Ordre de priorité

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Ordre de priorité

Message par Laquarius Nix » 20 Novembre 2017, 20:12

• Date du RP : 8 mars 2192
• Lieu du RP : Khar'Shan et ses alentours
• Type de RP : Fermé
• Personnage(s) participant(s) : Elizabeth Velany - Laquarius Nix


Légende :
Laquarius Nix #FFFF80
Vendeur #FFBF00
-------------------------------------------------------


La veille, Oméga

Je parcours les bas-fonds de la station à la recherche d’informations et matériels, enfin surtout matériel pour cette fois. Elisabeth m’a envoyé chercher des explosifs et des composants informatiques très coûteux. D’habitude c’est chacun chez sois mais comme je ne faisais pas grand-chose dernièrement, elle avait préféré me demander ce service plutôt que d’envoyer un de ses hommes. Ma première tentative a été infructueuse mais je me doute bien que ce genre de marchandise traîne sur Oméga. Je rentre dans une petite boutique prétendument d’armes de corps à corps. Quelques marteaux Krogans, une pléthore de couteaux de chasses Humains et Turiens, une ou deux épées Asaris, des lames, des masses, une quantité incroyable de métal croule sur les étagères faiblardes de la pièce. Je m’avance vers le comptoir, faisant mine de regarder autour de moi. Le marchand est un Butarien, je n’aime pas cette espèce, mais pour ma demande ces saletés sont sûrement bien renseignées.

« Besoin d’un conseil ? »

Le vendeur se frotte déjà les mains en me détaillant de la tête au pied. Il n’est pas très grand, presque chétif et a une sale lueur avide au fond de ses quatre vicieux yeux globuleux.

« Je vends absolument toutes les armes dont vous avez besoin et si je ne l’ai pas déjà, je l’aurai dans la semaine, c’est garanti ! »

Je fini de marcher jusqu’à sa hauteur et baisse le ton.

« Je ne suis pas venu chercher une arme de mêlée. »

« Hmm oui j’imagine.. »

Il pointe brièvement la crosse de ma Veuve Noire qui dépasse de mon dos.

« Mais alors qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »

Je jette un coup d’oeil derrière lui pour voir ce qui dépasse de sa réserve. Je vois des conteneurs débordants de matériel en tout genre et je repère même quelques explosifs. Ma main se tend vers ceux-ci. Le marchand se tourne puis me lance un regard contrit.

« Votre prix sera le mien. »

Voilà. Les mots magiques avaient été prononcés, la situation était désamorcée. Le marchand a retrouvé son sourire et va chercher les pintes d’explosifs qu’il pose devant moi.

« Avec ça vous pouvez raser L’Afterlife. Mais vous comprenez que ça n’est pas gratuit. »

Je le coupe en levant la main.

« Il me faut aussi des processeurs quantiques et des modules d’émissions courte portée, vous avez ça en stock ? »

Le regard du Butarien s’illumine et il se presse dans son arrière boutique, revenant peu de temps après avec une boite qu’il met sur les explosifs. Je vois ses mimiques qui murmurent ‘C’est pas donné ce matos’ .

« Je vais aussi vous prendre des munitions pour mon joujou là derrière. Et si vous avez une lunette pour ce genre de beauté, je l’embarque également. »

Tout excité, le marchand se penche sous son comptoir. J’entends un bruit de pièces qu’on remue recouvert par sa voix.

« Avec tout ça, je vous offre les cartouches. »

« Ca ira merci, je préfère payer. »

Il ricane en se relevant.

« Ah vous les Turiens ! Je vais chercher la lunette derrière, je dois bien en avoir une. »

Je le regarde s’éclipser à nouveau. Pour passer le temps, je décide de regarder ce qu’il a en magasin. Je pose le sac qu’Elisabeth m’avait confié sur le comptoir et me retourne. Il revient alors que je suis devant une collection de sorte de gourdins.

