer la commande des asaris. Machinalement, il regarda les personnes qui étaient dans la piscine ou en train de bronzer à côté, puis les tables dispersées ça et là.
Pas grand monde, peu de gens dans la piscine, autant profiter de l'océan, quelques bronzeurs lunettes vissées sur les yeux. Pas grand monde non plus en terrasse : une majorité de Créateurs, des humains et un turien qui aurait pût se sentir seul s'il n'était pas attablé avec une Créatrices et en train de discuter avec un Créateur qui venait de les aborder.
Il allait passer à autre chose quand il revint sur le turien... Vérifiant ses banques mémoire il confirma ce qu'il soupçonnait : à moins d'un double, il était le turien avec qui il avait effectué sa mission sur Oméga. Laquarius. Laquarius Nix.

A l'époque il l'avait prit pour un mercenaire, mais n'en savait trop rien en réalité. Il se dit également qu'il n'avait jamais fait connaissance avec lui parmi le groupe de cet époque.
Personne à sa table ne n'avait remarqué le geth. Devait il l'aborder en ce cas ? Lui non plus n'avait pas spécialement porté intérêt au synthétique. Néanmoins, c'était peut-être une occasion de rattraper le tir. Qui sait s'il n'aurait pas à nouveau une mission commune dans le futur car il avait montrer des capacités plus que convaincante pour le combat lors de la mission sur la station de la... L'ex-reine du crime.

Il fût interrompu dans ses réflexions par le geth qui tenait le bar en tandem avec le Créateur. Il pensa un instant qu'il était étrange de voir un geth demander à un autre geth ce qu'il pouvait faire pour lui, avant qu'il ne passa la commande des deux asaris rencontrées plus tôt. Apparemment, il n'y avait pas de service de plage, mais vu le peu de clients, il pouvait faire exception vu qu'elles n'étaient pas si loin.

Seides remercia le geth avant de jeter un œil au trio. Visiblement ils avaient fini de discuter avec le Créateur, il pouvait les aborder sans les gêner. Du moins l’espérait il.
Arrivé à trois mètres de la table, il l'interpella avant de faire deux derniers pas et de lui tendre la main : "Laquarius Nix ? Je suis Seides, nous avons fait une mission ensemble il y a un peu moins d'un an et demi." Il précisa qui il était, car à l'époque il portait son coloris de combat, noir avec des éclairage violet. Là il portait son coloris de tous les jours, soit un bleu aux reflets métalliques verts.

"J'ignorais que vous veniez profiter des festivités sur Rannoch. Mais je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps. Si vous voulez que nous discutions dans un cadre moins professionnel, j'ai ma boutique en ville. Mon adresse se trouve facilement sur l'extranet.
Et si vos compagnons de la connaissent pas déjà, ils pourront toujours en faire le tour, je me ferai un plaisir de les accompagner."


Se tournant vers les deux quariens, il les salua chacun d'un hochement de tête : "Créateur, Créatrice..." Lorsqu'il arriva à cette dernière, il fût prit un léger doute. Après tout, le turien et lui avaient une connaissance commune en la personne de la Créatrice Shakti. Hors, la personne en face de lui avait la bonne taille, et il avait l’œil maintenant. Mais ce n'était pas assez pour dire si c'était elle sans son masque ou pas.

A l'insu du trio, il activa son scanner geth qui lui donnait des données volumétriques très précises de son environnement. Le geth au bar et celui qui faisaient le services se tournèrent un instant vers lui pour voir ce qu'il se passait, avant de continuer leurs activités. Au même moment il envoya une requête au serveur d'Avenir.

