Une invitation en bonne et due forme.

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Re: Une invitation en bonne et due forme.

Message par Layla Archer » 08 Août 2018, 15:36

Séides apporta quelques précisions sur le système de décontamination de la salle, mais précisa qu'il n'y avait rien pour stériliser l'eau du bassin, les UV n'ayant qu'une utilité très limité dans les environnements liquides. Environnement d'autant plus favorable au développement et la prolifération des micro-organismes :

"Nous avons trouvé un moyen pour pallier à ce problème dans la piscine de la résidence. Nous avons installé un système de pompes et de filtres qui permet de désinfecter l'eau en assurant un brassage continue. C'est très discret. Ça pourrait être utile dans votre bassin. En plus, vous avez déjà un système qui permet de mettre l'eau en mouvement. Il suffirait simplement de mettre des filtres antibactériens et viraux au niveau des pompes."

Simplement était un bien grand mot, mais il était vrai que cette modification était plus simple à mettre en place que de devoir refaire toute l'installation. Le reste de la discussion concerna l'idée de Layla qui avait pour projet de créer de nouveaux modèles de méchas pour les IA, des modèles plus réaliste avec des capacités sensorielles comme les organiques et peut-être par la suite davantage de similarité. Séides mentionna l'exemple du mécha d'IDA, la célèbre Synthétique du Normandy. D'après ce que Layla savait, c'était à la base un mécha de Cerberus conçu pour l'infiltration, mais elle n'en savait pas davantage même si logiquement, qui disait "infiltration" disait "pouvoir ressembler à un Humain" et donc ne pas avoir en permanence cette apparence certes féminine, mais résolument artificielle :

"C'est vrai qu'un mécha comme le sien est très intéressant et très proche des modèles que nous proposons déjà. Construire des méchas gynoïdes ou plus généralement humanoïdes n'est pas très difficile. Après tout, le châssis et les systèmes internes du méchas sont presque tous identique en fonction des options. Les courbes, ce n'est que de la carrosserie que l'on fixe sur le châssis, peu importe la forme qu'on lui donne. Si on veux changer, il suffit de les démonter et de mettre de nouveau à la place sans rien toucher d'autres."

Ce qu'elle avait en tête était cependant un poil plus compliqué : des méchas disposant de capacités sensorielles étaient plus difficile à modifier ou réparer. Changer la pièce par une autre du même modèle était facile, mais pour l'IA, habituée à un certain paramétrage bien précis de ces dispositifs, la transition pourrait s'avérer difficile. Un peu comme avec les Humains quand on leur greffe un nouveau bras. C'était bien "leur bras", produit via culture de cellules souches leur appartenant, donc même ADN, même "performance". Pourtant, certains ressentent bel et bien une différence. Parce que si la médecine arrive à recréer des membres, elle est incapable de reproduire des décennies de vie, d'accident et d'expérience. C'est comme être habitué à un objet ayant du vécu et le remplacer par un autre strictement identique, mais flambant neuf. C'est "pareil, mais différent".

Concernant les idées des deux femmes, Séides disait qu'il n'y avait pas vraiment besoin à ce qu'ils produisent des tenues plus classiques. En faisant cela, il ne serait qu'une "maison de couture parmi des milliers d'autres" et apparemment, ce n'était pas son intention de faire comme tout le monde. D'un autre côté, une entreprise qui ne diversifie pas, que ce soit dans son domaine d'activité ou dans sa production, ne durait généralement pas longtemps, souvent le temps que l'attrait de la nouveauté ne s'essouffle ou que la concurrence réagisse. Mais le Geth avait surement des idées en tête, mais il était encore trop tôt pour en parler. Affaire à suivre donc.

