Frappe pharmaceutique

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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 09 Juin 2017, 15:30

Pendant l’atterrissage, je reste debout en m’appuyant à la paroi pour ne pas perdre l’équilibre. Je préfère autant rester là que m’installer en face du Quarien sur les nerfs et son chien-chien robotique. Les paroles de la pilote m’ont déplu, je m’expliquerai avec elle plus tard, pour l’heure je dois intercepter la médecin. Quand elle passe près de moi, je lui attrape le bras et me penche à son oreille pour éviter que tout le monde ne m’entende.

« Le Galarien, où travaille-t-il ? »

Elle hoche la tête et répond dans un souffle.

« Tarvos »

Puis hausse le ton et dégage son bras, je n’oppose pas de résistance, j’ai eu mon info.

« Adieu, Monsieur Laquarius. J’espère ne jamais vous revoir. »

Je lui souris.

« Je vous retourne le compliment. Oh ! Et ne vous avisez pas d’utiliser ‘ça’ devant le petit ou vous aurez une visite désagréable. »

Tarvos.. Je vais m’asseoir au fond et tapote le nom sur mon OmniTech. Là ! Tarvos Medical, une entreprise pharmaceutique qui a fait fortune avec un traitement contre la grippe de Kepral, comme par hasard. Je fouille un peu et fini par trouver ce que je cherche, le Galarien. Il s’agit d’un article où le type est interviewé, j’émets un léger sifflement, chef de la sécurité, rien que ça. D’habitude on fait plutôt confiance à mon peuple pour ce genre de boulot. Le puzzle s’assemble quand je découvre que la maison mère est située sur Sur’Kesh, une petite crise identitaire sûrement. Je m’étonne que la boîte n’ait pas fait appel à la police, l’exécution aurait été plus simple et un groupe tel que celui-ci doit bien avoir le bras long. De plus, une arrestation injustifiée laisse moins de trace qu’un meurtre. A moins que.. Je reprends les messages qui détaillaient ma mission. L’heure à laquelle nous devions mettre à mort la Drell est passée depuis bientôt trois heures. Pourtant je n’ai pas de nouvelles de mon employeur et mon compte affiche toujours la même somme. Si le fait que j’avais abandonné était parvenu à ses oreilles, il m’aurait menacé, c’est sûr. D’autre part, il a forcément entendu parlé de la fusillade, un truc aussi gros fait le tour des médias rapidement. L’enfoiré.. Il n’avait jamais eu l’intention de nous payer. Il s’est foutu de ma gueule deux fois. La première en passant la présence du gosse sous silence, la deuxième en tendant se qui ressemble fortement à un piège où ce merdeux est gagnant dans tous les cas -si la mission réussi nous sommes arrêtés ou abattus et si elle échoue c’est que nous sommes morts ou capturés. Alors quand la Quarienne se retourne pour me demander où je souhaite aller, c’est avec une légère soif de sang que je me lève pour m’approcher d’elle et vérifier que les autres soient loin.

Je la toise un instant, agacé, et reprends petit à petit mon calme. En faisant un effort certain, j’esquisse l’ombre d’un sourire.

« Maintenant qu’on est au calme, nous allons pouvoir jouer franc jeu. Donc avant toute chose, je vais revenir sur ce ‘votre fierté passe avant votre tête‘ que j’ai trouvé fort déplaisant. Je vais vous faire remarquer un point. Si j’avais un tel excès de fierté, je doute que nous puissions encore se parler en face. Je vous rappel, à toutes fins utiles, que vous avez braqué votre arme sur moi. Alors en supposant que je sois bel et bien la personne que vous décrivez, il y a longtemps que j’aurai tenté de vous tuer pour avoir osé faire ça. A moins que j’attendais que nous soyons seuls car ma tête passe avant ma fierté.. »

Je laisse un temps et lui tourne le dos pour aller m’asseoir en tailleur sur le siège d’où je venais. Exposer ainsi un angle mort ne me fait pas peur, son arme n’est pas sur elle puisqu’elle vient de piloter et je l’entendrai faire un mouvement. Une fois installé confortablement je la regarde avec un sourire.

« J’aimerai que vous me déposiez au siège de Tarvos Medical. Je ne me sens pas très bien et j’ai peur d’avoir contracté la grippe de Krepal. Heureusement, ces messieurs sont à la pointe du traitement, ils auront quelque chose pour moi, j’en suis persuadé. Il est vrai qu’à cette heure, il ne doit plus rester grand monde, peut être les agents de sécurité et d’entretien. Oh et peut être ce type là.. Ah je n’arrive pas à me remettre son nom. Vous savez, un Galarien, avec une petite marque sous l’oeil, qui gère la sécurité justement. Il paraît qu’il est récemment passé sur Oméga pour rencontrer des gens. Un ami Turien m’a dit qu’il avait eu l’honneur de lui faire payer sa bière parce que le Galarien l’avait un peu énervé. Enfin bref, si ça vous fait trop loin vous pouvez toujours m’amener à un endroit fréquenté où j’aurai de quoi trouver un transport, peut-être un marchand à escorter ou un truc du genre. »

Je fini ma phrase en attrapant ma Veuve Noire et en commençant à inspecter l’arme. D’une pichenette, j’enlève un pétale collé au canon. Je sors une cartouche neuve et la rentre dans la chambre, je n’aime pas me balader sans être prêt au combat. Je fini par briser le silence qui s’est installé dans l’appareil.

« En fait ça m’arrange que vous ayez refusé mon invitation. Je n’apprécie pas manger avec de la compagnie, je préfère le faire dans l’obscurité et le calme, sauf que cela se prête mal à l’idée que l’on se fait d’un dîner. Maintenant, laissez moi vous poser quelques questions, c’est à mon tour, non ? J’en ai juste deux. Pour quoi vous battez vous ? Et voulez-vous bien me donner votre nom ? »

Nous avions un peu de temps devant nous à mon avis. Autant en profiter pour lui faire perdre ses préjugés et la connaître un peu plus.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 09 Juin 2017, 22:49

Il avait l'air de l'avoir mauvaise, mais quelque part, et peut-être pour la première fois de la journée, cela ne fit ni chaud ni froid à Miho qui ne s'y attarda pas plus que ça. Son check-in finit, elle se renfonça dans son siège et, lâchant les commande, croisa simplement ses doigts sur ses genoux. Il y avait définitivement du divertissant chez ce turien. Tant dans l'agacement, que dans l'effort probable qu'il devait faire pour ne pas l'insulter, même de façon détournée. Fallait-il entrer dans le sujet? Elle ne tenait pas particulièrement à débattre. Elle inclina vaguement la tête en détournant les yeux comme si une autre pensée lui avait traversé l'esprit.

Sauf qu'en vérité, c'était tout un tas de pensées qui s'étaient bousculer. Déjà le souvenir de l'apparente nonchalance, et l'humour pour garder bonne figure, une façon de s'octroyer, du moins pour soi-même l'illusion du contrôle. Oui, il y avait une pointe de fierté, et de crainte aussi certainement, mais si elle venait à évoquer le second, il allait être piqué dans son égo. Il y avait la propension à toujours chercher à avoir le dernier mot, à accorder une valeur certaine dans le devoir de faire la leçon à autrui, qu'il s'agisse de Mun, d'elle-même, et peut-être Efimia, bien qu'elle n'en soit pas sûr. Ce besoin à l'instant même de revenir sur sa remarque avec suffisamment de véhémence pour prouver qu'elle avait heurté ses sentiments. Bien sûr qu'il y avait de la fierté, plus que de la tête, sinon il ne s'embarrasserait pas de tant d'excuses. Tout pouvait être question de mesure, mais les faits étaient là. Son regard revenu se poser sur lui n'affichait qu'un scepticisme perplexe, qu'il prendrait peut-être mal, mais hé, elle se foutait pas mal de ce qu'il pouvait penser d'elle. Ou peut-être à toute fin utile, devrait-elle rappeler que le premier à avoir braquer une arme sur quelqu'un ce jour-là, c'était lui. Pourtant elle ne lui en voulait pas d'avoir voulu tuer sa cliente.