Il poursuivi tout de même la conversation : "…C'est un plaisir de faire votre connaissance.".
Les données arrivèrent en même temps et confirmèrent ce que son scan de la quarienne révélait. En effet, il en savait beaucoup plus sur le corps de la Créatrice Shakti que pratiquement quiconque dans la galaxie. Seule Tila pourrait se vanter de mieux, si du moins il avait bien compris le peu qu'ils avaient échangé sur le sujet, le geth ne voulant pas se mêler de la vie intime de ses employés, du moins si rien de spécial ne l'y poussait. Et la proximité entre les deux Créatrices lui était agréable, car il les appréciait toutes les deux, mais c'était tout.
Bref, lors de son passage avant l'ouverture d'Avenir, lorsqu'elle était passée par la cabine de seconde peau, le système avait gardé les données de couverture de la quarienne. Il avait donc une idée très précises du corps de la pilote du moins en terme de proportion et jusqu'au cou. En comparant ses données avec son scan, il pouvait le confirmer sans aucun doute possible : C'était bien la créatrice Miho'Shakti vas Maefis.
Le tout, du doute jusqu'à la confirmation avait prit environ trois secondes, soit une petite pause de moins d'une seconde entre la fin de ses dernières paroles.

Il reprit donc en se tournant vers Miho: "Créatrice Shakti ? C'est une surprise de vous voir sans votre combinaison et un plaisir de voir que vous pouvez vous en passer."
Et oui, tout ce cirque, juste parce que tout ce qu'il connaissait de Miho était ses yeux à travers son masque et son corps à travers les scanners d'Avenir. Encore qu'il l'avait vu dans un maillot de bain bien peu couvrant une fois...
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Re: Event Spécial Vacances - Bas Les Masques! Haut Le Doliprane!

Message par Laquarius Nix » 17 Septembre 2018, 22:42

Élisabeth s’apprêta à répondre à son interlocutrice avant de se faire couper par sa conjointe. Réprimant son envie de lui faire remarquer ce manque de politesse, la blonde se pencha en avant pour établir un lien visuel avec la Quarienne. Doucement, elle baissa ses montures pour voir le visage grisonnant sans filtre. La jeune femme cherchait un signe de sarcasme ou de simple amusement sur les traits de la compagne de Mme. Archer mais ne trouva rien. Avec la même théâtralité mesurée qui accompagnait ses moindres faits et gestes, elle battit brièvement des paupières, faisant papillonner des yeux d’un bleu trop clair pour être naturel. Les utilisateurs de lentille de contact pouvaient en reconnaître la trace sans mal, tandis que les néophytes n’avaient aucun problème à se douter qu’il s’agissait d’artifices. Élisabeth repoussa ensuite ses lunettes sur son nez et reprit sa pose initiale.

« Vous devriez lire ‘La servitude volontaire’ de La Boétie. Je suis sûre qu’il existe des traductions potables dans votre dialecte. La version anglaise laisse parfois à désirer mais elle reste fidèle dans l’ensemble alors on peut espérer que vos linguistes soient capables de produire un travail similaire. »

Elle n’ajouta rien sur le sujet. Oh elle aurait pu proposer de venir vérifier ces informations sur le terrain mais comme elle-même évitait de trop se promener dans la station en ce moment, l’invitation aurait été hypocrite et puis elle se refaisait à peine à sa vie solitaire depuis quelques mois, ce n’était pas pour se coltiner une voire deux pensionnaires envoyées en temps qu’observateur extérieurs. Élisabeth se reporta ensuite vers Mme. Archer, attendant que celle-ci finisse ses observations distantes.

« Ce qu’il me manque c’est votre expérience. Mon souhait n’est pas de faire éclater une guerre civile, Mme. Archer, mais s’il faut aider le peuple à se soulever.. j’ai ça dans mes gênes. Je préférerai faire cela de manière plus intime, sauf que la politique à grande échelle ça ne me connaît pas. De vous je ne demande rien si ce n’est des conseils, vous aspirez à diriger une colonie civilisée, je suis persuadée que vous saurez me donner les fondements d’un semblant d’ordre. »


