OPA familliale

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OPA familliale

Message par Layla Archer » 11 Mars 2015, 19:29

• Date du RP: 30 mars 2189
• Lieu du RP: Terre - New York
• Type de RP: Ouvert
• Nombres de personnes requises: Kali T'Kando

« Légende des couleurs »

• #00FFFF : Layla Archer
• #116A4F : Lucius Skobra
• #60B075 : Richard Crane
• #4EB5E9 : Anthony Vallini



La Terre... Cela faisait des années que Layla ne s'était pas rendue sur sa planète natale. La dernière fois, c'était avant la Guerre et aujourd'hui... Et bien n'avait beaucoup changer. Depuis l'orbite, la seule différence notable était les lumières, moins nombreuses et moins denses, avec parfois d'immenses trouées : de vastes zones noires au milieu de gigantesques tâches lumineuses. Mais mise à part ce détail qui témoignait de la reconstruction et de la violence du conflit, la Planète Bleue était toujours... bleue. Le même spectacle hypnotisant qui fait rêver les Humains depuis le petit voyage de Yuri Gagarine en 1961.

Le Discovery's Lust passa au dessus de l'Asie, de l'Europe, traversant l'Atlantique en un claquement de doigt et se retrouva dans le ciel nord-américain. Le trafic spatial était dense. Moins dense que dans les souvenirs de Lala, mais dense. De nombreux vaisseaux, principalement ceux de l'Alliance ou de particulier, mais on pouvait trouver quelques surprises comme ce cargo lourd hanari ou encore un croiseur quarien. Il n'y avait pas beaucoup de stations spatiales. Une histoire de politique anti « pollution orbitale » Il y en avait quelques unes, mais finalement très peu quand on s'imagine l'espace à la portée de tous. Il faut dire aussi que l'orbite terrestre avait eut au fil du temps de moins en moins d'intérêts face aux autres planètes du système Hélios d'abord, puis des autres colonies dans l'espace. La plus grande station était sans nulle doute « Arcturus-2». Elle n'avait pas encore de nom et le fait qu'il s'agissait de la copie quasi parfaite de la Station Arcturus détruite durant la Guerre lui valut ce surnom. Elle aussi devait devenir le siège gouvernementale et militaire de l'Alliance, mais beaucoup, aujourd'hui encore alors que la station était presque achevée, trouvait le fait de la déplacer en dehors de l'orbite terrestre comme gênant. Pour beaucoup, le siège de l'Alliance devait être sur Terre à l'instar des autres gouvernements stellaires se trouvant sur leurs mondes natales, et non pas dans un système lointain.

Le vaisseau de l'exploratrice resta ainsi en orbite pendant plusieurs minutes jusqu'à amorcer sa descente vers la Côte Est des États-Unis et plus précisément la ville de New-York. De toutes les villes de la Terre, New York était l'une de celles qui avaient le moins changées. C'était toujours une ville gigantesque recouverte de buildings sur l'île de Manhattan. Les grattes-ciels étaient pour la plupart récent, mais certains comme l'Empire State building ou le Chrysler Building étaient toujours là, bien que dans l'ombre de certains édifices plus imposants dont quelques uns dépassait le kilomètre de hauteur. Il y avait un Moissonneur, un classe Sovereign qui trônait en plein Central Park. Il était sans doute là pour la reconstruction pensa l'Humaine qui imagina ensuite comment ces colosses de 2 kilomètres pouvaient « reconstruire » quelques choses plusieurs milliers de fois plus petits. Elle eut de nombreuses pensée. Certaines peu crédibles comme des « tentacules » jaillissant de la superstructure faisant office d'appareil de construction, déposant ou assemblant les matériaux conçue dans le Moissonneur qui servait d'usine. D'autres plus terre à terre comme l'utilisation des anciennes troupes moissonneurs : les zombies, les brutes et autre maraudeurs comme des ouvriers.

Le vaisseau dépassa la Statue de la Liberté, toujours là elle aussi. Ce n'était pas le modèle originale, cette dernière ayant était détruite en 2096 dans un attentat terroriste, mais une copie reconstruite à l'identique en 2101 après la Seconde Guerre de Sécession que l'attaque déclencha. Attentat qui avait pour motif le refus de la « fusion » des USA, du Canada et du Mexique au sein d'un même états, les États-Unis d'Amérique du Nord. Le dernier grand conflit de l'Histoire avant la création de l'Alliance qui se solda par la défaite des sécessionnistes et de la formation de l'état qu'ils ne voulaient pas voir naître. État qui existe encore aujourd'hui.

