Un bar, une blonde, une bleue

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Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:10

• Date du RP: 2 Janvier 2189
• Lieu du RP: Illium
• Type de RP: bagarre discutions
• Nombres de personnes requises: Laurine, Nissara


Nissara déambulait tranquillement dans les rues d’Illium, en civile cette fois. Vêtus d’une jolie robe d’un rouge sombre à une seule bretelle sur son épaule gauche, elle attirait quelques regards appréciateur de son corps. Quelques ouvertures laissaient voir ses flancs en laissant deviner son tatouage par endroit donnant un petit côté mystérieux à l’asari. C’était cependant une tout autre forme de marque qui témoignait le plus des aspect principaux de la commando. Dans cette tenue certaines cicatrices étaient visibles sur son corps sculpté. Quelques une fines presque invisible maintenant dataient de ses premiers combats, d’autres elle, n’avaient pas 5 ans. Passant une main distraite sur son visage, la commando passa les bout de ses doigts contre les lignes barrant sa joue comme un coup de griffe … ce qui était le cas.

Elle avait vécus ici le début de la guerre contre les moissonneurs, la marque qu’elle caressait distraitement venait d’un humain moissonné qui lui avait sauté au visage et avait failli lui arracher la joue. Un museau poussa doucement la main de la chasseresse qu’elle se mit à caresser en souriant. Oubliant cette pensé elle se mit à genoux pour câliner le puissant Varren à ses côtés.

« Hooo c’est le vadrouille à sa maman ça, il s’inquiète hein mon p’tit poisson carnivore »

Souriante, la commando ne pouvait nier le bien que lui faisait l’animal qui sentait immédiatement quand sa maitresse ne se sentait pas au mieux de sa forme. Une agitation frénétique de la patte arrière plus tard, elle reprit sa marche plus sereine scrutant son entourage pour constater les réparations colossale qui avaient été effectué depuis la guerre. La planète avait bien récupéré et cela lui fit chaud au cœur. Son regard accrocha alors une enseigne lumineuse, un bar qu’elle ne connaissait pas, surement construit en même temps que bon nombres de nouveaux bâtiments.

Elle pénétra donc dans le Nébulaire, car tel était son nom, et y découvrit une ambiance détendus entre quelques habitué, voyageur de passage, ou autre membres de la faune que constituait Illium. Cela convins parfaitement à la commando, l’endroit été asse joliment décoré une grande salle en ovale avec quelques larges alcôves pour quelques groupes ou personne voulant être plus tranquilles. Un ton entre le blanc bleuté avec quelques couleur plus flash comme du mauve et du rouge. En face de l’entrée, donc sur la partie large de l’ovale, trônait un grand bar ou se dirigea la chasseresse. Les animaux semblaient accepté car elle n’eu aucune remarque à propos de vadrouille, ou alors les gens n’avaient pas trop envie de se mettre une genre de mercenaire asari d’apparence avec son varren de combat. Nissara commanda un Cocktail multicolore et le sirota avant de soupirer un instant d’aise. Se poser tranquillement lui fit du bien.

Elle jeta un coup d’œil à son piranha sur patte qui lapait joyeusement une gamelle d’eau avant de scruter plus attentivement la salle. Un petit groupe d’humain, de turien et même deux butarien, visiblement des mercenaires, buvaient allègrement dans une alcôve. Un petit couple d’asari un peu jeune jouaient les canailles dans un coin en s’échangeant des œillades explicites. Une petite humaine attira un instant plus l’attention de la commando, pas bien grande mais athlétique, elle avec de jolies cheveux blond et un ventre apparent harmonieusement travaillé orné d’un jolie tatouage. Ceci dit elle n’avait pas la carrure d’une combattante, enfin, pas d’une montagne de muscle. Cependant, son attitude un peu raide, presque prête à se redresser de son siège pour se mettre au garde à vous, lui fit penser qu’elle avait au moins un passif de militaire. Elle était plutôt mignonne se dit la chasseresse, et nota encore une fois la diversité si flagrante chez les humains, ils étaient bien exotique décidément. Croisant le regard de celle qu’elle présumé être une militaire elle la salua de son verre en pointant son propre ventre à la zone du tatouage de la jolie blonde avant d’articuler en anglais « nice ». Nissara était plutôt fier d’être arrivé à apprendre la langue humaine, cela l’aidait quand même de connaitre plusieurs langue, un traducteur pouvant ne pas être parfait ou à jours. Hé puis, pour écouter et comprendre une bonne chanson, rien ne valait mieux que de parler la langue, les traducteurs faisant parfois un travail horrible sur ça.

« Salut toi »

La commando se tourna, un instant surprise vers l’humain qui venait de l’aborder, visiblement un des mercenaires qu’elle avait repéré plus tôt. Sans attendre de réponse il enchaina.

« Dit, mes copains et moi on s’demandait, on est plusieurs à être persuadé que t’est l’une des nana qui a posé dans Fornax, l’édition sur les soldat la »

La commando se souvenait clairement de cette séance photos, un bon souvenir qui lui avait rapporté pas mal et qui l’avait beaucoup amusé. Malheureusement cela l’avait rendus populaire auprès de certains qu’elle aurait préféré éviter. La rançons du succés, la chasseresse répondit en essayant d’oublier les relents d’alcool dans l’haleine de l’humain.

« Peut-être bien, et ? Vous voulez un autographe ? »

« Hé ben, on s’disait qu’on pourrait plutôt avoir une séance privé tu vois ma belle ? »

A ces mots, il porta sa main vers la poitrine de Nissara, ayant clairement l’intention de lui mettre « la main au panier » comme dirait certain. Cependant la main n’arriva jamais jusqu’à la voluptueuse rondeur, et son petit doigt fut tordus salement dans la main de la commando qui tenait ainsi l’humain en respect.

« Haaa sale garce ! j’vais t’saigner ! »

« Vous avez déjà affronté une commando asari ? peu d’humain l’ont fait. »

Réplica elle avec un calme olympien. La barmaid, une asari avenante aux marques blanches, rangea les verres sous le bar avant de lâcher avec nonchalance.

« Pas de mort, pas d’arme, et les casseurs seront payeur. »

Pour appuyer ses propos elle sortit une arme de défense de sous le bar et surveilla le début des hostilités. Nissara sourit à cette déclaration et constata que tout le mobilier été solide et pas dutout pratique pour se frapper avec, elle avait bien pensé son bar elle. Le reste des mercenaire s’était relevé brusquement, désireux d’aider leur camarade dans le besoin.

« Vadrouille, assomme »

Le Varren qui était resté tranquille jusque-là fonça droit sur un turien du groupe et le percuté de plein fouet contre un mur et commença à de frapper violemment de son front à plusieurs reprises. L’humain que Nissara gardait en main voulus frapper l’asari qui bloqua le coup dans sa main et donna un violent coup de boule qui brisa le nez de l’agresseur. Titubant sous la violence du choc il marmonna quelque chose noyé dans le sang avant de se prendre un violent coup poing droit dans le foie qui le sécha pour le compte, le combat venait de commencer …
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:11

Spoiler : code couleur! :
Laurine : #4684B4


<blockquote>
Ilium… Un territoire bien éloigné des dangers d’Omega ou des systèmes Terminus, à mi-chemin entre eux et l’espace Concillien. Ultra-surveillé, certes, mais qui irait regarder les caméras de surveillance à la recherche de soldats de l’Alliance ? Alors, Tony, son copain, Linda, Justin et moi y étions allés pour célébrer la nouvelle année. La veille, donc. Et il faut dire que je n’en garde pas beaucoup de souvenirs. Je me suis souviens d’avoir bu, beaucoup, d’avoir dansé… Et c’est à peu près tout. Je me suis réveillée avec un mal de tête carabiné sur le canapé de ma chambre, n’ayant apparemment pas réussi à me traîner plus loin. Mais… C’était une bonne soirée. Même si ce soir, je suis la seule qui soit redescendue au bar. Enfin, non, Tony a essayé de me tenir compagnie, mais il était plutôt groggy, et il est remonté aussi sec quand il a vu que je rempilais pour un deuxième verre sans broncher.

L’avantage d’être une fille militaire, c’est qu’on apprend vite à bien tenir l’alcool. Entre vos collègues qui se moqueront de vous parce qu’ils pensent que vous allez vous effondrer à la troisième gorgée, et les soirées de remises des différents diplômes et spécialités… Vous avez le temps de vous y faire. Et puis, j’ai du sang canadien dans les veines, alors l’alcool.. Je peux. Pas trop, mais je sais y faire. Même si c’est plutôt dommage de boire seule. Poussant un soupir, je songe à rentrer à l’hôtel à la fin de ce deuxième verre. Je profite donc de ne pas avoir à surveiller le niveau du verre de mes potes, ou s’ils n’essaient pas d’échanger leur verre avec le mien pour observer la salle tranquillement. Dès qu’une nouvelle personne entre, c’est donc naturellement que je lui jette un coup d’oeil. Discret, tout de même. Ménageons les susceptibilités. Repoussant une mèche de cheveu blond, songeant à les attacher à un moment ou à un autre, je zieute donc l’Asari qui vient d’entrer, un varren à ses côtés. Ça, c’est pas banal. Enfin, à l’image de sa maîtresse, fallait-il supposer. L’Asari avait cet air que j’avais croisé tant de fois : déterminée, sûre d’elle. Je penchais donc pour une mercenaire, et j’étais prête à parier qu’elle était plutôt redoutable. Soit mercenaire, donc, soit une Commando, même si sa présence en ces lieux était plutôt inhabituelle. Mais, après tout, elles avaient bien le droit de se déplacer où elles voulaient, non ? Toutefois… Peut-être qu’elle était Commando, finalement. Elle dégageait quelque chose en se déplaçant. Une sorte d’élégance, qui allait plus à une militaire qu’à une mercenaire. Ou à une danseuse, mais en l’occurrence, elle n’avait franchement pas l’air d’être une danseuse.