L'idée de Layla était aussi jugée comme inutile pour le moment en raison du très faible nombre de couples inter-espèces impliquant des Quariens. C'est vrai que c'était rare, mais c'est bien souvent par ce biais là que la cohésion galactique se forme. Il y avait les alliances, les traités, les marchés pour rapprocher les peuples, mais tout ça était finalement très abstrait et surtout professionnel. Pour qu'il en soit de même à une échelle plus concrète, il n'y avait pas 36 solutions. Il fallait sympathiser, s'ouvrir à la culture des autres, partager, discuter et ce qui devait arriver arrive, les gens deviennent amis malgré les barrières culturelles ou idéologiques, du moins la plupart... et plus si affinité. Les Asari avaient bien comprit ce principe et il faut dire qu'elles savent très bien le mettre à profit. À l'inverse les espèces plus "renfermés", comme les Krogans et jusqu'à il y a peu les Butariens ou les Quariens, ont plus de difficulté dans ce domaine, peu importe la raison de ce repli sur soi.

Mais il rajouta qu'il allait revoir son système pour quand même permettre cette éventualité dans un futur proche. Toutefois, ses fonctions se rappelèrent à lui et le Geth quitta la présence du groupe pour remonter dans la boutique. Les deux femmes saluèrent le Geth, ou plutôt lui dirent à tout à l'heure, n'ayant pas pour le moment envie de quitter la pièce. Désormais seules avec Eyma, le couple décida d'un commun accord d'en savoir un peu plus sur elle. Après tout, elle était une petite célébrité dans le coin et sa situation était une grande première dans les annales galactiques. Jamais avant elle, une organique n'avait été adoptée et élevée par un Synthétique. L'inverse état déjà arrivé que ce soit sous la forme d'un scientifique créant une IA ayant les traits d'un enfant disparut ou plus simplement une personne qui développa un très fort lien que l'on pourrait qualifier de parental avec une IA :


"J'imagine qu'on doit beaucoup vous posez cette question, mais... ça fait quoi d'avoir un père geth ? Est-ce que ça ressemble à ce que vous avez put vivre ou vue avec des parents organiques ou est-ce que c'est différent ?"

Sans doute la question qu'on doit lui poser le plus souvent, mais il faut rappeler qu'elle était un cas unique dans l'Histoire. La discussion s'installa et une fois cette dernière terminée, Izira enchaîna :

"Vous ne devez pas croiser beaucoup d'organiques je me trompe ?"
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Re: Une invitation en bonne et due forme.

Message par Seides » 09 Septembre 2018, 18:38

[HRP: et vouala. J'espère que ça ira, et surtout désolée pour le temps de réponse :amen: ]


Seides ne savait plus comment expliquer à la Créatrice Shezra pourquoi il ne pouvait pas appliquer une solution autre que celle qu'il avait choisi ici.

Son système utilisée dans leur piscine devait être très efficace, il n'en doutait pas. Assez pour les besoin décontaminant traconiens des quelques Créateurs ne supportant pas ou mal le retrait de la combinaison dans un environnement Rannochien, peut-être.
Seulement, sa piscine à lui faisait quelques milliers, sinon centaines de milliers de m3 supplémentaires. Le système dans elle parlait était très courant. Mais pour son volume d'eau à lui, l'injection quotidienne nécessaire au maintien d'un taux minimal au bien être des Créateurs leur devenait néfaste. Un sacré paradoxe.
Sa solution à base d'UV était également valable (et utilisée en faite) lors de l'injection de l'eau. Les tuyaux utilisées pouvaient être bombardées à ce moment. Quotidiennement on faisait en effet un brassage de l'eau, même si on n'avait aucune raison de penser à un problème, vu que tout ce qui rentrait été sous son système double-peau avec le masque en place (du moins jusqu'à la petite initiative d'Izira). Mais on était jamais trop prudent et puis ça rassurait de savoir qu'on utilisait des systèmes bactéricide.