"Moui, bien sûr."

Si cela pouvait le rassurer. Pour elle, ce n'était qu'une constatation. Des gens à la fierté dominante, elle en avait connu quelques uns. Certains étaient même devenus des amis dont elle pleurait encore la mort aujourd'hui. Son esprit s'échappa un instant vers un butarien, grâce à qui elle avait tué et surtout survécu pour la première fois. Un petit soupire traversa ses filtres quand elle bougea à nouveau, ignorant sans doute la réflexion survivaliste qui avait dû précéder le détournement du turien.

"Nuuma, rouvre la soute, je décolle."
"Déjà? Ah, heu... Ouverture de la soute. Je t'envoi le prochain code d'approche."
"Merci."

Le kodiak vibra quand les moteurs reprirent de la puissance. La soute s'ouvrit lentement, projetant la lumière naturelle de l'extérieur dans le cockpit de la navette qui bascula lentement sur le côté et s'arrêta un peu trop brusquement sans doute. Les propos du turien titillaient tout particulièrement la curiosité de la pilote. Bien que cela fut rempli de beaucoup de détours, elle se résuma l'essentiel. Tarvos Medical, galarien, marque sous l'oeil, qui l'a employé, bosse visiblement dans la sécurité, va bientôt passer l'arme à gauche. Tout le reste n'était que garniture. La main de la pilote part sur le tableau de bord et enclenche d'un geste une petite carte holographique de la ville. Le bâtiment concerné se démarque rapidement, puis s'agrandit, effaçant les blocs autour de lui. Destination enregistrée. Le émerge du vaisseau civil et s'éloigne des quais, quittant progressivement le spatio port.

Le silence qui s'imposa n'était pas pour déplaire à la quarienne. Il lui permettait de remettre ses pendules à l'heure. S'en prendre à un bâtiment tout entier et probablement à la pointe de la sécurité était inconsciente. Par contre, guetter la sortie du galarien concerné et le mettre hors d'état de nuire pourrait lui permettre de pirater ses données, de trouver des preuves, et de balancer tout ça aux forces de l'ordre. Et aussi aux médias, parce que bon, fallait pas toujours croire que la manière légale arrangeait tout non plus. Tarvos Medical aurait alors bien mieux à faire que de s'occuper d'abattre une mère de famille. Seulement il pouvait y avoir un léger accro dans cette idée. Ce même accro qui rompit le silence. Seraient-ils capables de collaborer concrètement sur le terrain? Il était bon dans son domaine, mais c'était un mercenaire, et un solitaire. Clairement pas le profil avec lequel elle travaillait sur le terrain. Pas le profil non plus du gars qu'elle accepterait de voir lui protéger ses arrières. Sans compter que dans le fond, rien ne l'empêcherait de buter son employeur et la quarienne qui se trouvait tristement sur le chemin. Triste accident, mais plus de témoin.

Il voulait faire connaissance alors. C'était plus intéressant maintenant qu'il n'y avait plus qu'elle sans doute. Il fallait dire que Mun l'aurait certainement très certainement ramenée. Sans doute la réponse première réponse devrait être très philosophique, mais pour Miho ce ne fut pas le cas. Elle s'était posée souvent cette même question. Lors de son Pélerinage, lorsqu'elle luttait et s'entraînait plus que de raison pour atteindre son premier objectif et que le moral n'y était plus, lorsque la frégate qu'elle pilotait faisait face à la flotte geth désactivée et qu'elle avait reçu ordre de commettre un génocide, lorsqu'elle vivait sur Rannoch. Et à chaque fois, elle trouvait un millier de réponses. Parce que si elle ne se battait pas, à quoi pourrait-elle bien servir? Parce que si elle ne servait à rien, alors pourquoi restait-elle en vie? Et si elle abandonnait tout, ne serait-ce pas une insulte à l'égard de ceux qui n'avaient même plus la chance de se poser cette question?

"Pour mes convictions."

La réponse devait assurément paraître aussi simpliste que moralisatrice, mais elle c'était le cadet de ses soucis. Que chacun l'interprète comme il le voudrait. Quant au nom...

"Appelez-moi simplement Miho."

Bien qu'elle ne douta pas un seul instant qu'il lui refilerait facilement un sobriquet.

"C'est quoi votre plan. Entrer par la grande porte où attendre sagement qu'un certain galarien vienne simplement chercher le repos éternel dans votre ligne de mire? Oh, et jusqu'à quel point tolérerez-vous une collaboration turio-quarienne?"

Elle ne comptait pas lâcher l'affaire. Même si ça n'allait certainement pas plaire à un mercenaire solo.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 10 Juin 2017, 01:44

Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel en entendant sa réponse complètement évasive. Niveau langue de bois, je crois que je peux facilement lui décerner la palme. Avant de lui répondre je me lève et vérifie que mon M-25 Frelon soit chargé.

« Le plan est simple. On n’a aucune idée d’où est le Galarien, probablement dans son bureau mais on sait pas où il se situe, et on ne sait même pas s’il est là. Donc on rentre, on trouve la pièce, on élimine tout obstacle et on avise suivant la présence ou non de la cible. »

Je relève la tête avec un grand sourire.

« En clair, on improvise du début à la fin. Vous allez adorez ! Sur une note plus sérieuse, ai-je vraiment le choix de collaborer avec vous ? Rassurez vous, je sais faire la part des choses et ne suis borné et imprévisible que lorsqu’il s’agit d’une affaire personnelle. Vous n’avez pas tué un membre de ma famille ? Alors on va pouvoir s’entendre. Par contre, ça va être personnel avec le Galarien, il s’est foutu de ma gueule et a poussé mes limites un peu trop loin. Donc avant d’y aller je veux savoir une chose, une seule. Avez-vous déjà eu l’occasion de voir quelqu’un perde le contrôle ? Voir quelqu’un déchaîner ses émotions les plus profondes sur une autre personne ? »

Si ce n’est pas le cas, notre collaboration cessera au moment de rencontrer ma proie. Je me connais, il y a de très fortes chances pour que je passe mes nerfs sur le chef de la sécurité et ça ne sera probablement pas beau à voir. Heureusement Miho répond positivement, elle ne pourra pas dire que je ne l’avais pas prévenue. Je m’avance et m’appuie sur son siège. Au loin, un gros logo en forme de T se dresse sur un immeuble. On arrive. Je pointe le haut de bâtiment à la pilote.

« Là, posez nous sur le toit. Vu l’allure du type, il aura son bureau vers les derniers étages et l’entreprise doit certainement avoir de quoi poser une navette, c’est une question de standing. Vous avez de quoi agir silencieusement ? »

En voyant son fusil, je me doutais bien que la demoiselle n’avait pas l’habitude de faire dans la dentelle. Néanmoins, malgré l’absence d’arme à feu silencieuse, nous étions tout deux équipés de camouflage. D’autre part, mon petit drone pouvait bien aller faire du repérage en restant hors de vue, c’était difficile mais pas impossible. En bonne professionnelle, la Quarienne procède à faire un tour de repérage, à bonne distance de la bâtisse. Nous localisons immédiatement un endroit réservé aux navettes, inoccupé à l’heure actuelle. La place devait servir pour accueillir les invités de marque et donc restait libre le plus clair de son temps, une aubaine. Cependant, un tel accès devait forcément avoir des contre-parties, j’appuie sur la commande de la porte et vais me mettre dans l’ouverture, Veuve Noire en mains. Grâce à la lunette, je peux noter au moins deux gardes. Je pense que ma coéquipière temporaire ne va pas approuver mon idée, mais je peux aisément en abattre un d’ici. Cela dit, le bruit et le corps à découvert vont alerter l’autre. Il me faut quelque chose de plus solide, plus efficace. A travers le zoom, je vois que les deux Galariens discutent tranquillement, ils n’ont pas l’air de vouloir se séparer, en tout cas ils ne s’éloignent pas de plus de dix mètres l’un de l’autre.

