Un paysage à couper le souffle

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Un paysage à couper le souffle

Message par Isïana N'iim » 13 Mars 2015, 18:27

« Formulaire du RP »


• Date du RP: 25 Mars 2189 EC
• Lieu du RP: Plaines du Juste, Système AS-7820008-RTI, 120 années-lumières de Rukwa
• Type de RP: Solo
• Nombres de personnes requises: -
« Légende des couleurs »


• #00FF66 : Isïana N’iimIshra S’Lani : #FF9900 •
• #99CC00 : Capitaine Tala NalzasisAerti N'iim : #CC6699 •
• #990099 : Selzia IrioriUjizia Iriori : #6600FF •
• #CC6666: Mosmeni H'Haji


Début du défi RP Staff #2 n°4


... Précédemment ...
(« Une vengeance très spéciale ! »)




« Rapport de situation ? » beugla Tala.

La Neliane venait juste de sortir brusquement de SLM et l'espace visible en ultraviolet revint soudainement à un noir étoilé plus naturel. La Voie Lactée était visible face à nous, aisément visible au vu de la distance du secteur des Plaines du Juste par rapport au centre de la galaxie.

« Moteur endommagé, répondit Nina, l'officier responsable de l'énergie, ce qui valut un juron de la part de la Capitaine de la frégate. On peut encore se déplacer en subliminique mais le SLM est trop instable pour s'y essayer pour l'instant, ajouta-t-elle au fur et à mesure qu'elle recevait le rapport des mécaniciennes.
- Ces saletés de pirates ne nous ont pas loupé. Vivement que le cas Molovsky soit réglé histoire de dissuader ces pyjaks d'opportunistes. On est où ?
- Au milieu de nul part, répondit Dasmeni, l'officier radar. Les Elcors n'ont même pas pris la peine de lâcher une balise de routage spatiale ici visiblement.
- Il faut dire que l'on s'était aventuré loin dans ce secteur, signalai-je depuis mon fauteuil, en périphérie de la passerelle, aux côtés d'Ishra qui prenait différentes notes jusqu'à présent.
- Vous conviendrez que la probabilité de déboulez en plein milieu d'un nid de pirates asari dans le système voisin était plus que basse.
- Bien entendu, confirmai-je en souriant, tentant d'apaiser un peu Tala qui semblait plus que sur les nerfs. Ish, va voir Aerti, je pense qu'elle a besoin d'être un peu rassurée, lui chuchotai-je à l'oreille.
- Oh. Oui ma mauve, j'y vais de ce pas, répondit la concernée sur le même temps qui quitta ensuite rapidement la passerelle, attirant au passage quelques regards curieux de la part des officiers présentes.
- Ces réparations, vous pensez que ça prendra combien de temps ? demanda Tala qui s'était reconcentrée sur les problèmes immédiats.
- C'Xali pense en avoir pour au moins une demi-journée concillienne. Au mieux., répondit Nina embarrassée, sachant que cette information n'allait pas calmer sa supérieure.
- Génial ... lâcha Tala qui pianota furieusement l'accoudoir de son siège avec énervement. Bon, quitte à être là, autant en profiter pour faire un petit tour. ???, on a encore des sondes et une balise de routage spatial en stock, rassurez moi ?
- Oui, oui, Capitaine. Une quinzaine de sondes et deux BRS.
- Parfait. Videz-moi les stocks – à part la BRS restante évidemment. Il faudra de toute façon retourner dans la Nébuleuse Siléenne pour faire un examen de routine donc ça sera l'occasion.
- Bien, Capitaine.
- On a une idée de la tête de ce système ? demandai-je.
- Je reçois les données des scanners à l'instant, répondit Dasmeni. Une étoile Dholen en milieu de vie, deux planètes telluriques bien trop proches pour être viables vu la distance, une super planète tellurique qui est à la limite de la zone habitable, et deux géantes gazeuses éloignées.
- Vous pensez que la troisième planète pourrait valoir le coup d'aller y jeter un œil ?
- Pour l'instant, je ne peux pas vous répondre oui ou non, m'indiqua Dasmeni. Je manque de données.
- Je comprends, je comprends.
- Dès que nos sondes commenceront à émettre, là, je pourrais déjà vous dire l'un ou l'autre.
- Très bien, merci, Officier Nyxelos.
- En attendant, dirigez nous vers la géante gazeuse la plus proche de l'étoile. Au moins, notre charge statique sera dispersé pour repartir, et si on continue vers la planète, ça sera toujours ça de parcouru.
- Vous n'avez pas peur que les pirates soient à notre trousse ? demandai-je.
- Je les connais. Du moins, je connais ce profil de pirates. Même s'ils nous ont endommagé nos moteurs, le patrouilleur que l'on a détruit ainsi que leur escadrille de chasseurs, ça a du les calmer. Ils ne s'attaquent qu'au petit convoi sans défense. Ils n'avaient pas prévu de tomber sur un vrai vaisseau de guerre. Encore moins droit sur leur base. A mon avis, à l'heure actuelle, ils sont en train de remballer leurs affaires pour changer de système.
- Oui, cela semble logique » finis-je par dire après un court instant de réflexion.

