La grande évasion

*

Modérateur: MJ

En ligne

Re: La grande évasion

Message par Laquarius Nix » 30 Mai 2017, 22:11

Je me crispe quand Laan me demande de m’arrêter, je l’écoute mais garde mon arme blanche improvisée en main. Il tente de faire parler l’Asari, même si je ne comprends pas pourquoi il veut savoir où est la sortie, j’ai l’impression qu’il cherche juste une excuse pour pouvoir l’exécuter avant que je ne puisse m’occuper d’elle ou alors il gagne du temps pour qu’elle meure d’elle même sans trop de douleur. Finalement il se résigne devant cette femelle têtue et s’écarte pour me laisser quartier libre.

Je parcours rapidement la distance me séparant de ma victime, au cas où Laan soit pris de remords et l’achève en anticipant ce que j’allai faire. Du coin de l’œil je soupçonne que le crachat a refroidit son empathie, dommage pour l’autre. Je me penche à son oreille.

« Comme on se retrouve. T’as vu ? Moi aussi je peux ramener un gros monsieur pas gentil. Il te plaît ? »

Je pose un doigt sur sa bouche, l’intimant à garder le silence.

« Chut.. Je sais qu’il est un peu coincé pour toi, mais si tu apprends à le connaître vous pourriez vous entendre je suis sûr. »

Elle dégage son visage alors que ses yeux s’écarquillent de plus en plus.

« Mais t’es complètement malade ! »

Je secoue la tête d’un air désolé.

« C’est pas très sympa de ta part de l’avoir insulté, maintenant il est vexé. C’est bête parce que du coup c’est moi qui vais poser les questions. »

Elle ricane.

« Je te dirai rien, tu vas me laisser crever dans tous les cas. Je sais ce que tu as fait au Krogan. »

Je m’approche un peu plus de sa face et monte ma main droite et le morceau de miroir qu’elle tient.

« Il n’y a que le Quarien qui a dit qu’il t’achèverai. Moi.. Moi je vais te faire souffrir. »

Je me redresse, reprends un air sérieux et porte le verre tranchant à ma langue.

« Il te donne trente secondes une fois que j’aurai débuté, tu sais comment trente petites secondes peuvent être abominablement longues ? Ne dis rien. Pas encore.. Garde tes forces, tu vas en avoir besoin. »

Je me penche à nouveau vers son visage et murmure :

« Honnêtement je me fiche de savoir où est la sortie et je me fiche encore plus des cris que tu vas pousser, chacun de tes hommes qui osera s’aventurer ici finira en charpies. Tu sais ce que je veux. Le Turien. Alors dépêche toi et ça ira vite, enfin je veux dire que je ne ferai d’excès de zèle. »

Sans attendre de réponse, je pose délicatement la pointe du miroir sous sa mâchoire. Je sens alors une main sur mon épaule, je me retourne brusquement.

« Tu m’as donné la permission. Garde tes sentiments pour toi. Personne ne t’oblige à regarder si tu es une petite nature. »

« Je suis loin d’être une petite nature mais sache que je n’approuve pas la torture. Donc je te laisse régler tes comptes de mercenaire, mais je m’en lave les mains. »

Sur ces mots, il sort de la pièce en attrapant son pistolet à arc à ma ceinture et posant mon Frelon à côté de ma Veuve Noire. Je reporte mon attention sur ma patiente.

« Où en étais-je déjà ? Ah oui ! Le Turien. »

Elle gigote quand je recommence mon mouvement.

« Ça t’amuse de jouer au héro, Nix ? Tu crois que ça changera quelque chose ? Lena est morte. Tu l’as vue mourir et tu es toujours aussi faible et impuissant. »

Je ferme les yeux pour refouler un sursaut de brutalité. Avec grande peine, j’articule d’une façon aussi intelligible que possible :

« Je te défends de prononcer son nom.. »

« Tu crois que tu peux m’en emp.. »

Sa phrase se fini dans un gargouillis quand mon arme improvisée traverse sa mâchoire, sa langue et se plante dans son palais. Je bouillonne et je sens que je perds petit à petit le contrôle sur moi même.

« Tu sais quoi ? Je n’ai pas besoin de tes informations, je les trouverai moi même. Je suis sûr que ta tête est mise à prix. Alors souris pour la photo, autant la prendre quand tu es encore reconnaissable. »

Je lie le geste à la parole puis extirpe la glace enfoncée dans sa bouche.