Le vaisseau se posa dans un astroport dans le New Jersey et la jeune femme se rendit, seule, jusqu'à Manhattan. Elle prit un taxi. Un taxi qui malgré le fait qu'il volait, était toujours jaune. Il déposa Layla dans le Midtown Manhattan face à un building de taille moyenne en comparaison de ceux l'entourant. Elle était vêtue d'un chemisier blanc accompagnée d'un tailleur noir, d'une jupe de même couleur descendant aux genoux et une paire de bottes haute sans talon. Les observateurs remarqueraient aussi des collants sombre. En résumant, elle était vêtue comme une femme d'affaire d'un film rétro et c'était ce qu'elle voulait. Elle avait en effet un rendez-vous. Pas pour le travail non, plus personnel cette fois-ci.

Le bâtiment face à laquelle elle se trouvait était le siège sociale de la Olympus Spaceship Corporation. Une société aérospatiale qui était entre autre le constructeur du Yacht Hermès dont le Discovery's Lust était un de ces modèle même s'il n'avait plus grand chose à voir avec ce qu'il était quand elle l'acheta. Son vaisseau avait un problème ? Non c'est encore plus personnel que ça. Olympus était en effet la « propriété » de la jeune femme. Était, c'est le mot qui ne convient plus tout à fait actuellement. Son grand-père avait en effet racheté la compagnie à un groupe aérospatial grecque. Son père et sa mère furent respectivement président et vice-présidente de la compagnie jusqu'à leur mort en 2178 pendant que la jeune femme venait d'intégrer un commando de l'Alliance. Et depuis ? Et bien, c'est un peu particulier. Dans un sens, l'entreprise étant un lègue familial, Olympus lui appartenait toujours, même si elle n'en était qu'une propriétaire lointaine qui ne s'y intéresser absolument pas. De l'autre, elle avait refusée de prendre part à la direction de l'entreprise jusqu'à renoncer à un salaire et refuser tout droit de regard ou d'avis quand à la gestion de l'entreprise.

Et c'est là que nous retrouvons Lala, face à une facette de son passé. Les enfants reviennent toujours à la maison tôt ou tard il parait. Pourquoi elle décida de changer son point de vue maintenant ? D'abord une intuition du genre de celle qui apparaissent pour combler un vide dont on ignore précisément l'origine, puis l'impression d'avoir perdue une partie d'elle-même. On y rajoute un envie d'assurer une certaine sécurité à sa future descendance. Elle allait être « père », il fallait bien qu'elle transmette quelque chose à sa futur fille bleue que l'impression de n'avoir été qu'une exploratrice qui se complaisait dans l'héritage familiale et qui n'avait rien trouvée de mieux que former un couple avec l'ensemble de son équipage. Que les choses soient claires, elle ne voulait pas devenir chef d'entreprise, mais elle la voulait toujours à elle. C'était à sa famille, elle faisait autant partie d'elle que la réciproque. Et c'est là qu'intervient le dernier motif de son déplacement : l'entrée de l'entreprise en bourse. Une chose que sa famille -très moraliste- avait toujours vue d'un très mauvais œil sous prétexte qu'une entreprise devait faire ce pourquoi elle fut fondée et pas passer son temps à caresser les actionnaires dans le sens du poil qui en profitent pour se servir grassement au passage et qui n'hésiteraient pas à la lâcher au moindre problème.

C'était la dernière goutte d'eau qui la poussa finalement à affronter ce monde qu'elle avait fuit jusque là. Elle prépara son coup minutieusement pour faire en sorte que le « second bébé » de la famille y reste et ne soit pas un vulgaire bout de porte-monnaie que des gens se disputeraient comme des chiens avec un bout de viande. Elle pénétra dans le hall, de grande taille avec des hologrammes des différents modèles de vaisseaux produit par l'entreprise dans son histoire. A l'accueil, elle trouva une charmante femme d'origine balkanique visiblement. Peut être grecque ou croate voir même albanaise. Élégamment vêtue dans un style très similaire à celui de Layla bien que la jupe était plus courte et le décolleté un peu plus généreux. Honnêtement, Lala avait déjà quelques images allant du sensuelle au torride en tête, le fantasme de l'hôtesse diraient certains, mais ses pensées salaces disparurent aussi vite qu'elles étaient arrivées quand elle s'approcha de l'accueil et que celle-ci s'adressa à elle :


« Bonjour et Bienvenue à Olympus Spaceship Corporation Madame. En quoi puis-je vous aidez ?
-Bonjour. J'ai rendez-vous avec Lucius Skobra
-Un petit instant je vous prie. Vous pouvez me rappelez votre nom ?
-Archer... Layla Archer »