Ce n'était pas la première exploration à laquelle j'assistai, même si ce n'était pas vraiment le système prévu à l'origine, et je savais bien qu'il n'allait rien se passer d’intéressant pour moi sur la passerelle. J'indiquai donc à Tala que je me retirai, ce qui valut un hochement de tête et un sourire forcé de la concernée. Forcé car elle n'était pas d'humeur mais ne voulait pas me donner l'impression qu'elle me faisait la tête. Cela me fit sourire en retour.

J'empruntai donc les couloirs en direction de la chambre attribuée à moi, Ishra et Aerti, me dirigeant vers l'ascenseur du vaisseau qui mènerait à l'endroit voulu. Là, je tombais sur Mosmeni, l'une des deux artilleurs de la Neliane, qui me rejoignis à l'intérieur. Elle avait deux siècles de moins que moi. La peau lavande, une forte poitrine, sexuellement désinvolte … j'avais l'impression de me voir jeune. Avec la peau un peu plus sombre donc et des yeux saphirs et non émeraudes.


« Oh, Isïana ! s'exclama-t-elle une fois dans l'ascenseur.
- Euh … bonjour Mosmeni, répondis-je en haussant les sourcils, surprise.
- Oh tu peux appeler Mos. Ou Meni. Ou même mon amour, chantonna-t-elle presque, ce qui me fit soupirer, tandis qu'elle se collait contre moi, perpendiculaire à ma position.
- Mosmeni … je t'ai déjà dis d'arrêter avec ça. C'est non.
- Oh tu veux me faire croire que tu n'as pas envie de goûter à ça ? me susurra-t-elle tandis qu'elle défaisait sa tenue d'artilleur pour me révéler ce qu'il y avait en-dessous – tandis que je notai au passage l'absence de sous-vêtement. Oui, il n'y a pas que toi qui ne porte pas de soutien-gorge, miaula-t-elle avec un clin d'oeil tandis qu'elle remettait sa tenue en place puisqu'on arrivait à l'étage voulu.
- Je t'inspire à ce point là Mosmeni ? rétorquai-je en souriant.
- Hmmm … peut-être. Mais ça mériterait que mon idole m'enseigne tout ce qu'elle sait...
- Tu rêves un peu trop Mosmeni, rigolai-je. Entraînes toi ailleurs et quand tu seras à mon niveau, on en reparlera.
- Tu dis cela pourtant cela ne t'as pas empêché de sauter la Capitaine, lâcha Mosmeni en baissant la main de frustration et commençant à s'éloigner.
- Je n'ai pas couché avec Tala ! m'exclamai-je, ce qui valut un regard amusé des deux sœurs Iriori qui passaient par là. QUOI ? m'énervai-je en me retournant vers elles, dos à Mosmeni.
- Oh, rien … Ambassadrice, répondit Selzia en souriant.
- Rien du tout. Salut Meni!, continua sa petite sœur.
- Coucou les sœurettes, répondit la concernée en faisant un petit signe sensuel de la main.
- Pshhht, je cause avec Mosmeni, dis-je à l'attention des deux sœurs.
- Oh. On va vous laissez alors. Allez viens sœurette. Et « discutez » pas trop fort Ambassadrice, ajouta Selzia avant de disparaître dans la coursive suivante, faisant rire Ujizia.
