That time we meet again

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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 29 Juillet 2018, 22:51

Devant la réaction très mécanique et militaire de Miho à l’annonce de Jaipha, je ne peux que suivre son exemple. Dégainant donc ma mitraillette, je me tourne d’un quart de cercle et pose ma main sur la commande de la porte. M’arrêtant un instant, je jette un regard derrière mon épaule et à Fabius en particulier. Un petit soupir s’échappe de mes narines. Ce n’a rien à voir avec de l’exaspération ou quoi que ce soit dans le genre, je suis juste.. désolé ? Peut être, pas de ce que j’ai fait qui a pu le mettre dans cet état, mais de la suite des événements, prendre le risque de l’exposer ainsi ne m’enchante pas le moins du monde. Malheureusement, il semble que nous sommes arrivés à court d’option.

« Reste derrière moi et bouche toi les oreilles quand je te fais signe. »

Pas besoin de donner la moindre indication à Miho, elle sait quoi faire, peut être même mieux que moi en fait. J’ouvre enfin la porte et me dirige sur la passerelle, remontant nos pas. À intervalle régulier, je me retourne pour vérifier que Fabius suit bien, une manie passablement inutile considérant qu’il est coincé entre la pilote et moi. Mon rythme cardiaque augmente peu à peu, à mesure que je réalise la gravité de la situation. Au final je suis content d’ouvrir, cela m’assure que ceux qui m’accompagnent ne peuvent pas voir mon visage se contracter de nervosité. J’étais confiant tout à l’heure mais en réalité, jouer les gardes du corps était absolument nouveau pour moi. D’ordinaire, je suis celui qui les contourne. Tout en avançant, je poursuis ma réflexion. D’un côté, ici la variable « contournement » n’a pas vraiment sa place, si combat il doit y avoir, il se fera dans un couloir, difficile de me prendre dans un angle mort dans de telles conditions. À moins, évidemment, que la menace n’arrive de mon dos, mais à ce moment là je n’aurai certainement pas l’occasion de contempler mes erreurs.

Notre progression se fait, pour lors, sans encombre. Pas de bruit de pas précipités dans l’escalier, pas de bruit du tout même. Enfin presque. Je me fige un instant et sent l’enfant se cogner dans mon dos en échappant un petit « ouf ». L’oreille tendue, je lève la tête à moitié vers le plafond, mes yeux dessinant de petits cercles. Non, je ne suis pas fou, j’ai bien entendu le bruit de frottement de métaux. Sans perdre un instant, je tire une cartouche thermique que je plaque sur le mur à ma droite. Je relâche ma prise pour laisser l’objet de quoi bouger un peu. Le petit morceau métallique tremble un peu et réalise un tour sur lui même au moment où je sens la paroi vibrer. Expirant un grand coup, j’enfourne la cartouche de retour à sa place et saisi le bras de Fabius. Prestement, je le charge sur mon épaule. On ira plus vite ainsi.

« Désolé mais là on doit bouger et tes petites jambes vont être un poids. »

La seule façon pour qu’un si petit objet puisse faire magiquement des cabrioles s’explique par un changement de champs électromagnétique. Montant les marches désormais trois par trois, je me mords la lèvre en pensant à l’ascenseur qui vient de nous passer à côté, direction le bas et potentiellement le hangar où étions quelques instants auparavant. Plus qu’un étage et nous serons arrivés. En y pensant j’accélère encore la cadence. Un virage à droite, un autre, je bondis lestement d’une marche à l’autre et arrive enfin au palier. Là, je repose doucement Fabius et me redresse. J’ouvre la porte et, après avoir vérifié que la voie était libre, m’avance en faisant signe au deux autres de me suivre.

À pas de loup, nous avançons dans le couloir. De nombreuses portes ornent les murs mais aucune d’elles n’indique la salle de contrôle et il ne faut pas être un fin savant pour se douter que cette entrée sera soulignée d’une quelconque façon. Un coude à gauche et des voix commencent à nous parvenir. Plus loin, le couloir se sépare entre sa continuation tout droit et la droite. Les voix ne provenant pas d’en face, c’est naturellement que je bifurque. Il ne nous faut pas longtemps pour avoir une compréhension claire de ce qu’il se dit et distinguer de la lumière émanant d’une pièce à une dizaine de mètre devant sur la partie droite. Nous nous sommes attardés en bas, pas étonnant que nous soyons en retard. Je pose un genoux à terre et écoute. Je compte au moins trois voix, voire quatre mais je ne suis pas sûr. Mes neurones travaillent à toute vitesse et je me dresse avec détermination.

« Combien de temps pour pirater l’ordinateur central ? »

« Une quinzaine de minutes, ad minima. »

« Faites moi confiance, s’il vous plaît. »

Voyant Miho hocher la tête, je m’avance vers la salle et active mon camouflage au moment de passer de passer devant. L’intérieur est assez semblable à la pièce d’où Miho avait verrouillé le sas, mais en plus grand et avec plus d’écrans. Dedans se tiennent non pas quatre mais cinq personnes. Autant dire que c’est impossible que je gère le coup seul. L’un d’entre eux est penché sur une console. Je me mords la langue en voyant cela. Un type à l’entrée, un autre adossé au mur de droite, un troisième assis sur une chaise et le dernier en face de celui occupé à pirater l’ordinateur. Sans perdre plus de temps je m’élance, encore quasiment invisible, dans la salle. Mon pas est vif, aussi des troubles apparaissent dans le camouflage et je distingue des visages perturbés par mon mouvement. Mais je ne m’arrête pas. Je traverse la pièce en coup de vent et me glisse derrière le garde occupé sur la console. Je le saisi à la gorge, le plaçant comme un bouclier et plaque le canon de ma mitraillette sur sa tempe, le tout en l’entraînant vers le fond de la pièce. N’offrant mon dos qu’au mur, je m’adresse à l’assemblé d’une voix forte, espérant que Miho l’entende :

« Alors c’est vous les racailles qui foutent le bordel dans la station ?! Vous espériez faire quoi là ?! »

Ils ont tous leurs regards et leurs armes pointées sur moi, leurs dos outrageusement offerts à l’entrée de la pièce.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 30 Juillet 2018, 12:11

Avançant méthodiquement à l'arrière, Miho calqua son pas sur celui, plus précipité, de Fabius. Suivant le rythme de Laquarius, le petit ne cachait rien de sa nervosité. Silencieuse, la quarienne jetait régulièrement des regards en arrière. L'endroit était silencieux, ce qui aurait dû être rassurant normalement. C'était loin d'être le cas du gamin en tout cas. Pas du tout rassuré, il regardait régulièrement Miho qui prit la peine de poser sur son épaule une main rassurante avant de raffermir sa prise sur son fusil d'assaut. Dans quel état était Laquarius? Ça par contre, elle ne pouvait en être sûre. Jusqu'ici, à chaque fois qu'elle s'était concrètement retrouvé en situation de combat avec lui, ils étaient les assaillants, d'une certaine manière. Ou alors ils protégeaient leurs vies. Mais jamais elle ne l'avait vu faire dans la protection de personnes vulnérable sur un temps qui risquait de s'avérer long. Pour elle ce n'était pas nouveau, d'une certaine manière. Déplacer et protéger des personnes sensibles, elle l'avait fait plus d'une fois. Mais jusqu'alors il avait s'agit de plans minutieusement préparés, et elle avait toujours été flanquée de collègues ayant eu une formation similaire à la sienne. Ici, il y avait bon nombre de différences.

Machinalement, elle ne pu s'empêcher de reconsidérer certaines évidences. Il allait falloir faire vite. Planquer, déplacer et protéger quelqu'un, c'était une chose. Le faire avec un enfant, en était une autre. Les gamins n'avaient pas la patience et l'endurance d'un adulte, et leurs réactions pouvaient être bien moins prévisibles. Ce qui signifiait aussi qu'elle et Laquarius allaient devoir se montrer bien plus assidus dans leurs réflexions et concentration. Quand le turien s'arrêta subitement, à la plus grande surprise du gamin, Miho plaqua instantanément une main entre les omoplates de Fabius pour éviter qu'il ne soit déséquilibré au point de chuter dans les escaliers. Puis elle se rapprocha de la rambarde pour diriges son fusil d'assaut vers le bas par précaution. Aucun mouvement de ce côté-là en tout cas. En revanche, quand elle se reporta sur le mercenaire, ce fut pour noter une cartouche thermique appliquée contre la paroi qui vibrait légèrement. L'ascenseur était en mouvement.

Le temps leur était d'autant plus compter qu'elle avait la quasi-certitude qu'ils allaient rencontrer du monde sur leur passage. Si en plus ils allaient en avoir derrière eux, il allait falloir faire vite pour tâcher de limiter la casse. Chargé de force, Fabius alla faire une objection bruyante, mais Miho lui fit rapidement signe de se taire alors que Laquarius lui expliquait le but de la manoeuvre. La discrétion restait indispensable pour eux. Jusqu'ici, les esclavagistes ignoraient leur présence, et il valait mieux que ça dure. Arrivés sur le palier de l'étage concerné, le gamin est reposé au sol. Automatiquement, Miho se retourna pour surveiller les escaliers, afin que Laquarius puisse se concentrer sur leur avancée. Hésitant, le regard de Fabius passa de l'un à l'autre, mais il n'osa rompre le silence inquiétant. Une fois le sine donné, la quarienne se remit en mouvement, non sans avoir un nouveau geste rassurant à l'égard de l'enfant. Elle ne voulait pas laisser la tension trop monter, craignant qu'il ne finisse sans doute par se figer au pire moment. Prenant son courage à deux main, le petit turien, un air sombre et concentré sur la figure, imita ses aînés en avançant le plus silencieusement possible tout en essayant de garder l'exacte même distance entre ses deux gardes du corps improvisés. Mine de rien, il apprenait vite!

La lumière visible plus loin les fit s'arrêter à nouveau. La quarienne retint un jurons. Ils avaient du retard, normal avec le temps qu'ils avaient pris plus tôt. La seule chose qu'elle espérait était que les esclavagistes n'avaient pas pris suffisamment d'avance pour les avoir repéré avec le système de sécurité. Quand elle entendit les voix, elle fut rassurée sur ce point. Ils auraient été plus discrets s'ils avaient su que deux personnes armées se tenaient non loin d'eux. A la question de Laquarius, Miho avait répondu en se basant sur une estimation très théorique. Si des recherches plus poussées avaient lieu ici, peut-être que le système serait plus long à pirater. Après, peut-être que les esclavagistes avaient déjà passé une bonne partie des défenses informatiques, auquel cas elle mettrait moins de temps. Elle préféra ne pas trop compter sur ce détail. On se préparant au pire, on pouvait anticiper plus de désagrément. Elle n'avait pas trop le choix sur le fait de devoir faire confiance à son partenaire du moment. D'autant plus qu'elle l'avait déjà vu faire sur le terrain. Alors quand il s'avança, elle échangea sa place avec Fabius. Dans l'immédiat, le plus gros danger était à l'avant, donc c'était là qu'elle devait se trouver pour offrir du couvert à Fabius. Collé derrière elle, le gamin agrippa d'une main l'armure de la quarienne, au niveau de la hanche. Elle se retourna un instant pour lui sourire, et s'avança de quelques pas avec lui.

Elle pressa subitement le pas en entendant Laquarius beugler sa phrase. Vu le volume, c'était définitivement adressé à elle. A quelques mètres de la porte, elle s'arrêta pour se retourner vers Fabius et l'inciter à s'accroupir.

"Met tes mains sur les oreilles, fixe le couloir derrière nous. Si tu vois quelqu'un, s'approcher, ne reste pas figé. Bouge quoiqu'il arrive et essaie de t'assurer que je suis entre eux et toi. Sinon, ne bouge pas. Compris?"