« Maintenant on passe aux choses sérieuses, tu as voulu faire la maline ? Tu veux jouer la dure ? Très bien. Tu l’auras cherché. Tu vas souffrir inutilement. Tu vas ressentir les douleurs les plus atroces qui existent. J’aurai aimé pouvoir te sauver pour que tu t’en souviennes tout au long de ta pathétique existence mais apparemment tu es trop faible. Oui, tu as bien entendu, tu es faible. Un véritable poids pour tes alliés. Regarde les. Morts. Tous morts ! Tout ça parce que tu es faible et lâche. Tu t’es cachée derrière eux comme tu t’es cachée derrière ces innocents le jour où l’on s’est rencontrés. Quoi ? Tu pensais que j’étais juste sur les nerfs ? Je n’ai pas tué par manque de sang-froid. Ma pauvre, tu es bien trop naïve. J’ai tué parce que ça me plaît et maintenant je vais te torturer jusqu’à ce tu meures. Je vais le faire sans raison, ou plutôt sans plus de raison que le plaisir de te faire du mal. Je ne suis pas un héro et je n’essaye pas de prétendre en être un, c’est ça que tu n’as pas compris. »

Je me redresse, la fête va commencer. D’abord, je m’attaque à son ventre, je débute avec de simples entailles puis ouvre la peau pour de bon. Les cris de l’Asari me dérange, pour y palier je lui envoie un grand coup de poing dans la bouche, voyant que ça ne suffit pas, j’abats ma main une deuxième fois, puis une troisième fois sur son nez. Finalement j’attrape un coussin et découpe un morceau de tissu que j’enfonce dans la bouche de ma victime, comme je suis sur son visage j’en profite pour crever ses yeux. L’un après l’autre. Doucement. Je pose mon arme dessus et l’enfonce lentement à travers la paupière.

De retour sur son ventre ouvert dans la largeur, je pourrai trouver une utilité médicale à une étude précise, mais je n’y connais rien. Je me contente donc de planter le miroir au centre et je procède à agrandir l’ouverture vers le haut. En route la glace cède et explose à l’intérieur. Dommage. Je faufile mes doigts entre ses organes pour essayer de récupérer les bouts et abandonne devant la viscosité. Rageusement, je tire sur ce que je tiens dans les mains et arrache des boyaux et des trucs sanglants que je ne saurais nommer. Je jette le tout au sol, attrape le bout de miroir accroché à la peau, là où il a cassé, et l’enfonce dans la gorge bleue découverte.

Je tombe à genoux, je me vide de mon sang tranquillement depuis tout ce temps. Je ne sais pas quand est-ce que j’ai commencé mon rituel macabre mais l’Asari est morte, pour de bon, pour rien. Je lève les yeux et vois Laan dans l’ouverture de la porte. Ma bouche tente de former des mots mais c’est trop dur. Je voudrai savoir depuis quand est-il là mais le mal est fait dans tous les cas.
Avatar de l’utilisateur
Laquarius Nix
Rang 4

Rang 4
 
Message(s) : 82
Inscription : 12 Avril 2017, 23:26

Âge: 27
Profession: Contrebandier / Mercenaire
Classe: Technologique et Martiale
Points de conciliation: 0
Points de pragmatisme: 0

Points MEL: 22.00 Points

Re: La grande évasion

Message par Laan'Garna Nar Tesleya » 31 Mai 2017, 13:13

Légende :
Laan'Garna Nar Tesleya : #40BF40
-----------


Je m’éloigne en entendant vaguement Nix murmurer quelque chose. Je ramasse son Frelon par terre puis me dirige vers mon North Hunter qui traine un peu plus loin. Le morceau de verre de Nix ne laisse présager rien de bon, l’asari va souffrir. J’espère pour Nix qu’il a de bonnes raisons de le faire, et qu’il obtiendra quelque chose. Je n’aime pas la torture inutile. Ce lui qui torture pour torturer n’est qu’un être abject qui s’abaisse à l’état de bête. La torture doit être l’outil qui mène à la fin, et non pas la fin elle-même. Sur ces pensées philosophiques je ramasse mon fusil d’assaut. Je repère, sur les autres armes qui traînent à terre, quelques munitions. Je ramasse celles dont le calibre convient soit à mon arme soit à celle de Nix. On en aura besoin pour sortir.