- Y en a pas une pour rattraper l'autre. Vous êtes fatigantes les filles, vous savez... Et non, on va rien faire Mosmeni. Vire tes mains de là, lui ordonnai-je d'un ton menaçant en sentant ses doigts commençaient à glisser sous ma robe pour peloter ma poitrine, ce qui n'était pas pour me déplaire mais quand même ...
- Qu'est-ce que t'aimes pas chez moi ? finit par lâcher Mosmeni.
- Que ? Comment ça ? répondis-je en clignant des yeux, ne m'étant pas du tout attendue à cette question.
- Je connais ta réputation, Isïana. Et, comme par hasard, ta copine, Ishra, et la Capitaine étaient coincées du cul quand on a été toutes assignées ici. Ishra enceinte, en même temps que toi d'ailleurs … drôle de coïncidence.
- On n'est pas mère l'une et l'autre de l'autre … enfin, je me comprends, rétorquai-je.
- Admettons. Bref. Et là, Tala qui allait souvent te voir après Argos Rhô et … comme par hasard, elle te fait les yeux doux.
- On a eu le temps de discuter, de se connaître un peu plus et ... répondis-je rapidement, un peu trop d'ailleurs.
- Donc oui.
- En admettant, finis-je par dire en soupirant après un court silence. C'est quoi le problème ? T'es jalouse ?
- Hein ? Jalouse ? Pourquoi le serai-je ? J'ai un physique de rêve, je peux faire tomber tout le monde.
- Ah. Donc, ça t'énerves que je ne cède pas à tes avances, conclus-je en m'éloignant d'elle, satisfaite d'avoir enfin le fin mot de l'histoire.
- Hé ! Isïana ! En fait, t'aimes juste faire craquer les timides c'est ça ? Tu comptes te faire Shalaa maintenant ?
- Si tu continues comme ça, je vais vraiment finir par te passer dessus … ma petite violette » terminai-je avant de perdre complètement de vue Mosmeni.

Je soupirai. Qu'est-ce qu'elles avaient toutes – enfin toutes, non, mais plusieurs d'entre elles – a absolument m'avoir dans leur lit. Oui, bon, en fait, je le savais. Des Asari qui restaient la plupart du temps enfermée, avec dans le tas quelques nymphomanes, et moi avec mon physique envoûtant. En fait, j'avais plutôt de la chance de ne pas m'être retrouvée plaquée brutalement contre un mur métallique de la Neliane pour être forcée à copuler sauvagement. Une idée pas si déplaisante en soit ceci dit. On avait quand même de jolis spécimens sur la frégate. Isi ! Arrête de penser à ça ! Un coup à se laisser tenter … Mais quand même Mosmeni ...

Bon, certes, après notre discussion avec Lala sur la Citadelle, on s'était mises d'accord pour ne pas avoir peur de s'amuser ailleurs si on ne se cachait rien. Mais bon, si je commençais à lui dire que toute la Neliane m'était passée dessus … elle serait simplement capable en retour de s’incruster dans une soirée « bizutage » d'un croiseur Asari... Donc, non, j'allais éviter. Je serai trop jalouse si jamais elle le faisait !