Le gamin hocha frénétiquement la tête. Serait-il capable d'appliquer les indications? Pas sûr. Mais c'était à l'avant que sa présence était le plus nécessaire. Elle activa son OmniTech et s'arrêta dos à côté de l'entrée. Elle jeta un rapide coup d'oeil, notant quatre hommes de dos, un tenu en respect par Laquarius. Trop pour lui seul, mais probablement pas pour eux deux. Pianotant rapidement le plus silencieusement possible, Miho créa un drone d'attaque. Quand celui-ci s'afficha dans le cadre de la porte, elle en fit de même, tirant une salve sur l'homme le plus à gauche de Laquarius. Les tirs lui labourèrent l'arrière de l'armure, jusqu'à la nuque, l'abattant sur le cou en à peine une seconde. Le temps que les hommes se retournent, le drone avait attaqué celui le plus à droite du mercenaire, et elle tirait déjà sur celui qui se trouvait le plus proche du criminel qu'elle avait abattu. Si elle ne le tua pas, les tirs furent assez destructeurs pour lui ruiner l'épaule de son bras droit, l'empêchant de finir de relever son arme. L'homme chuta au sol en hurlant de douleur alors que son arme lui échappait.

Alors que sur les deux restants, l'un était aux prises avec le done, Miho se plaqua contre la paroi pour se remettre à couvert, au moment où les balles du dernier percutaient ses boucliers. C'était pas passé loin. Mais au moins, elle avait fourni à Laquarius l'occasion de finir le boulot sans trop de mal, à en juger par la détonation qu'elle entendit quand son drone rendit l'âme dans une explosion trop faible pour atteindre le turien protégé par son bouclier humain, mais assez fort pour mettre hors d'état de nuire un troisième homme. Elle jeta par précaution un regard dans le couloir. Sous les tirs qui résonnaient encore, elle le vit trembler, mais il ne bougea pourtant pas. Plus loin, aucun mouvement. Pour l'instant ils n'étaient pas encore pris en tenaille, mais entre le boucan et l'arrêt des communications entre les différents groupes, ce n'était qu'une question de temps avant que d'autres hommes armés ne débarquent.

Après une nouvelle inspiration, elle se replaça dans le cadre de la porte, fusil en main, pour achever ce combat, si ce n'était pas déjà fait.
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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 30 Juillet 2018, 23:16

La réaction de Miho ne se fait pas attendre et m’enlève un large poids des épaules. En voyant le manque de visages impressionnés par mon entrée j’avais vite perdu de ma superbe. Intérieurement surtout, en façade ma prise s’était raffermie et le canon de mon arme enfoncé dans le crâne de mon bouclier.

« Putain il en a des couilles lui. »

« Hé t’es sérieux toi ? »

« Allé, lâche le et on règle ça vite fait. À quatre contre un on craint pas grand-chose. »

« Haha ! Au pire fume le, ça nous fait une plus grosse part. »

Je me tournais brusquement à chaque parole, pour faire face à qui parlait, secouant comme un sac l’humain resté muet. Puis la cavalerie est arrivée. Bon il n’y a pas de cheval, mais je me contente largement de la Quarienne et son drone. Son intervention est fulgurante et en l’espace d’un instant, juste le temps de se remettre à couvert, Miho a déjà balayé la moitié de la pièce. Dès les premiers coups de feu, mon bras s’est tendu pour apporter mon soutien mais mon otage s’en est saisi immédiatement en profitant de l’ouverture. Je bataille encore avec lui un instant. Incapable de viser convenablement, je retiens mes tirs. Malgré la différence de taille, il m’offre un résistance conséquente. Moi qui comptais juste l’ignorer, je réalise qu’il va bel et bien falloir que je m’occupe de lui. Lâchant sa gorge, mon bras gauche passe sous son aisselle gauche et vient s’enrouler derrière sa nuque. Un rictus se grave sur mon visage quand je sens que ma prise est sûre. Se battre au corps-à-corps avec un Turien, quelle idée. D’un coup sec, mon bras se tend. Son épaule, coincée par mon coude, saute brutalement en lui arrachant un cri de douleur et lui faisant lâcher prise. Le bruit fait se retourner le dernier homme debout qui harcèle Miho. Sans réfléchir, je bombarde la détente. La moitié des rafales tombent dans le vide mais quand une première le touche au flanc, la suite ne se fait pas attendre. Six balles dans le torse plus tard, il tombe enfin en arrière dans un râle d’agonie.

Sans perdre de temps, j’annonce à Miho la fin des combats, au cas où le silence après la fusillade ne lui suffise pas. Puis je me penche pour saisir mon précédent otage par le col. Je le traîne à travers la salle quand un grognement attire mon attention. Oh, un autre survivant, celui là est un peu amoché, surtout au niveau de l’épaule mais il n’en aura pas besoin. Je l’attrape aussi et le fais glisser comme l’autre. Un chargement dans chaque main, je rejoins le couloir et ouvre la première porte que je vois. Poussant les deux types à l’intérieur, je jette un regard derrière moi en direction de Miho et Fabius, ce genre de regard disant « je n’en ai pas pour longtemps ». Une fois fait, je rentre et ferme derrière moi. Aussitôt, j’ouvre mon OmniTech :

« Jaipha ! Décolle immédiatement, rejoins nous, on va avoir besoin de renfort. »

« Justement je voulais t’appeler. Les prisonniers, enfin celui qui reste, ont parlé : il y a bien des captifs mais ils ne nous ont pas encore dit combien et où. »

« Merci pour l’info, j’ai moi aussi de quoi passer un interrogatoire. »

« Hmm.. Ta Quarienne va bien ? »

« Oui, l’accrochage s’est bien passé. »

« Ok, on arrivera peut être à en tirer quelque chose alors. »

Je ne rétorque rien à cette remarque quelque peu déplacée et coupe la communication. Devant moi, les deux hommes blessés essayent se relever en s’accrochant à des étagères. La pièce est une sorte de petite remise exiguë où est entreposé toute sorte de matériel d’entretien. À nous trois il reste à peine de place pour se mouvoir. Sans ménagement, je décroche un direct à celui que j’ai blessé moi même pour le remettre au sol et tire l’autre pour l’asseoir, adossé au mur. Sa plaie n’est pas impressionnante mais profonde néanmoins. La balle n’est pas ressortie, donc j’imagine que chaque mouvement doit être douloureux pour lui.

« Je vais commencer par toi, vu que tu es le plus mal en point. »

Ma voix n’est qu’un murmure et pourtant elle provoque une réaction chez son voisin. Percevant son gigotement du coin de l’oeil, je lui assène un nouveau coup de poing, à la tempe cette fois, dans le but de brouiller ses sens momentanément.

« Attends ton tour s’il te plaît, d’abord lui, puis toi, ne sois pas si impatient. »

Me reportant vers mon élu, j’enfonce mon pouce dans sa blessure jusqu’à toucher le petit objet métallique. Le geste lui arrache un cri de douleur.

« Vous avez des prisonniers. Combien sont-ils ? Où sont-ils ? »

Je ne me suis pas sali les mains pour rien. Le tir de Miho, bien que loin d’organes vitaux, a sectionné une artère. Impossible de savoir si c’était volontaire ou pas, mais il n’y avait pas cinquante façons de ralentir une hémorragie pareille. Évidemment ma façon n’est pas la meilleure mais tant pis, elle a le mérite de mettre carte sur table d’entrée de jeu.

Voyant qu’il ne répond pas et se contente de grimacer en haletant, je fouille dans une de mes poche de la main gauche et tire un petit flacon de liquide. L’agitant devant mon captif, je le décapsule et l’approche de sa bouche. Dans un sursaut de survie, l’homme envoie un coup de son bras valide dans ma main et me fait lâcher l’objet qui tombe et rebondi par terre en versant son contenu. Son acte m’extirpe un soupir. Je dégaine mon couteau et trempe la serre dans la minuscule flaque. Retirant mon pouce de la blessure, j’y enfonce immédiatement ma lame.

« Tu aurais pu juste boire, ça aurait été plus simple. Maintenant on attend. »

Je me redresse, fixant les deux humains d’un regard neutre. Au bout de dix seconde, je me penche à nouveau et tire mon couteau de l’épaule de l’homme. Le poison a commencé à faire effet, son sang est plus épais et s’écoule difficilement. Avec un petit sourire je lui pointe son épaule :

« Regarde, je t’ai administré un puissant coagulant, plus de crainte de mourir de ta blessure. Oh mais tu ne vois peut être pas ton épaule. »

Dégainant ma mitraillette, je lui tire dans le genoux.

« Tiens, tu verras mieux là. Pas d’effusions de sang, c’est magnifique. »

Bien entendu la douleur, elle, est toujours présente mais elle n’est plus accompagnée du risque de succomber à l’hémorragie.

« Je vais me répéter : Vous avez des prisonniers. Combien sont-ils ? Où sont-ils ? »

Son collègue a peu à peu repris ses esprits et ouvre la bouche pour parler. Je me penche précipitamment et pose mon doigt pour le faire taire.

« Non, non, non. On ne souffle pas, c’est de la triche. »

« Mais t’es un malade. »

Je me retourne vers celui que j’interroge avec un air désolé.

« Mauvaise réponse. »

D’un arc de mon bras, je lui barre le visage verticalement, crevant son œil gauche au passage. Ignorant les bruits qu’il fait, je regarde l’heure sur mon OmniTech.

« Dépêche toi, tu n’as pas envie que le poison agisse complètement, crois moi. »

Il lui reste une trentaine de seconde avant que son sang soit tellement visqueux que même son coeur n’arrivera plus à le faire circuler et alors c’est un florilège, enfin ça dépend de la personne mais globalement c’est une crise cardiaque assurée, parfois accompagnée d’une sensation d’étouffement et toujours précédée par des maux de tête atroces. L’affaire s’éternise alors je me tourne vers le deuxième esclavagiste.

« Bon vas-y dis ce que t’avais à dire, on va lui accorder un joker. »

« Va te faire foutre. »

Affichant clairement une moue déçue, je me lève et attrape une bouteille d’une des étagères, c’est du décapant. Élisabeth a le même chez elle et je m’en suis servi plusieurs fois pour nettoyer le bar. Je fais sauter le bouchon et la verse sans prévenir sur le visage du prisonnier blessé. Le liquide s’incruste dans sa plaie et son orbite vide. Son corps convulse tandis que ses cris résonnent dans la pièce. Je le réduis au silence en enfonçant la bouteille vide dans sa bouche, étouffant ainsi les bruits, et me tourne vers l’autre pour m’assurer qu’il ne rate rien du spectacle. Pendant que son collègue agonise, je repose ma question :

« Vous avez des prisonniers. Combien sont-ils ? Où sont-ils ? »

Le pirate à l’épaule démise me regarde avec épouvante et bégaye enfin une réponse.

« Une.. une diz.. dizaine.. dans notre.. v-v-v-vaisseau. »

« Merci. »

Je me redresse et l’abats d’une rafale dans la tête. Sans m’attarder, je retourne auprès de Miho au pas de course pour lui raconter ce que je sais.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 31 Juillet 2018, 09:55

De retour dans le cadre de la porte, et fusil en main tout de même, Miho ne pu que constater les dégâts pour l'ennemi. Ils avaient beau être plus nombreux, travailler en équipe n'était pas dans leurs points fort face à autre chose que des civils désarmés. Son regard se porte rapidement vers les consoles, constatant qu'elle ne les avait pas abimé dans la foulée, heureusement. Puis la seconde d'après, elle recula d'un pas en rangeant son fusil pour se tourner vers Fabius, toujours dos à elle. Il ne devait pas en être à ses premiers cadavres, mais tout de même... Se rapprochant du gamin, elle lui posa une main sur l'épaule. Les oreilles bouchées et le regard obstinément porté sur le couloir comme on le lui avait dit, il ne l'entendit pas arriver et sursauta franchement à son geste.

"Viens. Allons nous mettre à l'abri dans le poste de contrôle."

Le jeune turien se releva pour lui emboîter le pas, au moment où Laquarius balançait son second colis dans une pièce à proximité. Son regard en disait long, bien assez pour raviver en Fabius ses vieilles peur qu'il ne pu cacher dans son expression. Miho, elle, ne dit rien, et s'engouffra dans le poste de contrôle, passant entre les cadavres, restants. Elle aurait préféré éviter à Fabius ce genre de spectacle, mais le temps restait compté. Sans trop hésiter, elle se dirigea vers le premier terminal et commença son travail. La première chose qu'elle fit ne demanda pas beaucoup de talent en piraterie. Elle accéda tout d'abord aux caméras de surveillance placées un peu partout sur la station. Pas besoin de codes particulier pour ça.