Bref, malgré tout le génie technologique geth, il ne pouvait toujours rien face à de gros volume de la Nature à traiter. Pas sans un investissement lourd qui, même s'il avait eu les sous, été inacceptable pour le pragmatisme geth. Ça aurait été un gâchis de ressource tant qu'on ne trouvait pas autre chose à faire du système.

Au final, sa solution pour l'autre salle semblait la meilleur : laisser la nature faire. Des plantes, des animaux pour nettoyer le gros des déchets et des bactéries à problème, quelques systèmes légers et des solutions naturelles pour donner un petit coup de pouce à l'écosystème mise en place et voilà.
Mais pour la salle stérile, on faisait dans le stérile à l'entrée et on maintenait des niveau de stérilisation draconiens pour l'air et l'eau. C'était la meilleure solution pour l'instant.

Diplomate, il déclara qu'il réfléchirait à la solution de la Créatrice, avant de prendre congé.


*
**
***


Restées entre filles, Layla et Izira se montrèrent curieuses au sujet de sa relation avec son père.
La jeune femme s'assit dans l'eau, faisant clapoter ses pieds, plutôt pensive : "Si c'était des journalistes, je dirais que c'est génial et que j'ai beaucoup de chance. Le tout avec un peu plus d'enrobage, mais en substance ce serait ça. Ce qui est vrai.

Mais j'imagine que je vous dois un peu plus que ça. En réalité c'est plus compliqué que ça. Maintenant que j'ai des points de comparaisons avec mes connaissances, j'ai conscience d'avoir eu une éducation avec énormément de lacunes. Mais aussi beaucoup plus de libertés. Après tout, j'ai eu pleins de parents dès le début sur le vaisseau de papa. Enfin, qui le transportait. Des parents infatigables, donc je faisais à peu prêt ce que je voulais. Ils n'avaient pas besoin de me stopper en préventif d'un problème que je pouvais causer dès qu'ils auraient le dos tourné ou que leur attention serait ailleurs.

Si y'avais un soucis on m'arrêtait et point.

Pour l'éducation académique c'est à peu prêt pareil. Il m'a imposé des bases et le reste il a improvisé en fonction de mes envies. A mon avis il a fait ce qu'il a pût.

Après pour la bizarrerie de la situation... J'ai jamais vraiment eu de vrais parents, donc pas de manque ou de regret de ce côté. De plus, je ne l'ai pas appelé papa tout de suite, ce qui fait que je n'ai rien ressenti de bizarre de ce côté. C'est venu... Quand j'ai eu la confiance nécessaire pour le faire. Pour ça comme pour le reste, il était là pour prendre ce rôle.

Je crois que c'est ce que je retiendrais : à partir du moment où je l'ai rencontré, ma vie n'a été que du bonheur."


Elle regarda le plafond perdue dans ses pensées : "Je ne l'ai pas réalisée tout de suite, car ce n'était ni les parents, ni la vie que j'avais fantasmée. Mais plus je l'explorais et plus cette nouvelle vie m'apportait tout ce dont j'avais besoin. Il suffisait que je demande. Même les leçons de moral c'était bien. Celle là ne m'ont jamais été inculquées à coup de taloche ou de bâton.

Même si ce n'était pas mon fantasme, c'est la chance que beaucoup espère tout en sachant que ça n'arrivera jamais. Moi j'ai eu de la chance. Une chance bizarre pour les autres, pour moi c'est juste de la chance et du bonheur."


Elle leur souriait avec sincérité en leur donnant sa vision de ce qu'elle avait trouvée avec son père geth. Tout aurait été mieux que son ancienne vie de toute façon. Enfin... Peut-être pas quand elle songeait à où atterissait la plupart des filles plus vieilles qu'elles dans sa situation et c'est peut-être ce qui l'aurait attendue à terme...


La conversation se poursuivie sur une question d'Izira cette fois : "Euh, si bien sûr.
Je veux dire au début sur le vaisseau non, pas trop. Pas du tout même. Y'avait les escales, mais j'étais escorté par 2 à 4 geths. Enfin c'est comme ça que je l'ai vécu. Je pense plutôt que leur missions incluait 2 à 4 geths.