Le nom de l'exploratrice fit tilter l'hôtesse, mais elle n'en fit pas remarquer. Après tout, c'était un nom assez courant que celui de la famille propriétaire de la compagnie. Elle envoya un message via son OmniTech. Message qui reçut une réponse quelques instants plus tard :

« Monsieur Skobra va venir vous accueillir. Si vous voulez bien patienter »

Elle remercia l'hôtesse et partit faire un tour dans le hall, observant les différents hologrammes. Lucius était un ami de la famille, le directeur des relations publiques, mais elle ne l'avait pas vue depuis plus de 15 ans et malgré quelques échanges de courtoisie comme pour les anniversaires et ou encore les fêtes de fin d'années, il n'y avait pas vraiment de conversation, mais dans ses souvenirs, il était dans le même état d'esprit que ses parents quant à la direction de l'entreprise. D'ailleurs, c’était même lui qui avait envoyée l'annonce de l'entrée en bourse d'Olympus.

Elle s'arrêta face à l'hologramme de l'Hermès, le même modèle que le sien, repensant nostalgiquement à tout ce qu'elle avait vécue jusque là. Une voix la fit sortir de ses pensées :


« Et bien il faut dire que c'est un superbe engin. Réacteur SLM affichant une pointe de 10 années-lumière par jours, système GARDIA, soute de 500 tonnes de capacité et 40 cabines grand luxe. Le tout avec autant d'option que vous voulez »

Elle se retourna face à cette voix qu'elle avait reconnue et vit un homme. Proche des 80 ans, la peau sombre, les cheveux et la barbe grisonnant. Un costume noire avec une chemise bleu pâle et un nœud papillon. Il parlait avec une voix à la fois grave et sympathique reconnaissable entre mille. Elle s'approcha, tendant sa main :

« Monsieur Skobra
-Madame Archer »


La poignée de main dura quelques secondes avant que la jeune femme lui fit une accolade bien plus amicale :

« C'est bon de te revoir Lucius
-De même Layla.
-Ça fait quoi ? 11 ans ?
-11 ans 8 mois et 13 jours pour être exact
-Toujours aussi précis
-Toujours. La dernière fois qu'on s'est vue tu n'étais qu'une adolescente. Tu as prise quelques centimètres et quelques kilos aussi. Plutôt bien répartie si je peux me permettre.
-Et toi tu n'as pas changée de taille ou de carrure, mais je dois dire que la barbe et la vieillesse t'ont rendu plus charismatique »


Les deux rigolèrent. Pour Layla, Lucuis fut toujours l'équivalent d'un oncle qu'on adore et qu'on ne voit que trop rarement. Les deux personnes se dirigèrent vers l'ascenseur :

« Alors ?
-Alors ? Tu réapparaît après 11 ans juste après l'annonce de l'entrée en bourse d'Olympus
-Annonce que tu m'as transmises
-J'ai pensé que tu devais savoir, mais honnêtement je ne pensais pas que ça allait te faire réagir au point de te déplacer en personne.
-Disons que j'ai vue une occasion de corriger le tir
-Et je me demande bien comment
-Je reprend mes droits quant à la direction de l'entreprise
-Cela risque d'être un poil plus compliquer maintenant qu'on est en bourse
-Non, je dirais même que ça a encore plus facilité la chose
-Et comment miss je sais tout ?
-Comme ça »


Elle activa son OmniTech, montrant l'écran holographique à son compère qui resta sans voix face aux informations montrées :

« T'es sérieuse ?
-Mon père disait que faire ça était une erreur, mais parfois...
-... une erreur peut conduire à quelques chose de plus grand.
-C'est ça
-Je constate avec plaisir que toutes tes escapades dans l'espace ne t’ont pas ramollie la mémoire.
-Je me demande comment ils vont le prendre
-Comme une OPA très agressive qu'ils ont eux même provoqués
-Donc mal
-Pas tous. Certain comme Anthony et Sara verront ça d'un bon œil, mais Richard va très mal le prendre. L'entrée en bourse c'était son idée
-Pas étonnant, la seule chose qu'il voulait c'était toujours plus de crédits. Et les autres ?
-Des nouveaux venus, la Guerre à fait le ménage et à part Richard, disons qu'elle a eut le mérite de séparer le bon grain de l'ivraie pour nous »