« Maman ! S'exclama Aerti en me voyant arriver, se détachant d'Ishra.
- Coucou ma puce. Alors tout va bien ? demandai-je en la serrant dans mes bras.
- Oui, je suis grande ! Même pas peur.
- Ah bon ? Tu ne faisais pas autant la fière tout à l'heure, rectifia Ishra d'une voix douce et amusée.
- Oui, d'accord. J'avais un peu peur. Mais un tout petit peu !
- C'est bien mon cœur, lui soufflai-je d'une voix douce tandis que je lui fis un petit bisou sur le front puis la reposai au sol.
- Alors ? me demanda Ish tandis qu'Aerti retournait sur son lit pour jouer à sa petite console portable.
- On attend. Rien de particulier. On s'approche d'une géante gazeuse pour vider la charge et après on voit le résultat des sondes pour savoir si ça vaut le coup d'y aller jeter un coup d’œil plus en détail.
- Je vois...
- Du coup, petite sieste ! ronronnai-je en m'installant sur le lit, me déchaussant simplement avant.
- Tiens donc, et si je t'embête, murmurai-je en me rejoignant et me serrant contre elle.
- T'oserais ? répondis-je sur le même ton en lui arrachant un petit baiser discret, histoire qu'Aerti ne nous remarque pas.
- Peut-être ... susurra-t-elle en glissant ses doigts sous ma robe.
- Au fait. J'ai croisé les deux sœurs et Mosmeni à l'instant, lui dis-je à voix basse, d'une part pour ne pas déranger Aerti, d'autre part parce que ça ne la regardait pas … loin de là.
- Oh. Et ?
- Toutes les trois sont persuadées que j'ai couché avec Tala.
- Ce n'est pas le cas ? s'étonna Ish en fronçant les sourcils tandis que ses doigts avaient cessés leur exploration pour remonter à la surface de ma robe.
- Oui, si. Mais bon, je n'ai pas non plus envie que tout l'équipage ricane quand je suis à ses côtés.
- Aucune ne l'oserait, elles auraient trop peur que Tala les éjecte dans l'espace.
- Tu n'as pas tord. Enfin. Ce qui me m'occupe, c'est l’obsession de Mosmeni à mon égard. Enfin, je veux dire. Je n'ai pas vu une seule fille du vaisseau ne pas me mater au moins une fois par jour, là n'est pas la question. Mais Mosmeni … je ne sais pas. D'un côté, elle n'a l'air d'être intéressée que par un coup d'un soir, d'un autre côté, quand je commence à rentrer dans son jeu, je la sens … s'éloigner.
- Tu l'attires mais elle n'ose pas se l'avouer, parce qu'elle a l'impression du coup d'être « comme tout le monde ». Du coup, elle attend je pense que ça soit toi qui aille la voir, ce qui la démarquerait déjà plus.
- Ah ? Euh ? Qu'est-ce qui te fais dire ça ? chuchotai-je surprise.
- Mon intuition par rapport aux discussions que j'ai pu avoir avec elle. Elle n'arrête pas de parler de toi, et quand je lui fais une remarque du genre, elle se braque et part sur autre chose.
- D'accord...
- Et du coup ?
- Du coup ? répétai-je en fronçant les sourcils, ne voyant pas où elle voulait en venir.
- Bah Mosmeni.
- Oh. Pour l'instant rien. Je préfère ne pas trop y penser. Je vais déjà attendre que la situation se décante avec Tala avant « d'envisager » ajouter une nouvelle cible à mon tableau de chasse...
- Si jamais tu te décides, tu me préviens, ma mauve. Deux Isi, Déesse, un doux rêve ! »

Cela me fit rire, attirant le regard surpris d'Aerti de sa console. Lui disant que tout allait bien, je me décidai finalement à céder à ma sieste. M'allongeant sur le côté, face au petit hublot donnant sur l'espace, je pus voir une première géante gazeuse que l'on dépassa rapidement pour se catapulter vers l'intérieur du système. Fermant les yeux, je laissai Ishra me bercer, appréciant avec délice ses petites caresses chaudes...
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Isïana N'iim
 
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Re: Un paysage à couper le souffle

Message par Isïana N'iim » 13 Mars 2015, 18:27

« Légende des couleurs »


• #00FF66 : Isïana N’iimIshra S’Lani : #FF9900 •
• #99CC00 : Capitaine Tala NalzasisAerti N'iim : #CC6699 •
• #990099 : Selzia IrioriUjizia Iriori : #6600FF •
• #CC6666: Mosmeni H'Haji


Au final, la planète était intéressante. Les sondes avaient révélé l'existence de filons d'ézo ici et là. Pas suffisamment pour ameuter des milliers d'entreprises minières mais suffisamment pour que les Républiques Asari Unifiées s'y installent, ou ne vendent les droits d'exploitations à quelqu'un d'autres. En plus, l'atmosphère était respirable. Par contre, il y faisait vraiment chaud ! J'avais enfilé une petite jupe légère – pas trop courte non plus, l'idée n'était pas de s'amuser – et un haut avec le moins de tissu possible. A vrai dire, j'étais à peine plus habillée que si j'étais en bikini ...