Je retourne vers Nix pour lui rendre son Frelon. J’espérais qu’il en finisse rapidement, mais il fait durer les choses. Quand j’arrive près de lui, il vient de poser son arme improvisée sous le menton de la biotique. Je pose la main sur son épaule et lui fait part de mon opinion, puis récupère mon pistolet à Arc avant de lui déposer sa mitraillette près de lui. Je m’éloigne en lui précisant que j’ai remis des munitions dans son arme. Je me dirige ensuite vers la sortie de la pièce, je n’ai pas besoin d’être là, donc autant commencer à chercher une sortie.

Je m’engage dans un couloir que je reconnais comme étant celui ou j’ai été blessé puis abattu. L’endroit est sombre, je mets en route mon mode vision nocturne. Je n’aperçois aucune trace de vie, mais je reconnais que ces miroirs peuvent très bien être assez isolants, donc je reste sur mes gardes. J’avance prudemment dans le couloir quand un frisson me parcourt le dos, comme si une aura maléfique émanait de la pièce que je viens de quitter. Je sens que Nix a perdu le contrôle de lui-même. De ce que j’ai cerné de lui, il court après un passé qu’il ne rattrapera jamais, et manifestement cette asari lui dit des choses peu plaisantes. Je repense au dossier que m’a envoyé Jaraan il y a quelques jours : aucune mention de la mère de Nix… peut-être est-ce là ce qui le tiraille. Je chasse ces pensées de mon esprit tout en me notant de faire des recherches à ce sujet, et continue ma progression silencieuse. Enfin, aussi silencieuse que possible, le verre éclaté crissant sous mes bottes. Je débouche enfin sur la sortie du couloir. Je reconnais la piste de danse surplombée par un balcon.

Au moment où je pénètre dans la pièce, j’entends un cri qui déchire l’air derrière moi. Merde. Je savais que c’était une connerie de laisser Nix derrière moi faire mumuse avec un corps incapable de se défendre. Je retourne sur mes pas en marchant aussi vite que possible, mon arme en joue au cas où. Les cris se font de plus en plus stridents, puis s’atténuent. Au bout de quelques secondes ils s’achèvent. Putain, Nix, t’abuse. Je commence à courir. Peu avant d’entrer dans la pièce, une balle me siffle aux oreilles.

Je me précipite au sol en me retournant. Un lanozien se tient à une vingtaine de mètre, arme au poing. Je n’en ai jamais vu avant mais ce n’est pas le moment de faire connaissance. Je tire une rafale qui n’atteint pas son but, il est assez rapide pour se jeter au sol. Je roule en arrière et me retrouve accroupi. J’épaule mon arme, mets en joue et tire. Trois balles partent, deux touchent leur but. Le lanozien s’écroule sans un cri. Il faut qu’on sorte d’ici rapidement.

Je me rue vers la pièce où se situe Nix. Au moment où j’entre dans la pièce, je vois Nix tomber à genoux. Il est couvert de sang, le sien mélé à celui de l’asari je suppose. Je cours vers Nix. Le spectacle qui s’offre alors à mes yeux me dégoute. Yeux crevés, gorge et menton transpercés, ventre déchiré, plus sa jambe arrachée et les blessures par balles, l’asari ne ressemble plus à rien. Nix tient encore dans ses mains des morceaux de boyaux, il a l’air dans un état second, mais je en saurais dire s’il est exalté ou déprimé. Je le secoue par l’épaule.

« Lève-toi et prends ton matos. On se tire d’ici, ça va pas tarder à rappliquer. »

Je jette encore un regard dégouté au semblant de corps allongé au sol.

« J’espère que ça valait le coup. »

Le mercenaire me répond qu’il a trouvé ce qu’il cherchait. Qu’il dise vrai ou non, il a clairement abusé après avoir obtenu sa réponse. Il aurait dû abréger ses souffrances, et moi j’aurais dû rester à côté pour le faire au cas où. Nix récupère ses armes et se dirige vers la sortie sans se retourner. Je le rattrape pour lui exprimer ma pensée.

« Tu as été trop loin. Une fois que tu as eu ce que tu voulais tu n’aurais pas dû lui déchirer les entrailles. L’achever… voilà qui est honorable. Sans honneur, on s’abaisse au niveau de nos ennemis. »

Sa réponse, cinglante, ne tarde pas. Nous ne partageons pas la même vision de chose, une fois de plus. Est-ce cela qui nous différencie, nous qui sommes deux tueurs ? Un silence s’installe tandis que nous nous engageons dans le couloir. Je supporte Nix pour l’aider à marcher, ma main droite restant libre pour tirer si besoin. Je finis par briser le silence.