L'ascenseur arriva dans l'un des derniers étages de l'édifice. Un couloir à la décoration sobre plus loin, le groupe arriva dans la salle où se réunissait le conseil d'administration. De grandes baies vitrées, une grande table noire laquée avec un émetteur holographique en son centre. Autour, plusieurs personnes. Tous Humains avec en bout de table Richard Crane, le PDG actuel d'Olympus. Le genre de génie de la finance avec un pragmatisme très poussé en ce qui concernait les affaires. Pour lui, une entreprise ne devait servir qu'à une chose : Rapportez de l'argent, toujours plus d'argent. Il n'était pas méchant ni tyrannique, mais en ce qui concernait le business, il était très têtu et hargneux. Depuis la mort des parents de Layla, c'était lui qui avait la gestion d'Olympus. Au départ, il s'associa avec un grand consortium aérospatial, mais la Guerre le fit voler en éclat. Il était de nouveau seul et cette association était apparemment une mauvaise expérience puisqu'il faisait cavalier seul depuis :

« Lucius vous êtes en retard et... Qui êtes vous ? Cette réunion ne concerne que le Conseil d'Administration
-Désolé du retard, j'accueillais simplement une personne qui fait autant partie des meubles que moi. Je vous présente Layla Archer, la fille de nos précédent dirigeants, feux Monsieur et Madame Scott et Razan Archer et la propriétaire actuelle de Olympus Spaceship Corporation.
-Messieurs dames
-Je vois... Madame Archer, j'irais droit au but en vous demandant la raison de votre présence. Cette réunion s'annonce très chargée
-Pas autant que ça »


Celui qui venant de parler était Anthony Vallini dit « Tony ». À peine plus âgé que Lala dans un style très playboy et charmeur. C'était aussi un véritable surdoué, ayant décrochée deux diplômes universitaire à l'âge de 15 ans. C'était le père de Layla qui lui accorda sa chance malgré sa jeunesse et son caractère disons excentrique et depuis il passa de chercheur à directeur de la section Recherche et Développement. Il fut l'équivalent d'un grand frère pour la jeune femme :

« Bien dans ce cas. J'irais aussi droit au but. Je reprend mes droits quant à la direction de l'entreprise !
-C'est une plaisanterie ? Vous disparaissez du jour au lendemain pendant 11 ans et maintenant vous revenez comme si de rien n'était pour « reprendre ce qui vous appartient ». Vous avez refusée de reprendre la direction à la mort de vos parents. Vous n'avez qu'à y réfléchir plus !
-D'un point de vue juridique sa décision est légitime. Elle est la propriétaire de l'entreprise. Elle a donc légitimement la possibilité de faire valoir ce droit, peut importe si elle à mise onze ans pour y réfléchir.
-La possibilité de faire valoir ses droits ? Elle n'a aucune qualification dans la gestion d'une entreprise et même si par un grand jour de bonté on acceptait qu'elle vienne se joindre à nous. Les actionnaires auront leur mot à dire maintenant
-Oh oui, j'ai apprise ça. Vous profitez d'être sur le siège de mon père pour faire ce qu'il avait toujours refusé : l'entrée en bourse. Mais les actionnaires ne sont pas un problème
-Ah oui et comment ça ?
-Et bien étant donnée que je suis l'humble personne ayant rachetée les actions d'Olympus et je parle de toutes les actions. Cela fait de moi l'actionnaire exclusive de cette entreprise ce qui me donne un droit de regard de proposition et d'avis. Et curieusement, les actionnaires ne voient rien à redire à ma demande »


Un léger rire se répandit dans la salle avant de cesser par la parole de Lucius :

« Et bien. Si les actionnaires ne voient pas d'inconvénient à cette proposition, je propose que nous votons. Qui est pour la ré attribution totale des droits de la Olympus Spaceship Corporation à Madame Layla Archer ? »

Il leva la main, suivit par Tony et Sara comme prévue. Un à un, les autres levèrent la main qui se termina par Richard qui ne fit rien:

« Décision votée la majorité absolue
-Vous faites une erreur monumentale. Elle va faire sauter l'entreprise. Elle n'y connaît rien.
-C'est exact je n'y connais rien. C'est pour cela que le Conseil d'Administration ne changera pas.
-N'empêche que je ne vois toujours pas pourquoi vous faites cela.
-Cette entreprise avait des valeurs. Elle fut dirigée par des personnes qui voyaient dans l'expansion spatiale l'avenir de l'Humanité et pas uniquement pour un moyen de s'en mettre plein les poches
-Vous avez une vision bien naïve du monde des affaires
-Peut être. Mais Olympus n'a jamais eut la vocation d'être uniquement un gagne pain pour ses propriétaires. Elle a un passé, un héritage qu'il faut transmettre. C'est ce que j'avais oubliée il y a onze ans. Alors oui, c'est naïf et on gagnera moins d'argent, mais on en gagnera et bien plus que vous le pensez. Mais tant que je serai là ça marchera de cette manière et pas d'une autre. Si vous êtes d'accord, prenez un siège. Sinon et bien c'est une réunion privée réservée au Conseil d'Administration donc vous sortez et j'attends votre lettre de démission avant la fin de la semaine. La balle est dans votre camp choisissez bien. »