Elle s'arrêta un instant, alors que tous les écrans commençaient à afficher des images venant d'un peu partout. Le gamin était en train de fixer le butarien dont la nuque avait été labourée par le tir de Miho, exposant les restes de cervicales, et ne laissant la tête attachée au corps que par quelques lambeaux de chaire. Vraiment pas le genre de chose qu'un enfant devait contempler, même s'il avait grandi sur Oméga. Elle devait rapidement l'en détourner.

"Fabius? J'ai besoin de ton aide. Tu peux venir t'asseoir ici s'il te plait?"

Elle prit l'un des fauteuil sur roulettes du personnel et le plaça face aux écrans, et surtout dos aux cadavres. L'air décomposé, l'enfant obéit machinalement et vint se poser dessus.

"Pendant que j'accède aux systèmes principaux, tu pourrais trouver les autres esclavagistes qui se promènent sur la station?Avec cette touche, tu peux sauter d'une caméra à l'autre jusqu'à les trouver."
"D'accord..."

Le ton résigné et fluet ne cachait rien du mal-être de Fabius, mais au moins son attention allait être concentrée sur autre chose pendant quelques temps. Miho se serait bien donnée la peine de faire le ménage, mais sauver la vie du gamin allait devoir passer avant son désir de ménager son esprit. Se plongeant dans un piratage plus poussé, elle tâcha de forcer une à une les sécurités diverses qui pouvaient encore l'empêcher d'accéder au plein contrôle d'à peu près tout, qu'il s'agisse de l'ouverture et du verrouillage de portes, aux systèmes d'aération, en passant par la gestion de la répartition de l'énergie à bord. Elle avait beau être concentrée, Miho n'en demeurait pas moins attentive au moindre bruit suspect pouvant venir du couloir. Mais la seule chose qui finit par leur parvenir à tous les deux, ce fut un tir de mitraillette qui la poussa quelques seconde à se retourner, suivit un peu plus tard d'un hurlement à glacer le sang qui fit sursauter à nouveau Fabius. Il quitta l'écran des yeux et se retourna, l'air affolé.

"Hey! Je sais, ça fait peur... Tu penses que ça va aller?"

Le gamin déglutit difficilement mais hocha la tête, voulant sans doute paraître plus fort qu'il ne l'était en vérité. Il se retourna face aux écrans, et fit mine de se concentrer sur la tâche qu'on lui avait confiée, même si ce n'était pas gagné.

"Je crois que j'en ai trouvé..."

Son ton paraissait toujours hésitant, mais Miho ne remis pas en doute ses propos pour autant. Elle se rapprocha, et nota qu'ils avaient atteint le hangar où ils se trouvaient eux-mêmes peu de temps auparavant. Pourtant, difficile d'estimer le nombre. Elle vit deux... Trois... Six personnes... Et quelques ombres. Malheureusement, elle n'avait pas le son, mais visiblement, ils avaient vite percuté que quelqu'un avait veillé à verrouiller les accès du sas et repartaient prestement en arrière. Miho bondit sur la console pour reprendre le contrôle des portes. Le verrouillage allait être standard, il ne s'agissait que d'un entrepôt de stockage standard. Mais au moins, ça pourrait les ralentir. A la caméra, Fabius vi en temps réel l'accès du hangar au couloir se refermer et le premier assaillant s'écraser lamentablement contre. Miho poussa un soupire en se reportant sur Laquarius qui venait de revenir. Dix prisonniers, donc. Leur vaisseau devait encore compter des hommes pour le protéger et surveiller la marchandise, ce qui prouvait qu'ils étaient clairement en sous nombre.

"J'ai trouvé la seconde équipe. Ils sont dans le hangar à l'heure actuelle. J'ai pu les enfermer pour nous faire gagner du temps, mais la porte ne résistera pas s'ils ont des explosifs où s'il s'acharnent dessus."

Après avoir pressé quelques touches, elle passa l'image sur l'écran principal. L'un des hommes, celui qui s'était pris la porte dans la figure, reculait en se tenant le nez, tandis que d'autres commençaient à donner des coups de pieds pour commencer. Mais un autre, à l'arrière, commençait déjà à fouiner dans ses munition pour sortir une grenade. Par réflexe, Miho recommença à s'activer sur le terminal.

"Je bloque l'ascenseur et les portes de tous les étages via la cage d'escalier. Ça devrait les ralentir un peu plus."

Puis elle fit ensuite défiler d'autres points de vue, pour afficher celle à proximité du sas où l'Erakis avait été stationné plus tôt, et où la place était prise. Deux types armés s'y trouvaient, de part et d'autre de l'accès au vaisseau et paraissaient un poil nerveux. Sans doute avaient-ils réalisé la perte de leur communication avec le premier vaisseau repris par les collègues de Laquarius.
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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 01 Août 2018, 22:54

Après avoir exposé mes informations nouvelles, Miho affiche un groupe de garde qu’elle a pu « enfermer ». Je mets ça entre guillemet parce qu’en voyant l’un des membres sortir une grenade, il va sans dire que la porte ne fera pas long feu. Immédiatement, la pilote reprend ses lignes pour verrouiller les accès suivants, ça allait les ralentir au maximum, mais justement ça n’allait que les ralentir. Le regard un peu dans le vide, sans trop savoir comment aider, j’hésite à lui demander si je n’ai pas fait trop de bruit. Je me ravise dans la seconde. La question allait soit mettre de l’huile sur le feu, si j’avais en effet été bruyant, soit amener le sujet épineux que l’on préfère en général éviter. Après tout c’était fait, de là à dire que c’était à faire.. je doute que je puisse défendre ce point avec véhémence. Le petit semble bien occupé, même s’il reste fébrile, je pourrai jurer qu’il prend la tâche à coeur, sûrement pas pour nous impressionner contrairement à ce que n’importe quel gamin aurait fait, mais plutôt parce qu’il devait mesurer la situation.

En y pensant je jette un œil à la salle. Mouais, c’est sûr que vu l’état de la pièce, on peut difficilement ignorer le fait que l’on n’a pas à faire à un exercice. Miho pianote toujours sur la console et Fabius fait défiler les caméras, peut-être que je peux lui apporter mon aide, au cas où il rate un élément. Enfin ça serait aussi prendre le risque de le stresser et plus personne n’aurait un regard sur la porte. Je me tourne plutôt et décide de faire un peu de ménage, ça rendra l’endroit plus.. vivable, surtout pour Fabius. Le cadavre quasiment décapité est ma première priorité, je le balance doucement sur mon épaule pour éviter que la tête ne se détache et tombe au sol dans un bruit peu ragoûtant puis me dirige vers la remise où a eu lieu mon interrogatoire pour l’y déposer à l’abri des regards. Il faudra que je pense à prévenir quelqu’un de vider ce local, ou bien les agents d’entretien vont avoir un mauvais début de journée. Le Butarien pèse sur mon épaule, je me résigne donc à faire trois allers-retours plutôt que me fatiguer à transporter deux cadavres d’un coup. Une fois jeté dans le placard à balai -et que son cou s’est encore un peu plus ouvert, je retourne chercher le second, qui reçoit le même traitement que son collègue.

Une fois la porte de la remise close, je m’arrête pour souffler un coup avant de repartir. Mon oreille est alors attirée par un bruit, léger mais existant j’en suis sûr, provenant de plus loin dans le couloir. Je m’enfonce dans cette partie encore inexplorée jusqu’à arriver à un coude. Là, je fini par en avoir le coeur net, quelqu’un est en train de parler, une voix de femme plus précisément. Je me plaque au mur et m’avance doucement. Elle est avec les esclavagistes, j’écoute un instant et réalise qu’il s’agit d’un rapport :

« .. deux, une Quarienne et un gosse Turien. Y a aussi un Turien adulte qui déambule dans les couloirs, il transporte des cadavres. Oui, j’ai pu reconnaître Dogh, c’était bien son équipe. »

Ce que j’entends me suffit pour que je me décide à réagir. Passant l’angle, je toise la Butarienne de toute ma stature :

« Salut, tu parles de moi ? »

L’effet de surprise n’est que de courte durée, elle esquive sans problème mon crochet gauche et tire un couteau. Son bras s’élance dans le même mouvement vers ma gorge. Par réflexe, je balance ma main droite pour saisir son poignet. Un coup presque réussi si ce n’était pas pour la lueur qui apparaît au niveau de mon flanc. Immédiatement, je recule, éjecté par mes propulseurs torsaux, m’évitant ainsi de me faire empaler par son OmniLame. Si elle le prend comme ça, je comprends bien que je ne pourrai pas juste lui écraser la tête à coup de poing comme un Krogan. Je pose ma main sur mon Frelon pour mettre un terme à ce combat rapidement mais elle est plus rapide et lance son couteau sur mon holster. Mon manque de réactivité se fait punir par une entaille sur le dos de ma main. En face, la Butarienne a tiré un deuxième couteau et me court déjà dessus. À deux mètres de moi, elle se jette au sol et glisse sur ses genouillères. Je comprends qu’elle vise ma mitraillette, c’est bien vu mais je ne la laisserai pas faire. Ma jambe décrit un arc de cercle pour placer ma hanche hors de portée de mon assaillante et sa main se referme dans le vide. Loin de la décontenancer, elle lance sa deuxième lame au passage et frappe mon arme, la faisant tomber du holster magnétique.

L’opportunité qui m’est offert en la voyant désarmée et en mauvaise posture ne peut pas m’échapper. Je plonge en avant, propulsé dans le dos, les bras tendus dans le but de l’attraper aux épaules. L’esclavagiste me surprend une fois encore. Au lieu d’être déséquilibrée par l’impact, elle se laisse basculer en arrière, roulant sur son dos, et pose ses genoux sur mon ventre pour me pousser derrière elle en se servant de mon élan. Je me réceptionne avec une roulade et me relève immédiatement, constatant ainsi que nous en sommes revenu au point de départ, à ceci près que ma mitraillette est dans le dos de mon adversaire tout comme ses deux couteaux, jonchant désormais le sol, et que je perds peu à peu du terrain. Les poings levés devant son visage, la Butarienne est prête pour le deuxième round. L’imitant, je laisse tout de même ma main gauche au niveau de mon bas-ventre, à portée du manche de ma serre. Si l’occasion venait à se présenter, il faut que je sois en mesure de l’égorger dans la seconde et mettre un terme à ce combat.

Nous entamons une danse silencieuse autour d’un cercle imaginaire, nos bras bougeant à peine mais restant toujours en mouvement, une façon de capter l’attention de l’adversaire. Le jeu est très simple, chacun invite l’autre à prendre l’initiative et, comme toujours dans ce genre de situation, nous finissons par la prendre en même temps. L’esclavagiste s’envole dans les airs, éjectée par ses micro-propulseurs dorsaux, tandis que j’ai choisi l’approche plus direct de la modeste course suivie d’un coup d’épaule dans la mâchoire. Pendant un moment hors du temps, nos regards se croisent. Nous observons tous deux les possibilités qui s’offrent à nous afin de retourner la situation à notre avantage. Coincée dans les airs, la Butarienne n’a plus le contrôle de ses mouvements, impossible pour elle de changer sa trajectoire : c’est ma porte. Je me jette au sol dans une véritable glissade, allongé de tout mon long, je m’assure que ses jambes ne peuvent pas m’atteindre. Le métal au sol et le dos de mon armure font le reste pour m’emporter hors du point d’atterrissage de mon adversaire. Je sais à ce moment que j’ai gagné. Ma glissade n’était pas seulement une esquive. Mon poing victorieux se referme sur le manche d’un des couteaux de l’esclavagiste. Immédiatement je me relève et lui cours dessus. J’aurai pu prendre ma mitraillette et lui tirer dessus mais le bruit aurait encore affolé Fabius et probablement déconcentré Miho. Non, il faut que la pilote soit à son maximum pour finir son invasion, alors je vais régler proprement. La Butarienne vient d’atterrir, ses micropropulseurs ne sont certainement pas en état de la faire bouger d’un iota. Profitant de cela, je projette sa lame à son visage. D’un pas agile, elle évite le projectile mais c’est trop tard. Mon karambit épouse la forme de son cou et en dessine le contour pendant que je tourne autour d’elle dans un balai assassin.