Soudain un plan me frappe l’esprit. La simplicité est presque aussi déconcertante que l’efficacité, enfin je crois. Je retourne près de Miho, tout en laissant la porte ouverte.

« Deux gardes, ils se collent. On garde le cap, j’ai une idée. Vous arrivez à vous poser dans des yeux de chat, alors passer à grande vitesse en rase-motte au dessus du toit ne devrait pas être un problème, non ? Par rase-motte, j’entends entre trois et cinq mètres au dessus du sol, enfin ici du toit et pour la vitesse, essayez de rester en dessous des cinquante kilomètres par heure, ça sera préférable. Pour le reste faites moi confiance. Oh ça va, faites un effort, je ne suis pas si horrible, on pourrait presque s’entendre je suis sûr. Une fois que vous serez passée, posez vous, le champ sera libre. »

.. Normalement. Je n’avais pas vraiment moyen de savoir si j’allai réussir mais ça partait d’un bon sentiment.

Je pars à l’ouverture et me tiens au bord. Le bâtiment approche, je canalise une surcharge, avec ça j’espère mettre un des deux gardes hors jeu dès le début. L’essentiel est d’éviter tout coup de feu. Le Kodiak arrive dos au Galarien le plus proche quand il pénètre le périmètre délimité par le toit, je vois le deuxième tourner la tête, trop tard. Je tends mon bras et foudroie le premier. Ensuite, je balance mon buste dans le vide, tête la première, et chute. Si j’ai bien géré mon coup, je devrai arriver sur ma cible. Le garde met le bras devant son visage au moment où la navette lui passe à côté, je soupçonne Miho d’avoir légèrement joué sur l’inclinaison de l’engin pour forcer ce mouvement. Dans les airs, je ne dispose que d’une fraction de secondes pour ajuster mon corps, j’arrondis mon dos et rentre mon crâne. Je percute enfin le Galarien, le choc me déstabilise et m’empêche de me réceptionner convenablement. Au lieu de rouler avec grâce, mon dos s’écrase lourdement au sol, s’ensuit une glissade due à mon armure. Après deux bons mètres, je m’arrête enfin et me relève, secoué. J’ai mal de partout mais ça passera. Je cherche ma cible du regard. Il est affalé au sol. Les Galariens ne sont pas réputés pour leur solidité. Alors je suppose très facilement que celui-là a la moitié de la cage thoracique broyée. Pourtant, je le vois bouger, ou plutôt remuer, il essaye d’attraper son arme qui gît à une vingtaine de centimètre devant lui. Il est tenace, je m’avance, claudiquant, vers lui. Je le vois porter la main à son visage alors qu’il ne me reste que quelques pas à faire, un communicateur ? Je dois agir. J’entame une petite course et frappe la face du garde. Ça a l’avantage de le couper dans son action mais je ne peux pas le laisser là. J’enserre mes mains autour de son cou, c’est la mort la plus ‘douce’ que je puisse lui offrir à l’heure actuelle : je n’ai pas de quoi l’égorger rapidement.

Soudain, on me saisi à l’épaule. Je me retourne, près à m’occuper du nouvel arrivant. Ce n’est autre que Miho qui me demande ce que je fais.

« Pas de témoin. »

La réponse ne lui convient pas. La voilà qui s’arrête sur des inepties telles que ‘il ne représente pas une menace’ ou ‘il n’est pas armé’, comme si c’était important. Voyant qu’elle insiste, et comme je n’ai pas spécialement envie de me battre avec elle sur le toit d’un immeuble où se trouve une proie, je m’écarte du garde en l’invitant à en faire ce qu’elle voulait. Dans les grandes lignes, l’étape 1 ‘atterrissage’ est un succès, malgré le fait que j’ai encore détérioré l’opinion de la Quarienne à mon égard, aucun coup de feu n’a retenti et les deux gardes sont maîtrisés. Que de bons augures pour la suite de l’opération.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 10 Juin 2017, 15:49

Elle avait apporté sa réponse, et Miho constata qu'il n'y avait pas plus d'interrogations privées. Ce n'était pas plus mal. Ils ne se connaissaient pas et les choses étant ce qu'elles étaient, il était plus adapté de converser sur un éventuel plan d'action. Foncer dans le tas n'était pas un concept étranger pour la pilote, mais ils ne connaissaient vraiment rien de leur cible. Enfin si, lui saurait déjà le reconnaître, mais elle, elle y allait à l'aveugle. Le bâtiment est facilement repérable, de même que l'espace dédié au transport de personnes importantes. Faire du rase-motte était loin d'être un problème pour elle, même si elle ne voyait pas en quoi ça allait être utile. Devait-elle faire un carton en ramassant les galariens au passage? Ça aurait été bien trop barbare, et surtout trop risqué quand l'un, voire les deux corps s'écraseraient en contre-bas dans la ruelle. Et puis, ils n'avaient rien fait pour mériter ça, eux.

Non, l'option paraissait beaucoup plus individuelle. Miho obtempéra, exécutant un dernier arc de cercle avant de se diriger vers la piste d'atterrissage. Le rase-motte, elle connaissait. Sauf qu'elle était bien plus douée pour ça avec un chasseur. le kodiak, bien moins maniable, n'offrait qu'une marge de manoeuvre limitée. Elle fit de son mieux, et passa à un peu plus de trois mètres quand Laquarius disparu purement et simplement de son champ de vision. C'était une action culottée, pour autant qu'il s'en sorte indemne. Sans passager, Miho fit un demi-tour nettement plus sportif, porte toujours ouverte, pour atterrir avec rapidité, au détriment de la douceur. Mais ça navette encaisserait sans problème, elle était faite pour ça. Quittant son siège, la quarienne attrapa son fusil au vol et bondit hors du véhicule. Un galarien était inconscient, l'autre se débattait pour sa survie alors que les doigts du mercenaire enserraient sa gorge. Miho rangea son arme et posa une main sur son épaule. Il était sur la défensive.

"A quoi vous jouez?"

Pas de témoins, évidemment. C'était compréhensible, mais elle doutait que beaucoup de galariens honnêtes en viennent à prendre la défense de leur boîte quand ils sauront comment celle-ci s'assurait une marge de bénéfice.

"Laissez-le, il n'est pas armé. A quoi bon, il n'a rien à voir là-dedans."

Heureusement que Laquarius avait probablement bien plus d'intérêt avec sa cible actuelle. Le galarien est dans un sale état, mais il devrait survivre, comme son collègue. Le moins qu'elle pouvait dire, était que le mercenaire avait été plus qu'efficace dans sa cascade depuis le Kodiak. Miho se baissa et manipula son propre OmniTech.

"Vous vous en sortirez, ne le prenez pas personnellement. Restez là en attendant les secours et tout ira bien."

Une série de chiffres s'affichèrent un instant, puis disparurent. Le galarien, malgré son état, eut un sursaut et un couinement de douleur quand son propre Omnitech, tout comme celui de son collègue émirent quelques étincelles tandis qu'un grincement désagréable s'échappa de son oreillette avec suffisamment de force pour être entendu par la quarienne, et peut-être même le turien.
Elle se releva, pour se diriger vers la porte.

"On a pas beaucoup de temps, ils vont se poser des question quand leurs agents ne répondrons plus."