Mais depuis que je suis installée ici, je me suis faite un cercle d'amis comme tout le monde. Ça a peut-être était moins simple pour moi au début, car je n'avais pas grandi dans la culture Quarienne, ni ne savait comment m'intégrée en étant différente. Mais rien de bien spécial pour quelqu'un qui déménage et arrive tout juste en ville.

D'un autre côté, j'avais pour moi la curiosité des gens. Y'a une asari qui débarque tout juste, qui suis qu'une poignée de cours, qui est amenée systématiquement par un geth comme si c'était son serviteur mais qui l'enlace parfois et lui fait la bise. Pour finir un nombre non négligeable de geths s'arrête pour lui parler comme si ils la connaissaient tous.

Jai rapidement attirée l'attention et la curiosité. De là, il n'a pas fallu longtemps pour qu'on vienne me parler. Et encore moins pour que mon histoire fasse le tour du bahut."


Là encore elle souriait repensant qu'elle avait peut-être aussi pas mal intimidée. Escorte personnelle geth, c'était pas courant.

A son tour elle rentra dans le personnelle, pas vraiment intimidée par le statut de ses interlocutrice : "Et vous, comment vous êtes vous rencontrées ? Ca a été le coup de foudre immédiat ? Pas trop rude la vie au début, même si vous êtes habituée depuis visiblement." pour la dernière remarque elle parlait bien évidemment du système immunitaire Quarien.
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Re: Une invitation en bonne et due forme.

Message par Layla Archer » 22 Septembre 2018, 13:39

Eyma répondit à la curiosité des deux femmes concernant sa relation avec Séides... et elles avaient droit à une version plus honnête que celle réservée aux journalistes. Elle avait une plus grande marge de manœuvres que la majorité des jeunes de son âge, mais elle savait qu'elle avait beaucoup de lacunes à combler, sans doute pour tout ce qui était "purement sociale". Il faut dire que les Geth découvraient eux-même cet nouvel aspect de leurs relations, alors l'enseigner à d'autres... Il en était de même pour l'éducation scolaire. Elle avait eut les bases, mais le reste de ses études se faisait en fonction de ses envies, mais selon elle, c'était plus parce qu'il était lui même débordé avec cette nouvelle vie qu'un véritable choix d'éducation.

Cependant, c'était pour l'Asari la meilleure période de sa vie et et pour rien au monde, elle ne reviendrait en arrière. Bien sûr, ce n'était pas sa pensée originelle, mais avec le temps et le recul, elle se rendit compte de la chance qu'elle avant. Ce qui était un signe qu'au fond, malgré les difficultés, Séides se débrouillait bien dans cette "première expérience familiale" vécu par un Geth.

Comme on pouvait s'y attendre, le contact d'Eyma avec des organiques étaient plutôt limités. Outre les Quariens, elle ne voyait pas beaucoup de membres d'une autre espèce "de chair et de sang". Au final, ca ne l'empêcha pas de se faire des amies. C'était un peu comme une nouvelle venue dans une nouvelle ville : la solitude des premiers instants fut rapidement balayée par la curiosité des camarades de classes, ce qui lui permit de rapidement s'intégrer. Peut-être que d'ici quelques années, davantage de non-Quariens s'installeront sur la planète. Sans doute dès que les Quariens pourraient vivre sur leur propre planète sans combinaison, rendant donc les procédures de quarantaine et de décontamination moins drastique et donc moins contraignants pour les étrangers.