« Merci de m’avoir évité la mort tout à l’heure »
Avatar de l’utilisateur
Laan'Garna Nar Tesleya
Rang 3

Rang 3
 
Message(s) : 68
Inscription : 14 Avril 2017, 08:33
Localisation : Redon

Âge: 26
Profession: Pilote / Agent du DCU Quarien
Classe: Quarien - Technologie
Points de conciliation: 0
Points de pragmatisme: 0

Points MEL: 240.00 Points

En ligne

Re: La grande évasion

Message par Laquarius Nix » 31 Mai 2017, 16:22

Légende
#FFFF00
#FF4040
#8080BF
--------------------------------------



Voilà que Laan veut me faire une leçon de morale.

« C’était personnel. »

Mais il n’écoute pas mon marmonnement, il me parle d’honneur. Un rictus m’échappe. Je me retourne et m’approche de lui jusqu’à presque coller mon visage sur son casque.

« Tu n’as pas compris qu’on était différent ? Toi, tu as ta couverture, tes chefs, des alliés, des moyens. Dès que tu fais quelque chose, ça sera oublié ou effacé, tu fuis après tes missions. Moi, je vis ici, j’ai ma bite et mon couteau. L’honneur ne vaut rien ici, peut être que tu peux te glorifier d’avoir eu de ‘l’honneur’ au cours d’une de tes actions, ça n’est pas mon cas. Ici ça ne veut rien dire. Ici c’est la jungle. La loi du plus fort, du plus effrayant. Pourquoi est-ce que tu crois qu’une espèce de criminelle dégénérée dirige la station ? Tu penses que les gens s’extasient devant son honneur ? Non. Qu’ils la respectent ? Non. Ils ont juste peurs d’elle. L’honneur c’est juste un prétexte pour ne pas faire le sale boulot, pour ne pas aller jusqu’au bout. Je vais avoir la mafia à dos avec ces conneries. Il était juste question d’envoyer un message. Ce ‘Allez vous faire mettre’ genre de message. Ne crois pas que ça m’amuse. »

J’avais été sincère tout au long, sauf à la fin, je ne voulais pas assumer que j’avais pris du plaisir à charcuter l’Asari. Laan ne répond pas, je sais qu’il n’est pas d’accord avec mon point de vue et que mes ‘convictions’ le répugnent. Tant pis.

Il finit par passer son épaule sous mon aisselle pour me permettre de m’appuyer sur lui et nous partons. Une fois au bas des escaliers, il me remercie d’avoir empêché un sniper de seconde zone de mettre un terme à sa carrière.

« Tout a un prix, ne l’oublie pas. Tu vas pouvoir me rendre un service, mais on en parlera une fois dehors. »

Puis je lui pointe la sortie de secours que j’avais repéré en arrivant.

« On va partir par là, ils s’attendront pas à ce qu’on fasse ça. Pour sûr, ils surveillent uniquement les entrées principales. »

Il hésite mais suit mon indication quand même. Nous arrivons dans un couloir blanc qui tourne rapidement à gauche pour déboucher sur une porte, une dizaine de mètres plus loin. Le seul soucis c’est le garde posté devant la fameuse porte. Il s’avance en dégainant son arme.

« Vous êtes perdues les tafioles ? Je vais au moins avoir un augmentation avec ça. »

Je fronce les arcades, je n’ai pas la tête à ce genre de futilités.

« On sort. Pousse toi et tu pourras rentrer chez toi ce soir. »

Le bonhomme éclate de rire. Il pose ses mains sur les genoux puis se redresse en essuyant une larme au coin de son œil.

« Et tu vas faire quoi ? T’es même pas foutu de marcher seul. Oh putain elle est bonne celle-là.. Pfiou. »

Il continue de rire en braquant son fusil à pompe sur nous. Je force Laan à avancer. BOUM

« Si tu ne nous laisses pas sortir. »

Le garde reprend son sérieux et une lueur d’angoisse allume son regard. BOUM

« C’est lui qui entre. »

BOUM. Désemparé, le gêneur se retourne alors que la porte se déchire en son centre. L’homme fait volte-face, prêt à tirer, mais c’est trop tard, je m’étais redressé pour laisser une plus grande liberté de mouvement à l’espion Quarien. Je sens l’appui sous mon aisselle gauche disparaître. Laan tourne sur lui même et autour de moi, dans le mouvement j’aperçois son bras droit se tendre. Le temps que je chute, il me rattrape en plaçant son épaule gauche sous mon aisselle droite. En face, le guignol a juste eu le temps de voir un éclair orange ouvrir sa gorge. Trop lent.

