Une enfant chez les geths!

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Modérateurs : Administration, MJ

Une enfant chez les geths!

Message par Seides » 25 Novembre 2017, 21:07

• Date du RP : 4 Avril 2190
• Lieu du RP : Orbite autour de Joab
• Type de RP : solo
• Nombres de personnes requises : 1 (Séides)


Séides se faisait passer un savon.

Pour les synthétiques ça ne ressemblait pas (en apparence) à une engueulade bien organique.
Là, le geth se tenait droit comme un I devant le prime qui lui balançait à la tête la totalité des objections possibles à la présence d'une organique indésirable au sein du vaisseau. Le tout dans un silence feutré. Pas besoin de vocaliser quand on peut balancer en binaire et sans-fil.
Une organique, adolescente, non-éduquée, seule et asari de surcroît.

Suivit la longue liste des dangers que le vaisseau courait avec cette race notoirement biotique, surtout non-éduquée, ainsi que les risques sanitaires.

Bref, la petite asari était indésirable.

La seule défense de Séides fût le châtiment qu'elle risquait s'il n'avait pas agit. En effet le marchand qui "l'employait" était plutôt porté sur les coups de fouets. Auquel le prime répondit qu'il restait encore bien des enfants fouettés et qu'il n'allait pas les chercher tous pour ce qu'il savait.
Séides en resta coi devant la logique du capitaine. En effet, il ne pouvait pas tous les prendre. Pourtant ça n'était pas l'envie qui lui manquait. Pour enfoncer le clou, le capitaine le traita d'hypocrite vu son inaction à en sauver une mais pas toutes les autres.

Séides en fit un pas choqué en arrière. Le taxer lui de sentiments organiques! Néanmoins, il ne pouvait nier le remord qu'il ressentait alors qu'il reprenait contenance. Pourquoi elle et pas les autres en ce cas. Elle n'était pas un cas isolée.

"L'administrateur MI40U était dans ses bras. Il risquait les même sévices que l'enfant."
"Je vois." objecta le prime: "C'était personnel" conclut il d'un ton un peu adoucit.

Tout le monde semblait avoir adopter le félin et tout le monde aurait agît pour le sortir du pétrin. Restait juste que le capitaine avait tourné le tout comme un sentiment encore une fois, ce qui chiffonnait Séides.

"Il va falloir s'en occuper." fit le prime avant de se détourner. La discussion était terminée et Séides avait maintenant la charge de l'asari. Il n'eut même pas besoin de se tourner vers ses "compagnons" pour savoir qu'aucun n'avait envie d'avoir affaire à la nouvelle venue ou son éducation.

***
**
*


Séides se dirigea vers les quartiers d'habitation une fois qu'il était sûr du repos de la petite asari. A vrai dire les geths chargés de la maintenance et la surveillance du vaisseau l'avait prévenu de l'activité de leur invitée.

A peine le seuil franchit, l'adolescente posa ce qu'elle tenait, un plateau en l’occurrence, et se planta sur le côté de la porte, la tête baissée.

"J'ai commencé à ranger. Je ne sais pas où vont les choses d'habitude alors j'ai laissé la plupart comme ça." Et pour cause, les geths qui supervisent le nettoyage sont sérieux à la tâche. Autant dire qu'elle n'avait pas rangée grand chose.
"Dés que le maître me dira comment faire, je rangerai tout comme il faut. Je continue le nettoyage en attendant."
Toujours sur le seuil, le geth considéra l'enfant en silence pendant assez de temps pour qu'elle commence à se tortiller d'inconfort.
Elle osa lever les yeux un instant et voyant l'optique du geth, elle ouvrit de grands yeux apeurés avant de se précipiter vers le plateau qu'elle avait posée et de recommencer à le frotter, visiblement sa dernière tâche, avec une serviette qu'elle avait certainement trouvée dans le coin cuisine.

Visiblement elle avait prit l'observation de la machine pour une marque d'attente implicite de la reprise du travail. En tout cas elle n'osait même pas regarder son nouveau "maître" pour savoir si elle avait tout juste.
Ce dernier fit deux pas jusqu'à elle et prit le plateau de ses petites mains, ainsi que la serviette. Étonnement elle sembla plus s'accrocher à se dernier qu'au plateau.