Un genoux à terre après ma cabriole, je réceptionne le corps encore chaud sur mon épaule avant qu’il ne touche le sol et me redresse. Je vais ramasser ma mitraillette pour la ranger dans son holster et retourne dans le placard à cadavre pour y déposer la nouvelle victime. Puis je m’attelle à finir ce que j’avais commencé en sortant le dernier morceau de chair froide de la salle de contrôle.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 02 Août 2018, 11:06

La concentration de Miho fut un instant détournée quand elle entendit des bruits inhabituels derrière elle. Elle jeta un coup d'oeil, réalisant qu'il était en train de dégager les corps, à son plus grand soulagement, et certainement plus encore, au grand soulagement de Fabius qui, bien qu'il ne se retourna pas, devait assurément apprécier le geste. Toujours concentré sur les écrans, le gamin ne voulait visiblement pas avoir à faire face aux corps et redoublait de vigilance dans ses observations. La quarienne, elle, revint rapidement à son activité première. Elle s'infiltrait peu à peu dans tous les systèmes, par précaution. Certains, comme la gestion de la plomberie standard, n'allait certainement pas être d'une grande utilité, mais c'était toujours ça de pris. Pour le reste, elle avait déjà le contrôle des portes verrouillables à distance, puis celles plus poussées des portes hermétiques, enfin le contrôle total de l'électricité, des systèmes d'alarmes qu'elle désactiva en partie. Selon ce qu'elle aurait à faire par la suite, elle ne voulait pas prendre le risque qu'un système basique de sécurité la retienne ou pire, avertissent leurs assaillants de ce qu'elle pourrait vouloir faire.

Pourtant, elle marqua un temps d'arrêt. Les passages de Laquarius venaient de s'interrompre. Miho se retourna un instant, constatant qu'il restait un corps, mais pas de turien. Fronçant les sourcils, elle plaça sur l'écran le plus proche d'elle, et opposé à Laquarius, les caméras de sécurités du couloir. Elle vit distinctement la porte et la lumière émanant du poste de contrôle où ils se trouvaient, mais rien d'autre.

"Ils sont dans les escaliers."

La voix chevrotante du jeune turien la ramena à d'autres attentions. Elle jeta un coup d'oeil. Le groupe du hangar avait fait sauter la porte, et sans doute tenté de prendre l'ascenseur avant de s'engager dans les marches. Miho cessa ce qu'elle fit pour les regarder. Ils montèrent le premier niveau et s'arrêtèrent. L'un d'eux paraissait en conversation avec quelqu'un par radio. Eux aussi étaient en train de s'organiser. Mais c'était bien ainsi, ça donnait un peu plus de temps à la quarienne qui, au lieu de se replonger directement dans son piratage, fit défiler les caméras les plus proches. Elle finit par avoir Laquarius en visuel, qui portait un nouveau fardeau apparemment refroidit. Un cadavre de plus qui ne faisait pas parti de ceux qu'ils avaient produits précédemment. En tous les cas, ça faisait toujours un ennemi de moins. Mais une personne seule, isolée, ça voulait certainement dire que l'ennemi savaient à présent qu'ils étaient là, et probablement combien ils étaient. A trois, dont un enfant, voilà qui allait les rassurer et les aider à savoir où se diriger.

Sans traîner, elle se remit à pianoter furieusement sur son clavier. Au moins, elle arrivait au bout de ses efforts. Elle sentit à nouveau la présence de Laquarius derrière elle, en train de virer le dernier corps, et quand il revint de son ultime transport, elle scanda sur un ton qui ne parut pas suffisamment soulagé.

"C'est bon."

Après avoir pressé une dernière touche, tous les écrans sans exception de la pièce affichèrent quelque chose de différents. Certains montraient les analyses en temps réel des capteurs de la station, montrant qu'un vaisseau de taille lus modeste était en train de se déplacer - le patrouilleur de Jaipha, assurément - d'autres montraient les points d'activités sur toute la station, prouvant qu'il restait bien entendu les esclavagistes de la cage d'escalier, et ceux qui se trouvaient à proximité du sas donnant l'accès à leur vaisseau. Miho renonça à s'occuper de ce second cas. Au mieux, elle ne pourrait qu'isoler le sas, ce qui leur couperait l'accès à eux aussi pour atteindre le vaisseau. De plus, ça risquerait d'inciter le ou les pilotes à mettre les voiles. Pas bonne idée. Une détonation retentit, clairement audible. La dernière porte isolant le groupe du hangar était détruite et en agrandissant l'image, tous purent voir qu'ils s'engouffraient à leur étage et savaient visiblement parfaitement quelle direction prendre. Rapidement, elle coupa toutes les lumières dans le couloir. Tous n'étaient peut-être pas équipé pour voir dans le noir, et ça aurait le mérite d'au moins les ralentir un peu. Histoire de bien leur pourrir leur avancée, elle ajouta en prime le système anti-incendie qui commença à les doucher copieusement. Avec un sourire un peu pervers, elle se demanda dans quelle mesure un souffle cryo pourrait faire des dégâts sur des armures détrempées et des visages ruisselants d'eau. Peut-être pourrait-elle passer à la pratique. En attendant, elle se tourna vers Laquarius.

"On sera au contact sous peu. Mais rien ne nous empêche d'aller porter les premiers coups avant de nous rabattre ici."

Eux connaissaient le couloir à présent. Et surtout ils avaient la position exacte de l'ennemi. Miho se recula en sortant son fusil, et jeta un coup d'oeil au turien pour voir si cette option brève mais potentiellement meurtrière lui convenait. S'ils pouvaient un peu alléger le nombre d'adversaire, ce serait déjà un début. La perspective de devoir affronter le groupe en totalité, en étant piégé dans la salle de contrôle, ne serait probablement pas meilleure.
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Re: That time we meet again

Message par Laquarius Nix » 03 Août 2018, 20:55

Devant la ferveur de Miho, je recule d’un pas pour me placer entre la porte et elle. Je n’ai rien contre le fait de vouloir frapper en premier plutôt que d’attendre ici mais nos adversaires, en plus d’être en sur-nombre, ont presque autant d’informations que nous et visiblement plus de matériel aussi. Il me semble donc nécessaire de remettre un peu de contexte sur la chose :

« Hey.. Vous êtes sûre de votre coup ? »

Je désigne du menton le petit qui nous tourne le dos, le regard braqué sur l’écran.

« J’ai trouvé un rat dans les couloirs. Ils savent qu’on est là et lui avec nous. Bien que je sois un fervent partisan des attaques d’opportunités, s’il s’agit juste d’aller déclencher une fusillade, autant juste fuir en direction du vaisseau le temps que Jaipha arrive. »

Miho me pointe l’écran de Fabius. On y voit clairement le groupe d’esclavagiste progresser sous la pluie nourrie du système à incendie.

« L’eau ne sert pas qu’à les ralentir. Trempés comme ils sont, un souffle cryo a un très fort potentiel destructeur pour leur équipement. »

Le temps de la réflexion ne m’est pas permis et vu l’assurance de la pilote, je lui fais pleinement confiance. D’un hochement de tête, j’échafaude tout de même rapidement un ajout à son plan.

« Ok, ça me va, mais Fabius reste ici. Je passe faire quelque chose et je vous rattrape. »

Sans perdre plus de temps, je m’élance dans le couloir et ouvre à la volée la porte de la remise. Si nous entrons dans une guerre d’usure de leur équipement, alors portons cela à l’étape supérieure et entamons aussi leur mental. Je tire mon couteau et le fais tourner autour de mon index puis me penche pour saisir la tête du Butarien presque décapité. D’un coup sec je fini le travail et repars immédiatement avec le crâne au bout de mon bras droit. Après quelques mètres de course, je rattrape Miho et m’annonce de loin :

« Je suis là, ne vous retournez pas s’il vous plaît, je vous couvre pour le coup. »

Nous avançons encore jusqu’à arriver à un virage, c’est la délimitation de l’alarme incendie. Une flaque naissante commence à envahir la partie encore sèche de l’étage. Miho se plaque au mur et sélectionne son programme de souffle cryo. Au loin, des bruits de passe font entendre, enfin nous percevons plus exactement les bruits de l’eau que les pieds du groupe soulèvent. Je reste derrière la Quarienne, ma main gauche sur son épaule. De l’autre côté de mon corps, un léger plic-ploc se fait entendre. Soudain la pilote décide qu’il s’agit du bon moment. Passant l’angle, elle tend son bras et un véritable blizzard s’en échappe. Je perçois clairement un bruit de surprise puis le bruit des balles crachées par le fusil de Miho. Après plusieurs seconde de tir continu, elle cesse et se retourne pour repartir. J’en profite pour passer dans son dos et envoie un coup de pied dans la tête du Butarien pour l’envoyer avec force sur ces collègues. Une fois cela fait, je retourne sur mes pas, à la suite de Miho et m’arrête après cinq ou six enjambées. Après tout, la Quarienne n’est pas la seule a avoir des programmes de combat dans son OmniTech. Je regarde un instant la flaque d’eau et canalise une Surcharge avec un sourire amusé. Si l’idée de Miho n’avait pas suffit à rétamer l’équipement du groupe, ça finira le travail. Je tends mon bras et les serpentins électriques se jettent avec allégresse sur le liquide conducteur puis nagent avec précipitation dedans, se démultipliant au passage. Sans attendre de connaître le résultat, je reprends ma course afin de rattraper de nouveau la pilote.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 03 Août 2018, 21:45

Quand Laquarius l'empêcha de sortir, Miho eut un air franchement étonné. D'habitude, la situation aurait plutôt été inverse. C'était plus lui qui fonçait et elle qui cherchait à établir une stratégie d'approche. Mais ici les circonstances étaient différentes. Elle jeta un regard par-dessus son épaule, croisant celui de Fabius qui baissa les yeux avant de se reporter sur les écrans. Si tous possédaient les mêmes informations, ils avaient encore l'avantage du terrain et du contrôle de celui-ci. Elle n'eut pas besoin d'argumenter beaucoup pour faire comprendre l'intérêt d'agir rapidement. Au fond, Miho ne voulait pas régler ce combat dans un couloir. Pas ici, en laissant Fabius livré à lui-même. Il ne s'agissait que de stratégie.

A son accord, et son affirmation concernant l'enfant, ce dernier hoche la tête, mais sa manière de se renfoncer dans son siège témoigne de son incertitude quant à sa survie. La quarienne ne veut pas trop s'y attarder, sans quoi ils allaient perdre l'opportunité de frapper les premiers. Elle hoche la tête quand Laquarius décide de faire autre chose et s'enfonce dans le couloir à moitié plongé dans la pénombre. Pas besoin d'aller bien loin pour les retrouver, il suffisait de suivre la direction la plus sombre et le turien eut tôt fait de la rejoindre. Un léger reflet leur montra la zone en passe d'être inondée. Miho ralenti, sentant jetant un regard rapide vers son coéquipier, malgré sa demande de ne pas le faire, et nota la présence de son nouvel accessoire. Elle détourna les yeux, mais ce n'est clairement pas de dégoût. En fait, elle se reportait simplement son sur OmniTech pour l'activer, ne faisant aucun commentaire quant à la présence de la tête décapitée. Les bruits humides de l'avancée du groupe ennemi étaient clairement audible et elle ne voulait pas manquer sa chance, action morbide ou non. Elle ne voulait pas avoir à débattre de ce genre de chose maintenant.

l'image d'un petit flocon se mit à clignoter, signe que son OmniTech était prêt. Elle sorti son fusil et se tint prête. Dos au mur, silencieuse, elle estimait la distance aux bruits perçus et, quand elle estima le moment opportun, elle se jeta dans le couloir, balançant son souffle cryo. Un léger cri de surprise se fit entendre, ainsi que le craquement caractéristique de glace qui se brise, associée à des grincements lointains d'armes et armures encaissant le choc thermique, subissant les effets de l'eau se dilatant sous le froids. Sans attendre, elle releva le fusil. Dans les éclats lumineux de celui-ci, elle vit la tête du premier esclavagiste à l'avant exploser sous une salve de ses balles. Les premeirs de la lignées tâchaient de réagir, mais entre l'eau gelée qui leur couvraient partiellement le visage et la glace qui retenaient les mouvements de leur armure, elle eut largement le temps de tirer quelques salves supplémentaires.