« Vous êtes sûr que ça sera tout ? Vous ne voyez rien qui puisse vous intéresser ? J’ai d’autres marchandises vous savez ! »

Je lui tourne toujours le dos en lui répondant :

« Non, il ne me faut rien d’autre, je contemple juste. Vous pouvez mettre le tout dans le sac ? Merci. »

« En parlant de contempler.. J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. »

Je me redresse, gardant mon regard fixe.

« Une humaine. Jolie, serviable... »

Je le coupe avant d’en entendre trop.

« Je ne suis pas intéressé. »

« Attends, attends, elle est toute jeune, 13 ans à peine, de la qualité première. »

Je me fige un instant puis m’avance doucement vers la porte, la verrouille et commence à faire machine arrière vers le comptoir.

« Ah je savais bien que l’argument allait.. »

Le marchand se tait lorsque je saisi un des gourdins que j’observais plus tôt. Il ne me reste que trois pas avant d’être à sa portée. Ses yeux s’écarquillent lentement, ses mains se lèvent devant lui tandis que ses lèvres balbutient bêtement :

« Attends, attends, tu fais quoi là ? »

Il n’eut pas le temps de reculer. Je me trouvais déjà sur le comptoir avant qu’il ne puisse amorcer son mouvement. D’un grand coup circulaire, je fracasse son épaule et envoie le commerçant s’écraser contre le mur. Il s’effondre au sol, gémissant.

« La fille. Où est-elle ? »

Il tente de ramper loin de moi, toujours en émettant ses bruits pathétiques.

« J’en sais rien. Je suis juste un vendeur. T’es malade. »

Je ne le crois pas et lui assène un lourd coup sur la cage thoracique pour lui faire comprendre. Il crache, peine à retrouver son souffle, se tord en tenant ce que je suppose comme étant des côtes cassées.

« Dernière chance. Après je m’énerve. »

« Okay, okay ! Près de Khar’Shan, une station. C’est là qu’elle est. Mais c’est du suicide d’y aller. Tu te feras descendre sur le champ par les gardes. »

« Je ne t’ai pas demandé ton avis. »

Je ponctue ma phrase en le retournant sur le dos et en enjambant son corps. Puis, je m’applique à méticuleusement écraser son crâne abjecte à coup de gourdin. Ignorant, cris, éclaboussures, craquements sinistres et fatigue. Il s’agit d’une sorte d’entraînement car je vais devoir punir un bon paquet de personne.


De nos jours, près d’une petite station proche de Khar’Shan.

J’indique à mon pilote de me laisser sur la baie d’amarrage. Ce n’est évidemment pas l’entrée la plus discrète mais c’est la seule que j’ai. L’Asari qui me transporte part sans demander son reste, elle est grassement payée et sait qu’il ne faut pas poser de question parfois. Le voyage depuis Oméga avait suivi cette ligne : nous nous étions échangés les commodités puis étions chacun entré dans un mutisme qui avait perduré tout le long. La situation ne m’avait pas déplue, au contraire même.

Dès que mes pieds touchent le sol, je me jette derrière des conteneurs, j’ai probablement été repéré alors autant faire de mon mieux pour ne pas me faire abattre immédiatement.
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Re: Ordre de priorité

Message par Elizabeth Velany » 20 Novembre 2017, 21:27

Legende
#0080BF : Elizabeth
#FF8000 : Bothan Gapkakan
#00FFFF : Johanna
#FF0000 : William
#BFFFFF : pilote
#FFBF00 : intercomm


Espace de Khar’Shan, aujourd’hui.

La station était en vue. Je vérifiais mon équipement une dernière fois et fit un dernier briefing aux deux personnes qui m’accompagnaient.

- Bien, j’ai étais contacté il y a deux jours par l’amiral Klyce. Nous avons été informés que les Butariens s’amusaient à nouveaux dans le domaine de l’esclavage à travers la station de laquelle nous approchons. La mission est simple, pour cela nous allons nous faire passer par des acheteurs. J’ai déjà pris rendez-vous avec le commandant de la station pour voir sa « marchandise » sous l’identité de Stella Lombardi, nouvelle baronne naissante dans la scène du crime. Vous deux, vous me servez de garde du corps.