Un peu perdue elle regarda autour d'elle avant de fixer sa couche: "Je vais faire le lit." dit elle en commençant à se détourner.
Une main synthétique se posa sur son épaule, la faisant sursauter dans un petit cri: "Non." fit le geth laconique.

La jeune fille ouvrit une lèvre tremblante, cherchant visiblement ses mots devant le "regard" lumineux et implacable posé sur elle. Elle finit par prendre son courage à deux mains et commença d'une voix chevrotante: "Je... Je peux faire le sol... Un peu de cuisine." Même si elle savait au mieux mettre une ration toute prête à réchauffer: "Je sais rapiécer un peu les vêtements..." Elle regarda la jambe de la machine. Se rendant compte de sa bêtise elle fit un effort pour continué à parler : "Mais je sais prendre soin des... Des objets. Les polir, les nettoyer, les..."

"Non." fût elle coupée.

A ce stade, la panique gagna totalement l'enfant qui s'accrocha des deux mains au bras dont la main lui tenait encore l'épaule. Elle fondit en larmes, hoquetant dans sa diction qui avait prit une ou deux octaves de plus : "Je peux apprendre... Je peux apprendre n'importe quoi. Je travail dure, je peux tout faire, j'ai même pas besoin de manger tous les jours..."

Sur ce point Séides n'en doutait pas. Laissée tranquille, sans repère de jour ou de nuit et avec une consigne pour n'allumer la lumière que si elle cherchait à sortir du lit, elle avait dormi quatorze heures. Et il pensait qu'elle pouvait faire plus. Mais pour l'heure ce n'était pas le problème. Séides était dépassé par la réaction de l'enfant, alors qu'il ne lui avait rien demandé. En fait il ne voulait pas qu'elle fasse quoi que ce soit, vu qu'elle n'en avait pas besoin. Comment pouvait il mieux le lui expliquer, tout en calmant son émoi ?

Et elle continuait à pleurer : "Je ferai tout ce que vous voudrez, je peux même apprendre... Je peux même apprendre à être une adulte s'il le faut, je serai utile..." Sur un saut final de panique la voix de l'enfant se brisa : "Je veux pas que vous ouvriez la porte de l'espace comme père !"

Séides comprenait désormais le principe d'être horrifié. Bien qu'il ne pouvait pro-créer, la dernière remarque de l'enfant l'avait plus secoué que ses réactions extérieurs le suggérait. La préservation était une programmation basique chez les geths. Et il comprenait le besoin d'assurer la préservation via une descendance. En soit, les synthétiques n'étaient pas différents des organiques. Alors comment pouvait on en arriver à détruire sa propre création ? Il savait également que la manière de faire n'était pas très belle. Si la mort était rapide, il savait que les émotions des organiques étaient extrêmes face à un destin funeste. Cette petite fille devait avoir vu des choses bien tristes pour en arriver à suggérer de se prostituer à son âge. Comme si elle pouvait savoir quoi que ce soit.

Elle faisait d'ailleurs tout son possible pour ne pas s’effondrer et cesser ses sanglots, mais ces derniers venaient d'un traumatisme trop profond pour sa nature optimiste, pour s'arrêter d'un simple effort de volonté. Quant à tenir debout, la main de Séides était un soutien désormais.

Doucement il l'emmena jusqu'au pied du lit sur lequel il s'assit avec elle. La petite fille gémissait en sourdine, tourna la tête vers le lit un instant, avant de regarder le geth avec un regard où on aurait pût lire la panique, la tristesse et une pointe de désespoir.
*Qu'imagine t'elle ?* Songea le geth.

"Non." fit il a nouveau, ce qui provoqua un regard d'incompréhension cette fois. Au moins, l'attention détournée, les larmes étaient presque taris et les hoquets espacés.

"Tu vas dormir dans le lit. C'est ton lit maintenant, à moins qu'on est quelque chose à faire de la pièce. Mais tu auras ton lit en tout cas."

La petite fille regarda le sol devant elle, ne semblant plus trop comprendre.
"Je vais travailler quand je me réveillerai ? Vous aurez juste à me dire quoi..."