Je finis, quoique involontairement, par capter son regard, et je lui adressais un petit sourire. Peut-être était-ce l’alcool dans mon sang qui me faisait sourire à une alien, peut-être pas. En tous cas, lorsqu’elle indiqua mon tatouage de son verre en le complimentant, je répondis par un hochement de tête pour la remercier. Cependant, je n’eus pas le temps de poursuivre en répondant par un compliment tout aussi aimable concernant ses tatouages faciaux, puisqu’un humain lui adressa la parole. Haussant les épaules, je retournais à mon verre en réprimant un bâillement. Il était vrai que ses tatouages lui allaient bien. Et la griffure qu’elle arborait au visage était témoin de son passé, lui donnant un charme certain. Lui jetant de nouveau un regard en coin, j’observais sa peau bleue, bien plus foncée que celles que j’avais pu observer auparavant. C’était… intéressant.

Un cri, accompagné de paroles rageuses me firent de nouveau tourner la tête vers l’Asari. Apparemment, les humains avaient les mains baladeuses… Et l’Asari ne l’entendait pas de cette oreille. La barmaid du sentir les hostilités arriver, puisqu’elle sortit de sous le bar une arme défensive. Avant que je n’ai eu le temps de faire quoi que ce fut, le combat avait déjà commencé, le varren se jetant sur un turien, tandis que l’Asari réglait son compte à l’humain. Haussant un sourcil, je fis un signe à la barmaid, qui s’approcha en gardant un oeil sur la bagarre.


« Un verre d’eau, et deux cachets pour la tête s’il vous plait, dis-je, surveillant aussi les hommes qui commençaient à se lever pour soutenir leurs camarades. »


Après avoir avalé le tout, je me retournais sur mon siège, respirant profondément. Est-ce que j’allais vraiment m’engager dans une bataille de bar, juste parce qu’une militaire Asari se faisait attaquer ? Ou était-ce parce qu’elle m’avait fait un compliment. Oh, au Diable. Au Diable ma prudence et ma réflexion. Je me levais, renonçant à prendre mon couteau attaché à ma botte, afin de ne pas contrarier la barmaid, et lissais mon minishort en soupirant de nouveau. Un Butarien profitait que l’Asari soit aux prises avec un autre pour essayer de se glisser dans son dos, mais il n’en eut pas le temps.

Je n’étais certes pas la meilleure en combat rapprochée, mais l’effet de surprise jouait en ma faveur. Un coup de pied remonta entre ses jambes, puis j’immobilisais son cou d’une clé de bras imparable, glissant à son oreille :


« On t’a jamais appris à pas attaquer les gens dans le dos ? »


Le Butarien grogna, et se débattit, mais je resserrais ma prise avant de le frapper de nouveau, cette fois au visage. Tombant à terre, je me retournais pour face au prochain, qui avait apparemment bien compris de quel côté j’étais. Mes petits poings ne semblaient pas faire peur à l’humain qui me jeta un regard amusé, avant de secouer la tête en s’approchant d’un air assuré. Je lui donnais un coup, qu’il bloqua aussitôt, avant de m’en mettre un dans le ventre. Le souffle coupé, le sang bouillant dans mes veines, hurlant pour une revanche, il releva mon visage, soufflant quelque chose qui ressemblait à « quel gâchis », du moins avant que je ne coupe sa phrase d’un violent coup de tête dans son nez. Il recula précipitamment en essayant d’endiguer le sang qui en coulait, pestant et jurant.


« Vous êtes 8, et nous deux. Abandonnez. C’est franchement pas équitable pour vous, lançais-je en souriant. »


Au moins, je n’aurais pas à me plaindre de passer ma soirée seule et ennuyée…

</blockquote>
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:12

Nissara scrutait son adversaire, un Turien qui ne semblait pas vouloir commettre la même erreur que son camarade. D’un coup d’œil la commando repéra le butarien qui semblait vouloir la déborder, mais ce dernier tomba sur une résistance non prévus. Presque surprise de la situation, son adversaire en profita pour la frapper. De justesse elle échappa au plus gros du coup de poing au visage, mais le prit en partie dans la mâchoire. Secouant rapidement la tête elle reprit ses esprits pour voir un second coup foncer droit sur elle. D’un mouvement souple et circulaire elle accompagna le geste de sa main droite en se déportant à l’extérieur de la garde du Turien. Continuant sa rotation elle lui frappa durement la nuque de son coude gauche le déstabilisant suffisamment pour lui empoigner l’arrière du crâne lui écraser violemment le visage sur le bar.

Une phrase fut lancé en plein dans la mélée, une bravade de l’humaine blonde qui venait de lui prêter main forte. Elle l’aimait bien elle ! Cependant un autre adversaire se présenta à l’asari qui se retournait. La chasseresse eu tout juste le temps de mettre ses bras en protection d’un violent coup de pied lancé par un humain. D’une roulade elle accompagna le mouvement pour ne subir qu’une partie du choc et se redressa d’un bond. Fonçant contre son adversaire elle devança son coup de poing en le déviant légèrement de la main gauche tout en se baissant. Elle décocha alors son coude droit dans le plexus qui s’enfonça en lui coupant le souffle. C’est à ce moment-là que le second butarien intervient essayant frapper la commando à l’arrière de la tête. Nissara répondit au quart de tours en se baissant encore plus évitant le coup de justesse. Sur le flanc du nouvel assaillant, elle frappa des phalange sous les cottes flottantes et se redressa pour lui enfoncer un coup de genoux sur le côté. L’humain avait à peine reprit ses esprits qu’il décocha une frappe qui ne toucha que l’épaule de la chasseresse qui s’était tortillé pour éviter le coup. Elle reprit l’avantage en lui tordant violent le bras, son autre main bloqua comme elle put le butarien qui se redressait avant qu’elle ne lui donne un coup de coude en plein visage qui le fit chancelé. La commando en profita pour frapper l’humain plié d’un violent coup de poing qui le projeta au sol. Se retournant une énième fois elle fouetta l’aire d’un coup de pied droit sur la tempe du butarien qui finit de voir milles étoiles.

Examinant rapidement la scène, la commando repéra 7 personnes à terre, la dernière debout encore au prise avec l’humaine. Nissara lâcha un sifflement bref, Vadrouille arrivant rapidement pour saisir la jambe du dernier debout. Tirant brutalement il lui fit perdre son équilibre et l’assaillant qui s’écrasa au sol. Lâchant plusieurs sifflement long la commando sembla diriger le Varren qui grimpa sur l’humain pas dutout rassuré de voir 80 kilos de muscle et de croc s’approcher de son visage. La chasseresse lâcha un sifflement bref qui stoppa l’animal à quelques centimètres du visage du mercenaire.

« Bien, je crois que nous savons maintenant qui vas payer les dégâts et surtout une tournée à tout le monde, je me trompe ? »

L’humain fit mine de ne pas trop comprendre jusqu’à ce que le Varren gronde devant lui.

« Oui oui je payerais ! »

« Brave petit »

Souriante la chasseresse se dirigea vers l’humaine, regardant rapidement si cette dernière était ou non blessé.

« Merci beaucoup pour le coup de main, ou … de boule »

Lance la commando amusée en regardant l’homme étalé avec le nez brisé au pied de sa compagne de bagarre. Elle revient finalement à elle, hésitant un instant, puis lui tendant la main comme le font les humains.

« Nissara T’sironia ravis de voir qu’il y’a des gens prêt à donner un coup de main dans des cas comme ça. » Elle marqua une pose, pour laisser le temps à l’humaine de répondre. « Enchantée ! Tu prendras quoi à boire ? Moi j’ai mon couchant d’Illium qui a été renversé ! »

Lance joyeusement la commando en direction du bar, ce petit échange semble lui avoir donné un coup de fouet et se communique dans son attitude avenante. D’un bref sifflement elle fait reculer Vadrouille de l’humain prisonnier qui se redresse rapidement de crainte de se refaire menacé par l’animal. Un regard appuyé de la chasseresse suffit au type pour rapidement pianoter sur son omnitech, et régler tout ce que son groupe devait et la commande supplémentaire. Une fois cela fait, il ne se fit pas prier pour aider ses camarades au sol à sortir le plus vite possible. La chasseresse s’installa finalement à une table avec son cocktail plein, visiblement de bonne humeur. Vadrouille s’installa tranquillement aux pieds de sa maitresse reniflant un peu l’humaine avant de simplement se coucher sur le côté. Nissara scruta plus attentivement laurine, visiblement intrigué.

« Merci pour l’aide en tout cas, vous êtes soldate non ? ça se voies un peu, tireuse d’élite je dirais même en vue de la carrure et des cales à vos doigts. Cependant Illium n’est pas un lieux réputé pour ses soldats de l’alliance au repos, une sortie entre amie ? Ou alors mercenaire en location ? »

La commando se reprit soudain se rendant compte de l’intrusif de ses questions.

« Hum, désolé si je joue ma curieuse, travers professionnel il faut croire, si vous répondez je me soumettrais à l‘interrogatoire aussi »

Répondit-elle amusée en essayant de détendre l’atmosphère en scrutant discrètement la réaction de l’humaine.
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:12

<blockquote>
Les adversaires se succédaient, et je remerciais intérieurement l’Asari de prendre les coups pour moi. Personnellement, j’aurais difficilement pu en gérer autant à la fois, et il ne faisait presque aucun doute que si j’avais été sa place, j’aurais finie roulée en boule sur le sol, grognant à chaque coup sans réussir à me relever. Mais ça n’était pas le cas. En un contre un, et légèrement galvanisée par les effets de l’alcool, peut-être, je tenais bon. Comme me l’avait si bien répété mon sergent instructeur, ma meilleure défense, c’était ma stabilité. Ma tenacité. Qu’importait le nombre de coups que je prenais, il fallait que je tienne bon, que j’encaisse. Tout ou presque se jouait dans la tête. Et j’avais une tête sacrément dure. J’essayais d’éviter de me laisser déconcentrer en regardant l’Asari combattre, mais, c’était difficile. C’était plutôt impressionnant, c’était… Gracieux. Elle devait avoir l’habitude des combats aussi proches, ça c’était sûr. Alors qu’elle mettait la plupart des adversaires à terre, j’étais toujours aux prises avec le mien, jusqu’à ce que le varren ne vienne m’en libérer, à mon grand soulagement. Reniflant en espérant ne pas saigner du nez, je vérifiais que tout était bien à sa place en me massant doucement les bras. J’allais avoir quelques bleus, à tous les coups, mais rien de grave.