Je détaillai a nouveaux mes deux partenaires : Johanna, une jeune blonde a forte carrure spécialisé dans le corps à corps avec maniement du fusil à pompe et armes blanches ainsi que William, un vétéran approchant de la cinquantaine au visage balafré et faisant bien deux mètres de haut. Voilà qui devrait paraitre intimidant aux yeux des Butariens.

William prit alors la parole :


- Vous êtes sûr que ça ira ? Les Butariens risquent de contrôler votre identité. De plus, qui nous dit qu’ils n’acceptent pas ce rendez-vous uniquement pour nous capturer et nous revendre ensuite ?

Il n’avait pas tort, ce plan était risqué mais il était parfait en ce qui concerne d’entrer dans la place.

- L’Alliance a créé mon identité. Les Butariens peuvent vérifier. Pour eux, j’existe. Ensuite, ils traiteront avec nous. Ils ont beau haïr l’humanité, si ils peuvent se faire des crédits, ils ne diront pas non.

L’intercom bipa alors et le pilote prit l’appel.

-Ici la station orbritale de Khar’shan, veuillez décliner votre identité.

-Ici la navette de Stella Lombardi, nous avons pris rendez-vous avec vous.

-Effectivement. Je viens de vous indiquer la piste d’atterrissage.

-Je la vois. Merci à vous.

La communication cessa aussitôt. Je me tournai donc vers mes compagnons.

- Prêt ?

Ils hochèrent la tête. Le pilote nous fit atterrir et je sortis devant. Pour l’occasion, je portais une paire de talons, un pantalon noir moulant, un débardeur et une veste en cuir. Je m’étais également affublé de rouge à lèvres, d’un collier et d’une paire de boucle d’oreilles. A ma hanche, se trouvait un holster dans lequel reposait mon M6-Carniflex

Mes compagnons eux portaient toutes deux une armure noire également. Johanna avait une épée nano moléculaire dans le dos ainsi qu’un fusil à pompe accroche au niveau du bas de son dos. William lui avait deux fusils d’assaut dans son dos ainsi qu’un pistolet à la hanche.

Un comité d’accueil nous attendait composé de six soldats Butariens et d’un septième se tenant au centre, les mains croisés dans le dos. Il prit alors la parole :


- Bienvenue mademoiselle Lombardi. Je suis Bothan Gapkakan, commandant de cette station.

-Je vous remercie pour cet accueil monsieur Gapkakakan.

- Mais c’est normal. Ainsi, vous voulez voir nos marchandises.

- Oui, et possiblement acheté si je trouve un spécimen qui me convient.

- Ravi de l’entendre. Cependant, je vais devoir vous demander de laisser vos gardes ici. Pour la sécurité, vous comprenez ?

- Bien sûr, mais j’aimerais que William m’accompagne si vous le permettez. Il vous laissera ses armes si vous le souhaitez, mais son avis compte pour moi et puis, c’est des hommes tels que lui qui profiteront des filles que je viens vous acheter.

Je pus voir sur le visage du Butarien que cela ne lui plaisait pas, mais il semblait ne pas vouloir me froisser.

- Bien, mais votre autre garde restera ici et vous et votre garde, William, laissez vos armes a mes hommes.

- Aucun problème. William ?

- Bien boss.

Nous laissâmes alors nos armes aux gardes qui se mirent en deux rangés, nous laissant au centre avec Bothan.

- Suivez-moi, je vais vous mener à une de nos salles.

Nous partîmes alors, nous dirigeant vers les cellules où étaient enfermés les esclaves.
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Re: Ordre de priorité

Message par Laquarius Nix » 28 Novembre 2017, 00:21

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Je reste assis par terre, le dos collé à ma couverture alors que j’entends des bruits de l’autre côté de la passerelle, entre moi et ma porte d’entrée. Je distingue deux voix qui s’approchent petit à petit, chacune pestant contre le poste de sécurité.