Le geth secoua la tête : "Tu ne vas pas travailler. On va t'éduquer. Mais tu n'auras pas à faire le ménage ou la cuisine ou la couture ou... Quoi que ce soit."

A nouveau un regard d'incompréhension. Elle semblait vraiment perdue.
"Dors." ordonna le geth, ce que ne se fit pas prier deux fois la fillette. Elle avait déjà beaucoup dormi, mais le stress, la panique et des conditions de vie passée difficile avait déjà prélevé un tribut sur les ressources de la petite asari qui, se dirigeant à quatre patte jusqu'à la tête du lit, se glissa sous les draps et ramena la couverture.

Tout ceci arrangeait bien Séides qui ne savait pas trop quoi faire d'elle si elle restait éveillée.

Une fois allongée, il se leva et d'un ordre binaire silencieux à l'adresse des capteurs de la pièce, il éteint la lumière.
Il s'apprêtait à fermer la porte lorsqu'il entendit : "Il fait très noir... y'a pleins de lumières bizarres..."
Il se retourna et ne vit rien de spécial. Quelques voyants d'appareils ici et là... Mais rien de spécial.
Faisant une très succinte recherches sur le thème des peurs infantiles, il trouva pratiquement en tête de liste la peur du noir.

Soit qu'elle fut trop fatiguée, soit qu'elle n'est pas osée objectée, elle n'avait rien dit la première fois, mais l'attitude de Séides l'avait peut-être encouragée.

"La porte restera ouverte." Celle ci donnait sur la salle commune. Comme toute les autres pièces, on pouvait lui mettre un mode veilleuse. Mais il ne savait pas si c'était un peu trop pour l'enfant, car ce mode était sensé donner une ambiance tamisée "romantique" pour les organiques.
Il n'avait pas envie d'en discuter et puis la petite fille avait acquiescée. Problème résolu.

"Appel cette unité quand tu seras réveillée." Nouveau hochement de tête. Nouvel arrêt sur le pas de la porte lorsqu'il se faisait rappeler : "Comment je t'appel ?" nouveau coup d'optique. En effet, elle ne connaissait pas son nom : "Appel Séides. Comment cette unité doit t'appeler ?" à l'imitation : "Je m'appel Eyma et j'ai treize ans je crois. Mais peut-être quinze !" Se rendant compte qu'elle avait était bien bavarde sans y être invitée, elle se rencogna sous les couettes, ne laissant apparaître que ses yeux. Séides se contenta de hocher la tête avant de partir.

S'en allant il demanda à être réveillé quand la fillette s'éveillerait.
Il n'eut pas à attendre longtemps. 46 minutes et 27 secondes après s'être interfacé avec son emplacement de recharge on lui signalait un problème dans la chambre de l'asari.
"Développez" fit il à l'attention du geth qui surveillait cette partie du vaisseau, alors qu'il se dirigeait lentement vers le quartier d'habitation organique.

"SEIDES AU SECOURS ! Y'A UN MONSTRE SEIDES..." fit le canal audio sur lequel le geth de supervision l'avait branché.
Le geth se mit instantanément à courir, attrapant un fusil à impulsion sur un des râtelier, une disposition classique sur ces vaisseaux datant de la guerre.

"Présence suspectée à bord, intervention" fit il. "Négatif, négatif" répondit le geth de supervision, bloquant les requêtes de renfort de Séides : "Supervision des quartiers permanente, aucune présence suspecté détectée."
Tout en parcourant les coursives au pas de charge, Séides envoya l'analyse vocal de l'appel à l'aide, concluant à la panique.
Sa requête passa en force, le Prime déployant les unités les plus proches.

Lorsqu'il arriva, deux unités mobiles l'attendaient. Rapport succin, pas d'effraction, personne de sortie, pas de présence détectée.
Les trois geths ouvrir le sas qui faisait la jonction entre le quartier et le reste du vaisseau, puis entrèrent dans la partie commune. Couvrant tout les angles ils progressèrent, se dirigeant chacun vers une chambre, Séides vers celle d'Eyma naturellement.