Elle pianota sur son OmniTech et ouvrit la porte. Avoir les pass des gardes allait leur servir, du moins dans la mesure des accès que leur position professionnelle leur accordait. Des escaliers permettaient l'accès aux étages supérieurs des bâtiments, mais ils ne savaient toujours pas où aller. Miho n'y connaissait pas grand chose ne grosse boîte pharmaceutique, mais il était probable que d'autres agents de sécurités traînent dans le coin. Surveiller les accès était le plus logique selon elle. Elle s'avança jusqu'à la première porte du dernier étage et prêta l'oreille quelques secondes. Puis, estimant le danger gérable, elle entrouvrit lentement le battant. Derrière, un immense open space était désert à un détail près: une galarienne assise à un bureau semblait en pleines heures sup. La quarienne bloqua le passage et attendit quelques instants alors qu'elle observait la pièce. Personne d'autre n'avait l'air de se trouver dans les environs, mais de là à attaquer une simple employée de bureau... Un petit camouflage leur permettrait de passer rapidement, ni vu ni connu. Enfin en espérant que leurs et leur équipement ne les trahissent pas dans le silence ambiant. Mais avant qu'elle ne pousse plus loin la réflexion, la galarienne se leva subitement. Miho repoussa légèrement la porte, mais l'employée ne se tourna jamais suffisamment vers elle. Attrapant un datapad, elle se mit à trotter subitement vers une porte qui se trouvait de l'autre côté de l'open space qu'elle franchit sans même imaginer un seul instant que des intrus se trouvaient là.

Il n'en fallu pas plus pour que Miho s'élance en avant, droit vers le terminal allumé de la galarienne. Le mercenaire devait certainement avoir l'impression qu'elle lui faisait perdre son temps, mais il n'empêchait qu'elle trouva rapidement ce qu'elle voulait.

"Département comptable, marketing, scientifique, personnel... Ah, bureaux des cadres supérieurs. Ils sont répartis sur les trois derniers étages du bâtiment."

Elle bascula sur le circuit interne de la liste du personnel et cibla celui de la sécurité. Une série de fiches défila, dont celui des deux galariens hors service sur le toit. Puis elle elle se figea sur une plus intéressante, montrant un galarien avec une marque sous l'oeil, et le poste "chef de la sécurité", avec les moyens de le contacter à l'interne, et... Son numéro de bureau, juste à l'étage du dessous.

"Bien, on tient votre homme."

Elle referma les fichiers ouverts et fit marche arrière pour repartir vers les escaliers. Au loin, ils purent entendre l'ouverture de l'accès par-lequel était sorti la galarienne. Miho fonça en avant, bousculant Laquarius pour refermer la porte derrière eux, le plus silencieusement possible.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 10 Juin 2017, 23:48

Miho neutralise le Galarien et son collègue sous mon regard désapprobateur. Autant pour l’autre je peux comprendre, mais celui-ci a vu nos visages, le laisser en vie est une erreur à mon sens mais la pilote est déterminée, peut-être une de ses ‘convictions’. Elle en profite pour récupérer les codes d’accès des gardes, ils ont probablement le même niveau de sécurité mais comme ils étaient précisément sur le toit, qui est quand même une zone assez sensible, ça devrait suffire. Une porte s’ouvre sous la commande de la Quarienne et nous pénétrons le bâtiment. Le plan s’impose de lui même, regarder étage par étage si le bureau du chef de la sécurité était là.

Ma ‘partenaire’ prend les devants et ouvre la première porte qui se présente à nous. A travers l’interstice, je constate qu’il s’agit d’un open space, pas de bureau à proprement parlé. Quel cadre aurait son espace de travail ici ? L’étage est sans intérêt. Je m’apprête à poursuivre la descente quand la pilote se glisse dans l’ouverture. En étouffant un juron, j’attrape la poignée et rentre dans la pièce. Je l’aperçois se planter devant un poste et commencer à pianoter dessus, c’est vrai que rechercher des infos est utile mais on extrêmement exposé là, je m’adosse au mur à côté de notre porte d’entrée -et de sortie- en attendant de voir ce qu’elle fait.

Elle marmonne puis relève la tête. Oui, j’ai entendu aussi, on rentre et on ne va pas être content de nous voir. Instinctivement, j’attrape ma mitraillette de la main droite et laisse mon bras le long de mon corps pendant que, de ma main libre, j’ouvre la porte et commence à me glisser dans la cage d’escalier. Pas assez vite apparemment. Miho me pousse sans ménagement et referme délicatement derrière nous. Je souris en pensant que j’aurai probablement fait l’inverse et ameuté tout l’immeuble. En attendant qu’elle finisse d’écouter à la porte, je me masse un peu le torse, je ne me suis pas entièrement remis de ma chute -mais ça valait le coup.

Une fois qu’elle se redresse, je lui demande un compte rendu. Il semblerait que le Galarien ait son bureau juste en dessous de nous, c’est trop facile. D’un geste j’invite Miho a passer devant, la galanterie avant tout, et nous entamons la descente. Nous arrivons rapidement à l’étage inférieur. Le trajet a été assez bénéfique, j’ai pu réfléchir à la façon dont j’allai tuer ma proie. Pour lui, ça sera l’humiliation publique et le déclin de l’entreprise entière, fallait pas me chier dans les bottes. Le palier donne à nouveau sur une porte. Je retiens la pilote quand celle-ci s’avance pour réitérer la précédente, et efficace, manœuvre et lui murmure :

« Une fois en face du type, n’essayez pas de m’arrêter. Je risque de réagir un peu plus violemment que sur le toit. Oh et si vous êtes une âme sensible, je vous conseille de rester hors de la pièce : je n’ai pas pour habitude d’offrir des morts paisibles quand il s’agit d’affaires personnelles. »

Il me coûtait de dire ça car je répugnais à assumer cette facette de moi-même, mais elle n’était que trop présente pour être ignorée. De plus, la dernière fois que j’avais fait équipe avec un membre de ce peuple, je ne l’avais pas prévenu et il m’avait stoppé dans mon élan, ce qui avait fait grandir ma frustration et ma soif sanguinaire -et aussi les trous dans le cadavre que j’ai laissé mais c’est un détail. Je ne m’attends pas à ce qu’elle réponde, en fait je préfère qu’elle évite. Pour ne pas avoir à l’entendre, si elle venait à parler, je me concentre sur la porte et la pousse à peine.

Rien à voir avec l’open space au dessus, ici il n’y avait que quelques bureaux, cinq pour être exact. Je vois bien qu’il y a des plaques à côté des portes mais impossible de les lire d’ici, j’ai beau plisser les yeux et tendre mon cou, rien n’y fait. Mais alors que je fais mes mimiques stupides, heureusement cachées de la Quarienne par mon dos, je sens quelque chose d’étrange, comme une présence. Je pousse un peu plus le battant et comprends. Un garde est adossé au mur juste à ma droite. Il tique, c’est évident qu’il ait vu la porte bouger, je n’ai pas le temps de me demander s’il a un collègue de l’autre côté du couloir. Je lance ma main sur sa bouche et frappe son crâne contre son dossier. Ma paume étouffe un cri mais il va se débattre. Pour mettre un terme à ce match inégal, je sors à moitié de ma cachette, juste assez pour être en mesure d’envoyer mon pied dans son genoux le plus proche. Sa jambe s’arc-boute sous l’impact et il tombe sur moi. Je le retiens, ma main toujours fermement accrochée à ses lèvres, son dos contre mon ventre, et le tire dans la cage d’escalier. Rapidement, je passe mon bras libre sous l’aisselle correspondante et le remonte de sorte à lui bloquer l’accès à son arme, bien au chaud dans son holster. Petit à petit, je me baisse pour le coucher au sol et me mettre à sa hauteur. D’un hochement de tête j’indique à Miho de fermer la porte et d’attraper l’arme du garde, voyant qu’il balançait désespéramment son deuxième bras pour s’en saisir, j’espérai que cela le calme, le temps que je m’occupe de lui, sans le tuer évidemment. Il ne fallait pas choquer la petit dorée avant l’heure. Je fais glisser la main qui lui ferme la bouche de sorte à attraper mon bras, le tout en baissant ma prise pour au final avoir une prise sous son aisselle et une sur son cou. En faisant cela, je l’étouffe assez pour l’empêcher de parler tout en gardant sa trachée utilisable. Pour en finir, je resserre mes membres à plusieurs reprises. Au cours d’un des coups, je sens que son épaule se déplace plus que d’habitude, je me garde de tout commentaire et poursuis jusqu’à ce qu’il n’oppose plus de résistance. Enfin, je le fais rouler sur le côté pour me dégager et me relève.