Laan s’éloignait sur de sages paroles qui avaient eu le mérite de faire pouffer Lens, en dépit du regard interdit de Letus qui se tourna vers Nancy en lui demandant sans mots si c’était la différence de génération qui insufflait ce décalage en terme de punchline. Alice, quant à elle, en vint à la simple conclusion qu’il devait s’agir de l’humour quarien, un peu comme l’humour anglais mais pour une autre espèce. Sans perdre plus de temps, elle ouvrit son OmniTech et tapota le mot « Laan » en vitesse et à destination de Laquarius. Une fois fait, elle jeta un coup d’oeil au Turien et lui souffla un baiser. La rouquine aurait presque pu s’en vouloir d’avoir brisé le tête-à-tête entre son protecteur et Miho mais c’était ça où elle, le choix avait donc été vite fait.

« On reprend ? »

Enfin tout ce bazar ça ne réglait pas son soucis d’infériorité numérique. Tant pis, il fallait sortir le grand jeu. Alice lança la balle devant elle, en hauteur et frappa dedans d’un high kick souple ponctué d’un petit cri soulignant le coup. Kark ne pu que mettre ses mains devant son visage que le ballon lui percutait le ventre. Nancy s’avança pour voir comment il se portait, plus de peur que de mal, la balle malléable n’était pas prête de faire de mal à qui que ce soit. Elle se releva ensuite, dubitative :

« C’est réglementaire ça ? »


Du côté du bar, Laquarius fronça les arcades devant le geste, pourtant supposé plein d’amour, d’Alice et regarda avec un tantinet de tension le message que la rouquine venait de lui transmettre. Le nom, bien que familier, ne le détendit pas pour autant, encore moins que la réflexion de Miho. S’il avait été dans son bureau, il n’y avait pas à tortiller : il y aurait déjà eu de la casse. Les mains ancrées à la table, il siffla entre ses dents :

« Un mètre soixante-dix pour être exact et moi je suis un encore plus grand garçon, ça m’empêchera pas d’aller casser la gueule à cet idiot. »

Quand Laan arriva à la hauteur de la table et entama la conversation, Laquarius ne s’embarrassa pas de politesse. Les nerfs en pelote, il foudroya le Quarien du regard :

« Je peux savoir ce que tu fous là ? »

Vu son pedigree, il y avait fort à parier que l’ex-agent était fortement recherché, alors le voir aborder aussi ouvertement Alice avait de quoi profondément agacer Laquarius. Sans attendre de réponse, il enchaîna dans un murmure :

« Tu ferais bien de faire très attention à la façon dont tu approches Alice, c’est un conseil, gratuit pour le coup. »

Une petite gêne s’abattit sur la table, brisée par l’intervention d’un Geth qui apostropha l’ex-mercenaire. Se retournant doucement, encore agacé, Laquarius détailla le nouvel arrivant avant de lui tendre la main pour serrer la sienne. Décidément c’est la journée aujourd’hui ou quoi ?

« Lui-même. Je me souviens ouais, je peux vous aider ? »

Un peu coi devant l’invitation du Geth, le Turien prit un instant pour réfléchir. Bien qu’il se souvienne du nom et de la race, il était à peu près sûr de ne pas avoir adressé la parole à cet individu. Certes tous deux connaissaient Miho, mais il doutait que ce soit une excuse suffisante pour vouloir faire connaissance avec lui. Il se rappelait parfaitement bien avoir été désagréable pendant cette « mission » et surtout distant. Enfin, tant qu’il y était, il attrapa les affaires d’Alice qu’il glissa entre ses jambes pour faire de la place et indique l’espace nouvellement libéré, il ne préférait pas avoir Laan à porté de main :

« Vous ne dérangez pas, prenez donc place. À moins que vous ne souhaitiez discuter en privé. Mais pour ma part je n’ai pas ou presque de secret pour notre amie commune. »
Dernière édition par Laquarius Nix le 19 Septembre 2018, 11:59, édité 2 fois.
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Re: Event Spécial Vacances - Bas Les Masques! Haut Le Doliprane!