Il baissa son fusil à la hanche, pour ne pas faire peur à la fillette, et entra tout en ordonnant l'éclairage.
"Rien à signaler" fit il en binaire à l'attention des deux autres geths, recevant les même réponses en retour.

La petite fille était adossée à son lit, les couvertures remontées jusqu'au nez, les yeux pleins de larmes : "J'ai vu une bête. Enfin j'ai senti quelque chose se poser sur mon lit. Et quand je me suis réveillée, j'ai vu deux yeux luisant horribles qui me fixaient. J'ai crié et elle s'est enfuie, mais j'ai vu sa silhouette lorsqu'elle a passée la porte."

Séides s'assit sur le bord du lit, s'apprêtant à déclarer un cauchemars, lorsqu'à sa grande surprise, la fillette s'accrocha à son bras, enfouissant sa tête dans son épaule.
Ne sachant pas trop quoi faire, il lui caressa doucement la tête. Bon, il pouvait bien faire un petit effort d'investigation.

Il demanda les enregistrements juste avant l'éveille de la fillette pour se les repasser en accéléré.
*Oh !* Songea le geth en comprenant ce qui s'était passé. Personne n'avait menti. Il n'y avait en effet aucune présence intruse et il y avait bien un "monstre" qui était venu rendre visite à Eyma.

"Cette unité pense qu'il n'y a pas de monstre. Administrateur MI40U." hélât il.
Naturellement il se fit désirer. Un peu comme à son habitude. Il regrettait qu'on lui est trouvé ce surnom finalement, car la créature prenait ses aises, comme s'il était un vrai administrateur...

Mais on pouvait toujours l'attraper. Réglant son focal au minimum il créa un point rouge lumineux sur le pas de la porte, tout en poussant une petite trille étrange, qui fit lever la tête d'Eyma de curiosité.

Après quelques instant on entendit des petits pas qui, bien que feutrés, s'entendait et se rapprochait. Au moment opportun, Séides ramena le focal dans sa direction. L'on vit apparaître une patte qui frappa l'emplacement précédent du point de lumière, puis tout le corps qui suivit, à la poursuite de "l’intrus".
En effet, la partie commune était la maison du chat. Lorsqu'il avait laissé la porte ouverte en partant, ce dernier ne s'était pas privé de faire le tour du propriétaire, vu que les geths chargés d'assurer l'hygiène ne le laissaient plus entrer dans la chambre. Trop de poils, trop de risques de matières fécales déposées au petit bonheur, bien que l'Administrateur soit propre.

Eyma se dressa sur ses genoux, poussant un "oh !" surprit et ravi à la fois, reconnaissant la créature.

Le siamois s'arrêta au milieu de la pièce lorsque Séides fit disparaître le point de lumière, ce qui causa l'indignation de l'administrateur qui se mit à tourner la tête en tout sens, à la recherche de son jouet préféré, mais qui ne cessait de lui échapper encore et encore.

"Mrou..." fit il en regardant Séides après un moment, avant de remarquer l'asari.
"Roua !" fit il en s'approchant et en sautant d'un pas leste sur le lit. Eyma était toute sourire en tendant la main et, après un examen olfactif succin, elle eut même droit à quelques coups de langues.

"Ça râpe ! "fit elle en retirant sa main et ayant un éclat de rire.
Le siamois s'approcha assez pour qu'elle puisse le caresser un peu : "Il est tellement doux" fit elle fascinée.
L'administrateur commença à renifler ses vêtements, mais à peine avait il senti l'odeur qu'il recula la tête avec un air indigné, avant de se mettre à gratter les couverture autour des jambes de la fillette comme s'il voulait enterrer quelque chose.
Après quoi il se détourna sur un "Mroua !" catégorique et de s'en aller d'un pas digne, la queue droite.

"Oh ! Il part déjà ?" fit Eyma en regarda le chat partir d'un air deçu.

Séides quant à lui trouva rapidement la cause de l'indignation de son félin. La fillette était habillée de guenille. Des guenilles sales et qui devaient sentir bien mauvais. Eyma n'était elle même pas bien propre. Ce n'était pas la catastrophe, mais on pouvait voir qu'elle n'était pas habituée à la douche quotidienne, si ce n'est tout cour. Toilette succincte au mieux.
Hors pour les geths qui n'avaient pas d'odorat, ça ne voulait pas dire grand chose. Pour l'administrateur MI40U en revanche...