Je m’époussette un peu et souris innocemment à Miho, j’ai un peu merdé, mais pas trop quand même.

« Bon, la voie est libre ! Je vais quand même vérifier avec mon drone. »

Je lance le programme et la petite machine apparaît. J’ouvre la porte et dirige mon robot dans le couloir.

« Lui c’est P3S3, ou PacificSound3003, il est gentil et aime se promener en diffusant de la musique. »

Après ses paroles inutiles, je reporte mon attention sur mon OmniTech. Je fais un aller-retour dans le corridor pour m’assurer qu’il ne reste personne, puis m’attelle à regarder chaque plaque. PDG, DRH, Trésorier, toutes les saletés de nuisibles planqués qui trimballent probablement autant de dossier illégaux que moi se trouvent ici, mais à l’heure qu’il est ces raclures doivent être tranquillement en train de se reposer dans leurs appartements bien trop cher. Finalement, je repère mon objectif. Je désactive le drone et me retourne vers la pilote, j’ai encore une idée -et pas si dangereuse cette fois.

« Deuxième porte à gauche. Passez moi le code de son bippeur et l’id des gardes du toit. Je vais l’appeler pour lui faire savoir que j’arrive, il va paniquer et je vais couronner le tout en enfonçant la porte de son bureau. Une fois que ça sera fait, il ne pensera qu’à moi, vous n’aurez qu’à vous faufiler sous votre camouflage et tout ira bien. »

Miho s’exécute. Je pianote un moment sur mon OmniTech et fini par joindre le Galarien en me faisant passer pour un des gars du toit.

« Nicol 30, ici Centrale, quel est le problème ? »

« Je viens chercher ma paye. »

Je coupe immédiatement la communication, si je lui laissai le temps de répondre l’effet perdait en impact. Dans la foulée, je me lance dans le couloir et arrive en trombe devant la porte portant la plaque ‘Chef de la sécurité’. Dans mon élan, je projette mon épaule contre le battant. Les gonds éclatent, c’est pas du solide ce matos. Je pointe ma mitraillette sur le Galarien assis à son bureau. Dans la précipitation, je sens un courant m’effleurer, la Quarienne a suivi.

« Pour le déplacement, il va falloir ajouter un bonus, je fais pas dans la charité. »

Il me sourit. Du coin de l’oeil, je vois un canon se braquer sur moi. Le Krogan qui l’accompagnait au bar est à ma droite, son fusil à pompe à quelques centimètres de mon crâne. En fin de compte, je ne sais pas quel plan a eu le plus d’imprévu, c’est mieux quand j’improvise finalement. Je garde mon bras tendu et mon regard fixé sur mon ex-employeur, si je venais à montrer un geste de faiblesse, c'était fini pour moi. Là, je laissais la possibilité de faire feu avant de mourir.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 11 Juin 2017, 17:12

C'était fou comme la galanterie devenait vite une norme quand il s'agissait de pénétrer, armé, dans un environnement hostile. Mais Miho ne discuta pas. A dire vrai, elle préférait même passer devant, par sécurité non pas pour elle ou Laquarius, mais plus pour un éventuel employé innocent qui pourrait croiser leur route. Heureusement ils n'étaient en théorie plus très loin de leur cible. La quarienne descendit en silence et réitérer sa méthode d'observation en guettant d'abords les sons quand elle fut interrompue par son improbable partenaire.

Peut-être devrait-elle mettre les choses au clair, mais ce n'était ni l'endroit ni le moment d'avoir ce genre de conversation. Il la prenait décidément pour une petite nature. Que comptait-il faire? Suspendre le chef de la sécurité par les pieds à la fenêtre du bâtiment et l'éviscérer pour que ses entrailles aillent salir la rue en contre-bas? Comptait il lui arracher un à un chacun de ses membres en veillant à ce qu'il soit bien conscient pour profiter du spectacle? Ou juste le tuer d'une manière tellement dégueulasse et mutilante que le seul moyen de le reconnaître serait par une analyse ADN? Ce type avait perdu toute considération dès l'instant où il avait choisi de faire tuer une scientifique qui vouait son travail à apaiser la souffrance des mourants.

Si encore Efimia avait trempé dans des histoires douteuses, il y aurait eu des circonstances atténuantes. Mais à la connaissance de Miho ce n'était absolument pas le cas. Et quand bien même, il existait d'autres méthodes que le meurtre. Un galarien avait fait son choix, il n'avait qu'à en assumer les conséquences. Miho n'allait pas pleurer pour la souffrance d'un type qui avait décidé d'agir sans le moindre respect pour la vie. Et s'il avait des enfants, et bien... C'était tout ça d'influence glauque qu'il n'aurait pas le temps d'enseigner à sa progéniture. Oh, il existait bien des moyens non mortels de faire triompher la justice, mais chacun d'entre eux prenait du temps. Un temps pendant lequel d'autres tentatives de meurtre pouvaient avoir lieu.

Elle se recula dans un soupire et laissa le turien se lancer dans le prochain repérage. Qui se solda par un petit fail. Incrédule, Miho vit Laquarius revenir en arrière en traînant tant bien que mal un agent de sécurité qui essayait de se débattre sans trop de succès. Oh, elle n'attendit pas de voir le hochement de tête pour bondir sur la porte, vérifier que personne n'avait remarqué ce qui se passait, et refermer pour plus d'intimité. Par contre, elle suivit rapidement le regard de Laquarius pour se saisir de l'arme du galarien avant de contempler, quelque peu perplexe, la fabuleuse et bestiale étreinte sur le sol. Elle hésita un moment à demander si elle devait leur laisser de l'intimité ou mettre une tarte à coup de cross au garde pour accélérer les choses, mais finalement, autant laisser le mercenaire s'en occuper. Elle se rapprocha de la porte et guetta les sons, non sans garder un oeil sur la perte de conscience du galarien, histoire de s'assurer que celui-ci n'allait pas y passer définitivement. Mais le turien avait visiblement décidé de s'en tenir à sa demande première. Face au sourire innocent, elle secoua la tête et s'écarta à nouveau de la porte. Il avait son style, et tant que celui-ci ne les mettait pas tous les deux dans la merde, elle ne voulait pas faire de commentaire. Jusque-là, tout allait plutôt bien.

Son partenaire allait même jusqu'à prendre une précaution supplémentaire, avec un drone... Musical. Pourquoi pas. En gros, il ne restait plus qu'à foncer dans le tas. Enfin, Miho espérait avec un minimum de subtilité mais elle doutait de une que ce soit le style de Laquarius, et de deux que ça soit vraiment utile à ce stade. Il n'y avait à priori qu'une porte les séparant de leur cible, pour peu qu'elle soit là. A ce moment-là, elle ne bougea pas, sachant pertinemment que le mercenaire avait suffisamment laissé comprendre que le galarien était pour lui. Mais au moins, il voulait le faire avec un minimum de sécurité et, bien entendu, en travaillant son entrée.