Message par Layla Archer » 18 Septembre 2018, 02:01

La réponse d'Elisabeth au questionnement d'Izira fut... un conseil de lecture d'un humaniste français du XVIème siècle, le tout dans une certaine théâtralité qui pouvait paraître hautaine ou condescendante, mais la Quarienne ne broncha pas d'un pouce. Après tout, rabaisser son peuple par tout les moyens possibles et imaginables, c'était un peu un sport galactique jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Les Quariens apprenaient vite à passer outre, sinon c'était la dépression garantit... D'au autre côté, ça expliquait aussi pourquoi les Quariens n'avaient pas vraiment envie de quitter leur Flotte. Elle se contenta d'un sourire franc, remerciant la Française pour cette invitation à la littérature avant de s'allonger, semblant s'écarter d'elle-même de la conversation dont elle n'était apparemment pas la bienvenue.

Elle activa son OmniTech le temps d'une petite manipulation. Un petit coup d’œil à ce dernier et on pouvait voir que justement, la compagne de Layla, faisait des recherches sur ce fameux "Étienne de La Boétie" avant de tout transférer sur ses lunettes pour un peu de lecture au calme, du moins en apparence. La conversation revint entre les deux Humaines et Elisabeth indiqua qu'elle n'avait pas l'expérience suffisante pour prendre le contrôle d'Oméga. Elle ne voulait pas d'une "passation de pouvoir" brutale et sanglante, mais quelque chose de plus "intime" selon ses mots. Toutefois, ses lacunes en matière de politique faisaient qu'elle recherchait des conseils auprès de personne pouvant les disposer. Pourquoi demander cela à Layla ? Et bien parce qu'apparemment, elle aspirait à diriger une colonie "civilisée" et qu'elle pourrait donc donner quelques conseils et pistes à explorer :


"Et bien... En réalité, je n'aspire pas à diriger une colonie. Olympus est en train de s'installer sur un monde rien qu'à elle, mais je ne suis que l'instigatrice du projet... et la propriétaire des lieux aussi, mais pas la dirigeante. Non pour cela, je laisse la place à des personnes de confiance plus compétente que moi pour administrer tout ça. Donc si j'ai deux conseils à vous donner, ça serait ceux-là : D'abord, apprenez à vous entourer des bonnes personnes. Il faut non seulement des personnes compétentes dans leurs domaines bien sûr, mais aussi loyales, qui ne vous planteront pas un couteau dans le dos à la moindre occasion pour aller voir ailleurs ou parce qu'elles pensent qu'ils feront mieux que vous.

Ensuite, il faut aussi apprendre à écouter ces personnes. La science infuse n'existe pas. Personne ne sait absolument tout. Donc, si vous êtes au pouvoir, même si la décision finale ne dépend que de votre bon plaisir, pesez toujours le pour et le contre en écoutant les avis de personnes qui en savent plus que vous sur un sujet précis. C'est le conseil le plus dur à suivre. Outre le fait que de se faire dire que l'on a tort n'ai jamais agréable, il y aussi cette petite ivresse du pouvoir qui se distille dans tout ça : Quand on est au sommet de la pyramide, on a tendance à se sentir invincible et intouchable, que tout le monde doit rester à sa place, se plier à votre volonté ou subir votre courroux... Mais si vous agissez ainsi, qu'est-ce qui vous rendra différente des autres ?"


Certes, ce n'étaient pas les conseils les plus originaux de l'histoire des conseils, mais ils avaient pour eux le fait de toujours sonner juste, peu importe la situation que ce soit pour la vie quotidienne, créer une entreprise ou faire un coup d'état. Continuant de jouer le jeu, l'Humaine poursuivie d'une manière plus précise concernant la petite idée d'Elisabeth :

"Dans votre cas... J'ai peut-être une idée à vous soumettre. Un peu lente à se mettre en place, mais qui a fait ses preuves : Jouer sur les deux tableaux. D'abord, prouvez à la population que vous valez mieux que les dirigeants en place. Installez-vous dans un district et fondez quelque chose comme une clinique, un foyer d'aide aux plus démunis, un orphelinat, ce genre de structures pour élever le niveau de vie des habitants du coin. Et le plus dur, il faut le faire sincèrement, pas juste une façade pour se donner une bonne image comme presque tout les politiciens.