"L'administrateur est particulièrement difficile avec la toilette. Je pense qu'il va nous falloir faire un effort. Viens."

Ne comprenant pas trop, si ce n'est que, oui, elle avait une couche de crasse et les pieds nus et sales, malgré ses tentatives d'hygiène, elle suivit le geth à une pièce attenante qui se révéla être la salle de bain.

"Tu vas prendre une douche." fit le geth catégorique. Il entra dans la cabine assez spacieuse pour deux comme lui. Large avec le gabarit de l'asari. Désignant un panneau : "Ici tu règles la température. Plus c'est rouge, plus c'est chaud." En réalité le panneau indiquait la température en chiffre, avec une aide visuelle. Mais la fillette ne savait pas compter bien haut visiblement.
Il régla le tout sur une température tiède par prudence lorsqu'elle activerait le jet d'eau : "On va remplacer tes vêtements. Inutile de les plier, cette unité va les récupérer. Tu utiliseras une des serviettes jusqu'au lit. Nous aurons du neuf demain."

Eyma n'en croyait pas ses oreilles. Séides avait il bien dit qu'elle allait avoir de nouveaux vêtements ? Depuis qu'elle était née, elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu'elle avait eu quelque chose de neuf à porter. Et le neuf, pour elle, s'était quelque chose qui n'était pas troué, élimé jusqu'à la corde et ne grattait pas trop.
"Si tu as besoin de quoi que ce soit, cette unité reste présente." Conclu le geth.

Il eut droit à un hochement de tête en retour, avant que l'asari ne se tourne vers la douche. Elle fit quelques pas, avant de retirer très lentement sa tunique, puis de la plaquer contre sa poitrine à peine formée.
Elle regarda Séides par dessus son épaule, se mordant un peu les lèvres, avant de regarder par terre devant elle. Ce dernier était fasciné par le dos de la fillette, zébré dans tout les sens par des coups anciens comme plus récent. Il s'approcha et passa doucement le bout de ses doigts sur la peau lardée.
Eyma eut un léger mouvement en avant, mais ne fit pas un pas pour s'éloigner néanmoins, ayant juste une légère réaction lorsque les doigts froids passèrent sur une marque de coup de fouet récente et encore un peu sensible.

Notant la réaction, Séides fit quelques pas en arrière pour laissée à sa nouvelle protégé le soin de se laver.

L'asari ne bougea pas, ou du moins elle se dandina, tourna la tête vers le geth, la tunique toujours plaquée contre elle : "Tu peux y aller. Personne ne t'en empêchera." encouragea le geth, pensant qu'elle n'osait pas: "Bon bin... Je vais me laver alors." fit elle en pinçant un peu les lèvres avant de regarder à nouveau devant elle, puis jeter sa tunique élimée sur le côté et remettre ses bras contre sa poitrine.

La regardant vêtue uniquement de son pantalon grossier, Séides comprit, se souvenant d'un principe chez les organiques. Le besoin de se mettre nu, uniquement en privé.

"Cette unité va préparer ton lit. Prend tout ton temps, rien ne presse." fit il en sortant.
Quelques secondes après être sortie, il entendit l'eau couler et les "Oh ! Oh !" surpris d'Eyma sur le réglage en peu frais de Séides, puis un soupir d'aise, sous l'eau chaude.

Et elle prit son temps. Plus de trente minutes en faite. Ceci laissa le temps à Séides de demander un changement des draps et des oreillers On pouvait presque deviner une silhouette avec la crasse déposée sur le tissu...

Lorsqu'elle réapparu, Eyma avait définitivement meilleur mine. Même si sa minceur et les côtes saillantes sous la serviette qui lui servait de toge faisaient peine à voir.
Un peu intimidée, se demandant si elle n'avait pas un peu trop prit son temps, elle ne bougea que quand Séides lui désigna le lit de la tête.