Mais pour l'instant, l'Asari se vengea à sa manière de son petit interrogatoire en posant à son tour des questions. Elles voulaient savoir comment les deux femmes s'étaient rencontrées. Si ça avait été le coup de foudre immédiat et si ce n'était pas trop difficile au début. ce fut Layla qui commença :


"On s'est rencontrées sur la Citadelle. À l'époque, je venais à peine d'avoir mon propre vaisseau d'exploration et je cherchais des contrats à remplir. j'étais assise à une table à l'écart sur une terrasse à boire un verre, quand j'ai entendue deux voix dans la ruelle juste à côté. Une certaine Quarienne était en plein débat avec un agent du SSC qui la menaçait de la foutre dehors parce qu'une "mendiante quarienne n'avait rien à faire sur la station", mais il était disposé à se laisser convaincre de ne pas l'expulser si elle pouvait le "convaincre". Oui avec suffisamment de sous entendue pour comprendre ce qu'il voulait de sa part.

C'est alors que je suis intervenue. je n'aime pas vraiment les gens qui abusent de leur autorité sur les plus démunis. Et pour le convaincre d'aller voir ailleurs... j'ai bluffée ! On a toujours dit que j'avais une "mémoire de Drell". Il suffisait juste de faire croire à ce que je disais et ça a marcher ! Il faut dire que cet agent n'était pas le plus malin qu'il soit. J'ai dis que je connaissais ses supérieurs directs dont j'avais lue les noms dans un articles et qu'il risquait de le sentir passer très violemment s'ils apprenaient qu'il était du genre à exiger des faveurs d'une femme en échange de certains avantages... Il a préféré ne pas aller plus loin et s'est contenté de partir en disant que "ça ira pour cette fois"."


Ce fut ensuite Izira qui poursuivit :

"C'est comme ça qu'on s'est rencontrée. Elle m'a invitée à boire un verre. On a discutée et elle m'a proposée de m'embaucher sur son vaisseau le temps que je trouve quelque chose à rapporter à la Flotte pour mon Pèlerinage. Donc non, ce n'était pas vraiment un coup de foudre, même si je là trouvée séduisante, je savais bien que si je m'engageais dans une relation, ça serait pour la perdre aussitôt de retour sur la Flotte. De son côté, elle n'avait pas vraiment la tête à ça non plus à ce moment là. Le rapprochement s'est fait progressivement dans les mois qui ont suivit. D'abord amies, puis très bonnes amies et enfin on a décidées d'aller plus loin en voyant qu'il y avait bien plus entre nous.

Au départ c'était un peu compliquée. C'était une époque où embrasser une personne pouvait me déclencher une bronchite carabinée. Où toucher un visage avec une main découverte provoquait une réaction allergique. Sans parler du fait que j'étais toujours tiraillée entre le fait de rester avec elle et refuser de revenir sur la Flotte. Ou revenir sur la Flotte et l'abandonner elle qui avait tout fait pour moi jusque là.
Du coup, le début de notre relation amoureuse était on va dire "demi-platonique". Les sentiments étaient là, certains gestes aussi, mais j'étais toujours coincée dans une combinaison. On ne pouvait se toucher à même la peau, ni s'embrasser, ni même se regarder droit dans les yeux sans qu'un obstacle se trouve entre nous. Et je ne parle même pas des relations intimes qui étaient quasi inexistantes.

Au final, on a réussit à passer le cap quelques mois plus tard..."


Layla reprit à son tour :

"On en avait longuement parlées et on a décidées de s'engager pleinement dans notre relation. Izira avait même sciemment refuser de poursuivre son Pèlerinage pour ne pas qu'on se sépare. Elle avait tirée un trait sur sa famille, son peuple et son foyer pour pouvoir rester avec moi et je n'avais clairement pas l'intention de lui faire regretter ça une seule seconde. J'avais dégotée de quoi décontaminer nos quartiers et Izira mise la mains sur suffisamment d’antibiotiques et de boosters immunitaire pour séparer les derniers obstacles entre nous. Au départ c'était juste la visière du casque. Elle était toute tremblante et timide la pauvre. C'en était trop mignon. Finalement, j'ai vue pour la première fois son visage et on s'est embrassées pour la première fois. Puis une seconde. Une troisième et au final... La passion à prit le dessus et on s'est réveillées le lendemain délicatement blottit l'une contre l'autre avec une moitié de combinaison qui traînait au pied du lit et l'autre moitié un peu partout dans la pièce !"