Adressant un sourire de remerciements à l’Asari, j’inclinais doucement mon visage pour la remercier, avant de serrer sa main tendue de bon coeur. Ça n’était pas tous les jours qu’on voyait une Commando Asari se battre, ça non. Et encore, j’étais prête à parier qu’elle était loin d’avoir tout donné pour maîtriser sept mercenaires pas très entraînés. J’hésitais une fraction de seconde avant de lui donner mon nom. Après tout, elle n’avait probablement rien à faire que je sois une déserteuse de l’Alliance ou non, et puis, elle n’avait pas non plus un moyen quelconque de le savoir. Pas comme si c’était marqué sur mon front non plus.


« Laurine Sheeran, et, pas de soucis, j’adore botter le cul des idiots dans son genre, dis-je, dardant mon regard sur lui avant d’ajouter dans sa direction : Ce sera la même chose pour moi, merci pour votre tournée, vraiment, fallait pas. »


Affichant un petit sourire, je m’installais confortablement sur mon siège, prenant mon verre en le haussant dans la direction de Nissara pour trinquer. Je la laissais m’inspecter en faisant de même, détaillant ses peintures faciales avec un intérêt certain. C’était franchement pas mal, même si je pensais que ça ne pouvait bien rendre que sur des Asaris. Franchement, vous voyez un humain avec ce genre de marquages sur le visage ? Nan. A ses paroles, j’écarquillais un peu les yeux, avant de lâcher un sifflement admiratif. Tout ça se voyait sur mon corps ? Chapeau bas pour la bleue. Faisant la moue pour lui signaler que sa curiosité n’était pas mal placée, je sirotais une gorgée du cocktail avant de répondre :


« Oh, wow, bien joué ! Très observatrice. Effectivement, tireuse d’élite, ouais, et on est là pour une semaine de vacances entre potes, pour célébrer la nouvelle année. Pas vraiment le meilleur endroit, Ilium, mais… Le seul où on pouvait aller actuellement. »


Ce qui était amusant de noter, c’était que je ne mentais absolument pas. Enfin, amusant pour moi, évidemment. Dans le même temps, même si je n’allais pas lui mentir, je n’allais pas non plus crier sur tous les toits que j’avais déserté l’Alliance. Encore moins devant autant de gens. Et puis, a priori, il y avait d’autres choses à faire, non ? Je veux dire, j’étais là, tranquillement assise à un bar avec une belle Asari sacrément douée, j’avais bien le droit de reporter mes craintes à plus tard non ? Je décidais que si. Oui, j’avais le droit de ne pas réfléchir de temps en temps. Et aussitôt, je respirais un peu mieux, et mon sourire s’élargit encore un peu davantage.

Ça n’était pas tous les soirs que j’avais l’occasion de faire de nouvelles rencontres. A force de rester cloîtrée dans un vaisseau en fuite, ça limitait assez vite les conversations, et me remettre un peu à la vie en société… Ça faisait du bien. Voir des humains tous les jours à bord du vaisseau rendait presque rare le fait de croiser des aliens, c’était pour dire ! Alors, c’était bien de sortir de temps à autres, et d’oublier tous ses problèmes, juste pour un moment…

Et puisqu’elle me permettait de satisfaire ma curiosité, je n’allais pas non plus me gêner. Avec un sourire taquin, mes yeux pétillants de malice, je repris la parole :


« A mon tour, donc ! Alors comme ça, vous êtes une Commando Asari ? J’tiens à dire avant de commencer, que vous êtes sacrément impressionnantes, toutes, au combat. Et vous vous battez bien, Miss Nissara. J’ai deux grandes questions vous concernant, en fait. La première, c’est quelque chose que je me suis souvent demandée en voyant les Asaris en porter, comme vous. Vos marquages, sur votre visage… Ça veut dire quelque chose ou c’est décoratif ? Et ma deuxième question… C’est comment vous en êtes arrivée à domestiquer un varren ! Parce que c’est assez… Inhabituel ! »


Reprenant une gorgée du cocktail, je ramenais une mèche de cheveu derrière mon oreille en écoutant sa réponse attentivement, tâchant de boire lentement pour éviter de finir saoule avant l’heure. Ç’aurait été ennuyeux, tout de même !

</blockquote>
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:13

La commando écouta avec attention la réponse de la tireuse d'élite, car elle l'était belle et bien. Un sourire ourlait les lèvres de la chasseresse comme sa vis à vis semblait plus se détendre encore et qu'elle se mit à se confier à elle. Une pointe de fierté pointa en elle pour avoir vue juste, mais elle la calma rapidement, ce n'était pas le moment de devenir vaniteuse. Nissara se concentra donc sur la réponse de la jolie blonde puis elle écouta son retours de question. Elle eu un petit hochement de tête, visiblement flatté par les propos tenue par l'humaine. Penchant la tête de coté elle sembla s'intriguer d'un mot qui sembla lui arriver traduit par son omnitech une fraction de seconde plus tard. La commando remua doucement son cocktail et en prit une gorgée au moment de la dernière question de son interlocutrice.

"Merci bien en tout cas pour le compliment, et oui je suis bien une commando asari depuis .. bien un siècle, c'est bien ça le terme pour 100 ans ? Je ne suis pas encore la plus experte en langue humaine."

La chasseresse sourit mais il était vrais que la elle parlait en anglais directement, et non en asari traduit par l'omnitech de Laurine. Un certain accent transparaisse dans ses mots d’ailleurs, donnant un petit coté exotique à ses propos.

"Alors, pour la première question, il s'agit en fait d'un rite sacrée pour mon peuple, la mère en appel longuement à la déesse sous le regard d'une prêtresse qui communie pour savoir quel symbole portera l'enfant. On raconte que chaque symbole représente le caractère de l'asari de même que la couleur. Pour le mien je serais une violente casseuse de carré saupoudré d'une psychopate meurtrière .. pour le rouge vous comprenez"

La chasseresse avait laché tout cela avec le calme et la nonchalance d'une personne parlant du beau temps. Reprenant une gorgée de sa boisson elle n'y tena plus cependant devant la tête de Laurine et pouffa de rire. S'essuyant rapidement les lèvres nappé de cocktail, elle se hata de parler tout en se retenant de rire.

"Je plaisante ! C'est des tatouages pureté esthétique." lacha la commando secoué d'un fous rire en se trompant même de terme. "Vous auriez vue votre tête ! .. déesse ... c'est pas contre vous mais ...."

Repartant dans un fous rire la commando mit plusieurs minutes à se calmer essuyant une larmichette sur le coin de son œil.

"Désolé, j'ai pas put m'en empêcher c'était trop drôle. Plus sérieusement, se sont des tatouages faciaux que l'on choisis nous même, c'est asse prisé pour souligner le bleus de notre peau ou encore la forme de notre visage. C'est un peu comme vous avec vos .. cheveux ? C'est une façons de nous démarquer"

La commando sourit espérant que l'humaine n'a pas prit ombrage de sa petite plaisanterie. Elle reprit une gorgée de son verre pour finir de se calmer et flatta doucement le flanc du Varren à ses pieds qui semblait le plus heureux du monde.

"Pour ce qui est de Vadrouille je l'ai trouvé tout bébé en fait. Dans un laboratoire un peu glauque ou un galarien un peu fous faisait des expériences plus que douteuse. Il est le seul de sa porté à être encore en vie quand j'ai trouvé sa mère morte en couche visiblement. Il est issus d'une souche de Varren adapté à Thessia, donc, biotique, et je l'ai élevé dès que je l'ai eu."

La chasseresse regardait l'animal avec une affection non dissimulé avant de revenir à l'humaine.

"Bien sur ça n'a pas été simple ! ça reste un animal puissant et dominant, mais avec de la patience, et en se faisant respecter j'ai put l'éduquer, et il à traversé la guerre avec moi. Heureusement que mon heuu grand père oui voila, m'a aidé. Un krogan dans la famille ça aide pour le dressage de Varren !"

Nissara se laissa aller plus tranquillement sur le dossier de sa chaise et croisa gracieusement les jambes. Le mouvement fit jouer sa robe qui laissa une nouvelle fois entrevoir les tatouages sur le reste de son corps.

"Bien, à mon tours ! Donc la nouvelle année ? Vous la fêter dans cette période c'est ça ? ça à une signification particulière ou non ? Vous avez dit on aussi au début, y'aurait il votre unité sur la planète également ? ou alors votre commando ? Qu'est-ce qui à gené pour aller ailleur, ne valait mieux pas aller sur terre pour votre fête ?"

La chasseresse semblait curieuse, et à raison elle passait un bon moment pour l'instant, avec une rencontre intéressante qui plus est.
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:15

Spoiler : HJ :
Pardon du retard :3


<blockquote>
Les Asaris et leur âge… On avait beau me le répéter depuis le début des temps, je ne m’y faisais jamais. Mince, je savais jamais comment me sentir à côté d’elles ! Une partie de moi disait que j’étais bien trop vieille, et une autre me rappelait que face aux Asaris, j’étais à peine plus âgée qu’une nouveau-née. Elles avaient le temps de tant apprendre par rapport à nous autres Humains… Ça avait quelque chose de terrifiant mais d’impressionnant dans le même temps. Comme l’anglais, elle avait eu le temps de l’apprendre, puisqu’elle s’exprimait dans ma langue, sans passer par les traducteurs. Chose que j’appréciais, d’ailleurs, et je le lui fis comprendre par un hochement de tête chaleureux, acquiesçant à son interrogation sur la signification du mot siècle. Suite de quoi, j’écoutais avec attention sa réponse concernant les tatouages, écarquillant les yeux au fil de ses paroles.

Si j’avais su… J’aurais sûrement prêté davantage attention. La personnalité de l’Asari…? Etait-ce seulement possible ? Les Asaris pouvaient-ils être si avancés que… Son rire coupa net toute réflexion, et je pris une mine faussement boudeuse lorsqu’elle m’annonça m’avoir bien eu. Et sur ce, elle repartit presque aussitôt sur un fou rire, et mes lèvres s’étirèrent toute seules en un mince sourire, avant que mon rire ne se joigne un peu au sien. Je le lui ferais (gentiment) payer, ça c’était sûr… Comment ? Je n’en avais pas la moindre idée. Mais j’improviserais. Ce à quoi j’étais nulle, mais, qu’importe !