En effet, il s'agissait d'une grande planète qui dans l'ensemble était désertique, soufflée par les vents, mais où se trouvaient quelques oasis. Qui au vu de la taille de la planète, pourrait être une petite mer. L'un de ces oasis géant se trouvait notamment près d'un des filons d'ézo. C'était la raison pour laquelle on avait décidé d’atterrir là.

« Arrivée à destination dans cinq minutes les filles. Vous ne l'avez peut-être pas senti mais j'ai mis la ventilo' à fond et on est pas encore arrivé !
- Ouais, j'ai bien fait de mettre un maillot de bain, je pense que je vais me baigner moi! s'exclama Liera, l'armurière de la frégate qui était dans la navette.
- Nous ne sommes pas là pour cela, Viazi, rétorqua Daria, l'infirmière, de sa voix pincée.
- Rien ne nous empêche de passer un peu de bon temps si la situation se présente, lança Elena de sa voix douce, chaleureuse et enthousiaste en souriant à l'entourage, lissant sa longue robe rose qui dénotait avec la pâleur de sa peau bleutée.
- Vous ferez moins les malignes quand vous allez griller en bas les filles, rigola Selzia, la pilote de la navette où l'on était.
- J'aurai su, j'aurai acheté de la crème solaire, me chuchota Ishra, ce qui me fit pouffer de rire.
- Bon, je vois l'oasis. A moins que ça soit un mirage ! »

La remarque valut quelques rires qui détendit un peu plus l'atmosphère bon enfant qui s'était installée dans la navette. Atmosphère qui effectivement était plutôt chaude à mesure que la navette s'approchait de la surface. Et finalement, la navette se posa.

" Enregistrement des données "
La porte s'ouvre. La première chose qui nous frappe c'est la chaleur torride qu'il y a sur cette planète. C'est comme ouvrir la porte d'un four. On suppose que c'est à cause de la forte chaleur et les radiations produites par l'étoile. Heureusement, ceux-ci ne sont pas mortels en surface. Si on en croit les scientifiques de la frégate.

Tout le monde pose pied au sol. Malgré nos chaussures, on peut sentir le sable brûlant sous nos pieds. Cela et les grains de sables rouges et jaunâtre qui filent sur les dunes à cause du vent. Vent tout aussi chaud mais qui en comparaison pourrait presque nous rafraîchir.

Le ciel est d'un bleu tendant vers le rouge, donnant un aspect violacé. L'étoile est pleinement visible dans le ciel. On évite de le regarder. Un coup à devenir aveugle sans lunettes de soleil adaptées. Car on est bien obligé d'en porter. Le sable est violemment éclairé et même sans refléter l'étoile rouge, il en est éblouissant. Ce qui est peut sembler étonnant, c'est la présence de nuages, ici et là. Cependant, ils sont loin de nous et au vu de ses déplacements, le vent a l'air violent là-bas. On ignore d'ailleurs où est ce là-bas. A quelques dizaines de kilomètres. On a atterri relativement en hauteur. En fait, l'oasis est en contrebas.

Avançant quelques instants, cette petite mer est enfin visible. D'un bleu turquoise magnifique. Elle est au contraire de l'air très calme. A moins d'un kilomètre de là, où nous sommes, on peut même apercevoir des vaguelettes se poser sur le rivage de la plage.