Elle n'attendit cependant pas de voir l'étendue des dégâts et se lança prestement dans le couloir pour repartir. Mais elle ne sentit pas immédiatement les pas de Laquarius derrière elle. Elle ralentit légèrement. Elle ne vit pas vraiment la tête valdinguer dans le couloir, mais les arcs électriques qui illuminèrent un instant le bras du turien la fit sourire, et elle accéléra à nouveau. Il la rattraperait facilement, elle n'avait aucun doute là-dessus. Mais maintenant, le temps était tout aussi compté pour eux. Courant à toute vitesse, elle dérapa dans l'ouverture de la salle de contrôle et se plaça à côté de Fabius. Elle ralluma les lumières du couloir fissa, aveuglant sous la surprise les combattants encore présent. A la base, cela faisait dix personnes. Une était étalée au sol, deux assises dos contre un mur, l'un essayant de retenir un flot de sang s'échappant de la jointure de son armure au niveau de sa taille, un autre se frottant frénétiquement le visage, les yeux certainement bien endommagés par le souffle cryo. Les autres eurent un mouvement de recul en réalisant la présence de la tête, idéalement placée au milieu d'eux. Enfin ça, Miho ne pu que le supposer, l'objet en question étant caché par la présence des mercenaires. Restait sept personnes aptes au combat, au matériel rendu moins efficace par la glace. Ce n'était pas idéal, mais c'était déjà pas mal compte tenu de leur situation. La voix de Jaipha détourna un instant son attention.

« Laquarius ? On est arrimés, vous êtes où ? »

Les doigts nerveusement agités sur le terminal, Miho afficha les points de vue extérieurs de la station. Le patrouilleur était fixé, pas loin de leur position, à un niveau de décalage. Mais un chemin leur permettait de les rejoindre sans avoir à faire face à leurs adversaire. sachant que Laquarius leur donnerait déjà leur position, elle précisa à son attention.

"Sans traîner, on y sera dans moins de cinq minutes. Mais on a encore au moins sept personnes sur les talons, en espérant que le vaisseau arrimé n'en envoie pas entre-temps."

Peu probable cependant, selon ce que Miho imaginait. A la base, pour l'ennemi, ils n'étaient que deux adultes et un enfant, le reste du groupe se trouvant aux prises avec leurs autres collègues, si tant était qu'ils aient eu le temps de se faire avertir. Ils n'allait pas envoyer l'intégralité de leur équipage pour eux. La quarienne se reporta sur le gamin. Une fois à bord du patrouilleur, il serait en sécurité et eux n'auraient plus qu'à récupérer le vaisseau fixé. Enfin à supposé qu'ils arrivent à se débarrasser totalement de leurs poursuivants. Avec les collègues de Laquarius, ce ne devrait pas être impossible à faire. Elle jeta un nouveau coup d'oeil à l'écran de surveillance. Arès avoir gratté et enlevé la glace qui les gênait, le groupe se remit en marche. Elle éteignit à nouveau leurs lumières, jusqu'à la salle de contrôle, histoire de les ralentir encore un peu.

"On va repartir. Fabius, tu te souviens...?"
"Je reste entre vous deux."

Enfin si Laquarius ne le récupérait pas pour aller plus vite. Miho hocha la tête et invita le môme à reculer vers la porte et à se boucher les oreilles avant de tirer une salve de balles supplémentaires sur chaque terminaux présents. Pas de quoi empêcher de reprendre le contrôle, mais il allait falloir y consacrer plusieurs heures, et les esclavagistes n'allaient pas avoir ce temps devant eux. Miho se tint prête à repartir rapidement, dans la direction opposée aux assaillants.
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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 06 Août 2018, 04:38

L’opération a été un petit succès : un tiers du groupe étant désormais hors du combat. Évidemment, cela paraît quand on réalise que nous avons encore sept adversaires à nos trousses, mais c’est une douce victoire bonne à prendre néanmoins. Je reste dans l’embrasure de la porte une fois la salle de contrôle regagnée, jetant par moment un regard par dessus mon épaule. Miho s’est replongée sur la console et, après avoir constaté les pertes ennemis, semble étudier l’étendue des dégâts sur le plan matériel. Soudain ma surveillance se fait déranger par une notification sur mon OmniTech. J’ouvre le canal avec Jaipha dans l’instant :

« Laquarius ? On est arrimés, vous êtes où ? »

Ma réponse se précède d’un énième regard dans la couloir :

« Nous sommes dans la salle de contrôle. L’installation est sous notre coupe mais nous avons un groupe d’hostile d’au moins sept personnes qui se dirige vers nous. »

« Je vois. Vous pouvez nous rejoindre ? Je m’occupe d’exfiltrer les civils vers le vaisseau esclavagiste abandonné, Reno est resté là-bas avec le dernier pirate en notre possession, et Luyon et Gyzarus pourrons t’épauler pour régler le problème de vos poursuivants. »

Je me coupe dans mon élan en voyant le masque de Miho se relever :

« Sans traîner, on y sera dans moins de cinq minutes. Mais on a encore au moins sept personnes sur les talons, en espérant que le vaisseau arrimé n’en envoie pas entre-temps. »

« Tu as entendu ? »

« Parfaitement, on va s’avancer du coup, comme ça on se rencontre dans trois minutes au grand maximum. »

« Non attends, ce n’est pas tout. Ils ont déjà une dizaine de prisonniers, stockés dans le vaisseau actuellement accroché à la station. »

Pendant l’instant de silence qui suit, je recule dans le couloir pendant que Miho va parler à Fabius. Quand la pilote l’envoie vers la porte, je pose une main dans son dos pour le pousser devant moi, m’assurant de laisser mon corps entre lui et les esclavagistes.

« Alors ça c’est une première, toi qui réussi à obtenir des informations alors que tu cherches à protéger quelqu’un. »

« Jaipha, on n’a pas le temps pour tes réflexions. Tu as compris ce que je t’ai dit ? »

La voix de l’Asari retombe pour s’adapter enfin à la situation :

« Bien sûr que j’ai compris. Ça nous fout dans la merde et on n’a pas de solution miracle. Je vais prendre le gosse avec moi et chercher Reno, il sera sur place dans une quinzaine de minutes, en envisageant le pire cas. De là il pourra vous rejoindre. Mais si tu veux mon avis, tu ferais mieux de prendre Luyon, Gyzarus et ton amie et de partir directement pour le vaisseau. Ils ne s’attendront pas à voir débarquer quatre personnes de nulle part. À la suite de ça, Reno arrivera dans le dos de ceux qui vous poursuivent. Vous aurez peut être à vous battre sur deux fronts pendant un instant mais le coco aura vite fait de vous rejoindre. »

« Non, je.. Miho.. »

Jaipha me coupe pendant que je cherche mes mots :

« Laquarius Nix ! Nous sommes en manque de force de frappe. Tu vas cesser de cracher dans la soupe et reconnaître que c’est la meilleure option. »

Miho sort enfin après avoir criblé de balles les consoles du centre. Je la regarde de bas en haut comme si je ne connaissais pas la carrure de la Quarienne et dois bien me rendre à l’évidence : je connais son efficacité, une personne comme elle ne peut pas décemment être laissée sur la touche dans cette situation. Un juron s’échappe de mes lèvres et je m’élance avec un petit coup d’oeil pour m’assurer qua Fabius suit la marche sans trop de peine. Après avoir transporté les cadavres et l’aller-retour en direction des esclavagistes, je préfère économiser un peu mes forces, mais si je vois que le petit peine trop, j’agirai en conséquence.

« On arrive. »

Je clos ensuite la communication. Débattre sur la participation ou non de Miho à l’opération de sauvetage est inutile, je ne peux que me rendre à l’évidence et réaliser que de toute façon il faudrait probablement assommer la pilote pour la tenir écartée de la suite des événements. D’autant que Jaipha a raison quand elle dit que nous avons besoin des compétences de la Quarienne en matière de combat. Je bouillonne intérieurement du fait d’avoir besoin de demander à Miho de se mettre en danger, bien que je sois sûr qu’il ne s’agisse que d’une évidence pour elle.

Suivant ses instructions, je progresse dans les couloirs et escaliers jusqu’à rejoindre l’endroit où le Gaodiaz est stationné. Devant le sas, un Drell, une Asari et un Turien avec un cigare au bec. La première chose que je fais en arrivant est d’enlever ce dernier détail de la bouche de Gyzarus.

« Pas quand il y a un enfant. »

J’écrase l’objet par terre pour l’éteindre et me tourne vers Miho. Elle connaît déjà le chef de la sécurité de Razum’Dar, mais pour faire bonne mesure, je procède aux présentations.

« Miho, voici Gyzarus, Jaipha et Luyon. »

La pilote s’avance vers sa consœur et s’arrête au niveau de Fabius. Elle tend un main par dessus la tête du petit pour serrer celle de Miho avec un sourire, en ajoutant une petite salutation, et se penche ensuite vers le Turien :

« Alors c’est toi qui n’a pas pu être évacué ? Ne t’en fais pas, je vais te sortir de là. D’ailleurs tu vas devoir mettre la main à la pâte, sans les adultes je n’ai pas de copilote. Tu penses que tu peux m’aider ? »

Une bonne entrée en matière qui arrache un timide hochement de tête à Fabius.

« Super ! Moi c’est Jaipha et toi ? »

« .. Fabius. »

L’Asari se relève avec un grand sourire et je l’attrape par le bras pour la ramener vers. Approchant mon visage de sa joue, je lui souffle :

« Pourquoi tu as repris le Gaodiaz ? »

« La poubelle des esclavagiste n’est en aucun cas maniable. Je n’ai pas l’habitude de manœuvrer des trucs de cette taille. Donc c’était plus rapide d’aller chercher mon patrouilleur. D’autant que si nos ennemis réalisent quoi que ce soit, je peux assurer m’en sortir avec mon bébé. »

Sa réponse est sans appel et relève d’une certaine logique que je ne saurai contredire, n’ayant moi-même jamais piloté de vaisseau. Sur ces mots, je lâche Jaipha qui se retourne et prend la main de Fabius, avant de se diriger vers le sas :

« Allez, on y va. Tu vas voir, les sièges sont super confortables, surtout dans le cockpit. Oh et ne fais pas attention aux gourmandises qui traînent. »

La pilote continue ainsi son monologue sans s’occuper de nous. Luyon, quant à lui, m’envoie un regard un tantinet moqueur.

« Enfin s’il reste encore des gourmandises, c’est moins sûr. »

Il s’avance ensuite vers Miho et lui saisi la main chaleureusement.

« Enchanté de faire votre connaissance, Madame. »

Quand il passe à côté de moi, mon regard est attiré par une petite trace sur son armure. Je tourne mon attention vers Gyzarus et constate des tâches similaires. Elles sont discrètes mais présentes. Ces deux-là ont dû passer en vitesse un coup d’eau sur leurs protection pour enlever les résidus de leur interrogatoire. Sans appuyer dessus, je me reporte mes yeux dans la visière de Miho.

« Désolé de devoir vous demander cela mais nous allons avoir besoin de vous. Le plan est de partir directement au vaisseau. Le deuxième Drell nous rejoindra, nous prendrons à l’occasion nos poursuivants en tenaille, mais le plus important pour l’instant est de monter à bord au cas où ils décolleraient. »

Bien entendu si la pilote a un meilleur plan, je suis preneur, mais pour le moment, l’option de Jaipha me paraît être la plus judicieuse.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 06 Août 2018, 18:51

Si elle était concentrée sur ce qu'elle faisait pour mettre un maximum de bâtons dans les roues de leurs poursuivants, Miho gardait une oreille indiscrète sur l'échange derrière elle. Une partie d'elle serait volontiers montée au créneau pour exposer sa façon de penser sur la simple perspective de l'isoler comme un civil lambda, mais elle n'avait pas vraiment envie de gaspiller de l'énergie pour ça, d'autant plus que sa comparse pilote semblait plus terre à terre concernant les événements à venir. Ils étaient en infériorité numérique, et ce n'était pas vraiment le moment de se la jouer grand protecteur. D'autant plus qu'elle ne comprenait pas cette façon d'agir. Il n'avait pas été comme ça avec elle lors de leur toute première intervention contre ce groupe pharmaceutique, ni même sur Oméga. En quoi la situation devrait-elle changer sur ce plan? Son fusil en main, elle plissa les yeux quand il la détailla. Elle était armée, en armure complète, apte au combat et clairement formée pour ça. La question ne se posait pas, elle était une force de frappe supplémentaire, rien de plus. Autant en profiter. Mais d'abord...