La véritable raison était toute simple, en réalité. Comme nos coiffures, apparemment. Ou peut-être nos tatouages, aussi. Allez savoir. J’allais douter chacun de ses mots, maintenant ! Ou presque. J’en savais trop rien. En même temps, il n’y avait pas non plus quelque chose de honteux à s’être faite avoir par une innocente plaisanterie… Et elle n’était pas de mon unité. Si elle l’était, peut-être cette plaisanterie aurait eu une signification toute autre. Comme dire que les femmes n’étaient pas les bienvenues dans un régiment d’élite, où la gent masculine dominait. Mais non. Nassara n’était rien de tout cela, et je pouvais laisser de côté ma personnalité revancharde, prête à tout pour se montrer à la hauteur de ses collègues humains.

Apparemment, l’apprentissage des bonnes manières à un Varren était quelque chose de bien plus compliqué que les tatouages Asaris. Aidée de son grand-père krogan (pourquoi n’étais-je pas étonnée), elle avait élevé cette… bête depuis sa naissance. Chapeau. Personnellement, je ne m’y serais pas risquée. Et puis, je n’aurais pas été autorisée à emporter des animaux, tout aussi dressés soient-ils, dans mes missions. Les Asaris avaient de la chance, si leurs Commandos étaient plus libres, plus libres de choisir leur équipement, et leurs compagnons. Même si en l’occurrence, je ne me plaignais pas de Tony, loin de là !

Les questions de l’Asari reprirent, et je bus une gorgée pour préparer ma réponse, et m’éclaircir les idées. Bien que sur ce dernier point, je n’étais pas convaincue des bienfaits de la boisson…


« Fêter le début d’année se fait le soir de notre 31 décembre, oui, et… Ça n’a pas vraiment de signification. C’est plus une tradition. Généralement, on fait des voeux, et on prend des résolutions, genre, je vais faire un régime cette année. Je sais pas pour les autres humains, mais moi, je n’ai jamais tenu une seule de mes bonnes résolutions, dis-je avec un petit rire. »


Reprenant une gorgée d’alcool, essayant de ne pas baisser mon regard trop bas, inexplicablement attirée par les tatouages qu’il me semblait avoir aperçu rapidement du coin de l’oeil, je repris la parole pour cacher mon trouble :


« Je suis ici avec une partie de mon unité oui. Ils sont partis dormir, les lâches, ils tiennent moins bien la boisson que moi il faut croire… On aurait bien voulu passer le nouvel an sur Terre, mais notre affectation actuelle ne nous permet pas d’y aller. On a juste quelques jours de repos dans le secteur de notre zone de patrouille. »


J’avais parlé de la voix la plus professionnelle que j’avais pu faire, afin d’éviter de dire qu’on ne le passait pas sur Terre « parce qu’il n’y avait plus personne là-bas pour nous. » Pourquoi plomber l’ambiance dans une soirée qui s’annonçait autrement bonne ? Et afin d’éviter toute réplique de sa part, je relançais aussitôt mes questions. Et quand je disais que je n’étais pas bonne pour l’improvisation ? C’était vrai. Je lâchais des mots, ne me rendant compte qu’après de leur signification.


« J’ai pas pu m’empêcher de remarquer vos tatouages… Ailleurs. C’est aussi pour vous démarquer ? Parce qu’on peut pas trop les voir, normalement, si ? »

</blockquote>
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:16

Spoiler : "HRP" :
(petit précision oublié, nissi à aussi des tatouages le long des bras, voir description ici : http://melrpg.forumactif.org/t233-dossi ... chargement ^^)


La commando souriait largement, elle était contente de voir son interlocutrice bien prendre sa plaisanterie, certains auraient put ne pas l'apprécier, mais l'humaine semblait vraiment la pour se détendre. ça tombait bien, Nissara également ! Elle écouta attentivement la réponse de l'humaine sur la nouvelle années, une coutume intéressante. Il fallait avouer que la plus-pars des races marquaient le passage des années, mais pas de cette manière, et c'était enrichissant de voir une façon de faire tel que celle-ci. Elle gloussa un instant à la remarque sur les bonne résolution, ce genre de détaille pouvait largement apporter son lot de plaisanterie !

La chasseresse remarqua ensuite le petit jeux de regard qui lui lançait l'humaine, il faut dire que sa tenue était faite pour attirer les regards à certains endroits. Laurine enchaina alors sur son unité et un sourire ourla les lèvres de l'asari qui voyait parfaitement de quoi voulait parler l'humaine. Bon, certe c'était Kalita qui tenait le mieux l'alcool, mais elle avait clairement de quoi tenir la dragée haute à d'autres bon buveur ! Elle opina ensuite quand l'échange passa sur l'affectation des gens, c'était plus que compréhensible comme raisonnement, même avec les relais, certains voyages prenaient tout de même du temps. La commando aurait presque fait une remarque, mais la tireuse d'élite enchaina rapidement, trop ?, sur ses propres questions. Désireuse de ne pas remuer quelque chose que l'humaine voulait sans doute garder pour elle, Nissara répondit donc volontiers en laissant un petit rire filtrer entre ses lèvres

"Hé bien, ils ne sont visibles dans leur entièreté que quand je suis vêtus de mon seul sourire, ce qui n'arrive pas tout le temps sous le regard d'un autre, mais donne un petit plus à ce moment la."

Lache la commando avec un petit sourire espiègle en portant de nouveau son verre à ses lèvres. Ses yeux pétillants semblent amusé par la question.

"Donc pas sur que vous les voyez, après, qui sais ce que nous réserve l'avenir"

C'était purement une taquinerie de la commando cette fois, elle trouvait Laurine attirante, c'était un fait, mais ne se voyais pas lui sauter dessus pour lui montrer tout la splendeur de son tatouage. Elle fit légèrement tourner les glaçons dans son verre avant de réellement finir de répondre à la question.

"Sinon c'est vraiment une question d'esthétique, et plus personnel je dirais, les asari ne sont pas si souvent tatoué que cela, et c'est mon petit plus personnel. Sans compter que la première partie de ce tatouage était un cadeau de mon commando, je l'ai un peu embelli avec le temps, mais je pense que je ne vais pas le développer plus maintenant. C'est peut être vaniteux, mais j'aime à pouvoir avoir certaines particularité physique tel que celle-ci, un peu comme mes cicatrices qui sont surement mes plus belles médailles."

La dernière remarque fut lancé avec une pointe de fierté dans la voix, il faut dire que la commando arborait ces marques de guerre sans aucune gêne ou honte, aucune ne l'ayant réellement défiguré.

"Et sinon ? votre tatouage à une signification particulière ? Et non c'est trop tôt pour vous venger de mon coup des marques faciales des asari"

Lance la chasseresse avec un certain amusement.

"Je me demande après, votre heuu .. accent ? ... il viens d'ou ? j'ai vraiment du mal à saisir les différentes intonations humaines, certains sont de colonie, de la terre et ou c'est identique, ou alors complètement différent. A quoi est-ce due ?"
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:16

Spoiler : HJ :
Encore une fois, pardon du retard ! T-T


<blockquote>
« Ah, lâchais-je en écoutant la réponse de l'Asari à ma question irréfléchie (et qui démontrait, bien malgré moi, un certain intérêt...). »


L'imitant en portant mon verre à mes lèvres, la partie de mon cerveau qui n'était pas encore totalement sous l'emprise de l'alcool réfléchissait à toute vitesse pour trouver quelque chose d'intéressant à dire, sans vraiment trouver. Dans le même temps, je savais que si j'en arrivais à voir ses tatouages dans leur entièreté, c'était que j'aurais vraiment trop bu. Pas qu'elle n'était pas repoussante –loin de là– mais je ne pouvais pas non plus repousser aussi facilement mes tendances légèrement humano-centrées. C'était... Plutôt dur. A vrai dire, le nombre de relation hors humaine que j'avais eu.. Elles devaient se compter sur les doigts d'une main. Et par "relation", je prenais le sens large, c'est-à-dire, avoir des contacts réguliers, rigoler ensemble et passer du temps avec. Alors, oui, de loin, ça pouvait ressembler à un racisme latent, et c'était d'ailleurs une des raisons pour lesquelles Cerberus m'avait approchée.

Pourtant, je n'étais pas raciste. Je n'avais rien contre les Asaris, les Volus, ou même les Butariens. Les Krogans, c'était différent, mais je n'en étais pas à détester chacun de leur représentant. Juste à me méfier de leur tempérament. Question de prudence. La raison pour laquelle j'avais passé aussi peu de temps auprès des autres races de la Galaxie était bien simple : en tant que soldate, j'avais eu d'autres préoccupations, et je devais essayer avant tout d'être à la hauteur de mes pairs, dans mon groupe d'armée. Les relations passaient après.

Me concentrant de nouveau sur la conversation, j'appris juste à temps qu'elle arborait ses cicatrices avec fierté, plus que n'importe quelle breloque en métal sans importance. Pour le coup, j'étais bien d'accord avec elle : les cicatrices parlent davantage que des médailles, même si j'évitais de les laisser s'installer si je pouvais l'éviter. Question d'esthétique, comme pour ses tatouages. Gloussant à sa remarque sur ma vengeance, qui n'allais sûrement pas tarder d'ailleurs, je jetais un œil à mon tatouage en forme de rose tandis qu'elle posait une nouvelle question.


« Canadien. Enfin, de la Terre, quoi. Je suis née dans le continent américain, sur Terre, près du Canada, une région très au Nord. Mon père m'emmenait chasser, parfois, pendant les vacances... songeais-je distraitement, repensant à tous ces moments en sa compagnie. Donc j'ai fini par prendre un accent Canadien. Rien de méchant, quant on connaît celui qu'ils peuvent avoir, mais ça fait une petite différence. »


Une petite différence, qui m'en avait fait voir de toutes les couleurs à l'Armée, évidemment. Tous ceux qui se croyaient durs parce qu'ils avaient grandis dans les colonies, tous ceux qui avaient beaucoup voyagé dans l'espace, qui racontaient avoir été confrontés aux pirates... Oui, ils se moquaient bien de la petite Laurine avec son accent parfaitement terrien. Je pris une grande respiration pour ne plus y penser.