"Comme vous voulez."

Tant qu'après elle pouvait avoir accès aux dossiers personnels du chef de la sécurité et veiller à ce que sa cliente ne puisse plus être menacée, elle était prête à suivre le plan de Laquarius. D'autant plus qu'il était effectivement préférable que l'un d'eux ne soit pas visible de suite, des fois que le galarien aurait protégé ses arrières... Elle transmis les codes au mercenaire et activa son camouflage dès l'instant où la communication fut coupée. Rapide, elle suit et entre dans la pièce dès que l'espace le lui permet pour jauger la situation. Un galarien derrière son bureau et un krogan. Ça, c'était pas prévu au programme.

Miho ne prit pas particulièrement le temps de réfléchir à un plan d'action. Laquarius tenait toujours en joue le galarien, à elle le garde du corps. Elle pianota rapidement son Omnitech, activant une attaque à retardement et sortit son couteau de combat, trois secondes. Elle balança un coup contre le poignet du krogan, celui tenant le canon, plantant le métal dans le creux de celui-ci là où la chaire n'était pas protégée par une plaque, frappant de tout son poids pour dévier le canon du crâne du turien, une seconde. Effet réussi, un coup partit, droit dans le mur, avant que le fusil à pompe ne tombe au sol tandis que son camouflage disparaissait, deux secondes. Tandis que le krogan levait son bras libre pour lui asséner un coup vertical, elle tendit son OmiTech droit devant elle, vers la mâchoire ouverte du krogan. Une caractéristique propre à la race sans doute, cette manie de rugir pour bien faire flipper l'ennemi. La troisième seconde s'était écouler et l'attaque se déclencha. Le souffle cryo arrosa la figure du garde du corps, gelant les globes oculaires, pénétrant entre les mâchoires, s'engouffrant dans les quatre poumons, rampant dans les cavités nasales. Une partie du mur et du plafond se fit recouvrir de glace dans la foulée. Le krogan recula sous l'effet de surprise, manquant de peu la quarienne. Il commençait à manquer d'air

"Je m'occupe du krogan, le galarien est à vous."

Miho sorti son fusil d'assaut. La bagarre venait à peine de commencer et elle se doutait bien qu'entre la résistance et la capacité de régénération de son opposant, la victoire n'allait pas s'obtenir en quelques instants. Il ne fallait pas offrir trop de temps au galarien.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 11 Juin 2017, 19:01

Un rictus amusé tord mon visage quand je vois une lame apparaître à ma droite et se planter dans le Krogan. Je garde ma position, prenant un malin plaisir à observer la face du Galarien se décomposer. Le sifflement de l’attaque cryo de Miho empli la pièce, suivi de son invitation à m’occuper du chef un peu trop sûr de lui. Je le regarde en faisant tourner mon arme autour de mon doigt avec nonchalance, il commence à se lever en passant une main sous son bureau. Pour l’en dissuader, je récupère une prise ferme et lui fais signe de rester calme.

« Assis ! Sois humble... »

Ça serait tellement simple de juste appuyer sur la détente et rependre le contenu du crâne du type sur la vitre, derrière lui, gigantesque qui donne une magnifique sur la ville. Mais ce pêcheur mérite un jugement exemplaire que je vais m’empresser de lui apporter. Il reprend lentement sa place, je vois bien que son bras glisse de plus en plus sous le tablier. Je soupire, un mouvement si grossier est presque insultant. Voyons s’il sera en mesure de continuer son petit jeu avec un œil en moins. Je cours sur lui sans prévenir. Mon module d’augmentation cinétique me permet de le prendre de vitesse. Alors qu’il tire une arme de sous son bureau, je glisse sur celui-ci en balançant ma jambe droite vers son visage. Tout le matériel vole, datapads, bibelots et même une lampe, tout se retrouve à terre, poussé par mon corps. Mon tibia percute la mâchoire du Galarien, le reversant à son tour, pendant que je fini ma course à côté de sa chaise. J’attrape d’ailleurs le fauteuil et le lance sur ma proie qui se relevait. Le dossier le frappe au dos, le mettant à nouveau au sol. Je ramasse ensuite la lampe tombée. Dans sa chute, le pied s’est tordu, ça m’arrange puisqu’il est donc plus simple à arracher. D’un coup sec, j’enlève la base pour n’avoir qu’une tige de métal surmontée d’une ampoule. Entre temps, mon adversaire s’est relevé pour de bon et me renvoie la balle -ici la chaise. L’objet me percute et je trébuche sur la camelote qui recouvre le sol. Je me retrouve allongé sur le dos, en tombant je peux voir que Miho est toujours au prise avec la brute. En face, le Galarien se jette sur son arme.

Ma posture est délicate, je ne veux pas trop l’abîmer mais je ne veux pas mourir non plus. Sans trop réfléchir, je dégaine mon M-25 Frelon et crie :

« Miho ! Saute ! »

J’enchaîne immédiatement en tirant en cercle, partant du genoux gauche du Galarien, en finissant au niveau du Krogan. Normalement j’arrive à être assez précis pour faire tomber une rafale avant l’emplacement de la Quarienne et une après, laissant l’espace où mon doigt revient au point mort à son niveau. Dans la théorie, ça marche, mais un Quarien averti en vaut deux il paraît. Je me relève avec une crampe au poignet et lance rageusement ma mitraillette vide au sol. Quelle plaie ces armes à rafale. Pour passer instantanément mes nerfs avant de faire une connerie avec ma proie, je saisi le fauteuil qui m’a mis au sol et le balance à travers la fenêtre. Ensuite, je fais de même avec l’arme du Galarien, non sans lui envoyer une droite pour la lui faire lâcher. Enfin, je respire un bon coup, profondément, histoire d’évacuer toute tension. Pas question de péter un câble maintenant. Je n'avais pas fait exprès de tutoyer mon alliée, l'urgence de la situation avait fait fourcher ma langue.

Je passe mes doigts autour de la gorge du Galarien et le relève pour plaquer sa tête contre son bureau -cogner serait un terme plus rigoureux mais c’est une question de point de vu. Il ne tient plus sur ses jambes, son genoux gauche est perforé et son tibia droit en miette, mais je le maintiens sur la plaque métallique. Je brandis la pointe improvisée et me penche près de son visage pour lui murmurer, en espérant que Miho ne m'entendra pas :

« C’est marrant parce que d’habitude je torture que pour obtenir des réponses, mais là ça sera par pur plaisir. Tu devrais en être honoré, tu vas pouvoir participer à cette expérience toute nouvelle pour moi. »

Je ponctue ma phrase en liant le geste à la parole et en insérant lentement la lampe dans l’oeil gauche du Galarien. En observant le résultat, je ne peux m’empêcher de faire la moue, on a rarement vu aussi moche comme meuble d’intérieur. Déçu, je retire l’objet de son support et réfléchi à l’emplacement le plus propice à révéler l’âme de lampe vivante qui sommeille dans cet être. Après quelques secondes, je me décide à aller au plus simple. Le Galarien gémit lamentablement et émet un cri faiblard quand je plante mon arme improvisée dans son omoplate gauche. Toujours insatisfait, je le retourne, collant l’arrière de son crâne au bureau et attrapant son bras droit. Vivement, je frappe dans son coude. Au bout du troisième coup, la lampe pénètre enfin la chair. Je secoue la tête.