Mettre Fabius en lieu sûr était la toute première chose à faire. Elle s'engagea dans le couloir à la suite des deux turiens, non sans se laisser deux secondes de retard pour braquer la direction opposée à la leur et guetter le degré d'avancée de leurs poursuivants. Ils étaient encore à bonne distance et surtout, ils allait inévitablement perdre du temps dans la salle de contrôle en espérant reprendre les commandes. Peine perdue dans le laps de temps qui leur serait imparti, mais le temps qu'ils le réalisent, Fabius devrait déjà être mis en sécurité. Emboîtant ée bas au gamin, Miho veilla à rester toujours assez proche de lui, même si ce dernier avait tendance à regarder souvent par-dessus son épaule, comme s'il lui serait tout de même impossible d'accorder une confiance absolue en la personne qu'il pensait à la base abattre, et celle qui lui filait tant les jetons.

Arrivés finalement à bon port, elle ne pu s'empêcher de jeter un dernier regard derrière eux avant d'en revenir au trio présent. Bien entendu, elle reconnait le type de la sécurité de Razum'Dar. Et même si ce dernier ne devait certainement pas être ravi de se retrouver avec la quarienne dans les pattes, toutes réflexions faîtes, Miho était pour sa part assez contente de le retrouver ici.

"Ravie de vous revoir Gyzarus. Jaipha, Luyon... J'imagine qu'il y a des rencontres plus agréables que celle-ci."

Elle reste cependant légèrement en retrait, surveillant toujours le gosse et surtout ses réactions. Heureusement l'asari semblait très bien y faire avec les enfants, et quand bien même le gamin restait passablement tendu, elle avait au moins le mérite de faire en sorte qu'il soit pleinement prêt à poursuivre sa coopération. Elle le regarda s'éloigner sous bonne garde, et ne pu s'empêcher de ressentir un léger pincement au coeur. Ce gosse n'aurait jamais dû se retrouver là au départ. La vie était vraiment mal foutue des fois. C'est Luyon, clairement le plus chaleureux du lot, qui lui fot lâcher des yeux l'accès au patrouilleur.

"Appelez-moi Miho, ce sera plus simple. Contente de vous avoir dans la bataille."

Même s'il semblait déjà en avoir pas mal fait. La quarienne nota la présence de sang, et surtout que ce n'était selon toute évidence pas le sien. Il devait être très proches de ses adversaire en se battant, ou alors il y avait eu autre chose. Miho ne releva pas. Tout simplement parce que, même si elle se sentait incapable de torturer quelqu'un physiquement, elle ne voyait pas vraiment de problème à détourner les yeux quand d'autres le faisait. Certaines méthodes étaient parfois incontournables quand on avait besoin d'informations rapides dans une situation tendue. Après... La théorie disait que tout détail obtenu de la sorte était souvent erroné. Dans la pratique, il n'y avait pas vraiment de meilleure option quand on traitait avec un certain type d'individu qui avait une notion très relative du respect à accorder à la vie d'autrui. Elle reprit son fusil à deux mains quand Laqua lui expliqua la suite des événements. Déjà elle ne voyait pas vraiment de meilleure idée, et ensuite, maintenant que le gamin était en sécurité, elle n'avait plus d'objection à se contenter de suivre. Elle ne faisait pas partie de cette équipe, et ne tenait pas à se montrer difficile à la collaboration, surtout avec le nombre de personnes à leur trousses.

"Je ne vois pas en quoi vous devriez être désolé. Il faut récupérer les civils encore enfermés, point."

De plus, en s'engageant dans l'évacuation des civils, Miho avait pleinement eu conscience du bordel qu'elle aurait à affronter. Elle ne comptait pas se défiler, surtout pas maintenant que Fabius était en sécurité. Elle regarda le sas de leur patrouilleur se refermer pour le moment, et se reporta sur Laquarius.

"Profitons de l'avance qu'on a encore sur les autres poursuivants. La moindre seconde à notre avantage sera déterminante pour les personnes à bord de ce foutu vaisseau."

La direction à prendre était assez simple, d'autant plus qu'ils n'avaient toujours pas à croiser les sept survivants qu'ils avaient sur les talons. S'engageant avec le turien et ses collègue dans un couloir, Miho resta encore légèrement en retrait par sécurité. Le chemin était indiqué en quelque sorte, les accès pour les déplacements étant couramment utilisés par le personnel de la station. Ils n'eurent donc aucun problème à se rapprocher de la salle précédent le sas. Au centre, des sièges permettaient aux gens sur le point de partir de patienter le temps que leur transport s'arrime. Un menu détail avait changé cependant. Quand elle avait observé la pièce précédemment, Miho avait noté la présence de deux personnes armées qui surveillaient les accès. Cette-fois-ci, et en se rapprochant en douceur et sous camouflage, il fut facile de noter que deux de plus avaient s'étaient ajoutés au lot. A quatre contre quatre, Miho estima que la situation allait certainement tourner à leur avantage. Le tout étant de faire assez vite pour qu'à l'intérieur du vaisseau personne n'ait le temps de comprendre tout et d'isoler l'accès au vaisseau.

Son fusil ayant été rechargé pendant le déplacement, la quarienne était prête à intervenir. En recul, elle releva son arme et jeta un coup d'oeil au trio, prête à coordonner sa manière d'attaquer sur la leur au premier signal.
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Re: That time we meet again

Message par Laquarius Nix » 07 Août 2018, 23:46

En voyant la relative résistance en présence, le plan d’attaque tombe comme une évidence dans mon esprit et, à en juger par les regards des mâles à mes côtés, nous partageons la même idée. Luyon pose doucement sa main sur le canon de Miho et applique une légère pression dessus en accordant un sourire barré d’un doigt à la pilote. Avec toujours autant de précaution, le Drell souffle en articulant profondément :

« Couvrez-nous, mieux vaut que vous ayez une vue d’ensemble au cas où il en sortirait d’autres. »

Le hochement de la tête de l’unique femme est répondu en écho par Gyzarus qui reporte immédiatement son regard sur son avant-bras. Il nous faut attendre un peu avant de pouvoir nous dérober à leurs yeux. Une fois nos programmes refroidis, Luyon, Gyzarus et moi disparaissons. Chacun sait ce qu’il a à faire, en avançant, je tire mon karambit. Les ennemis discutent en cercle, une formation qui paraît infaillible puisqu’ils ont des yeux partout, sauf là où ils ne peuvent pas voir. Surgissant de nulle part, ma griffe lacère la gorge du garde à gauche pendant que mon bras libre s’enfile sous son aisselle pour retenir le corps. Devant moi, un couteau de combat s’élance, porté par la main ferme du Drell, et s’enfonce dans le crâne du garde regardant dans la direction de notre arrivée. La lame frappe sous le menton et se plante dans le palais, vu la force il est probable qu’elle ait même percuté le cerveau. Les deux survivants n’assistent que très partiellement à la scène, les poignes fermes de Gyzarus s’étant refermées sur leurs visages, maintenant tout son dans leurs gorges. Luyon retire son arme du garde mort, que je réceptionne avant qu’il ne tombe, et sectionne les deux gosiers ouverts d’un large arc du bras. M’imitant, le Turien maintient les corps et les accompagne au sol où ils se videront de leurs sangs pendant encore quelques temps.

Une fois relevé, je fais signe à Miho de s’approcher, l’espace permettant d’accéder au sas de l’appareil étant dégagé. Nous n’avons pas le temps de pousser les cadavres pour rendre la scène moins évidente, aussi, mes collègues et moi même nous contentons d’enjamber les corps pour nous avancer vers l’ouverture. À l’intérieur, pas de bruit suspicieux. Gyzarus prend les devant, Avenger en mains. Plus la peine de faire dans la dentelle, il fallait être incisif. Les esclavagistes sont en général relativement désordonnés du fait de leur manque de cohésion de groupe, ils ne sont au final qu’un amas d’individus cherchant à faire son petit profit dans son coin. Néanmoins, s’il y a bien une chose que toutes ces raclures ont en commun c’est ce goût pour la « cachette derrière otage ». Cela nous laisse donc avec deux priorités : prendre le contrôle du vaisseau et sécuriser les soutes où sont retenus les prisonniers. Je m’arrête dès que nous avons les pieds dans le vaisseau. Pointant d’abord Gyzarus et Luyon, puis Miho et moi, j’annonce la suite du plan :

« Vous deux, aux captifs. Nous, au cockpit. »

Les deux autres avaient déjà visité un cargo de ce type il y a peu. C’est donc tout naturellement qu’ils tournent les talons et s’engouffrent avec assurance dans les couloirs. Reportant mon attention sur la Quarienne, je compte un peu sur son expérience pour nous guider vers le poste de pilotage et pars à côté d’elle dans la direction opposée à celle de l’autre duo. Il semble assez logique de chercher à rejoindre l’extrémité du bâtiment, endroit conventionnel où est placé la cabine. Nous progressons à petits pas, écoutant avec attention à chaque virage, c’est évident que notre entrée ne restera pas inaperçue indéfiniment. Nous finissons par arriver devant un plan incliné, il est possible de le contourner pour continuer derrière, mais Miho entame la monté avec une certitude toute mesurée. Je me fie à son instinct ou son pouvoir de déduction, peu importe, et lui emboîte le pas.

La montée donne sur un palier. En face, une double porte avec deux petites vitres et à droite un battant unique. À pas de loup, je m’approche et jette un rapide coup d’oeil. Il s’agit d’une sorte d’atrium. À l’intérieur, cinq esclavagistes discutent, visiblement agités. Même en collant mon oreille à la porte il m’est impossible de saisir ce qu’il se dit. Soudain, ils se mettent en mouvement. Sans réfléchir, j’ouvre la porte à droite et pousse Miho à l’intérieur, m’enfilant à sa suite et refermant derrière nous. Se lancer à l’aveugle là dedans était certes risqué mais foutu pour foutu. Il se trouve que la pièce ne relève d’aucun danger apparent, il s’agit simplement d’une cabine de toilettes. L’étroitesse de la pièce me fait malencontreusement marcher sur le pied de la pilote.

« Désolé. »

Ma voix se fond dans un souffle pendant que du bruit se fait entendre derrière. On a vu plus glamour comme cachette mais ce n’est pas le moment de faire la fine bouche. Coincés l’un contre l’autre, nous attendons que le calme revienne pour de bon derrière nous avant que je ne passe une main dans mon dos pour ouvrir la porte. Immédiatement, je m’extirpe de là et m’écarte de Miho, récupérant un espace vital bien nécessaire. D’un coup d’oeil, je constate que la pièce est de nouveau vide, pour mon plus grand plaisir. Un appui sur un tableau à gauche de l’entrée et nous voilà dans l’atrium. Il est alimenté par un total de quatre portes semblables à celle derrière nous. Mon sens de l’orientation m’intime de prendre la deuxième en partant de la droite. Aussi, je me dirige dans cette direction en jetant des regards un peu partout.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 08 Août 2018, 11:00

Le rôle du guet n'était pas pour déplaire à Miho. Elle avait aussi un camouflage au besoin, mais jamais elle n'avait travaillé avec ce groupe et sans douter avait-elle plus de chance de les gêner que de les aider en mode furtif. Elle avait simplement hoché la tête aux propos de Luyon et pris position quand les trois hommes eurent disparu. Planquée à l'angle, un genou terre, elle visait le sas tandis que ses prunelles balayaient constamment l'espace, au cas où quelqu'un arriverait par un autre accès. Son attention auditive, en revanche, était plutôt portée vers l'arrière. Après tout, ils avaient toujours sept personnes armées à leurs trousses, et elle ne tenait pas vraiment à se retrouver piégée entre deux feux sans l'avoir au moins entendu venir. Pourtant, rien ne vint troubler l'exécution de quatre esclavagistes rapidement faite. Quand le dernier corps toucha le sol, elle se releva, et se retourna pour guetter le couloir deux secondes supplémentaires. Rien. Il était temps de passer à la suite.