« J'ai fait mon tatouage environ un an après mon engagement, c'était un peu un rituel de passage. Le but était de trouver le tatoueur qui ferait le plus mal, et d'encaisser la pose en serrant les dents. J'ai pris une rose parce que c'était mon surnom de bizutage, j'étais « petite et fragile comme une rose. » Alors évidemment, ça les a bien fait rigoler que je m'en fasse tatouer une, dis-je en riant doucement. Je leur avais dit que c'était parce que les plus belles roses avaient les épines les plus acérées, continuais-je avec un sourire mesquin rien qu'à ce souvenir. C'était de bonnes années, l'entraînement. J'avais des bons potes à la fin... »


Bons potes que j'avais perdu de vue très rapidement après mon départ pour l'école des tireurs d'élite, et encore davantage après le début de la Guerre. Et même si aujourd'hui je n'étais pas déserteuse, j'aurais refusé de les chercher. Je n'avais pas envie de voir qu'ils étaient morts.


« Et sinon, vous, vous faites quoi sur Ilium ? Vous n'êtes pas en mission je suppose ? demandais-je en finissant de boire mon cocktail. »

</blockquote>
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:17

La commando semblait particulièrement intrigué quand Laurine lui parla de son accent … Elle donna un nom, peut être une cité état ou un pays, la chasseresse n’en connaissait vraiment pas suffisamment sur la terre pour savoir de quoi il s’agissait exactement. Ceci dit-elle parla ensuite d’un continent. Américain hein ? ça elle l’avait déjà entendus, quelques humains ventant parfois leur appartenance à un tel continent. Finalement la seul autre ville que la chasseresse était Londres quand elle avait débarqué avec son commando sur Terre. Il faudrait qu’elle songe à aller voir cette planète qui avait visiblement bien avancé sur ses reconstructions, après tout la race humaine était celle qu’elle connaissait le moins surement et ce serait un voyage asse dépaysant en y pensant !

« Je devrais peut être songer à aller voir la terre un jours, vous pourrez me conseiller de bon coins à visiter pour mes permissions ! »

Lâche la chasseresse en souriant tout en écoutant avec attention ce que lui dit l’humaine à propos de son tatouage. Elle ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusé quand elle décrivit le pourquoi un tel tatouage. Décidément c’était partout pareille se dit la chasseresse en se souvenant de ce qu’elle avait subi quand elle était entré chez les chasseresses asari, et ce qu’elle avait fait subir en retours quand elle était instructrice !

« Donc le mot, "bizutage" c’est trouver un surnom à quelqu’un de nouveau ? Un genre de défis c’est ça ? »

Nissara souriait, décidément amusée par la situation que lui décrivait Laurine. A croire que tous les groupes militaires ou assimilé, quel que soit la race, se devaient de martyriser les petits nouveaux. La commando comprit immédiatement en quoi ces années-là pouvaient être belle avec le recul. On arrivait forte tête, se croyant la meilleur, on apprenait l’humilité tout en découvrant faire partie d’un groupe. L’asari ne comptait plus tout ce qu’elle devait à sa vie de commando, ho certes, elle avait perdus beaucoup de chose mais elle en avait aussi gagné énormément. Quand la question de Laurine fut lancé la commando s’adossa doucement à sa chaise, jetant un regard par la fenêtre en terminant son cocktail à son tours. Après un bref silence elle reprit la parole sans quitter la vue d’illium, son regard semblant se perdre dans ses souvenirs.

« Je venais souvent ici pour quelque permissions plus … excitante que sur Thessia, un petit côté plus cosmopolite pour l’exotisme, des boites aux musiques puissantes, un marché ouvert sur l’armement parfois alléchant pour nos profession. Toutes ces raisons me donnaient envie de venir avant la guerre » La commando tourna ses yeux vers l’humaine « C’est ici que la guerre a commencé pour moi, j’étais dans un restaurant quand un moissonneur balaya la zone de son rayon, j’ai été projeté contre un mur empalé par un armement de bétons »

La commando porta la main à son épaule distraitement soulignant la présence dans son épaule gauche d’une cicatrice prouvant ses dires. A quelques centimètres prêts, le cœur ou un poumon auraient pu être touché. Elle secoua un instant la tête avant de commander un second verre, et un pour Laurine si elle l’acceptait.

« Je suis revenus pour voir aussi comment tout cela avait changé, avait été reconstruit et pour faire avancer mes souvenirs vers autres chose qu’un zombie désireux de m’éventrer. Oui j’ai quelques « médaille » d’Illium si on veut, heureusement que certaines ont pu être soigné. Pas envie de finir comme un bourrelet de chaire non plus » Lance la chasseresse un instant amusée. Avant de reprendre une gorgée de son nouveau verre. « Désolé, la guerre n’est clairement pas le sujet de conversation le plus joyeux quand on est en aussi agréable compagnie et avec un bon verre. »

Un sourire d’excuse ourle les lèvres de l’asari, un peu comme pour s’excuser de ses mots précédent. Dans un geste presque rituel elle caressa le flanc de vadrouille qui dormait comme un bien heureux couché sur le sol. Il se cola un peu plus à sa maitresse ceci dit, comme sentant qu’elle remuait des souvenirs conflictuels. Elle jeta un coup d’œil ensuite à l’heure et reprit un petit sourire.

« Toujours pas debout tes collègues on dirait, alors ou tu à été plus sage qu’eux ou alors tu les surclasse aux concours à boire. »

La commando laissait un peu la discussion plus libre, elle n’avait pas envie de forcer Laurine dans un sujet qui lui aurait déplus en lui posant des questions sur la guerre. Nissara avait partagé un instant de ce conflit, chose parfois logique entre deux militaires, et si l’humaine voulaient en parlé elle le ferait. Sinon elle utiliserait surement la petite échappatoire offerte par la chasseresse avec sa dernière réplique.
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:18

<blockquote>
Oh, des destinations touristiques terrestres, j'en avais des tas. Aucune qui ne valait mon beau Canada, bien sûr. Mais il y avait bien la vieille Chicago, qui n'était pas si mal que ça. Mais la région au Nord du continent américain restait toujours ma destination favorite. Et si je pouvais retourner sur Terre ne serait-ce qu'une fois, et même s'il ne s'agissait que d'un aller simple, alors, ce serait là-bas que j'irais, sans hésitation. Le froid, la neige, la beauté d'une nature restée sauvage malgré tout. Pas sûr que ce soit très touristique, par contre, même si je ne doutais pas des capacités de l'Asari commando à survivre là-bas. Mais pour une raison que je ne m'expliquais pas, les gens appréciaient davantage la chaleur et le soleil en guise de vacances. Fronçant légèrement un sourcil pour me concentrer sur sa question, je lâche un petit rire avant de répondre, reposant mon verre vide sur le comptoir.


« Non, pas vraiment. Le bizutage, et je suis prête à parier que les Asaris ont leur genre de bizutage, c'est l'initiation faite aux nouveaux par les anciens. C'est, un peu plus dur qu'un tatouage, et les instructeurs ont beau dire que le bizutage est interdit, ils n'interviennent pas quand on nous réveille à minuit pour aller se battre dans la boue dehors, dis-je avec un petit rire. C'est la façon de nous intégrer, et de nous dire qu'on ne vaut pas autant qu'on le pense, du moins, pas avant d'être diplômés. »


Le bon temps, quoi, pensais-je. Le temps où je me sentais chez moi. Ecoutant attentivement la réponse de la Commando à ma question, j'haussais un sourcil en apprenant que sa guerre avait commencé ici-même, et non pas dans un déploiement classique. Être surprise en permission, alors que sa garde était baissée... Ça donnait à réfléchir. Evidemment, je savais que la surprise avait été totale dans les premiers systèmes touchés, et pour peut-être 90% de la population galactique, moi comprise. Mais lorsque le Commandement avait été décapité à Vancouver, j'étais loin, très loin de là, et si dans un premier temps le choc fut surtout d'apprendre qu'une partie du Canada venait d'être rasée, je fus rapidement déployée, prête à l'action. Et lorsque j'avais combattu les Moissonneurs, je n'étais pas surprise de leur présence, nous avions eu des rapports sur eux, leurs capacités. Et ma guerre avait commencé somme toute de façon très classique, et je ne doutais même pas qu'à la place de l'Asari, coincée dans un restaurant aux prises avec un zombi... Je pouvais être presque sûre que je n'en aurais pas réchappé. C'était une dure à cuire, à n'en pas douter.

Non, la guerre n'était pas un bon sujet de conversation quand on voulait passer un bon moment. De ça, c'était sûr. Je balayais tout de même ses excuses d'un revers de main, l'air de dire que ça ne faisait rien, et qu'elle n'avait pas plombé l'ambiance, et souris à sa petite remarque sur mes collègues et leur tenue de la boisson. Ce qui était une ouverture parfaite pour ne pas parler de la guerre, et de me replonger dans mes souvenirs. Toutefois, je savais par expérience que si on n'aborde pas un sujet aussi important, et qu'on se contente de saisir une perche pour changer de sujet, on attire l'attention. Alors, une petite évocation était tout de même nécessaire...


« T'en fais pas. La guerre, c'est pas mon sujet de conversation favori, c'est vrai, mais je suppose qu'on en a tous gardé des cicatrices. Pour le coup, je les ai moins visibles que toi, parce que j'étais dans un vaisseau au moment où c'est parti en vrille, et qu'après, j'ai fait que suivre les ordres, je suppose. »


Suivre les ordres. Ouais, ça, je l'avais fait. J'en étais pas fière aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui, j'avais compris à quel point l'Alliance était faillible. A quel point ce "modèle d'intégrité" était un foutu mensonge. A quel point, dans la confusion générale, et sans qu'aucun blâme ne soit adressé à personne, moi, et j'étais prête à parier que pas mal d'autres, avions du sang innocent sur les mains. Et ça ne partait pas, ça te collait à la peau. Comme des cicatrices.


« Entre nous, je n'ai pas été très sage. Je dois être un peu paf, là, oui. Mais mes collègues tiennent moins bien que moi, surtout après la soirée d'hier. Et puis, en tant que fille... Je dois mettre un point d'honneur à tenir l'alcool aussi bien que les hommes ! »


J'omis bien sûr de préciser que si j'essayais de me coucher dans mon état, je ne ferais que revoir en boucle des fantômes, ceux que j'avais assassiné "en suivant les ordres." Alors, oui, j'avais aussi cette raison de ne pas vouloir monter à l'hôtel et m'effondrer sur un canapé. Avec un peu de chance, si je buvais assez, je pourrais ne plus penser à rien et m'endormir en un quart de seconde, moyennant une migraine carabinée le lendemain. Peut-être que ça en valait le coup.