« Je suis au regret de t’annoncer que tu ne deviendras jamais un réverbère.. -je relève mon regard avec une étincelle- Mais on peut essayer tapis de sol ! »

L’idée était tellement évidente, je m’en veux de ne pas y avoir pensé tout de suite. Je saisi le col du Galarien et l’amène au bord de la fenêtre. Tétraplégique depuis peu, il n’offre aucune résistance si ce n’est que de vaine supplique. Je le pousse de sorte à avoir son corps dans le vide mais ses jambes toujours sur le sol. Sans le lâcher du regard, je hausse le ton.

« Très chère, pourriez-vous télécharger toutes les preuves compromettantes que vous avez pu récupérer sur l’OmniTech de notre ami et vous assurez qu’elles soient diffusées en boucle ? Il va devoir nous quitter malheureusement, un rendez-vous important, vous vous doutez bien qu’il a des priorités. Je ne voudrai pas le retenir trop longtemps. »

Le temps que Miho finisse, j’attire le Galarien vers moi, extirpe la lampe de son coude, crève son dernier œil utile et plante l’objet dans sa gorge. C’était plus fort que moi, je ne pouvais pas le lâcher sans m’être assuré qu’il ait vraiment souffert.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 11 Juin 2017, 19:49

Avoir la moitié de la boîte crânienne surgelée n'était pas vraiment un handicap pour un krogan. Le cerveau et système nerveux secondaire suffisait bien pour utiliser une bonne vieille rage de sang. Heureusement pour Miho, sans yeux, il devenait difficile à un tank sur pattes de viser convenablement sa course. Elle fit sauter la sécurité mais n'eut pas le temps de tirer une première salve qu'il lui fonça dessus, l'obligeant à plonger sur le côté pour éviter de se faire percuter, ou broyer. Le garde du corps ne cessa sa route que contre un mur heureusement porteur et donc suffisamment solide pour résister. Il se battait pour retrouver son souffle, sa cage thoracique s'agitait, mais aucun son ne sortait plus de sa bouche figée dans le gel. Malheureusement la pilote savait qu'il aurait assez de temps pour l'emporter elle dans la mort, juste par principe. Elle lui tira dans le dos, le blessant sans qu'il ne semble réellement sentir de douleur.

Quelque chose attira son attention un instant, c'était le galarien qui se relevait chaise en main. Une seconde d'inattention qui failli lui couter cher. Miho eut à peine le temps de lâcher son fusil pour amortir le choc quand, balayant le vide au hasard, le krogan la heurta de plein fouet au flanc, la pilote décolla littéralement du sol pour finir au sol, près de la porte d'entrée. Secouée, elle se releva tant bien que mal alors que le garde du corps se tournait vaguement dans sa direction, cherchant sa présence. Il chancela lui-même, à court d'oxygène, mais était prêt à la cibler à nouveau. Le souffle court, Miho relâcha ses côtes, apparemment intact, même si elle allait assurément la sentir passer pendant quelques jours, pour peu qu'elle s'en sorte en vie.

« Miho ! Saute ! »

Sans prendre la peine d'y réfléchir, la quarienne bondit pour saisir le cadre de la porte et poussa une grimace de douleur en se hissant dans le vacarme des tirs de la mitraillette du mercenaire. Touché aux jambes, le krogan perdit l'équilibre et chuta au sol. Un coup de chance inespéré! Miho se laissa retomber, fonça en direction du krogan, lui mit son plus magistral coup de pied dans la gorge au passage et ramassa son fusil d'assaut. La régénération ne pouvait pas compenser le gel de quatre poumons et la brute se retrouva sur le dos, quasi immobilisé mais encore en vie. La pilote revint sur ses pas, considérant son adversaire au sol. Lui était un employé. Très certainement un gros sadique, mais dans l'histoire, il n'était pas l'ennemi numéro un de Miho.

Calmement, la quarienne posa un pied sur l'imposant poitrail du krogan qui essaya de relever une main pour lui attraper la cheville, mais avant qu'il n'ait eu le temps d'achever son geste, une rafale fit voler en éclat son visage gelé, et lacéra les chairs, transformant le cerveau principal en une bouillie indicible de matière grise, d'os et de sang. Le bras retomba lourdement au sol, le combat était finit. Si la quarienne n'entendit pas les propos, quand elle tourna la tête, elle ne pu que constater la perte oculaire du galarien. Peut-être devrait-elle intervenir?

Non.

Au lieu de ça, elle s'accroupit au sol, poussant un petit soupir de douleur, et arracha son poignard du poignet du krogan. Avec un calme très méthodique, elle essuya la lame sur les vêtements du krogan pour la ranger à sa place, dans un étui accrocher à sa cuisse, sans prêter la moindre attention aux gémissements du chef de la sécurité. Quand elle se redressa, ce fut pour voir le (pauvre?) galarien se faire soulever et mener à la fenêtre brisée. Là, elle commence à réellement se soucier de ce qui se passe. Mais Laquarius n'avait visiblement pas l'intention de lâcher l'affaire sans que les choses ne soient bien faîtes. Tant mieux. Sans un mot, elle rangea son fusil fans les fixations de son dos, et pianota sur son OmniTech. Son regard croisa l'oeil valide du galarien qui avait presque l'air de la supplier d'intervenir. Elle le fixa quelques instants, le prenant presqu'en pitié, lui donnant peut-être même l'espoir qu'elle allait faire quelque chose en sa faveur, mais non. Miho pirata simplement l'OmniTech, récupéra les données qu'il avait récoltées sur Oméga et sur Efimia, ainsi que ses déplacements, ses notes sur le meurtre, et tourna simplement le dos au futur cadavre.

Elle fit quelques pas, et se permit de modifier les données. Les références des mercenaires embauchés s'y trouvaient. Elle effaça celles du turien, ainsi que celles du seul nom quarien inconnu qui s'y trouvait, histoire qu'il n'y ait pas de répercussion sur ceux qui avaient survécu à la fusillade. Les morts seront seuls coupables.

"Les données sont sur extranet, visibles de tous. Tout allant des noms des cadres qui voulaient réduire la concurrence, jusqu'aux mercenaires engagés. Exepté vous et le quarien bien sûr."

Son OmniTech s'éteignit finalement.

"Ne tardez pas trop, je crois que le trottoir s'impatiente. Et je préfère repartir d'ici sans avoir à tuer d'agents de sécurité."

Avec le rafus qu'ils avaient fait, ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un d'autre ne rapplique. Les infos avaient beau circulé, tout le monde ne les lisait pas immédiatement. Mais une chose était certaine, Tarvos Medical n'était pas prête de se relever économiquement parlant après ça.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 11 Juin 2017, 23:00

Cette histoire m’ennuyait. Non seulement j’avais passé beaucoup de temps ici, mais je n’avais rien gagné, pas d’argent, pas de faits qui pourraient circuler via bouche-à-oreille, une sorte de fiasco en clair. Ce constat me désole un peu, alors malgré la Quarienne qui me presse à partir, je me dépêche d’activer à nouveau mon drone et de lancer un enregistrement. La caméra fait le tour de la pièce en veillant à éviter les reflets dorés de Miho et revient vers moi. Je m’assure que mon alliée soit toujours hors du cadre, le but n’est pas de lui attirer des ennuis, et commence à parler en tenant à bout de bras le corps du chef de la sécurité.

« Bienvenue à Tarvos Medical ! Je suis actuellement dans le bureau du chef de la sécurité, ne faites pas attention au désordre, les agents d’entretien passeront dans pas longtemps. Si je suis ici, c’est parce que ce cher monsieur a voulu me baiser. Je sais, je sais, vous vous demandez sans doute ‘qu’est-ce que c’est que ce Krogan dans le fond et où est le chef en question ?’. Eh bien figurez vous que lui là-bas avait besoin d’un cours de savoir vivre. Quant au Galarien.. »

Le drone pivote et prend un angle plus grand vers l’extérieur pour m’avoir moi et ma proie dans le cadre.