« Je ne savais pas que j’avais deux passagers. »

Je force à nouveau Laan à aller de l’avant et crache sur le cadavre en l’enjambant. Je suis tout de même surpris que l’espion l’ait tué aussi froidement, je mets ça sur le compte de la lourdeur du type et l’impatience de quitter cette putain de boite de nuit.

« C’est un peu long Churry, je t’expliquerai ça devant une bière. Pour le moment on se casse. T’as repéré un vaisseau Quarien sur le quai ? »

Le colosse envoie un dernier coup de pied dans la porte pour achever d’écarter le battant et se tourne pour partir.

« Je me fous de tes problèmes Nix et oui le carrosse de sa princesse est avancé. »

Une odeur pestilentielle me prend aux tripes quand je mets un pied dans la ruelle sur laquelle donnait la sortie. Un rapide coup d’œil me fait comprendre d’où elle vient : une demi-douzaine de cadavres allongés de part et d’autre du sentier. J’en conclus que Churry est là depuis quelque temps et que la sortie était en fait gardée, à moins qu’il ait juste caché les corps ici, ce qui est plausible connaissant la bête.

« Tu n’as pas chaumé.. »

« Tu as mis trop de temps à sortir, je m’ennuyais. »

« Dégénéré.. »

« Dis le type couvert d’un mélange sanguin contenant en partie le sien. »

Je soupire et me tourne vers Laan.

« Bon, tu dois avoir le champ libre jusqu’à ton cargo du coup. Mais avant que tu y ailles, je t’ai dit que tout avait un prix. Donc tu vas effacer mon dossier de tes archives. Je te rassure : c’est non-négociable. »

Avec Churry à côté il ne tentera rien et le Geth est assez déglingué pour connaître la paranoïa et se soucier de la véracité des propos tenus en sa présence. Echec et mat.
Avatar de l’utilisateur
Laquarius Nix
Rang 4

Rang 4
 
Message(s) : 82
Inscription : 12 Avril 2017, 23:26

Âge: 27
Profession: Contrebandier / Mercenaire
Classe: Technologique et Martiale
Points de conciliation: 0
Points de pragmatisme: 0

Points MEL: 22.00 Points

Re: La grande évasion

Message par Laan'Garna Nar Tesleya » 31 Mai 2017, 18:49

Légende :
Laan'Garna Nar Tesleya : #40BF40
Oracle : #40BFFF
-----------


Un service à rendre à Nix ? Hé bah je suis pas dans la merde, moi. Nix m’indique une issue de secours que je n’avais pas repéré. Bonne idée, il y aura moins de garde et on débouchera sur une ruelle tranquille. Alors que nous arrivons devant la porte, un garde se dresse devant nous. Il va falloir l’éliminer aussi, mais il faudra qu’on joue sur la subtilité. Armé de son fusil à pompe, il aura le temps de nous envoyer dans l’autre monde avant que je ne l’atteigne avec mon fusil d’assaut. Nix, malgré sa blessure, est toujours vigoureux quand il s’agit de menacer.

Alors qu’il parle, un bruit sourd retentit et la porte surveillée par le garde s’ébranle. Merde, qu’est-ce qu’il se passe ? Si d’autres sbires débarquent on est dans la merde. La porte s’ébranle à nouveau. Le garde est surpris, ça ne doit pas venir de chez lui. Tant mieux. Si un coup lui fait perdre trop son attention je le tue. Mon OmniTech doit avoir récupéré suffisamment de batterie pour que je puisse activer mon OmniLame. Au troisième coup la porte vole en éclat. L’homme, ne sachant plus où donner de la tête, baisse son arme. Nix nous a fait avancer à l’endroit idéal. Je plonge en avant pour frapper à la gorge. Mon OmniLame jaillit à l’instant exact où elle entre en contact avec la peau, pour disparaître dans la seconde qui suit sa sortie de la chair. J’achève ma rotation en récupérant Nix qui commençait à s’effondrer.