Les deux femmes rigolèrent au souvenir de leur première nuit ensemble à faire autre chose que dormir. C'était un très bon souvenir. Autant pour les raisons évidentes de ce genre d'évènement mais aussi parce que, qui dit "première fois", dit aussi que tout n'était pas parfait, ce qui pouvait amener à certaines situations cocasses comme un morceau de tenue longtemps récalcitrant à toute forme de retrait et d'autres passages que l'on pourrait qualifier de comique. Ce fut la Quarienne qui conclut ce passage :

"Cette petite nuit de folie, m'a valut un rhume des enfers ! Mais ça valait carrément le coup ! On a recommencées et mon organisme s'est rapidement adapté au contact du sien. Au final on a mit en place notre idée d'acclimatation progressive pour que les Quariens de notre équipage puissent vivre et travailler sans combinaison et aussi pour nous permettre d'avoir en avance une vie de couple comme tout le monde !"

Elles conclurent avant de poser à leurs tours une question à Eyma... ou plutôt une invitation après une petite discussion dans le creux de l'oreille :

"Est-ce que tu serais d'accord pour venir passer chez nous avec Séides pour le diner ? Comme ça tu pourrais satisfaire ta curiosité en parlant avec des individus d'espèces différentes et passer un bon moment de franche camaraderie."

D'accord, le Geth n'aurait que peu d'intérêt de partager un repas... pour la simple et bonne raison qu'un Geth ne mange pas, mais il pourrait passer lui aussi un bon moment et avoir quelques idées pour de futurs concepts, les artistes trouvant l'inspiration un peu partout. Quant à Eyma, un peu de contact organique autre que des Quariens, dont d'autres Asari pourrait lui faire du bien pour satisfaire sa curiosité sur des sujets auxquels les Geth et les Quariens n'ont pas de réponses... sans parler du fait de passer un bon moment.
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Re: Une invitation en bonne et due forme.

Message par Seides » 26 Septembre 2018, 21:18

Eyma avait soif, mais voulait écouter l'histoire des deux jeunes femmes.
Ce n'est pas tout les jours qu'on rencontrait une source d'inspiration comme l'humaine, eut égard à sa réussite, mais surtout ses idées.

Elle écouta donc religieusement le début de l'histoire de l'humaine qui n'était pas exactement ce qu'elle s'imaginait. Elle fronça les sourcils à l'évocation de l'attitude des personnels du SSC. N'étaient ils pas la police sur la Citadelle ? Elle savait que bon nombre de quarien l'avait encore en travers de la gorge de s'être fait traiter comme des mendiants pendant 300 ans. Mais elle n'imaginait pas qu'on pouvait abuser d'eux.

Il fallait dire que finalement, malgré son âge, ses mauvaises expériences et malgré son éducation, elle avait peut-être une vision un peu naïve de la justice. La grande majorité de sa vie s'était passée dans la misère et l'esclavage. Surtout sur la fin. Mais elle avait toujours fait de son mieux malgré les privations, les douleurs, les phases d'abattement, la faim. Bref, elle avait peut-être bien gardée son âme d'enfant un maximum de temps en rêvant de jours meilleurs. Et ils étaient arrivés.

Avec le recul elle se disait qu'elle ne connaissait pas grand chose. Une orpheline utilisée comme gagne pain. Avant que Seides n'arrive elle était en train de se faire une raison. Elle voyait bien ce qui arrivait à pratiquement toutes les asaris qui atteignaient les 90-100 ans. Avant même pour certaines qui étaient spécialement achetées dès leur plus jeune âge et éduquée pour servir les désirs d’autrui.
Celui qui deviendrait son père avait remit ses rêves sur le devant de la scène. De son statut d'esclave, elle était nourri, habillée, éduquée, possédée son propre espace chaud et avait même un animal de compagnie. Ces rêves n'avaient pas inclus que le prince charmant serait l'armure plutôt que le Prince lui même qui viendrait lui faire connaître le bonheur, ni que la monture serait un vaisseau spatial, mais peu importait.