Ce qui étonne surtout, c'est de voir toute la végétation autour. De toutes les couleurs même si le vert domine. Des palmiers exotiques, des arbustes, des arbres fruitiers. Des oiseaux volent autour des arbres, se chamaillant la place sur les feuilles des palmiers verts et rouges. Des petits animaux bondissent ici et là en groupe entre les herbes. Des lucioles volettent en essaim autour de la plage, prenant bien soin à ne pas s'éloigner des zones herbeuses.

Comment donc ce petit espace de vie peut-il bien exister sur un tel monde ? Tout le monde est étonné. On se demande si on doit avancer. Nous ne sommes pas armées et pas du tout prêtes si jamais la faune nous attaque. Dans le pire des cas, on peut toujours employer notre biotique...

Finalement, on décide d'avancer. On descend la pente de la grande dune, prenant soin à ne pas tomber. On transpire à grosse goutte et nos vêtements nous collent à la peau. Venir en combinaison ou en armure avec un système de ventilation sera utile la prochaine fois que quelqu'un viendra ici.

La démarcation entre cette océan de sable et cette île oasis n'est pas très nette. Cela commence par une sorte de petit cactus vert et rouge à épine pourpre ici et là, entouré d'une touffe d'herbe verte. Puis à mesure d'avancer, on distingue plus facilement de zones herbeuses. Le vent se radoucie. Sans doute à en raison de cette mer toute proche. On ne peut cependant pas non plus dire qu'il ne fait plus chaud, suant encore à grosse goutte. On est toute d'accord que faire un plongeon dans l'eau nous ferait un grand bien !

Mais pour l'heure, seuls ses immenses palmiers bicolores sont visibles en hauteur, tels des phares boisées parmi les lianes, arbustes, feuillages et autres végétations colorés qui nous bloquent la vue de cette douce étendue d'eau.

Un groupe d'oiseaux bleus et rouges décollent alors qu'on commence à avancer dans la partie enfin totalement herbeuse de l'oasis. Mais un rapide problème se pose : comment avancer dans ce simulacre de jungle ? La réponse est simple : OmniLame. Deux Asari de notre équipe activent leur OmniTech et commencent à déblayer le chemin, effrayant des oiseaux proches et autres petits mammifères dont notamment des félins qui s'enfuirent derrière des palmiers. Au moins, la faune locale semblait inoffensive. A première vue.

On continue notre avancée. Tranquillement. Elle est lente, passant entre les nombreux troncs de palmiers, évitant de se faire assommer par les fruits à coque qui en tombent, et les arbustes dont la hauteur et la densité augmentent à mesure qu'on approche de la côte.

Un coup de vent violent nous force à nous abriter quelques instants derrière une série de palmiers, faisant lever la plupart des jupes pour celles qui en portaient. Dans tous les cas, quelque soit la tenue qu'on portait, on s'abriter le visage pour ne pas se faire fouetter par les feuillages.

Et aussi vite qu'elle est apparue, cette puissante rafale de vent s'évapore dans la nature. On remet nos tenues en place et retire le peu de sable qui s'est glissé. Au bout de quelques minutes, ayant vérifié qu'une prochaine rafale ne revienne pas, on reprend notre avancée vers la côte.

Et, finalement, on l’atteint. Quelques uns des félins locaux qu'on a aperçu tout à l'heure se promène le long du littoral, en un petit groupe de six. Ils ne nous ont visiblement pas remarqué. On se demande bien ce qui les occupe ainsi. Finalement, la solution apparaît devant nous.

Un banc de poissons rougeoyants se met à sauter sur le bord du littoral avant de replonger, répétant la scène plusieurs fois. Attendant le bon moment, les félins finissent par sauter et attraper un poisson dans leur gueule grande ouverte. Une fois leur prise faite, ils nagent – comme ils peuvent – avant de regagner la côte. On remarque alors que plusieurs groupes de félins se sont répartis un peu partout le long de la plage.

Une fois leur chasse finie, on remarque que les félins retournent dans la jungle de l'oasis tandis que les poissons continuent à sauter. Curieuses de ce phénomène, on reste un moment à les observer. La solution s'explique d'elle-même : les poissons déposent leurs œufs sur le rivage, dans différents creux à l'abri des vagues, du sable et surtout des félins qui semblent être les principaux prédateurs de l'oasis.