Je me retrouve alors face à une montagne de ferraille armée jusqu’aux dents. Je sais que je ne pourrais rien faire face à un tel déchaînement de puissance, mais par réflexe je me mets sur la défensive. Mais à en croire les paroles qu’il échange avec Nix, il ne me fera pas de mal. Il n’a pas l’air de vouloir m’en faire en tout cas. Nix se tourne alors vers moi pour réclamer son service. Effacer son dossier au DCU ? Sérieusement ? Et sans négocier en plus ? Alors là, tu recommence à abuser, Nix. Je le regarde droit dans les yeux en essayant de ne pas éclater de rire face à l’énormité de ce qu’il me demande sans s’en rendre compte.

« Allons, Nix, toi qui est mercenaire j’attendais mieux de toi. Le réseau, les contacts… c’est ce qu’il y a de plus important ! Ce que j’ai récupéré sur ton OmniTech – comme le sait ton ami Churry ici présent – est tellement précieux pour nous ! Tous ces gigas de données valent largement plus que la vie d’un agent. Des dossiers comme ça, le DCU sacrifierait deux escouades d’agents pour en avoir, si on bossait sur des très gros dossiers. Mais tu ne fais pas partie de ces fameux dossiers. Alors je veux bien essayer de faire un geste. Je vais donc négocier, et ne pense pas que la montagne de munition derrière moi m’en empêchera : il fait aussi partie du dossier. Bien, tu as sauvé ma vie, et j’ai failli prendre la tienne. Tu as donc un double avantage sur moi. Je veux bien effacer ta merde si je peux compter sur toi pour de l’aide lors d’une de mes missions – tu serais en quelque sorte collaborateur momentané du DCU. Je sais que tu n’aimes pas ça, mais je pense que tu apprécieras encore moins ce qui t’arrivera le jour ou la liste de tes contacts et les contrats que tu as exécutés pour eux sera rendue publique. A voir l’arsenal de ce cher Churry, ma mort serait suivi de la tienne assez rapidement. Donc voilà le deal : tu m’en dois une, et j’efface tout ton dossier. Sauf ton adresse mail pour le jour où tu règlera ta dette, bien sûr. Deal ? »

Nix rechigne un peu mais finit par se rendre compte qu’il n’a pas le choix. Il accepte donc à mon plus grand soulagement. Ça aurait été stupide de mourir pour un dossier aussi ridiculement inutile. Je tape dans sa main pour conclure, salue rapidement Churry, puis m’éloigne dans la ruelle en me dirigeant vers le spatioport. Je laisse derrière moi un club détruit, une trentaine de mort en commun avec Nix, et sans doute un immense bordel dans la mafia d’Oméga. Raison de plus pour me tirer rapidement. J’appelle Oracle. Au bout de quelques longues secondes, un déclic se fait entendre.

« Oracle, ici Laan.
- Crétin ! Abruti ! Attardé ! C’est intelligent ça de disparaître sans mot dire, de rester inactif la moitié de la nuit et de téléphoner comme si de rien n’était !!
- Calme-toi, je t’expliquerai. La nuit a été assez mouvementée, et on a intérêt à se tirer en vitesse parce que ça risque d’être le bordel bientôt.
- Putain Laan, tu es le pire agent qu’il m’ait été donné comme équipier. La mission, c’est comment ?
- Disons mitigé. Pour ce qui est de ma survie, succès. Total. Pour ce qui est des renseignements… je t’expliquerai. Tenez-vous prêts à décoller, je suis là dans cinq minutes. »

Je cours dans les ruelles d’Oméga, guidé par le plan de mon OmniTech. Le jour commence à poindre alors que j’arrive sur le port. Je repère immédiatement La Nayna. Je monte à bord, embrasse rapidement Waifu avant d’aller enlever ma combinaison qui est dans un état pitoyable et de m’écrouler sur le lit. Mes plaies ne saignent plus, mais je vais devoir passer au bloc en rentrant sur Rannoch.
Avatar de l’utilisateur
Laan'Garna Nar Tesleya
Rang 3

Rang 3
 
Message(s) : 68
Inscription : 14 Avril 2017, 08:33
Localisation : Redon

Âge: 26
Profession: Pilote / Agent du DCU Quarien
Classe: Quarien - Technologie
Points de conciliation: 0
Points de pragmatisme: 0

Points MEL: 240.00 Points

Précédent

Retour vers Nébuleuse d'Oméga



Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)