Ravi la fillette se glissa sous les draps pendant que le synthétique récupérait les guenilles de la petite asari. L'administrateur MI40U, qui avait déjà fait son nid sur un des oreillers moelleux, s'occupait déjà de léchouiller consciencieusement la joue toute propre de la petite fille qui riait aux éclats.
Sur la table de chevet un lourd plateau était posé. Séides le souleva et dedans étaient posés un verre de lait, ainsi que d'étranges gâteaux rond à l'air rugueux, parsemés d'éclat d'une matières noires.

"Bois. Les biscuits sont une spécialité humaine. Des cookies."
La vue de la nourriture provoqua un gargouillis, qu'Eyma tenta vainement de dissimuler avec les mains. Peine perdue.
Elle prit le verre, prit une gorgé, rapidement suivit de quelques autres qui vidèrent la moitié du lait. Puis elle grignota un bout de cookie, prudente, avant d'écarquiller les yeux en sentant le goût et d'enfourner le biscuit tout rond, en prenant déjà un autre en main.
Elle en était à son troisième en moins d'une minute, lorsque Séides intervint, lui passant le lait pour évitée de s'étouffer.

"Gardes en pour plus tard à ton réveil. Il en reste bien assez et puis tu vas mal dormir si tu manges trop."
La petite fille hocha la tête, bien qu'elle prit un quatrième gâteau en main.
L'administrateur MI40U avait un statut bien trop haut pour quémander quoi que ce soit, mais l'activité de la petite asari avait toute son attention. Et elle le remarqua, tout comme Séides.

"Pas de cookie. Le chocolat pourrait lui être mortel. Mais fait attention à ton lait !"
De bon cœur, Eyma partagea le fond du lait avec le chat, qui, à son grand damne, avait le mueau trop épais pour le passer dans le verre et atteindre le fond.

Astucieuse elle versa le fond de lait dans le couvre plateau plus large et regarda le matou laper, tout en finissant son cookie.

Inconsciemment, Séides hocha de la tête satisfait: "Il est temps de se coucher."
Repus et plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été, rassurée même, l'asari ne se fit pas prier pour s'allonger, remontant les draps jusqu'à son menton.
La siamois quant à lui se mit en boule sur l'oreiller à côté, se qui sembla participer un peu plus à rassurer la fillette.

Il faut dormir maintenant. Demain, ton apprentissage commence.

La petite fille caressait doucement le chat, les yeux tombant et Séides n'aurait sût dire si elle avait entendu, mais il n'insista pas.

Se détournant, il entendit un timide et ensommeillé : "Merci."
Il se contenta d'éteindre la lumière, laissant la porte ouverte et en s'éloignant, il pouvait presque parier que l'adolescente était déjà au pays des rêves.
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Seides
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Re: Une enfant chez les geths!

Message par Seides » 23 Décembre 2017, 10:37

Passé les premières frayeurs, la petite asari avait commencé à sortir de son antre d’elle-même. Après tout, et malgré qu’il en est été désigné le tuteur, Séides ne savait pas trop quoi faire de la jeune fille.
Il découvrait qu’être éducateur ça ne s’improvisait pas. Sans compter que taper dans la base de données geth n’aidait pas. Les conseils pour être " bons parents " étaient pleins de contradictions… Entièrement remplies par des organiques, aucune méthodologie commune, aucun recoupement des informations. Vu son esprit d’ouverture, ça ne lui arrivait pas souvent, mais le geth avait ni plus, ni moins pesté contre les organiques. Il devait deviner de la meilleure marche à suivre de lui-même et tenté d’éviter les écueils. Voir la catastrophe totale… D’autant que le Prime ne s’était pas privé de lui rappeler qu’elle était biotique. Donc dangereuse.

Il avait donc tenté d’en rester aux bases : il lui avait promis vêtements et éducation, et c’est ce qu’il fit.
Pour les vêtements ce n’était pas trop ça : il n’y avait pas de taille ado dans le peu de vêtements qu’ils avaient. Il lui donna quelques tuniques et sweat grandes tailles qui lui servaient de robe. Ce n’était pas idéal, le tout manquait de sous-vêtements, mais elle semblait s’en accommoder… Ou du moins, ne pas s’en plaindre.
En effet, après une semaine de leçons avec elle, il remarqua qu’elle ramenait souvent ses jambes, nues en dessous des genoux, sous elle ou les rentrait dans son vêtement. Lorsqu’il lui demanda où elle avait appris ce geste et pourquoi elle le faisait, elle l’avait regardé un peu bizarrement, avant de lui expliquer un peu gêner qu’elle avait froid.