« Ce connard a encore paniqué pour rien. Y a rien du tout ici. »

« Tu peux être sûr qu’il a confondu avec le vaisseau de l’autre plate forme. »

« Quel fils de pute je te jure. J’ai bien envie de lui faire avaler son grade en toque. »

« Lui je ne sais pas, mais toi.. »

Je bondis hors de ma cachette quand les silhouettes ombragées apparaissent devant moi. J’attrape le premier Butarien au cou en enserrant mon bras droit autour et envoie un solide coup de pied dans la face du second. Il tombe au sol, sonné, la bouche en sang. Je poursuis mon élan, pivotant sur une jambe et m’enlace autour de ma proie. Le type essaye de dégainer un couteau faute de pouvoir tirer avec son fusil puisque je me retrouve dans son dos. Sous mon poids combiné à celui de mon armure, il tombe à la renverse. D’ordinaire je l’aurai étouffé mais comme il commence à battre vivement du bras avec sa lame et que l’autre remue en grognant je me résous à terminer cette lutte rapidement. J’ouvre grand ma bouche et plante tous mes crocs dans le cou de ma proie. D’une vive pression suivie d’un coup sec de nuque, j’arrache un partie du corps du Butarien que je recrache tout de suite. Il hurle et s’évanouit sous le coup de la douleur. Je le pousse sans ménagement, le laissant là, mourir en se vidant de son sang, comme le chien qu’il est. Prestement, je me remets sur pieds, attrape le couteau du premier et saute sur le deuxième, les genoux en direction de sa poitrine. Une longue expiration lui est arrachée. Il suffoque et bat des paupières quand la lame pénètre son cou lentement. D’une main ferme, j’étouffe sa bouche, braquant mon regard dans le sien. J’égorge ce porc doucement, comme il le mérite .Je prends un malin plaisir à sentir les muscles de sa mâchoire se tendre tandis que ses yeux sombrent peu à peu dans le vide.

Une fois son dernier souffle capturé par ma paume, je me relève en lui crachant dessus et, d’un geste sec, projette la lame qui se fiche dans la tête de son collègue. Je passe ma main puis ma langue sur ma bouche. J’ai faim. Il m’en faut plus. Il me faut du sang.. du sang et la fille. Malgré ma vision qui se biaise de plus en plus, je garde un tant soit peu l’esprit lucide : je suis venu ici pour la gamine, la sortir de là, tuer ces enflures n’est qu’un bonus. Mais quel bonus plaisant. Je sens le sang perler le long de mes crêtes. Un frisson parcourt mon échine quand une goutte la descend après s’être infiltrée dans mon armure. Non, je ne pouvais juste récupérer la gosse. Il fallait que j’apporte la justice. Ma justice. Je dégaine mon M25-Frelon et m’avance d’un pas serein vers la porte.

Elle s’ouvre à mon arrivé et je pénètre ainsi dans la station. Mon premier réflexe est de vérifier la présence d’un conduit d’aération, un échappatoire fort pratique. Mon second est de me demander où peut bien se situer le poste de sécurité. Ne connaissant pas mon chemin, je décide, comme toute personne civilisée, d’aller le demander. Je m’enfonce donc dans le couloir, ouvrant chaque porte jusqu’à tomber sur une sorte de dortoir. A l’intérieur, trois autres Butariens, en train de jouer calmement. La bête au fond de mes entrailles hurle à la famine. Les types se lèvent, hébétés quand j’entre dans la pièce. Je cours sur le premier, me jette au sol, faisant mine de vouloir le balayer mais vise en réalité la chaise. Ma proie esquive sans problème mon coup en sautant mais retombe sur l’arrière du dossier de sa chaise que je viens de renverser. Il chute en arrière et son crâne percute le montant du lit qui se trouve derrière lui. Pris dans mon élan, je ne me relève pas mais me projette sur la table afin de rester hors de porté de tir et la soulève en l’attrapant par le pied central. Je me relève et m’en sers comme d’un bélier pour plaquer le Butarien qui se trouvait derrière au mur, écrasant ses côtes par la même occasion. Le troisième a attrapé son arme, j’ai entendu le cran de sécurité se désarmer. Je lâche alors la table et me retourne d’un bloc, projetant une Surcharge sur son visage pour le déstabiliser et enchaînant avec un coup de paume dans sa mâchoire inférieure pour le faire tomber à son tour. Dans mon dos, le bruit de la table bougeant se fait entendre. Dans un effort herculéen, ma proie me la lance dessus. Surpris, je la reçois de plein fouet et me retrouve, à mon tour au sol. Fini de jouer. Je me retourne, dégaine à nouveau ma mitraillette et tire deux fois. La première rafale pour abattre le Butarien récalcitrant, la deuxième pour répandre le cerveau de l’électrocuté sur le sol. Je me relève en massant mon flanc et tire une troisième rafale avec dédain dans le troisième, mais déjà cadavre, corps.