Au fur et à mesure, les conditions de vie du district vont s'améliorer. Moins de malades, moins de démunis, des enfants suivant des études. Vos actes vont faire parler de vous dans un rayon d'action de plus en plus grand jusqu'à tomber dans l'oreille du Triumvirat. Vue qu'il joue la carte du développement sociale comme l'a soulignée Izira, il pourrait être tenté de vous contactez pour vous proposez un accord ou un partenariat. Et il faut dire oui. Là, vous commencez à jouer sur les deux tableaux et là la partie se complique un peu. Vous continuez sur votre lancée et poursuivez votre activité. Si vous faites ça bien, la population et le Triumvirat vous feront de plus en plus confiance. Les difficultés résideront dans le fait de ne pas attirer les soupçons du Triumvirat sur vous afin qu'il ne se doute de rien et de prendre en compte que certains ne verront pas votre ascension d'un bon œil. À vous de voir comment gérer ces problèmes, mais je conseillerai de faire en sorte qu'on ne remonte pas jusqu'à vous... mais pas trop non plus. Être "au-dessus de tout soupçons" peut être ironiquement suspect si ça vous arrive un peu trop souvent.

Après quelques années. Oui, j'ai dis que ce n'était pas la méthode la plus rapide. Votre influence auprès de la population sera telle que le Triumvirat, pour continuer de bien se faire voir, commencera à vous donnez des responsabilités, persuadés que vous n'êtes au fond "pas si dangereuse que ça pour le trône". Vous continuez de jouer le jeu encore et encore, engrangeant toujours plus de popularité et de responsabilités. Au final, le Triumvirat vous remettra sans s'en rendre compte les clés de la station. Ça sera toujours eux au pouvoir officiellement, mais vous serez l'éminence grise, celle qui tient en réalité les commandes dans l'ombre des dirigeants. Il sera trop tard pour vous destituez ou faire quoique ce soit contre vous, l'image de bienfaiteur du trio volerait en éclat, sans parler que vous aurez la population et les Serres de votre côté à ce moment là. Ils ne passeront pas la nuit s'ils décident de vous "virez". Encore quelques années de plus et à la première occasion ou le trio ferra une erreur, la population scandera votre nom pour les remplacer. Félicitation vous venez d'être désignée nouvelle Reine Pirate d'Oméga sans la moindre effusion de sang et avec toute la station derrière vous !"


Elle termina son monologue, le temps de boire une gorgée de son cocktail. Venait-elle de faire un tuto sur "comment s'emparer d'Oméga" à une parfaite inconnue ? Et bien oui, mais même si c'était vraiment le plan d'Elisabeth, il y avait une énorme différence entre la théorie et la pratique :

"Bon... sur le papier, ce plan est imparable, mais dans la réalité, il sera très très compliqué à mettre en place et vous aurez de la chance si deux étapes arrives à se suivre sans une galaxie de complication. Impossible de savoir exactement comment le Triumvirat, la population ou même les autres gangs de la station vont réagir au fur et à mesure et je doute qu'ils se laisseront faire aussi facilement. Ce sera une partie d'échecs de très longue haleine où il vous faudra prendre constamment la bonne décision au bon moment avec la bonne méthode. D'où le fait d'avoir des personnes compétentes et loyales autour de vous, parce que dans ce jeu là, la moindre erreur sera la dernière que vous ferrez et la mort n'est pas la pire des conséquences... Mais si vous réussissez, vous avez la récompense suprême."