"Je vois." Fit Séides. A la fin de la leçon néanmoins, il demanda un réglage de la température, en particulier au niveau du sol. Tout rentra dans l’ordre le lendemain, lorsqu’Eyma lui annonça que le sol était maintenant tout chaud et qu’elle se mit à porter des t-shirts et des chemises, plutôt que des pulls et des sweats.
Ce qui amena un autre problème : la pudeur. Les vêtements légers étaient plus court de manière général. Ce que Séides nota lorsqu’il vit l’asari régulièrement tirer son vêtement vers le bas pour tenter de plus se couvrir les cuisses, ou le coincer sous elle lorsqu’elle s’asseyait.

*Il va vraiment falloir faire quelque chose. * constata le synthétique.

Là encore il se mit au travail : il n’avait pas prévu d’escale de si tôt et n’avait pas de couturières à bord… Il allait devoir s’y mettre.
Aussitôt dit, aussitôt fait… Sauf que ça n’était pas si simple. Rapidement, Séides se rendit compte que la théorie, aussi précise soit elle, ne donnait pas la pratique. Plus maintenant en fait.
Avoir les idées, ce n’était pas difficile. Il avait les formes dans les circuits, mais les reproduire… après avoir transformé en tas de loques plusieurs vêtements qu’il avait découpé pour le textile, il se décida finalement à simplement en recouper un : raccourcir manches et bas, faire un ourlet, réduire le tour de torse. Et que voilà un magnifique pull… Enfin magnifique…
Le tout lui prit environs 3 mois. 3 longs mois à découvrir à la main, comment proprement découper un vêtement, récupérer les tissus, le fil, puis beaucoup se planter en tentative de création, avant d’être un peu plus humble et tenter faire du "simple" raccourcissement de vêtements existant.
C’était repartie pour des ourlets propres, trouver la bonne taille, avoir deux manches de longueurs égales… Plus qu’à faire un pantalon, un t-shirt et une culotte. Enfin, il avait à peu près prit le pli et ça allait être plus rapide… Seul le dernier élément lui causa quelque "grattements" de tête.

Il avait plusieurs exemples de culottes, des oublies des précédents utilisateurs des zones vie de la FRG. Pour les femmes, il y avait quelques exemples de sous-vêtements qu’il pouvait facilement convertir, mais extrêmement peu couvrants. Quel était donc l’intérêt ? Aucune protection thermique et certainement inconfortables.
Tant pis, il en fit une comme ça et à l’autre opposé de la conservation calorique, il retailla un caleçon. Dans le doute il couvrait toutes les nuances, du plus couvrant au moins couvrant en deux vêtements. Eyma ferait son choix.


5 mois été passé depuis l’arrivée d’Eyma lorsqu’il lui apporta un paquet, entouré de lanières multicolores (les chutes de tissus dont il s’était servi pour confectionner du papier cadeau. Du moins un long ruban qu’il avait utilisé comme tel) ficelé avec du fil électrique.
"Qu’est-ce que c’est ? " fit-elle un peu perdue.
"C’est un cadeau. Les humains ont coutume d’entourer le tout avant de l’offrir. Il…" Mais Eyma s’était arrêté à la première phrase : "Pour moi ? " demanda t’elle les yeux brillants.
"Et bien, oui. " A peine les mots franchir ses haut-parleurs qu’il reçut 33kg de fillette dans les bras. Vu son propre poids, ça n’était pas un souci. Il s’inquiéta un peu tout de même de l’effet de son plastron sur Eyma… Le temps de voir qu’elle était repartie et défaisait consciencieusement les "ficelles" du cadeau.