J’ai dû vraiment attirer l’attention du coup, mais rien ni personne ne m’arrêtera. Une chaise sous le conduit d’aération, quelques coups de crosse de Veuve Noire, une bonne détente et me voilà accroupi à parcourir le labyrinthe de la ventilation. J’avance avec précaution, regardant par chaque interstice disponible pour me repérer au mieux. Enfin j’arrive dans la partie contenant les cellules. Je retiens ma respiration en entendant des voix. Des acheteurs ? Le vaisseau dont les premiers gardes parlaient ? Je n’avais pas fait le lien, mais ça semble évident maintenant. Je cherche un peu dans le conduit jusqu’à me retrouver pile au dessus du Butarien qui faisait l’article. Une profonde inspiration, un dernier coup de langue sur le sang qui inonde ma bouche et je me lance.

D’un grand coup de pied je défonce la grille sur laquelle je me trouvais et me laisse tomber avec elle dans la foule. Je fais mon saut de sorte à atterrir derrière le marchand et me réceptionne sur lui. Ses genoux ploient sous mon poids et je l’invite à suivre leur mouvement d’un coup de pied derrière ceux-ci. Il tombe agenouillé devant moi. Je pose le canon de ma mitraillette sur son crâne et, avec un calme olympien, l’exécute devant l’assistance.

« Je suis là pour la fille. Partez. »

Je sais que voir un Turien, armé, dégoulinant de sang, vous dire cela après avoir abattu un Butarien avec le sang le plus froid au monde peut paraître bizarre mais c’était honnête. L’offre est à prendre ou à laisser, mais il n’y a pas de seconde chance.
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Re: Ordre de priorité

Message par Elizabeth Velany » 29 Novembre 2017, 18:47

Legende
#0080BF : Elizabeth
#FF8000 : Bothan Gapkakan
#FF0000 : William


Pendant toute la traversé de la station jusqu’aux cellules, Bothan ventai sa marchandise.

- Je possède parmi les meilleurs de la galaxie, mais mon centre d’activité se concentre beaucoup sur les jeunes filles. Et de ce que j’ai cru entendre, elles sont vos fonds de commerces. J’ai ainsi une bonne vingtaine de jeunes filles entre 12 et 20 ans, toutes vierges et sans aucune blessures ou hématomes. Elles sont parfaites.

Je n’avais qu’une envie, l’envoyer s’encastrer dans un mur d’une poussée biotique, mais je devais me retenir pour l’instant et jouer le jeu de l’esclavagiste venu chercher commande.

- C’est moi qui jurerai si leur physique me convient. Je ne vous demande que de jolies filles.

- Ne vous en faites pas pour ça, vous en aurez.

Nous arrivâmes enfin dans une pièce avec sic cellules contenant chacune six personnes. Et il n’avait pas menti : cinq de ces cellules étaient occupés par des filles et une seule par des hommes.

-Je vous laisse regarder.