Cependant, aucune trace à première vue de cette source d'élément zéro. On n'a donc emporté des cristaux d'Arniat pour trouver l'ézo. Mais, étant toutes biotiques, il n'est pas possible de les transporter avec nous. Une solution toute simple : créer des drones et les faire transporter les cristaux vert.

De notre côté, on attend. En plongeant dans l'eau. Déesse ! La température est exquise ! Cet endroit serait parfait comme lieu de vacances. Le paysage est magnifique de l'extérieur de l'oasis mais de l'intérieur, c'est grandiose ! Difficile de croire qu'il n'y a que du sable et de la roche à des milliers de kilomètres à la ronde face à toute cette végétation environnante.

On peut la déceler cependant. En effet, il suffit de se retourner pour voir l'immense dune par laquelle on est arrivé. Elle a presque l'aspect d'une montagne d'ici. Plus d'une haute colline à vrai dire. Elle ne semble pourtant pas si haute vu de là-haut. Étonnantes les proportions vues d'ici.

Attendant les résultats de drones éclaireurs, si on peut appeler ça comme ça, qui se sont éparpillés dans la jungle environnante, on en profite pour longer la côte, cherchant un endroit adéquat pour éventuellement installer un campement. Non pas que nous allions rester là, mais cela serait toujours utile pour d'éventuels colons. Une chose est sure : si installation il devait y avoir, ce serait au bord de la côte. Il y a tout : nourriture au vu des poissons. Enfin, à moins qu'ils ne viennent que rarement sur les rivages. Mais même ainsi, ce n'est pas vraiment un problème. Il y avait largement de quoi faire le bois de palmier.

Surtout qu'on s'était rendu compte plus tôt que le bois de ces palmiers est très solide. Cela ne valait bien évidemment pas de la pierre ou du métal, mais pour des petits bâtiments pittoresques de plage pour touristes, cela irait parfaitement.

Et, commençant à nous ennuyer à longer la côte, on décide de goûter un de ces fruits à coque. Après avoir analysé qu'ils sont comestibles – du lévo-aminé et non toxiques donc parfait pour nous – et les ouvert avec des OmniLames, on a pu constater que leur goût n'est pas mauvais. Pas de quoi exporter, cela reste plutôt amère. Mais très fruité et désaltérant. Parfait pour un lieu tel que celui-ci. Car malgré le fait que l'on se soit refroidi dans l'eau, il fait tout de même chaud même à l'intérieur de l'oasis. D'ailleurs, nos tenues sont déjà sèches depuis un moment.

Le soleil rouge est toujours au-dessus de nos têtes. Cela fait pourtant déjà deux heures concilliennes que l'on se trouve ici. Les journées devaient donc être longues. Idem pour les nuits. Mais des astrophysiciennes s'en occuperaient sûrement une fois qu'on leur donnerait ces données. On se demande d'ailleurs comment la faune locale survit à des nuits qui doivent probablement être glaciales. La réponse s'avère simple : on tombe sur des sortes de grands terriers où crèchent les félins pêcheurs. Quant aux oiseaux, leurs plumages très denses semblent être suffisants. D'autant plus que la plupart se collent les uns aux autres.

Finalement, les drones reviennent. Aucun résultat dans la zone de jungle où devrait se trouver normalement le filon d'ézo...


« Bizarre. Je ne comprends pas, lançai-je en fermant mon bloc de données, trouvant suffisamment ce que j'avais noté dessus.
- Moi, j'ai une petite idée là-dessus, dit Ishra, me faisant tourner ma tête dans sa direction.
- Ah ?
- Dans la mer... »
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Isïana N'iim
 
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Re: Un paysage à couper le souffle

Message par Isïana N'iim » 13 Mars 2015, 18:28

« Légende des couleurs »


• #00FF66 : Isïana N’iimIshra S’Lani : #FF9900 •
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• #990099 : Selzia IrioriUjizia Iriori : #6600FF •
• #CC6666: Mosmeni H'Haji


Et Ishra avait raison. On décida d'envoyer les drones éclaireurs plus au cœur de la mer. Enfin du moins, en les éloignant du rivage. On eut guère à attendre longtemps. Au bout de dix minutes, un des drones revint en indiquant les coordonnées où le cristal qu'il transportait s'était soudainement illuminé. C'était à moins de vingt-cinq mètres de la côte. Drôle d'endroit pour trouver de l'ézo. Cela me fit froncer les sourcils.