« Le voici ! Alors oui, il est en sale état, mais il a été très méchant récemment et il méritait une punition. Malheureusement, le jury, composé de moi-même, a rendu sa sentence : la mort. »

A ces mots, je lâche le col. Le corps inanimé tombe à la renverse, pendant que je saute sur le bureau pour me mettre à la hauteur du drone.

« Pour avoir tous les détails, je vous invite à chercher ‘TarvosGate’ tout attaché, sur l’extranet. Mon nom est Laquarius Nix, à part ces deux-là, tout le personnel est sain et sauf, je ne compte pas les petits bobos tels que les maux de crâne. La prochaine fois que vous avez dans l’idée de me baiser, regardez à nouveau cette vidéo et réfléchissez-y à deux fois. »

Je coupe le flux et envoie tout ça en ligne. Pas besoin de rester statique pendant le transfert. Je ne regarde pas Miho et m’élance dans le couloir en ramassant ma mitraillette et désactivant mon drone, je doute qu’elle approuve mon initiative, mais il fallait que je gagne quelque chose après cette affaire. De plus j’avais fait attention à ne pas l’inclure, ça ne lui changeait rien au final. Sauf peut être le temps passé ici après les nombreux coups de feu et bris de glace. En posant ma main sur la porte, j’entends du bruit derrière. J’ai pas le temps pour ces conneries, j’ouvre la porte d’un coup sec, sonnant un premier garde qui se trouvait derrière et expédie un deuxième au bas des escaliers à l’aide d’une bonne droite radicale et moralisatrice. Des tirs jaillissent, c’est vraiment l’heure de fuir. Je dégaine ma mitraillette, la recharge en trombe et fais signe à Miho de continuer l’ascension. C’est elle la pilote, il vaut mieux qu’elle arrive avant moi à l’appareil pour mettre les moteurs en route. Quand elle passe, je sors pour faire un tir de barrage et attends qu’elle soit arrivée au palier supérieur pour commencer à reculer. Je ne connais pas le nombre d’assaillant, mais dans un espace aussi restreint, les tirs croisés sont presque plus dangereux pour eux que pour moi.

Je monte les escaliers à la suite de la Quarienne, elle est ma porte de sortie alors elle n’a pas intérêt à me laisser tomber, je lui laisse quand même une longueur d’avance pour la raison précédemment évoquée. Heureusement que nous n’avons descendu que deux étages, je me voyais mal poursuivre ce petit train-train bien longtemps, surtout que j’en était déjà à mon troisième chargeur, j’allai bientôt tomber à sec. Enfin j’arrive sur le toit, la pilote est déjà dans le cockpit. Je ne prends pas le temps de tirer une dernière fois et cours vers la porte ouverte. Mon esprit me crie d’abattre le Galarien qui a vu nos visages, et en particulier celui de Miho, en passant mais je me retiens et saute dans le Kodiak qui commençait déjà à prendre de l’altitude. A peine dedans, je me retourne, dégaine mon fusil de précision et tire entre les deux gonds de la porte par laquelle nous sommes entrés et sortis. Avec ça, elle devrait se vriller et s’ouvrir avec difficulté. Le battant de la navette se referme et nous partons à toute vitesse. Quelques tirs se font entendre mais nous sommes déjà assez loin pour ne pas être inquiets. La mission ‘Grosse vengeance sur l’entreprise véreuse’ est un succès. Je m’affale sur un siège et prends même le temps de m’attacher. Maintenant direction un endroit où je trouverai de quoi m’emmener sur Oméga, ou au moins quitter la planète.
Dernière édition par Laquarius Nix le 14 Octobre 2017, 13:36, édité 3 fois.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 12 Juin 2017, 22:24

A quoi jouait-il? Miho se tendit en voyant à nouveau le drone s'activer, et en mode enregistrement en plus. Elle finit par se détendre en constatant que l'objectif ne se dirigea pas un seul instant vers elle. Ouf! Si lui voulait attirer l'attention, grand bien lui fasse. Ce n'était certainement pas la pilote qui allait l'en empêcher. Plus les regards se porteraient sur Laqua, et moins on s'inquiéterait du sort du Maefis. Que le turien se serve de sa vendetta pour affirmer une position de force ne concernait à vrai dire que les milieux dans lequel il traînait. Miho préféra surveiller le couloir, en espérant qu'il se débarrasserait vite du galarien et finisse de satisfaire ses propres attente en matière de notoriété avant qu'ils ne soient interrompus.

C'était un peu juste tout de même et quand il fut prêt, la pilote s'élance é sa suite et le laisse défoncer la porte et les agents qui se trouvait derrière dans la foulée. Entendant les pas dans les escaliers, elle n'hésita pas et tira, largement assez haut pour ne pas toucher directement le personnel, mais avec suffisamment d'insistance pour les obliger à se mettre à couvert pour éviter les éclats des murs qui encaissaient les balles. Pendant ce temps, Laquarius avait rechargé et lui faisait signe de passer devant. La quarienne ne se fit pas prier et fonça sans discuter vers les hauteurs. Elle ne s'arrêta même pas au premier palier et poursuivit sa course pour arriver sur le toit où les deux galariens sont restés bien sagement au sol. Au moins en les poursuivant, leurs collègues allaient vite tomber dessus pour s'en occuper.

Sans même un regard pour eux, elle sauta dans le kodiak et s'assit aux commandes. Rapidement, les propulseurs furent allumés, mais à basse vitesse, ne soulevant l'appareil que de quelques centimètres. Laqua n'avait plus qu'à bondir à l'intérieur, ce qu'il fit rapidement. Tandis que la navette commençait à prendre de l'altitude, la pilote entendit le tir du mercenaire et jeta un rapide coup d'oeil pour constater avec soulagement qu'aucun des gardes n'en avait été la cible. Elle referma la porte et fonça rapidement pour aller se mêler à la circulation.

Plus tard, et après avoir déposé Laquarius vers une zone plus retirée du spatio port où il trouverait aisément de quoi rentrer chez lui, Miho retourna au Maefis, chargeant le nouveau code d'entrée pour que la soute s'ouvre à nouveau et laisse pénétrer le kodiak. Chose étonnante, elle ne remarqua nulle part de galarien en uniforme. Se doutant déjà du pourquoi, elle éteignit tous les systèmes et posa la question.

"Nuuma? Où sont les forces de l'ordre?"
"Et bien..."
"Il parait qu'un mercenaire fou a pris d'assaut Trevos Medical. Des renforts ont été nécessaires."

La réponse de Fyn donna presqu'envie de rire à Miho. Un commando... Pourtant les plus gros dégâts se sont concentré sur un seul et unique bureau. Ils ne devaient pas encore avoir vu la vid de Laquarius.

"Heureusement qu'aucun de nous n'y était alors."
"Disons-le comme ça, oui. Tu n'as rien?"

Miho quitta le kodiak et alla rejoindre le sas de décontamination. Elle marqua un temps d'arrêt en posant une main contre son flanc. La douleur était moindre et disparaîtrait bien vite. Il n'y avait rien qui ne puisse nécessiter de traitement.

"Rien du tout. Efimia est avec toi?"
"Oui je suis là. Ce galarien..."
"Personne au sein de Trevos ne cherchera plus à vous nuire désormais."
"Et... Ce turien?"
"Il est rentré chez lui. Je doute qu'aucun de nous ne croise à nouveau sa route."
"Oh. Bon... Heu... Merci.

Miho ne répondit pas. Le reste était pour Fyn. Ils étaient payés pour la ramener elle et son enfant sains et saufs sur Kahjé, et ils allaient le faire. Cependant, la pilote aurait pu jurer avoir entendu un grognement de mécontentement venant de Mun dans son communicateur au moment où elle pénétrait dans l'élévateur.
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Miho'Shakti Vas Erakis
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