Je passai devant les cellules, les filles me regardaient apeurés. Comment pouvait-il en être autrement ? Elles ne me connaissaient pas. Pour elles, j’étais une véritable esclavagiste. Les voir ainsi me retournait les tripes. Je ne comprenais comment on pouvait être assez amoral pour capturer des personnes et les revendre, mais surtout les acheter. Il ne faut vraiment pas être sain dans sa tête. Quoi qu’il en soit, je continuais mon rôle.

- Effectivement, elles sont plutôt jolies. Tu en penses quoi William ?

- C’est parce qu’on n’a pas le vaisseau pour, mais sinon, je vous achèterais le lot complet.

- Vous n’avez qu’à revenir plus tard.

- C’est que je n’ai pas vraiment de quoi me payer un gros cargo. Pouvez-vous nous en prêter un ? Vous devez bien en avoir.

- Certes mais non.

Sa voix était stricte et sans appel. Il commençait a en avoir marre de jouer son rôle de gentil commerçant.
Il rouvrit la bouche pour parler, mais une masse lui tomba dessus depuis les conduits d’aération. Une masse humanoïde ressemblant à un Turien qui lui logea une balle dans le crane avant de nous demander de partir et qu’il était là pour une fille. Il n’avait que l’embarras du choix. Malheureusement, la mort de Bothan ne nous aidait pas, il fallait passer à l’action le plus vite possible.


- WILLIAM.

- OUI BOSS.

William activa son OmniLame et sauta sur le Butarien le plus proche et la lui planta dans la gorge, un liquide carmin s’en écoulant. Il attrapa alors le corps par la gorge et le lançai sur deux autres Butariens qui s’écroulèrent sous le poids du cadavre.

Pour ma part, je lançai une déchirure sur un quatrième Butarien qui vola à travers la pièce pour aller se fracasser contre un mur. Le temps que les autres réagissent, je pus charger une frappe vengeresse et frappa un autre ennemis qui alla s’écraser contre le mur au côté de son comparse. Le dernier eu quand même le temps de dégainer, mais son crane fut d’un coup traversé par une balle. William se tenait derrière lui, tenant mon Mattock qu’il me lança. On dirait bien qu’il avait réduit les derniers membres du groupe au silence et récupérait nos armes. Je pus donc remettre mon Carniflex à mon holster pendant que William reprenait son M-5 Phalanx qu’il remit également a sa place et garda son M-7 Bombardier en main pour mettre en joue notre nouvel ami Turien.


- Lâche ton arme, maintenant.

Je me postai derrière le Turien, mon fusil d’assaut également pointé sur sa tête.
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Re: Ordre de priorité

Message par Laquarius Nix » 30 Novembre 2017, 23:36

Mon exécution avait donné lieu à un capharnaüm sans nom. Les Humains ont hurlé puis ont attaqué les Butariens. Nul doute qu’ils étaient assez stupides pour se retourner contre moi. Profitant de l’action, j’active simultanément mon Leurre et mon Camouflage, redirigeant le gros de l’énergie vers le premier, estimant que, dans la précipitation, le couple ne va pas remarquer le décors se distordre à mon passage. Je me place derrière l’homme et suit le mouvement de la femme qui tourne autour de mon image pour nous tenir tous trois alignés. Je dégaine ma Veuve Noire et la tiens à hauteur d’aine, à environ deux mètres dans le dos du dénommé William

Une menace ? Je souris quand je coupe mes programmes, laissant les deux Humains avec leurs armes pointées dans le vide.

« Je ne me répéterai pas. »

J’avais parlé dans leur langue. Elisabeth me l’apprend petit à petit, enfin je connais surtout quelques phrases par coeur à force de l’entendre les dire. D’après elle, j’ai le même accent français qu’elle, comme je ne vois pas la différence, je ne sais pas dire si c’est mal ou pas alors je fais avec. D’un côté comme je ne fais que l’imiter c’est assez logique.

Je reprends dans ma langue natale, à haute et intelligible voix.