« Vous pensez que ça cela pourrait être la réserve d'ézo d'un vaisseau écrasé ?
- Possible, répondit Elena. Ce ne serait pas la première fois que l'on voit une situation de ce type. Étrange simplement de s'écraser sur le bord de la côte.
- Dans tous les cas, on a au moins trouvé ce que l'on cherchait. Selzia ? appelai-je sur la fréquence radio de la navette après avoir utilisé mon OmniTech pour.
- Oui chef ? répondit la concernée.
- Vous pouvez venir nous chercher.
- Bien reçu, j'arrive dans moins de dix minutes. J’atterrirai où ?
- A l'intérieur de l'oasis, près de là où vous nous avez déposé tout à l'heure.
- Bien reçu, à tout de suite. »

Sur ces mots, j'éteignis mon OmniTech. Il ne restait plus qu'à attendre. Et pour cela, notre petit groupe se divisa. Elena et Daria, profitant une dernière fois de cette magnifique mer en s'y baignant. Liera préféra elle se bronzer au soleil. Complètement nue. Je ne fis aucune remarque, j'aurai sans doute fait la même en temps normal.

Mais bon, je n'étais pas convaincue que ça soit une bonne chose de faire ça vu le danger des rayons solaires provenant de cette étoile. Mais bon, je savais très bien que ce n'était pas le genre de préoccupation de l'armurière de la Neliane. Alors je n'avais pas insisté. Et puis, ce n'était pas comme si elle m'aurait écouté de toute façon.

Quant à moi, je suivis Ish qui, au vu de sa passion pour les félins, se mit en tête d'en attraper un. Ce qui me faisait sourire. Peu probable qu'un animal sauvage ne se laisse dompter en moins de dix minutes. Et encore, fallait-il en trouver un.

Mais, Ish avança rapidement et on déboula sur un terrier. Déesse, avait-elle retenu l'emplacement pour y revenir ? Cela me fit sourire, cela ne m'étonnerait même pas. Mais, comme je m'y attendais, les félins n'étaient pas du genre à laisser deux grandes intruses s'aventuraient dans leur territoire. Loin de là. Sortant de leur petit coin douillet, les félins s'avancèrent vers nous d'un aspect menaçant.

« Ma petite Ish, on devrait les laisser tranquille, finis-je par dire en reculant doucement.
- Tu crois ? Mais ils sont si … mignons ? » lança-t-elle surprise d'abord par ma remarque puis par les félins qui miaulaient de manière de plus en plus grave, aboyant presque.

Et, m'imitant, Ish recula à son tour. Les félins nous suivirent un instant jusqu'à la bordure entre jungle et plage puis nous laissèrent continuer. Entre-temps, Liera s'était rhabillée et attendaient à l'ombre d'un palmier. Quant aux deux autres, elles séchaient au soleil.

On rejoignit Elena et Daria, qui nous expliquèrent que l'armurière de la Neliane avait pris un coup de chaud et même l'eau de la mer n'avait pas réussis à la refroidir. Du coup, elle attendait à l'ombre. Cela nous fit rire.

Et lorsque la navette apparut, on put remarquer que la peau de Liera avait légèrement tournée au violacée. Un sacré coup de soleil ! Je plaisantai en lui demandant si cette couleur se trouvait sur sa toute sa peau ou non. Elle nous montra que oui, ce qui me fit glousser doucement de rire.

Enfin, notre petite ballade allait se terminer. La navette était visible au loin. Quelques signes de la main et Selzia la fit atterrir à nos côtés. Bon, au moins, je me serai bien amusée!


Fin du défi RP Staff #2 n°4




... La suite ...
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Isïana N'iim
 
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