Comme le disait un certain ami avocat : "La politique est le seul domaine où on peut tuer une personne plusieurs fois, sans porter atteinte à sa vie". En plus des procès, diffamations, humiliations et autre manœuvres que l'on peut voir dans les actualités politiques conciliennes, il fallait rajouter le fait qu'on parlait d'Oméga, une zone de non droit. Torture, esclavagisme, atteinte à la vie des proches... que des manières supplémentaires pour supprimer un rival sans pour autant le tuer :

"Oh et une dernière chose. Si vous arrivez au pouvoir avec la méthode que je viens de vous dire. Surtout. Surtout. Continuez d'avoir la population de votre côté en tenant votre parole d'une vie meilleure pour tous. D'une part, en tant que Française, vous devriez savoir mieux que la plupart des gens ce qui arrive aux souverains zélés qui se mettent le peuple à dos et d'autre part, je serais fortement... désappointée. Et s'il y a quelque chose que je n'aime pas, c'est être... désappointée..."

Dit-elle avec un petit sourire qui était tout aussi mystérieux que celui de son interlocutrice. Sérieuse ou pas ? Impossible à dire. À propos, est-ce qu'Olympus avait des vues sur Oméga ? Et bien coup de bol pour Elisabeth si jamais elle décidait de se la jouée Aria, il s'avère que non. Pourtant au départ, c'était envisageable. Après l'attaque de Cerberus, une des idées d'Olympus était d'en profiter pour poser pied sur la station et s'ouvrir un marché que peu de gens osent exploiter. En retour, elle améliorerait la vie des habitants de la station avec des nouvelles installations flambant neuve voir pourquoi pas la remise en état totale de la station. Finalement, l'ascension au pouvoir du Triumvirat qui se donne des airs "proche du peuple", mit cette idée au placard. Pourtant certaines idées étaient aller loin, notamment une simulation d'une Oméga complétement remise à neuve dont les installations n'auraient rien à envier à la Citadelle, servant de port de commerce permettant de dynamiser les Systèmes Terminus autrement qu'à coups de piraterie, trafics illicites et d'esclavagisme. Mais c'était hautement irréaliste au vue de l'instabilité du coin avec tout ces gangs dans et autour de la station.

D'autres projets, plus simple, d'un accord commercial entre Olympus et les dirigeants de la station, ouvrant un nouveau marché plus exclusif avaient également étaient avancés. Mais, ils furent également rejetés. Si Olympus se démarquait des autres corporations d'envergure galactique, c'est parce qu'elle faisait tout pour "jouer selon les règles". Toutes les réglementations respectées à la lettre et même prenant de l'avance sur certains point comme la sécurité, l'environnement ou les avantages des employés. Pas de pratiques financières mal considérées comme l'optimisation fiscale. Aucune forme de discriminations, aussi bien pour les espèces, les genres, les orientations en tous genres et les problèmes de santé divers. En voyant cette ligne de conduite, on pouvait comprendre pourquoi une idée de partenariat commercial avec ce qui était sensé être la capitale de la criminalité galactique avait été rapidement rejetée.

Attendant la réaction d'Elisabeth, Layla continuait à promener son regard ça et là sur la plage. Un groupe était parti faire de la plongée, grimpant sur une embarcation ne laissant pas de doute à leur future activités. Les enfants jouaient toujours et le jeune homme qui semblait être le frère de Gwenn avait plutôt l'air de bien s'en tirer dans son opération séduction auprès de la Quarienne. Ils n'étaient plus ensemble, mais la mine victorieuse qu'il affichait avant de repartir hors du champ de vue de Layla indiquait qu'il avait au moins eut droit à un numéro et peut-être un premier rencard. Cela faisait aussi depuis le début de sa tirade avec Elisabeth que l'Humaine sentit des doigts taquinant contre sa hanche. En toute discrétion, alors qu'elle semblait plongée dans sa lecture philosophique, Izira s'amusait en effet à glisser doucement ses doigts sur la peau de sa compagne, la taquinant à certains points précis du discours, comme pour lui dire de ne pas aller trop loin dans ses envolées. Sa manière aussi de dire qu'elle n'était pas aussi "absente" de la conversation qu'elle en avait l'air.
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Layla Archer
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