« Je ne vous demande même pas de lâcher vos armes contrairement à vous. Foutez le camp, je n’ai que faire de vulgaires acheteurs, vous ne m’intéressez pas alors faites en sorte que cela continue ainsi. »

A cette distance, impossible de rater mon coup ou d’en sortir vivant. Au moindre mouvement, l’homme se retrouve avec la moitié de la cage thoracique arrachée. Pas la peine non plus de compter sur la biotique, elle n’aurait pas le temps d’utiliser ses pouvoirs avant que je ne tire et quand bien même elle formerait un tant soit peu de bouclier, il volerait en éclat sous la pénétration du projectile. Mon arme est faite pour ça, j’ai pu l’essayer à multiples reprises.

« Nous ne sommes pas du même monde. Vous avez de l’argent, grand bien vous fasse. Vous voulez le dépenser n’importe comment, ça me fait une belle jambe. Mais aujourd’hui vous repartez sans esclave et sans histoire, sinon on ne va pas s’entendre. »

Mes yeux restent fixé sur les Humains, guettant le moindre geste, la moindre lueur, le moindre bruit. Mes mains sont fermement agrippées à mon fusil, mon doigt en caressant la détente. Au fond de moi, je sens l’envie d’appuyer, de tuer ces vauriens. Mais je ronge mon frein. Je reste lucide, autant que je le peux en tout cas. Les abattre ne m’apportera rien, je ne suis pas venu pour eux, ils ne font que me ralentir.

« Si vous vous sentez blessés et que vous souhaitez remettre ça à plus tard, laissez moi vous aider. Demander Nix sur Oméga, je serai enchanté de vous accueillir. Maintenant, acceptez de partir ou je vous ajoute à la liste des Butariens. »

Je me tiens droit, le dos à un mur, le regard braqué sur la femme par dessus l’épaule de l’homme. Je me demande si je peux réussir à les tuer les deux en une seule balle. Peut être, mais ça serait du gâchis, un manque de classe certain. Ma patience arrive petit à petit à sa limite et je lutte contre mon doigt qui se referme sur lui même au fil du temps, comme un appel au sang.
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Re: Ordre de priorité

Message par Elizabeth Velany » 01 Décembre 2017, 18:54

Quand nous nous mimes en position pour avoir le Turien en joue, celui-ci avait disparu. Il réapparut de nulle part, tenant William en joue. Il se mit alors à parler, parler en humain. Rare étais ceux à parler notre langue. Je devais avoir affaire à plus qu’un simple soldat.

Je fis un léger signe à William, lui intimant de baisser son arme. Il valait mieux se plier au jeu du Turien pour l’instant. Même si William avait un bouclier, un tir d’aussi près, surtout avec ce qui ressemblait à un fusil sniper, ferait de gros dégâts et il pourrait bien y passer.

Il se remit à parler en Turien, mon traducteur automatique faisant le reste du travail. Il nous demandait de partir. Il nous prenait effectivement pour des esclavagistes et était prêt à nous laisser partir. Il nous proposa même d’aller le retrouver sur Omega, qu’il suffisait de demander Nix. Ça faisait au moins une information.


-Nix ? Bien, je me présente : je suis Liz, lieutenant-commandant de l’Alliance. Je suis ici pour mettre fin à ce qui se passe ici. Me faire passer pour une cliente était la meilleure solution pour entrer discrètement, mais on dirait qu’après ce massacre, je vais devoir faire autrement. Alors, s’il te plait, baisse ton arme. Je n’ai pas aidé les Butariens à te tuer, alors ne me fait pas regretter mon choix.

Je restais concentré sur le Turien, mon arme toujours levé. Je tentais de trouver un bon angle de tir. Un Bombardement ne serait pas très utile étant donné la proximité. Tirer n’était pas vraiment plus indiqué, impossible de savoir à quel point sa barrière était résistante. Si je me gourais, William se retrouverait avec un trou dans l’abdomen. Et j’aimerais éviter si possible. D’autant plus que je devais encore prévenir Johanna que la mission avait changé et qu’il fallait faire attention : nous étions devenu des cibles pour les Butariens à bord.
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