Rejoignant l'équipe, elle s'engagea en dernier dans le sas, surveillant les arrières du groupe, jusqu'à se retrouver à l'intérieur du vaisseau. Le décompte venait de commencer pour eux. Maintenant que les gars du sas ne pourraient plus répondre, ce n'était qu'une question de temps avant que les personnes à bord ne comprennent qu'ils étaient pris d'assaut. La séparation est vite faite et Miho regarda Gyzarus et Luyon s'éclipser avec toute l'assurance de ceux qui connaissaient déjà leur terrain de jeu. Pour Laquarius et elle, c'était une autre paire de manche. Les vaisseaux remplissaient tous des normes semblables, quant à la position du cockpit, ou des soutes. Mais le chemin pour y arriver variait. Cependant, il devait rester le moins compliqué possible, pour des raisons de sécurité. Aux côtés du turien, elle estima la taille de l'engin. Le sas d'accès ne devait certainement pas se trouver au même niveau que le cockpit, ce qui lu fut confirmé dès qu'elle vit une rampe mener à l'étage supérieur qu'elle suivit tout naturellement. Pour le moment, il n'y avait personne. En même temps, une bonne partie de leurs troupes avaient été envoyées dans la station. Il devait rester les moins offensifs du lot. Mécanos, navigateur, cuistot, etc... Tous probablement aptes à prendre les armes, mais avec certainement moins d'efficacité que ceux qui leur filaient le train.

Arrivé en haut, l'évidence était de continuer par les doubles portes. Seulement il y avait du monde derrière à en croire le regard que Laquarius porta par la vitre. Impossible d'entendre ce qui se disait, mais Miho savait déjà qu'ils allaient devoir passer par là et que l'affrontement risquait d'être inévitable. Elle se prépara à entrer quand, changeant radicalement d'option, elle se fit bousculer par le turien et pousser dans la pièce adjacente. Enfin pièce... C'était clairement des toilettes et l'espace n'était pas vraiment fait pour deux personnes. Déséquilibrée, Miho tendit une main pour prendre appui sur la paroi et éviter de chuter, avant de se faire marcher sur les pieds aux sens premier. Serrant les dents, elle se dégagea en douceur et, tandis que Laquarius bougeait à peine, elle se tortilla légèrement contre lui pour dégager les doigts de son autre main piégés sur la gâchette de son fusil. Ce serait quand même con de se tirer une salve dans le genou à ce stade. Ceci fait, elle ne bougea plus d'un millimètre alors que les pas précipités achevaient de passer devant leur planque de fortune. La proximité ne lui posait pas particulièrement de problème, il fallait dire que l'espace avait toujours été un luxe inaccessible pendant toute son existence au sein de la flotte nomade. Elle inclina légèrement la tête, et ferma les yeux, pour se concentrer sur son ouïe, sans succès. Voilà le soucis majeur quand on était collé contre quelqu'un. Malgré la maîtrise de son souffle, la respiration de Laquarius l'empêcher de guetter plus loin que l'arrière de la porte. Impossible de savoir avec certitude si tout le monde était passé ou si quelqu'un d'autre risquait de débarquer l'instant d'après.

Elle n'avait finalement pas d'autre choix que de laisser le turien décider du moment opportun pour sortir, ce qui ne tarda pas. Récupérant son espace vital, Miho replaça sa main sur son fusil et fut prête à faire feu quand il ouvrit la porte, par précaution. Mais cela ne provoqua aucune réaction. Plus d'esclavagistes, personnes ne bondissant d'une autre pièce. Un calme bienvenu mais paradoxalement un peu étrange pour la quarienne. Silencieuse, elle traverse aussi la pièce, jetant des regards à chaque porte. C'était ici qu'ils risquaient de faire un mauvais choix. Elle marqua un temps d'arrêt en voyant Laquarius prendre la seconde porte de droite. Elle ne pouvait être certaine que ce fut le bon choix et jeta un regard par la vitre, avant de poser une main sur l'épaule du turien. Silencieusement, elle hocha la tête. Derrière, il y avait comme un petit couloir donnant sur deux autres portes, ce qui lui paraissait beaucoup pour un accès au cockpit. Ce devait plutôt être des remises pour du matériel. En revanche, la porte suivante ne donnait plus que sur un seul accès, une porte plus petite, avec son propre hublot. Elle s'engagea par là, fusil toujours en main, franchissant le seuil pour faire les quelques mètres menant à la dernière ouverture. Là aussi une petite vitre donnait une vue sur ce qu'il y avait de l'autre côté. Un immense verrière donnant sur l'espace, quatre sièges faussement confortable et toute une palette de commandes. Le poste de pilotage, avec trois personnes à l'intérieur. Une humaine vautrée en travers dun siège, une arme certainement en main mais c'était difficile à voir depuis cette position, un butarien dos à eux qui leur cachait la majorité de la pièce, et une butarienne visiblement occupée à discuter sur un canal radio. Impossible d'entendre là aussi, et impossible également d'être sûrs qu'ils n'étaient que trois.

Ses yeux se baissèrent sur la commande d'ouverture, rouge bien entendu. Ils s'étaient verrouillés à l'intérieur, une procédure classique pour éviter de perdre trop bêtement le contrôle de l'appareil en cas d'attaque. Le butarien dos à la porte eut un léger mouvement et Miho se baissa pour ne pas se faire repérer. Accroupie, elle se rapprocha du verrou et fit signe à Laquarius de surveiller l'atrium, des fois que les gugus reviendraient sur leurs pas. Puis elle activa son OmniTech pour générer quelques outils et forcer l'accès le plus silencieusement possible. Cela ne prit que quelques minutes, le matériel était plutôt rudimentaire sur cette poubelle de l'espace. Le verrou passa au vert. Ne restait plus qu'à prendre d'assaut le cockpit. Mais par précaution, Miho patienta quelques secondes, et créa un nouveau drone, et attendit que Laquarius soit prêt avant d'aller plus loin.
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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 08 Août 2018, 23:35

Je recule docilement quand Miho attrape mon épaule, après tout c’est elle l’expert. La pilote a d’ailleurs vu juste. Je la laisse s’approcher du hublot et reste un peu en retrait, gardant mon attention portée sur notre dos mais mes yeux sur la combattante rouge et or. Je l’imite quand elle se penche et vient me coller à la porte prestement. La Quarienne me pointe l’atrium et dégaine un attirail digne d’une voleuse. Sans rechigner, je sors ma mitraillette et tourne mon visage vers le couloir, guettant le moindre mouvement en approche. À intervalle régulier, je jette un coup d’oeil à l’avancée de Miho. Enfin, le voyant vire du rouge au vert. La pilote matérialise alors un drone et nous échangeons un bref hochement de tête.

La main de mon équipière enfonce le bouton d’ouverture et je me lève d’un bond. Le Butarien à l’entrée n’a pas le temps de réagir, un éclair orangé foudroie son thorax laissant une ligne sanglante sur son torse. Immédiatement, je saisi mon karambit alors que le corps s’affale sur moi, accroche la gorge du garde pour le maintenir debout devant moi et nous dégage de la ligne de mire de la Quarienne. Pendant ce temps, le drone de Miho a foncé vers le plafond et crible de balles l’Humaine affalée dans son siège. Des morceaux de chairs s’envolent, mêlés à de la mousse. L’histoire ne dira pas si elle avait effectivement une arme ou pas, mais ce qui est sûre c’est que cet assaut sur la station était son dernier. À peine ai-je fait un pas de côté que le fusil de Miho résonne dans mon dos. La Butarienne à la radio est celle qui a eu le plus de temps pour réagir puisque je bloquais la vision de la tireuse mais le fait de se retourner avec un air surpris ne lui apporte pas grand-chose. Touchée plusieurs fois au bassin, elle s’écroule en se prenant deux balles de plus dans le visage.

L’attaque est un franc succès. Jusqu’au moment où un beuglement suivi d’un éclair pointé dans ma direction se fait entendre. Un Krogan sort du renfoncement droit, là où les yeux de Miho n’ont pu le voir. Sa Surcharge frappe mon bouclier butarien, se propageant irrémédiablement à moi, et est assez puissante pour monter toucher le drone. Le choc me fait lâcher mon couteau, origine de la conduction, et me sonne sur le coup, me faisant me mordre la langue. Le drone, quant à lui, se fait tirer dessus à la chevrotine. Le programme ne peut pas répondre de lui même, mais ce n’est pas le cas de son propriétaire. Une main ferme attrape saisi mon bras et me tire en arrière alors que le système d’auto-destruction de l’appareil est enclenché. L’explosion n’est pas exceptionnel mais exempt tout de même mon précédent bouclier de sa tête.

Au sol et en retrait du combat, je secoue la tête pour essayer de reprendre mes esprits. Les muscles de mes jambes sont encore tétanisés mais je récupère peu à peu la sensation dans mes doigts. Je pousse sur mes coudes pour redresser mon buste et voir comment la situation évolue. J’ai comme une très forte impression de déjà vu en voyant Miho balancer un souffle cryo au visage de l’esclavagiste. D’abord déstabilisé par la fin du drone, le Krogan mugit de plus belle, tirant au hasard d’une main pendant que l’autre essaye de protéger ses yeux. Luttant avec mes nerfs engourdis, je passe une main dans mon dos pour dégainer ma Veuve Noire et bataille à nouveau pour me tourner sur le ventre. Un peu moins péniblement, je sors le bipied de l’arme et arrive enfin à me mettre en joue. Pendant ce temps, Miho décoche un salve à l’intention du dernier survivant, réduisant ses boucliers à néant et le touchant même à l’épaule. Le salop n’en démord pas et fait sauter la cartouche vide de son fusil à pompe pour en enclencher une nouvelle.

Le coup autoritaire de mon fusil résonne dans tout le couloir. Mon projectile fauche le genoux du Krogan avant de finir sa course dans la radio derrière. L’impact le fait basculer, sa cartouche neuve lui échappant des mains. Miho ne perd pas une seconde sur l’occasion et saute par dessus le Butarien à l’entrée pour achever l’esclavagiste au sol d’une rafale dans la tête. Un soupir de soulagement m’échappe et je laisse mes muscles se relâcher un instant. Encore incertain de la réponse que mes jambes me fourniront, je pousse sur mes bras pour me faire basculer à genoux face à Miho avec un sourire.

« Juste un instant, je vous prie. »

Je profite de mon temps de récupération pour ranger mon fusil dans mon dos et tente enfin de me lever. D’abord titubant, je me stabilise petit à petit en me dirigeant vers le poste de pilotage. Mon regard balaye la salle à la recherche de mon couteau. Il s’agit de ne pas trop traîner, tout le vaisseau va nous débouler dessus à coup sûr, mais bon son effectif doit être bien réduit depuis le temps. Au minimum il reste les cinq de tout à l’heure et les sept poursuivants d’avant, mais j’imagine sans peine que Luyon et Gyzarus ont aussi eu à faire à de la résistance.
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Re: That time we meet again

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 11 Août 2018, 20:37

Il n'existait pas trente-six mille façons pour prendre possession d'un cockpit des mains d'une troupe d'esclavagiste. Entrer et demander poliment aurait été une manière très agréable, mais il était plus que probable que les personnes à l'intérieur ne soit pas suffisamment ouvertes d'esprit pour leur céder la place et s'en aller simplement. Une grande déception pour la quarienne qui était déjà au taquet, drone de combat préparé. Au point où ils en étaient, mieux valait faire ça vite et bien, et de préférence avec un taux de survie de l'ennemi visant le zéro pourcent. Quasiment certaine que Laquarius en était arrivé à une conclusion similaire sinon identique, elle resta prête à passer à l'attaque à son signal. Un simple hochement de tête fut amplement suffisant pour qu'elle donne un coup sec sur le bouton d'ouverture, ouvrant la voie au turien qui se jeta purement et simplement dans la bagarre.