"Oh ! " fit-elle en découvrant le contenue. Un sweat noir à manches vert clair, un jogging noir à bande jaune, un T-shirt bleu sombre et finalement un boxer à rayures verticales et ni plus, ni moins qu’un string qui était à peu près la seule chose qui pouvait passer comme étant un élément typiquement féminin avec sa dentelle. Petite cerise sur le gâteau : une paire de chaussettes grises, fabrication entièrement maison, s’il vous plait !

"Que c’est joli ! " Etrangement elle été fascinée par la string. Il faut dire que le tout été absolument dépareillé, et que le vêtement en question le seul qui faisait féminin (du moins dans sa matière… Séides était toujours dubitatif quant à la conception… En l’occurrence elle semblait détailler la dentelle qui faisait une mosaïque assez fascinante, si on mettait de côté le fait que ce n’était pas trop l’intérêt principal du vêtement.

"Merci ! " fit-elle en levant le nez : "De rien. Nous atterrirons sur une planète le mois prochain. Tu pourras avoir des vrais vêtements. Les talents de construction vestimentaires de cette unité sont limités."
"Tu… Tu as fait ça pour moi ?" Elle regarda à nouveau les vêtements avant de revenir à Séides : "Quand j’en aurai d’autres, je pourrais quand même garder ceux-là ?"
Le synthétique opina : "Bien sûr. C’est à toi. Tu peux en faire ce que tu veux." Nouveau auto-lancé de fillette dans les bras : "Je les garderai toute ma vie." Dit l’adolescente contre le plastron de son tuteur.
En l’entendant, la reconnaissance de la fillette lui faisait… Quelque chose. Il hésita, ne sachant que faire, avant de poser la main sur la tête de l’asari et de lui caresser doucement la tête : "Je… Cette unité t’en remercie…"
L’instant passa lorsqu’elle se lança dans la zone commune : "Administrateur M140U, regardez mes nouveaux vêtements. Ils sont neufs et construits rien que pour moi !"
Le chat, perché en haut de meubles haut, regarda, certainement plus parce que la fillette agitait les bras que par intérêt quelconque et commenta d’un "Mrou !" condescendant face à cette distraction.
Eyma serra les vêtements contre elle : "Des vêtements neufs pour moi… " Elle resta quelques secondes ainsi, visiblement ravie et émue. En effet elle s’était habituée à ses guenilles, à regarder de loin les beaux vêtements des clients et autres personnes de passage dans le marché. Toutes les couleurs et les possibilités. Mais elle n’avait jamais rêvé qu’on lui offre quoi que ce soit de toute façon…

Finalement elle jeta le tout sur la table basse du salon, avant d’enfiler le string par-dessous sa chemise/robe. Elle fronça les sourcils, se dandina, tenta d’ajuster le vêtement comme si elle ressentait une gêne, avant de d’hausser les épaules, puis d’enfiler le caleçon par-dessus, visiblement plus satisfaite.
Elle se retourna vers Séides : "Tu ne regardes pas hein ?"
"Cette unité ferme ses optiques." Confirmât-il, en éteignant la veilleuse de son "œil".
*Bin voyons.* songeât-il. Peu importait la pudeur pour un synthétique. Tout comme l’envie de mâter. En revanche il en profita pour prendre les mesures de sa protégée. Elle s’était un rien étoffée durant ces quelques moins, mais de pas grand-chose. 3kg environ, ce qui vu son état initial représentait pas loin de 10% de prise de masse ! Mais la laissait bien en dessous d’un poids normal pour une enfant de son âge. Sa maigreur faisait toujours peine à voir…

Finalement vêtue de tous ses nouveaux présents, Séides réactiva sa veilleuse, la complimentant pour son élégance. La petite asari en sourie de toutes ses dents, fonçant un peu de gêne. Elle se tortillait toujours le popotin, essayant d’ajuster le sous-vêtement dont le port n’était pas habituelle. Séides nota que le string devait vraiment être une spécialité humaine. A moins que la physiologie des enfants sous-alimentés soit inadapté ? A étudier.

En tout cas elle fit belle mine et accepta gracieusement les vêtements de Séides, même quand ils étaient visiblement plus moches que ce qu’on pouvait lui acheter.
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Seides
Papa Geth

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