« Et sinon, tu travailles en solo ou en groupe, généralement ? Tu ne t'es pas encore... posée avec quelqu'un ? Je ne sais pas du tout quel âge tu peux avoir, et j'avoue que je n'ose pas te le demander, dis-je en riant. Du coup, je sais pas si tu as déjà pensé à... arrêter, et t'installer quelque part. Je t'avoue que pour moi, depuis la fin de la guerre, je pense que ma carrière militaire est finie, et que bientôt j'irais voir ailleurs. »

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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:18

La commando écouta avec attention l’explication du bizutage, et un large sourire fendis ses traits quand elle comprit exactement de quoi il s’agissait. Ses souvenirs volèrent des années en arrière pendant sa période d’entrainement puis remonter jusqu’aux fois, parfois récente, ou elle fut instructrice. Ce n’était pas forcément le plus dur, mais ils étaient adaptés à chaque situation. Si la manière douce ne marchait pas, arrivait alors la forte. Une chasseresse, et à plus forte raison, une commando, se devait de pouvoir tout surmonter avec l’humilité pour garder l’esprit claire

« Hooo oui nous avons nos propres "Bizutage" » Dit-elle amusé « Je l’ai ai subi autant que je les ai fait subir, j’étais une vraiment une forte tête quand je suis entré chez les chasseresses puis les commandos. » Elle finis alors son verre en souriant. « Maintenant je suis parfois appelé pour calmer des fortes têtes »

La chasseresse rit doucement, plusieurs souvenir lui revenant de ces moments de « cadrage ». Elle se souvins étrangement de Kalia, une asari prometteuse … Elle papillonna un instant des paupières pour chasser les dossiers d’elle qu’elle avait lue et revint à son interlocutrice. L’échange sur la guerre se passa un peu comme l’avait prévus la chasseresse, on préférait souvent éviter de tels sujets. Elle parla également de ses cicatrices, qui sais, un jour elles s’entendraient peut être suffisamment pour se les montrer en racontant des anecdotes sur les combats. Elle capta cependant une Légère hésitation chez son interlocutrice, c’était extrêmement discret, à peine un voile passant sur son visage semblant être en rapport avec les ordres … mais cela avait été si fugace que la commando ne pouvait en être certaine, peut-être même l’avait-elle rêvé … Quoiqu’il en soit, l’humaine enchaina avec la perche que lui avait tendus la chasseresse, un aire amusé passant sur ses traits.

« J’ai toujours eu du mal à saisir vraiment ce soucie entre mâle et femelles des autres espèces. Comme si il y’avais un concours couille contre nichon ! » Lance t’elle en riant. « Et toujours ce désire des mâles de montrer qu’ils ont le plus gros carré, tellement à vouloir les poser sur la table pour se la jouer qu’ils sont surprit de se les faire claquer en venant chouiner vers les filles " Bhouhouhouuuu ça fait mal, tu me fait une p’tite pipe pour me soulager ? " » La commando rit un instant de sa remarque avant de souligner « Oui, les gros mots sont toujours ceux qu’on apprend en premier dans une langue étrangère. »

La commando s’amusa de sa propre bêtise, signe qu’elle était vraiment détendus pour se lâcher autant auprès de l’humaine. Elle ne pensait pas la choquer, si le bizutage était partout, l’humour un peu lourd devait clairement y être aussi. A croire que c’était peut-être le fait de jouer avec des flingues qui faisait ça, de quoi donner à réfléchir. L’humaine parla ensuite du possible groupe de la chasseresse. Elle prit le temps de la réflexion, venant saisir un glaçon entre ses doigts avant de le suçoter doucement comme un bonbon. De quoi se donner une contenance avant de parler en comptant sur ses doigts.

« Je dirige un commando de 5 asari en fait, je pars donc rarement en mission seul même si c’est arrivé par le passé. Il y’a Kalita, ma seconde, une biotique de contacte comme moi, particulièrement redoutable et bonne vivante, surtout du en partie à son père Krogan. Elle dirigeait une autre unité avant de nous rejoindre. Ensuite il y’a Losnia, notre artillerie biotique ambulante, discrète parfois, mais pas la dernière pour faire des coups fourré loin de la ! Elle est en binôme avec N’okia, notre tech de terrain et hackeuse, de quoi nous ouvrir toutes les portes quand elle n’écoute pas sa musique ! Elles sont en couple toutes les deux d’ailleurs. En soutiens on à Astilia, notre tech drone et soutiens, elle surveille le champ de bataille en permanence. Enfin, ça c’est quand elle surveille pas autres chose, elle est pas du genre à avoir heuu … ses yeux dans son sac ? Enfin il y’a Nostia, elle était au SSC avant de nous rejoindre pour la guerre. Une adorable turquoise qui s’excuse à chaque tire, adorable. »

La commando sourit, asse fier de son commando en fait, un certain sentiment fraternel ressortant de ses propos. Elle reprit un petit temps de réflexion pour répondre aux autres questions de l'humaine.

« Hé bien pour tout dire j'ai 432 ans » Lache la commando en scrutant avec amusement la réaction qu'allait forcement avoir Laurine. Chez les humains, ça ne manquait pas de les prendre de court ainsi ! Laissant un petit rire filtrer elle s'excusa d'un geste de la main. « Désolé, ça me fait toujours rire comment vous réagissez les humains. .. Pour ce qui est de me poser avec quelqu'un, hé bien j'ai eu un début de vie mouvementé diront nous, donc peu de rencontre et après trop méfiante pour en faire. Mais j'ai faillit, avec un drell. On s'est rencontré sur une mission, pas dans le même camps, et finalement on à couché ensemble, c'était bien. Mais il à été emporté par le syndrome de kepral malheureusement. »

La commando à un sourire nostalgique, un brin détaché. Cela peut surprendre car on sens une tendresse authentique dans ses propos. Une douleur qu'elle aura surmonté parmi d'autre. Elle se redresse ensuite, plus souriante, comme si elle avait vraiment évoqué un simple bon souvenir.

« Je suis heureuse de ce que j'ai vécus avec lui, mais ça ne s'est pas fait, ensuite, entre mission et autre, je n'ai connus que des aventures plus ou moins longues avant que la guerre n'éclate. Je dois dire qu'une fois qu'elle fut finis, l'idée m'a traversé l'esprit, mais pas longtemps. je ne saurais pas dans quoi me reconvertir, j'aime ce que je fait dans le sens ou j'ai la sensation, et la preuve, d'être utile. la guerre est finis certe, mais il reste des problèmes, comme avant, comme maintenant, comme plus tard. Mon but est de faire en sorte que le plus possible ne subissent les affres d'une vie aussi lourde et dur qu'a put être la mienne ... »

Sur ces mots la commando s’arrête un instant, un sourire en coin étirant ses lèvres alors qu'elle se reprend.

« Voila que je joue les dramatiques ! Enfin, j'aime ma vie ainsi, j'aime ce que je fais, enfin surtout le but de ce que je fais et puis, que pourrais-je faire ? Barman ? naaaaan ! Je ne compte pas me "poser" pour le moment. je trouverais peut être un ou une compagne de route, mais je ne désire pas quitter les commandos pour le moment. a voir ce que l'avenir me réserve après ! »

La chasseresse s’adosse ensuite à sa chaise, se lançant dans un nouveau jet de question, toujours souriante et détendus.

« Et toi ? Elle est composé de combien de soldat ton unité ? T’aurais as une ou deux anecdotes ? Tu parlait de te poser, tu aurais une idée de reconversion ? de personne avec qui t'installer ? »
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:19

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Spoiler : HJ :
Décidément... Je 'mexcuse de ce retard inexcusable ! Cette fois-ci, il était terrible ><



Ha, elle marquait un point. Faire subir le bizutage à notre tour était d'un gratifiant...! Et puis, ça permettait de casser illico presto les caractères un peu trop fougueux. Ouais, ça avait le mérite de ça, au moins. Certes, sur le coup, on en prenait pour son grade —et j'avais le souvenir que dans mon cas, pas qu'un peu—, mais après, on se sentait accepté, comme faisant partie d'un groupe. D'un groupe soudé, prêt à aller bizuter les années suivantes ! Par contre, contrairement à elle, on ne m'avait jamais appelée par la suite pour former les recrues suivantes, et il faut bien dire que je n'ai pas la carrure du sergent instructeur de base. Je n'aime pas crier, je ne suis pas costaude, et je n'aime pas me mettre ainsi en avant. Nan, les fortes têtes, elles trouveraient bien quelqu'un pour les recadrer toutes seules, pas besoin de moi. Tony serait plus à même de faire ça. En tous cas, ça me faisait sourire rien que d'y penser, et apparemment, elle aussi ! Comme quoi, les bons souvenirs dans l'Armée restaient souvent à l'entraînement.

A sa remarque suivante, toutefois, je ne pus m'empêcher de la regarder avec des yeux ronds. Comment avait-elle parlé...? Puis je ne pus m'en empêcher : j'éclatais de rire à mon tour, acquiesçant à sa remarque : les jurons, ouais, c'était tous ce qu'on apprenait en premier dans une langue étrangère. Y'avait pas à dire, elle était bien différente de toutes les Asaris que j'avais rencontré jusqu'à alors, et bien différente aussi de l'image que je m'en faisais ! Après, sûrement que son entraînement militaire devait avoir joué. Je doutais que, disons, la Conseillère ou l'Ambassadrice Asari parle en ces termes si... Châtiés. Mais apparemment, les Commandos parlaient comme nous, comme les Marines Humains. Et c'était bon à savoir.

Et puis, ça me faisait vraiment plaisir de parler avec elle. Entre militaires. On se comprenait, je pense. Elle avait beau être Asari, le fait qu'elle trouve que les hommes se considèrent toujours supérieurs aux femmes étaient exaspérant. Et, d'ailleurs, ça avait encore plus de poids venant d'une Asari, qui aurait très bien pu n'en avoir que faire, vu qu'elles étaient toutes asexuées. Quand je repensais à tous ces types que j'avais du recadrer... Que j'avais du montrer mes compétences, tout le temps, prouver que je pouvais faire la même chose qu'eux... Je n'avais jamais voulu avoir de traitement de faveur, et je n'en avais jamais eu. Une bonne chose, finalement, si on considère mon point d'arrivée.