Laissant la place à son coéquipier, la quarienne le laissa lui dégager la voie avant de céder la place à son drone qui bondit à l'intérieur pour crêper de projectiles et de micro-décharge tout organique ennemi à sa portée. Suivant l'exemple de sa création, Miho profita d'une ligne de tir parfaite pour aligner à son tour la butarienne avant qu'elle ne songe à appeler des renforts. Toutes les cibles précédemment repérées furent purement et simplement éliminé en à peine quelques instants. Dommage que leur visuel précédent n'ait pas été parfait. Du coin de l'oeil, Miho n'eut que le temps d'apercevoir une lueur pour reculer, évitant ainsi un contact malencontreux qui aurait pu lui valoir une partie de la décharge, ou un choc pénible qui aurait pu l'étaler au sol. Il fallait dire qu'à quarien contre krogan, c'était un peu le beagle qui se prenait un quinze tonne.

Un tir fusa, en direction du drone qui leur offrit une seconde de répit. Mais programmé pour sauter à la figure de son adversaire en cas de dégâts trop conséquents, la création de Miho risquait bien de se retourner contre eux. Saisissant rapidement le léger crépitement qui allait précéder l'auto-destruction de l'engin, la quarienne agrippa spontanément le turien figé par la surcharge pour le tirer en arrière. Du mieux possible, elle le retient dans sa chute, pour lui éviter une blessure supplémentaire tandis que la tête du bouclier butarien devint acheva son existence dans une détonation qui eut le mérite de faire reculer le krogan, offrant une chance à Miho de porter le prochain coup en premier.

Bondissant devant Laquarius, OmniTech en avant, Miho envoya un souffle cryo, visant le point sensible le plus évident du mastodonte qui, arme chargée, hurla en pointant son fusil à pompe dans la direction supposée de la quarienne. Direction qui aurait pu également nuire à Laquarius au sol. Avec sa propre arme, elle dévie le coup de justesse, avant de se prendre une claque au sens propre du revers de la main du krogan. Son casque absorba une bonne majorité du coup, lui évitant d'être sonnée, même si la violence du choc lui vrilla le tympan. Elle recula en se baissant, évitant dans le retour du mouvement ralenti par l'étroitesse de la porte, du fusil à pompe qui lui frôla le tissu recouvrant le haut de son casque. Elle fit deux pas sur le côté, pour éviter d'être déséquilibrée, relevant son propre fusil d'assaut tandis qu'il essayait de recharger à l'aveugle. Sans hésiter elle tira, faisant sauter les boucliers et entament l'armure avec des dégâts encore trop faibles pour vraiment arrêter un tel adversaire qui, malgré tout, réussit à faire sauter la cartouche thermique de son arme.

Rappelant un étrange souvenir, un coup plus puissant retentit, et le genou du krogan parut littéralement exploser sous l'impact. Offrant comme autrefois une opportunité en or, la quarienne bondit en avant, vidant le reste de son chargeur droit dans le visage exposé de l'esclavagiste, achevant du même coup la dernière résistance avant le cockpit. Le dernier cadavre criblé de balle, elle fit sauter à son tour sa propre cartouche thermique pour la remplacer avant de revenir sur ses pas, jetant un rapide coup d'oeil vers la dernière porte qui pouvait les protéger du retour des autres combattants, avant de se reporter sur Laquarius, agenouillé au sol qui lui demanda quelques secondes.

"Ça va aller?"

Malgré le sourire et le hochement de tête, elle préfère ne pas bouger tout de suite, observant la manière dont il se releva avec attention. Se prendre une surcharge en pleine face, même partagée avec un autre organisme, ça mettait au tapis pas mal de monde, elle comprise. Mais lui paraissait assez bien encaisser le choc, malgré une incertitude évidente dans ses premiers pas. Se doutant qu'elle allait passer certainement pour une mère poule ou quelque chose approchant, elle finit par se détourner et entrer dans le cockpit.
Perplexe, elle jeta quelques regards autour d'elle. Un siège réduit à l'état de mousse informe, une radio hors service et un amalgame de commandes tellement archaïques que la quarienne mit quelques secondes avant d'en saisir la logique ergonomique plus que douteuse. L'ensemble avait été modifié, mais la personne qui s'y était collée était plus soucieuse d'ajouter rapidement des fonctions que de les adapter pour les rendre facilement exploitable. Elle se pencha sur le panneau de contrôle et fit apparaître des holo-écrans qui n'affichaient que des chiffres et graphiques de gestion des différents systèmes. Le plein était plus que large, prouvant qu'ils avaient encore une autre cible de prévue sur leur parcours initial. Comme elle le pensait, tout ne se gérait pas depuis ici. Le pilotage et le contrôle des accès les plus proches étaient accessibles, plus celui du sas. Le matériel était ancien et mal entretenu en prime. Heureusement, elle pu verrouiller la seconde porte, celle qui séparait le petit atrium du couloir menant au cockpit. La seconde porte, elle l'avait trop abimée en forçant le verrouillage précédent.

"Je n'ai pas de visuel des soutes. Vous avez des nouvelles de Gyzarus et Luyon? Ou de vos autres collègues?"

Le dernier, qui devait arriver dans le dos de leurs poursuivants initiaux risquait fort de se retrouver avec sept adversaires, plus les cinq autres qui leur étaient passés devant. Même s'il était certainement un excellent combattant, ça faisait beaucoup de personnes à traiter, une fois que Jaipha l'aurait rapproché. Face à la réponse négative de Laquarius, Miho reprit le contrôle du sas qu'elle verrouilla, empêchant leurs poursuivants (et peut-être ceux qui leur étaient passés devant) de remonter à bord.

"Je propose de saboter les commandes, de manière à empêcher le vaisseau de décoller. Par contre on sera obligé de faire face à tous nos adversaires en simultané, ceux à bord et ceux qui doivent arriver au sas."

C'était la première chose à laquelle elle pensa, mais cette perspective ne la satisfaisait pas et cela se ressentait dans sa voix. Ils étaient en sous-nombre, et même si dans le meilleur des cas les deux collègues du turien avaient pris le contrôle des soutes et libéré les prisonniers, ils restaient fragilisés. A quatre, pour se battre contre des ennemis et protéger des civils, même avec le soutien d'une personne en plus, c'était peu, et très risqué. Trop selon ses critères, même si pour le moment ils n'avaient pas de combattants en rab pour les soutenir. Sans compter qu'ils n'étaient eux-mêmes plus au maximum de leurs possibilités. Les munitions allaient manquer, les armures avaient déjà pris, et Laquarius s'était fait secouer en prime.
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Re: That time we met again

Message par Laquarius Nix » 14 Août 2018, 12:40

De nouveau dans le cockpit, je m’appuie au mur en observant l’étendu des dégâts. Finalement, je retrouve mon couteau planté dans un fauteuil défoncé. Le fait de le voir en un seul morceau m’enchante, pour ce qui est de l’état actuel de l’arme, c’est autre chose. Machinalement, je passe la lame sur mon bras pour en enlever le sang mais je ne fais que le mélanger avec celui qui me recouvre, qui au passage vient aussi du Butarien. Au fond, je suis content que Fabius n’ait pas eu à assister à cela. Pour le coup ce n’est pas juste un cadavre à la tête bancale, là on en est au corps éventré et décapité avec une plaie béante à la base de ce qu’il reste de son cou, sans parler des traces de brûlures dues à la surcharge. À la réflexion, je ne sais pas ce qui est pire, dans ce cas on a à faire à quelque chose de tellement mutilé qu’on pourrait remettre en doute le fait que ça ait jamais été vivant, pour le corps qui tient encore de peu à sa tête, le doute n’y est pas. Miho me sort de mes considérations en me demandant si j’ai des nouvelles de mes collègues. La question me laisse d’abord d’abord sans réponse puis je hausse simplement les épaules :

« Non, je doute que Jaipha ait eu le temps de faire l’aller-retour, au mieux elle a récupéré Reno, mais c’est tout. Pour ce qui de Gyzarus et Luyon, ils sont soit en train de se la jouer discret, soit en pleine fusillade, dans tous les cas, pas en mesure de me tenir au courant. Je peux tenter de les appeler si vous y tenez mais je doute qu’ils me répondent. »

La pilote me fait comprendre que ce n’est pas la peine et reprend son enfonçage de commandes. Il n’empêche que sa question me taraude sur l’instant, c’est vrai que j’aimerai bien avoir un point sur la situation. Par hasard, mon regard tombe sur la radio, après tout.. Je pousse le cadavre de la Butarienne et me penche sur le panneau. Rien de bien sorcier, de quoi changer la fréquence, de quoi prendre la parole, de quoi écouter et de quoi changer le volume sortant. Pour l’heure, il ne s’échappe qu’un bruit blanc de l’appareil, j’augmente le son et joue doucement sur les canaux. Rien. Je me décide à y aller plus brutalement et réalise un balayage en fréquence. Toujours rien, si ce n’et ce bruit blanc. Pas l’ombre d’une voix déformée. Je me recule et constate le trou laissé par ma balle. Un soupir m’échappe et j’envoie mon pied frappé dedans doucement. Pas étonnant que je ne puisse rien en tirer.

« Je propose de saboter les commandes, de manière à empêcher le vaisseau de décoller. Par contre on sera obligé de faire face à tous nos adversaires en simultané, ceux à bord et ceux qui doivent arriver au sas. »

En gardant le regard sur la radio hors service et mes mains sur mes hanches, je balance de la tête en écoutant la pilote. J’approuve le fait de nous couper de nos poursuivants, mais je crains qu’ils ne tentent le tout pour le tout et se mettent à forcer le sas.

« Tant qu’à faire, autant carrément décoller. On sera sûrs de s’être débarrassé du clan des sept. D’autant que si jamais on doit foutre le camp en vitesse, je pense à si jamais le dernier vaisseau revient un jour, ça sera plus simple si on est déjà en l’air. »

Après une petite réflexion, Miho hoche la tête et se décide à faire bouger ce prétendu vaisseau, bien que loin d’être un expert ou même un habitué des cabines de pilotage j’arrive à me rendre compte que l’on a pas là du grand art -ajoutez à ça les murmures réprobateurs de la pilote quand elle se penche sur le panneau pour aller chercher une commande et vous comprenez que vous n’avez pas entièrement tord. La suite de la manœuvre me désintéresse un peu, je sais que si Miho a besoin d’aide elle m’en fera part, normalement, donc je bouge de devant la radio cassée et entreprends de libérer l’espace du couloir en poussant les cadavres le long des murs. Celui du Krogan, plus imposant, me donne du fil à retordre, je prends donc le parti de le remettre dans son renfoncement, jetant par la même occasion un coup d’oeil à ce qu’il pouvait bien faire là. Un petit écran avec une carte scintillante où sont affichés les différents arrêts prévus du convoi. Comme on s’en doutait, la station laborantine n’est pas la première cible, ni la deuxième d’ailleurs, c’est la deuxième, ce qui explique le petit nombre de prisonnier. Cette simple carte me sort de mes gonds un instant et je fracasse le cadre d’affichage d’un coup de poing en soufflant un juron. Comment n’ai-je pu savoir que pour Sarait ? Un itinéraire aussi long, je compte pas moins de dix arrêts dont un chez un revendeur à mi-parcours, avec trois vaisseaux ne peut pas passer inaperçu. Il y a forcément un problème, soit mes informateurs m’ont lâché, soit ils ont fermé les yeux sur ce raid pour une quelconque raison.

Je respire un grand coup pour me calmer pendant que je sens le sol bouger sous mes pieds. Ce n’est pas le moment de me prendre faire des nœuds au cerveau avec ça. Dans mon dos, je perçois Miho retenir sa respiration, mon regard se porte donc sur la pilote pour la voir serrer un poing presque victorieusement alors qu’elle fixe le néant au travers de la verrière. Histoire de comprendre ce qui la fait réagir ainsi, je m’approche d’elle avec un air intrigué. Au fond de moi j’espère qu’elle n’est pas simplement heureuse parce qu’elle a réussi à décoller.
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