De là à Rannoch, avec une petite villa. Là encore on progressait dans le rêve et la planète était plus que sûr. Mais ça ne l'avait pas aidée à réellement saisir toutes les nuances de gris de la galaxie.
Tout avait été blanc ou noir. Il y avait peu d'histoires finalement où il y avait des petites touches de gris pour les uns et les autres.
Elle de l'esclavage à sa situation actuelle. Les quariens de sans-monde au retour à leur planète-mère avec les alliés militaires les plus puissants de la galaxie. Tout blanc, tout noir en somme.
La police ici faisait son boulot. Elle n'imaginait pas les choses autrement. Elle avait tord.

Pendant que Layla finissait son récit, elle sentit un élan de sympathie, voir d'empathie avec la compagne de l'humaine avec qui elle partageait certainement l'expérience similaire d'un tranche de vie amer.
Elle se sentit finalement plus proche d'Izira que Layla à ce moment, à qui elle adressa un sourire compatissant et un rien triste.

Son regard un peu perdu dans les mauvais souvenir revint vite au présent avec la prise de parole de la quarienne. Elle emailla la suite du récit par quelques hôchement de tête, avec un petit "Classique." à la mention de la progrssion de la relation humano-quarienne. D'amies à plus si affinités.
Elle fit une petite moue en pinçant le côté de la lèvre et en plissant le front à la fin de l'histoire d'Izira : "ça a dût être frustrant non ?" Avoir l'envie, mais seulement pouvoir se toucher du bout des doigts. Elle n'y connaissait rien, mais pouvait imaginer. Un peu comme devoir arrêter son moment privé juste avant le moment crucial, parce que son synthétique de père rentrait tôt et qu'elle avait peur que ses capteurs audio n'en capte un peu trop si elle s'oubliait... Bien entendu elle garda cette pensée pour elle.

La suite fit sourire Eyma. Elle trouvait le "sacrifice" d'Izira très noble et montrait combien elles s'aimaient. Là encore un peu de naïveté de la part de l'asari d'imaginer que c'était bien le grand amour et qu'elle allait certainement trouver la même chose ! Elle eut un peu honte d'elle même en se rendant compte qu'elle en concevait même une petite pointe de jalousie, bien que vite réprimée.

En tous cas, de la passion il y en avait et Eyma réprima également très vite son imagination galopante à l'évocation des résultats de leur première expérience. Elle pouvait très bien visualiser la scène, d'autant qu'elle avait les deux spécimens avec bien peu de couverture vestimentaire sous les yeux.
Elle ne les connaissait pas bien, mais se dit que Layla devait être celle avec le plus fort des deux caractères, alors qu'Izira semblait plus en douceur. Enfin bref...

Mieux valait se concentrer sur la suite du récit pour s'éviter d'avoir les joues plus mauve que roses...
Au moins tous ça avait eu l'effet positif de mettre en place bien avant tout le monde un système permettant une acclimatation pour les quariens travaillant pour Layla. Certains allaient s'éclater lorsqu'il n'y aurait officiellement plus besoin de combi pour la majorité de la population.


La question de Layla prit Eyma par surprise. Se faire inviter ? "Oh, euh... et bien..." N'aurait il pas mieux valut demander à son père ? Ou était-ce elle qu'elles invitaient et proposaient à son père de venir par politesse ? Leur avait elle fait impression ou prenait elle encore ses désirs pour des réalités ?