Nissara me parla ensuite de son commando, et j'écoutais assez attentivement. Pas au point de tout retenir, mais j'essayais surtout d'en apprendre un peu davantage sur la composition d'un commando Asari. C'était pas tous les jours qu'on avait le loisir de discuter avec l'une de leurs membres, alors, d'apprendre comment elles formaient leur Commando, c'était autre chose. Chacune avait sa spécialité, mais ce fut leur nombre qui me surprit le plus, à vrai dire. Six Asaris... C'était autre chose que mon éternel coéquipier. Oh, je savais bien qu'il existait des commandos nombreux, et puis de toute façon, elle ne devait pas les prendre toutes à chaque fois avec elle. Du moins, c'est ce que je supposais.

Lorsque l'Asari m'apprit son âge, j'eus un petit sourire, laissant sortir très brièvement ma langue, avant de me mordiller la lèvre inférieure en secouant la tête, ce qui était plus ou moins ma façon d'exprimer des émotions contradictoires. 432 ans... Ces Asaris alors. D'un côté, cela avait l'air tellement attrayant, que de vivre aussi longtemps... Mais d'un autre côté, c'était sacrément effrayant. Et à vrai dire, je ne savais pas si je leur enviais leur longévité. Elle parla ensuite sans gêne de sa relation avec un Drell, une relation éphémère, puis, de relations courtes jusqu'à la Guerre. Mais donc, pas de reconversion dans sa tête. Comme quoi, je devais être un cas isolé dans l'Armée. Un cas désespéré, peut-être ? Contrairement à elle, je n'avais ni la sensation, ni la preuve d'être utile. Je ne l'avais pas eu dans l'armée, et je ne l'avais pas non plus maintenant.

A voir ce que l'avenir nous réservait, ouais. On avait plus que ça à faire maintenant. Nissara enchaîna sur ses questions, et je m'attachais à reprendre un petit sourire en répondant. Mieux valait éviter qu'elle se doute de quelque chose. Pas que j'avais envie spécifiquement de lui mentir, peut-être saurait-elle garder le secret, mais... Le moins de personne étaient au courant, le mieux c'était.


«En fait, mon commando est bien plus restreint que le tien ! Mais ça vient sûrement du fait que je fais partie d'une unité de reconnaissance, et donc, je ne suis pas censée voir l'action de près. J'ai un seul coéquipier, c'est mon binôme tireur. Il me spécifie les cibles, et éclaire la route avec son fusil d'assaut, tandis que j'ai le fusil de précision pour les tirs. On a un autre duo comme ça dans le vaisseau, mais principalement, on opère seuls. Donc, ouais, c'est un peu différent, mais on s'entend au poil. »


Une ou deux anecdotes ? Je clignais des yeux plusieurs fois pour chasser les anecdotes morbides que je pourrais cracher comme du venin, pas contre elle, bien sûr, mais contre l'armée. Non, non, je n'avais rien contre elle, et le faire comme ça, à brûle pourpoint, ce serait la faire fuir... Ou la mettre sur la voie de me démasquer.


« J'ai pas des masses d'histoires... Mais il y a bien cette fois où j'étais sous les ordres d'un capitaine idiot, qui passait son temps à compter ses médailles et à chercher des "trophées" de guerre, genre, les armes ou les insignes des ennemis. Et une fois, on observait un mouvement de troupes adverses dans un village, et le type nous dit qu'il veut appeler l'artillerie pour tout raser. Le problème, c'était qu'on était même pas à 50 mètres du village, et autant dire que l'artillerie allait se faire une joie de tout nous faire tomber dessus. Alors, on a essayé de lui dire que c'était dangereux pour les éventuels civils du village, mais surtout pour nous... Rien n'y a fait, j'ai même été jusqu'à le menacer, non, il tenait à son tir d'artillerie. Et quand il m'a annoncé les coordonnées de tir, j'ai hoché la tête, et j'ai dis "A vos ordres, mon capitaine." Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il était tellement mauvais qu'il avait les mauvaises coordonnées ! Le temps qu'il s'en aperçoive, les ennemis s'étaient déjà tiré, et on a pris le village sans un coup de feu. »


J'eus un petit sourire en repensant à cette histoire, avant d'embrayer aussitôt sur une seconde, pour éviter de repenser à toutes les autres conneries que ce capitaine nous avait fait subir, et qu'on avait pas pu rattraper alors.


« Sinon, pendant mes permissions à la Base, y'avait ce petit sergent, un véritable petit tyran, qui criait à qui voulait l'entendre qu'il lisait toujours parfaitement tous les documents qu'on lui présentait, et ne les signait qu'après avoir tout vérifié. Ça devait être un de ceux qui lisent vraiment les conditions d'utilisation des Omnitechs, si tu vois le genre ! Enfin, bref, à la Base, il y avait un mannequin d'un Marines, que tout le monde appelait Anderson. Et un jour, on a fait passer au sergent une demande de permission pour Anderson, et le sergent, évidemment, a signé la demande sans problème. Sauf que deux semaines plus tard, en ne voyant pas le retour du "Marine Anderson", il a annoncé au Commandement qu'il avait déserté. La police militaire a du intervenir... Pour se rendre compte que le seul Anderson à être jamais passé par la Base était le malheureux mannequin... Le sergent avait tellement la rage contre tout le monde qu'il a fait écoper de punitions à peu près tous ceux qui ont eu le malheur de croiser son chemin pendant des jours ! »


Un sourire un peu plus franc étira mes lèvres à ce souvenir. Lui n'avait jamais été vraiment méchant, ou du moins, n'avait jamais causé la mort d'innocents. Brave sergent. J'étais presque certaine qu'il devait encore être derrière son bureau, à l'heure qu'il était.


« Sinon, non, je pense pas me poser de suite non plus. J'en ai pas les moyens, et je saurais pas trop où aller. J'ai jamais eu de relation sérieuse non plus, donc pas moyen de m'installer avec quiconque. Je pourrais retourner au Canada... Mais je m'ennuierais. Alors, quoi, je continue mon petit bout de chemin, en attendant de voir où il me mène ! »


Fronçant les sourcils, commençant à sentir des chaleurs sur mon front m'indiquant que l'ivresse n'était plus très loin, je lui adressais un grand sourire avant d'ajouter :


« Et bien... Je ne trouve plus vraiment de questions à te poser. Je sais pas. Si t'as envie de parler d'un sujet en particulier par contre, on peut s'arranger, dis-je avec un clin d'œil. »

</blockquote>
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:19

Spoiler : "HJ" :
Pas de soucis ! ^^


La commando souriait largement en vue des réactions de l’humaine, non vraiment elle passait un moment très agréable avec cette tireuse d’élite. Elle avait visiblement bien jugé en se disant qu’elle ne choquerait pas sa camarade de discussion. Les militaires semblaient vraiment avoir un point commun entre chaque espèce, c’était asse agréable en fait de savoir ça. Enfin, elle s’en était rendus compte longtemps avant après tout pendant la guerre bon nombres d’unité multiraciale avaient du travailler ensemble contre les moissonneurs.

La chasseresse écouta ensuite les réponses à ses questions, déjà celle sur son unité, seulement deux ? Elle opina alors quand Laurine parla de groupe d’éclaireur, en effet, ils ne devaient être appelés que pour des situations spécifiques ne nécessitant que deux personnes. Il est vrais que le commando de Nissara était pensé pour des interventions en force sur le terrain, pas forcément les mêmes prérogatives donc. Dans tout les cas sa vis-à-vis semblait parfaitement à l’aise avec son coéquipier ce qu’elle comprit parfaitement, quand on devait plusieurs fois la vie à quelqu’un, un lien se créait forcement. C’est alors qu’arriva le sujet des anecdotes, une fois encore une émotion sembla passer dans les traits de l’humaine, c’était la seconde fois que Nissara semblait percevoir quelque chose, y’aurait-il un réel soucie entre Laurine et sa vie de militaire ? Dans tous les cas elle enchaina rapidement avec sa petite histoire, un vibrant témoignage sur ce qu’elle pensait de sa hiérarchie, ou du moins de l’un d’entre eux. La commando en fut proprement halluciné, comment un incapable pareille pouvait avoir accès à des frappes tactiques ? Que la personne soit expéditive elle l’avait déjà vue chez les Butarien ou d’autres, mais elle pensait les humains moins extrêmes, mais qu’en plus de ce .. pragmatisme diraient certain, il était d’une stupidité crasse la ça allait loin.

« Déesse, pas de chance d’avoir eu un tel officier ! Encore heureux que j’en ai croisé des compétent dans l’alliance, ça m’aurait vraiment fait peur sinon ! »

La commando scruta discrètement la réaction de Laurine à cette remarque, se demandant si elle percevrait une nouvelle fois un malaise dans ses traits. Elle écouta ensuite la seconde histoire, qui fit bien plus rire l’humaine et l’asari. C’était en effet des plus cocasses, et la chasseresse imagina avec plaisir la situation qui en avait découlé. Sans compté que l’archétype du sergent adorateur de la sainte paperasse avait largement de quoi la faire sourire.

« Le retour de bâton à dut être rude, mais de ce que tu me dit, ça devait franchement en valoir la peine ! »

Enfin sa dernière question trouva une réponse dans la déclaration de l’humaine, elle parlait de s’installer mais n’avait visiblement pas plus de possibilité que Nissara, encore que … la commando avait de l’argent de côté, mais n’en voyait pas forcement l’utilité ou n’en avait pas vraiment le désire, ce qui ne semblait pas être le cas de l’humaine. La chasseresse se demanda sérieusement si Laurine n’avait pas quelque chose contre sa carrière de militaire. Elle lança cependant la balle dans le camp de l’asari qui pouvait visiblement aborder n’importe quel sujet avec Laurine. Elle sourit en réfléchissant, le petit clin d’œil de l’humaine semblait lui avoir plu en tout cas, témoins d’une forme de complicité, surtout après le mini tirage de langue quand elle avait annoncé son âge. La commando se tapota doucement la lèvre, réfléchissant au sujet à aborder. Elle se posait bien des questions sur le passif militaire de l’humaine, mais ce sujet ne semblait pas le plus approprié en vue de ses réactions. La chasseresse se demanda quel sujet abordé avant de finalement partir en dérision.