Les deux femmes souriaient en voyant son hésitation. Finalement elle biaisa : "Je verrai avec mon père. Moi pas de soucis."
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est Izira qui avait décidé Eyma. Etait-ce l'impression de calme comparé à l'énergie de l'humaine qui lui plaisait plus? Dans tous les cas elle était curieuse de son histoire, de son vécu. Peut-être pourraient elles en parler en privée.
Elle espérait tout de même que le pire qui lui était arrivée, s'était une proposition indécente de la part de policiers véreux...


*
**
***



Le reste de la "visite" se passa principalement entre du papotage sur des sujets légers et des ébats dans la "piscine". Eyma regarda ailleurs ou prit un tour de plongé, chaque fois que le couple (ils étaient mariés d"ailleurs. Un truc à demander à la soirée) commençait à se bécoter. S'était un mot polie comme un autre pour dire qu'elles en profitaient pour tester en détail la sensation de touché avec la seconde peau. Très en détail... et Eyma était une bonne fille polie et respectueuse de l'intimité. Une bonne fille un peu "perturbée" à les regarder. Mieux valait être ailleurs...

Passé quelques trempettes, elle alla d'ailleurs se changer, laissant les deux femmes dans l'intimité, mais les remerciant chaleureusement Layla et Izira en leur disant probablement à ce soir.
*Probablement? Tu parles! Papa, t'as carrément intérêt pour toi à accepter. Enfin surtout pour moi!* pensât elle en se dirigeant vers les pièces pour se changer.
Elle était toujours indécise quant à l'invitation elle même, mais elle était foutrement curieuse d'en savoir plus sur l'espace privée de Miss Archer. Etait-ce une retraite bardée de projets technologiques en cour qu'elle pourrait étudier à loisir... Enfin... disons au moins jeter un oeil, elle était pas là pour ça.
Ou simplement une petite retraite humano-quarienne? Elles avaient parlées d'un système qui permettait aux quariens de s'habituer au retrait de la combi. C'était toujours en plus? Y'avait des sas à toutes les ouvertures? Oublié les hormones à regarder les deux femmes se caresser sous prétexte de tester la seconde peau, place à sa vraie passion: démonter et comprendre des trucs technologiques!


*
**
***



En sortant, Layla et Izira furent accueilli par Tila. Probablement les capteurs de la pièces pour se changer qui l'avait prévenu de la sortie des deux femmes.
Spoiler : :
Image


"J'espère que vous avez apprécié les installations. Je pense que votre avis compte beaucoup pour lui. Nos clients peuvent généralement laisser un avis sur les écrans qui permettent la sélection des maillots, mais je pense qu'il voudra l'entendre de vive voix."
Elle balaya des deux mains devant elle comme pour se présenter: "Je me suis permise également de me changer pour vous montrer quelque chose d'un peu moins... Hum..." son regard fuit vers le haut, cherchant le mot juste, avant qu'il ne revienne aux invitées: "Conceptuel. Un autre exemple des idées quant à l'application de la seconde peau dans des tenues plus classiques. J'espère que ça vous inspirera."

Tila se retourna, invitant ces demoiselles à la suivre vers l’ascenseur et à admirer l'arrière de la robe elle même. Le moins qu'on pouvait dire est qu'elle avait un sens plus prononcé que Seides pour vendre un produit et cible son public!

Spoiler : :
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Arrivées en haut, elle prit place derrière son patron qui travaillait sur une représentation holo et laissa la conversation se poursuivre: Eyma m'a fait part de votre invitation. J'en suis agréablement surpris et nous viendrons naturellement. Devons nous apporter quelque chose?

Après la réponse de ses invités il poursuivit: Si vous voyez quelque chose à améliorer dont nous n'avons pas encore discuté, je serai ravis que vous m'en fassiez part.
Une fois fini les remarques, il accompagna les deux femmes jusqu'à la porte en leur souhaitant un bon retour et en leur disant au revoir.


[FIN]
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