« On pourrait parler de la situation géopolitique hanari, un sujet passionnant après tout ! »

Lança Nissara le ton chargé d’ironie, non cette fois elle ne se ficherait pas de la pauvre humaine qui avait déjà subi les affres de ses taquineries quand elle avait parlé des tatouages asari. Elle reprit cependant un air un peu plus sérieux, se disant qu’elles avaient déjà asse partagé pour qu’au moins elle l’éclaire un peu.

« eh bien, tu réagit étrangement à chaque fois que la hiérarchie semble mentionné, y’a-t-il un souci de ce côté-là pour toi ? » Le ton qu’elle emploie est doux un peu comme celui d’une grande sœur peut être, dans tout les cas aucun jugement ne pointe dans sa voix. Elle s’empresse cependant d’ajouter, d’un ton un peu plus détaché pour désamorcer au mieux tout soucie.

« Si tu ne veux pas en parler il n’y a pas de soucie bien sûr, on a tous nos histoires compliqué et je comprendrais si tu préfères éviter d’en parler, tu à même le droit de me rendre la question ou une autre si tu en a une que tu oses pas poser ! »

La chasseresse sourit doucement à cette dernière remarque, un échange, voilà ce qu’elle pensait le mieux pour comprendre chacun, les deux apprenants de l’autre arrivant à mieux se comprendre et partager. Cette humaine l’intriguait après tout, mais elle ne voulait pas non plus la brusquer.
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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Laurine Sheeran » 12 Mars 2015, 17:21

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Tirant un petit sourire sur sa remarque sur la passionnante géopolitique hanari, j'eus soudainement l'envie de rabaisser une casquette imaginaire sur ma tête, aussi passais-je donc machinalement une main dans mes cheveux le temps que mon trouble ne se dissipe. Généralement, c'était un petit signe que je commençais à stresser, mais il n'y avait aucune raison, n'est-ce pas ? A sa phrase suivante, par contre, je compris que mon instinct ne m'avait pas trompée : j'étais allée trop loin. Je lui avais mis, toute seule, comme une grande, la puce à l'oreille. Mes mâchoires se serrèrent, et pendant une petite seconde, j'eus l'impression que tous mes muscles se contractaient. Est-ce qu'il y a un soucis ?

Les voix résonnaient dans ma tête, sans consistance. Les souvenirs affluaient, et je me crispais un peu plus. Si je n'avais pas lâché mon verre, je l'aurais sûrement éclaté entre mes doigts. « Est-ce qu'il y a un soucis Marine ?! » me criaient les sergents instructeurs. Je me rappelais me lever aussitôt, formant un garde-à-vous, pour crier qu'il n'y avait aucun soucis. Les souvenirs étaient si forts que je cru m'être réellement levée, mais j'étais toujours assise, l'air maussade, les jointures de mes doigts blanchies d'avoir été serrées. Je reportais mon visage sur l'Asari, et ce fut environ à ce moment là que je pris conscience qu'elle était réellement plus grande que moi. Je me sentais... écrasée. J'avais envie de tout lui raconter. De tout lâcher. Mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais tout simplement pas. Elle était Asari. J'étais humaine. Je ne pouvais pas cracher dans le dos de l'Alliance avec elle. Ça, c'était une raison. Ensuite, elle était encore dans le service actif. Moi pas. J'étais une déserteuse, et si j'avais encore ma tête sur mes épaules, c'était par ma discrétion. Et je savais que si je commençais à parler, je ne pourrais plus m'arrêter. C'était quelqu'un de bien, je le savais, ou du moins, je croyais le savoir, mais je n'étais simplement pas prête.


« Non, aucun soucis, dis-je, avec toute la crédibilité au monde. »


Voilà. Ça n'était pas plus compliqué que ça. Restait plus qu'à embrayer sur un autre sujet, n'importe lequel. Tout était mieux. Mais en même temps... Je ne pouvais pas rien dire. Il fallait que ça sorte. J'étais prête à me lever pour me réfugier quelque part, attendant que ça passe. Est-ce que j'étais en train de devenir folle ? Je savais qu'on m'avait diagnostiqué avec du stress post-traumatique. Mais est-ce que ça changeait quelque chose ? Peut-être était-ce l'alcool, aussi. Qu'est-ce que j'en savais moi. Respirant profondément, je fermais les yeux un instant, avant de plonger mon regard dans le sien.


« Enfin, c'est pas totalement vrai. Je... J'ai eu pas mal de soucis avec... mes supérieurs pendant la guerre. C'était... confus. J'ai fait des erreurs par leur faute, et ça.. ça me pèse un peu. »


C'était le moins que je puisse dire. Mais je ne pouvais rien ajouter de plus. Ma gorge était trop nouée, je n'osais plus ajouter un son. Comme si cela allait déverser les fureurs de l'Univers. Je ne pouvais rien dire de plus. Pas ici. Pas avec ce monde. Reniflant en détournant le regard, je dissimulais ma main droite dans mon dos, cachant son tremblement soudain et incontrôlé. Les souvenirs continuaient de revenir, comme des vagues. Comme chaque nuit. Chaque nuit que je passais ici, dans ce bar, à boire, était une nuit où j'évitais d'aller dormir, et de les retrouver. Chaque nuit que je passais à faire autre chose était une fuite en avant, un refus d'admettre ce que j'avais fait. Parce que dans le fond, c'était moi qui avait pressé la queue de détente. Pas mes supérieurs que je décriais. C'était moi. J'avais tué, j'avais assassiné ces innocents. C'est pas des choses qu'on oublie. Pas des choses qu'on me laisse oublier. Et ça n'était pas des choses que les gens pouvaient comprendre. Pas vraiment. Et il y avait fort à parier que si je lui disais ça, Nissara serait... Me prendrait pour un monstre. Et je n'avais pas vraiment envie de ça. Relevant la tête, j'eus un petit sourire timide.


« Ça ne vaut pas le coup qu'on en parle, crois-moi, assurais-je en prenant une pose déterminée. C'était la guerre, et c'est pas des sujets à évoquer dans un bar. On pourrait parler d'autre chose ! Regardes, tu aimes voyager ? Moi j'adore, on se sent si petit face à la galaxie ! Et sinon, dans l'genre dessin, tu t'y connais ? Moi un peu, j'arrive à faire des jolis trucs. J'excelle dans la peinture... de camouflage ! Faudrait que tu vois ça, j'suis prête à parier que sans instrument, tu me verrais pas à dix mètres ! m'écriais-je, enjouée. »


Typique de ma personnalité, changer de sujet, et faire semblant d'être heureuse. Parler de plein de choses. De tout et de n'importe quoi. Noyer le poisson. Ça marchait à quasi tous les coups. L'interlocuteur était généralement si surpris du revirement qu'il n'osait plus revenir sur la conversation précédente. Comme d'habitude, j'avais choisis. Choisis entre m'exprimer, tout déballer, et m'enfermer dans ma coquille, croyant naïvement qu'elle me protégerait. Je ne pouvais pas changer mes habitudes, tout comme je ne pouvais pas changer qui j'étais...

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Re: Un bar, une blonde, une bleue

Message par Nissara T'sironia » 12 Mars 2015, 17:22

Nissara scruta un instant la réaction de l’humaine, craignant d’avoir touché à un sujet délicat. Sa réaction, bien qu’elle fasse tout pour le cacher, était sans appel. Laurine sembla un instant perdu en proie au doute, un doute qui ronge et qui fait se méfier de tout. La commando crus comprendre ce qui se passait dans l’esprit de l’humaine, mais n’avait rien pour en être certaine. Mais quand elle dit que tout allait bien, la chasseresse comprit qu’au contraire rien n’allait. Elle finis par craquer, lâchant une courte phrase sur son malaise, des propos qui permirent à la commando de mieux comprendre son état. Les phalanges blanchis à force de serrer le poing, une main tremblante qu’elle cacha dans son dos, trop de signe témoignait d’un profond malaise. A cet instant précis, Laurine lui parut terriblement fragile, chose qui sembla d’autant plus vrais quand elle changea brutalement de sujet en souriant de toute ses dents. Intérieurement, Nissara eu mal pour elle, ce genre de culpabilité, elle connaissait. Avec un sourire calme et doux, la chasseresse approcha sa chaise de celle de son interlocutrice, et la prit lentement dans ses bras.

« Calme toi, tu n’as rien à craindre nous avons tous nos démons … »

La commando ne savait trop pourquoi elle poussais si loin son désir d’aider l’humaine, elle se montra en tout cas douce et réconfortante, un peu comme une grande sœur. Elle avait réagi sous le coup d’une impulsion, peut-être trop cavalière. Elle craignit un instant être aller trop loin avec Laurine et elle se demanda comment elle allait réagir à son brusque élan de compassion.

Elle faillit être repoussée, faillit. En effet, l’humaine s’était brusquement crispé prête à s’écarter vivement de l’asari qui venait de la prendre dans ses bras. Mais quelque chose sembla la retenir. Doucement, elle commença à se détendre et se laissa complètement aller contre Nissara. La commando se félicita d’avoir vue juste, mais elle n’avait fait que le premier pas pour aider Laurine, le plus dur restait à venir.

« Je … j’ai ... je ne sais plus trop où j’en suis »

Marmonna la jeune femme tout bas, si bien que la chasseresse l’entendit tout juste, suite à cela elle tendis ses bras et rendit l’étreinte de l’asari, un peu maladroitement, mais avec sincérité. Elle cacha également son visage dans son cou peut être par crainte de pleurer sous le regard de la chasseresse. La commando releva une main pour lui caresser les cheveux, c’était si doux chez les humains.

« Tu es paumé, tu a été entrainé et il t’est arrivé des choses qui te restent sur la conscience. Calme toi respire doucement, si tu veux en parler je t’écoute, sans jugement, sans t’interrompre. J’ai vécus des épisodes difficiles aussi et je m’en suis sortie, y’a toujours moyen de s’en sortir il faut juste que tu te laisses aider. »

Une nouvelle fois la commando crains d’aller un peu loin dans sa démarche. Elle à beau avoir une certaine connaissance du sujet, elle n’a rien d’une psychologue. Cependant elle à vraiment à désire d’aider cette humaine maintenant qu’elle comprenait mieux ce qu’elle avait. A voir si elle l’accepterais …
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