L'homme d'affaires pensa partir en claquant la porte, mais une sorte d'intuition l'en empêcha. Peut être que cette nouvelle méthode avait fait germer de nouvelles idées. Il s'installa à une chaise libre. Il venait de prendre un bon coup dans les rotules et d'un certain côté, il en avait bien besoin. La réunion reprit donc, faisant un très bref résumé de ce que Layla avait ratée, c'est à dire une dizaine de minutes à tout casser. Les thèmes abordés ? Et bien la question principale devait être les résultats de l'entrée en bourse, mais la question fut réglée quand Lala était entrée dans la pièce. Alors il fut décider de faire un gros résumé sur la situation de l'entreprise, les futurs projets et ceux de Layla qui se résumait à une diversification d'activité vers les hautes technologies plus ou moins associées à l'aérospatiale mais aussi à d'autres choses comme par exemple la mise en place d'un système d'auto-production ou Olympus produirait tout ce dont elle a besoin pour concevoir des vaisseau du métal de la coque à l'ameublement intérieur en passant par la plomberie et l'armement. De plus, elle pourrait vendre par le biais de filiale les surplus de production non utilisés. Enfin, il y avait la définition des droits de la nouvelle dirigeante. Elle avait dit elle même, elle n'y connaissait rien au milieu des affaires. Donc elle était d'accord pour céder la gestion en elle même au Conseil bien qu'elle avait un droit de regard étendue sur toutes les facettes de l'entreprise et c'était elle qui donnait l'approbation ou le refus final. Elle n'aurait pas de salaire en raisons des dividendes apportées par ses actions et enfin, elle était tenue de participer à la réunion mensuelle du Conseil d'Administration que ce soit en personne ou par holoconférence. D'ailleurs il était rare que tous les membres du Conseil soit présent en dehors des très grosses réunions bisannuelles. Cette fois ci était un coup de chance.

La réunion s'étendit sur plus de quatre heures et tout le monde en sortie globalement satisfait mais surtout exténuée. Il faut dire que certains débats furent animés. Layla marcha un peu dans les rues de New York. Elle fut étonnée de voir une part non négligeable de non-Humains. Avant la Guerre, cette situation était rare. En effet pour pouvoir se rendre sur une « planète mère », il fallait avant tout une bonne raison professionnelle et être dans les petits papiers de quelqu'un de haut placé pour que l'autorisation arrive plus rapidement. Elle se souvenait d'un cas ou elle avait attendue six mois pour aller sur Thessia et encore elle connaissait plusieurs Matriarches. Maintenant, c'était beaucoup plus accessible. À l'instar des colonies, il suffisait juste d'avoir ses documents en règle et une inspection de sécurité à l'astroport et vous voilà libre de gambader sur la terre natale de n'importe quelle civilisation de la galaxie. Ainsi à Time Square, on pouvait voir des Asari, des Turiens, des Quariens et même des Krogans ou des Elcors. Pour se détendre un peu, elle entra dans un bar de la place, s'installant au comptoir et demandant un alcool fort.
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Layla Archer
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 11 Mars 2015, 19:29

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La Terre… la planète bleue comme les humains l’appelaient… elle était si belle… L’asari se trouvait à bord d’un vaisseau de transport civil en direction de la Terre et elle ne pouvait s’empêcher d’observer la planète bleue depuis son hublot, hypnotisé par le mélange de bleu, de vert, d’argile et de blanc tandis que le vaisseau faisait son approche. Encore une petite demi-heure et ils allaient faire leur entrée dans l’atmosphère. Etrangement, l’ancienne commando se sentait de plus en plus excité à mesure que le vaisseau faisait son approche de la Terre. Elle était heureuse de pouvoir découvrir un monde jusque-là difficilement atteignable par les aliens souhaitant la visiter. Cependant, depuis quelques temps les démarches pour obtenir un passe avaient été allégées et désormais de nombreux galarien, asari ou même krogan foulait le sol de la planète Mère de la race humaine. Dans ses conditions, avoir un passe pour une fausse identité s’avérait très facile surtout depuis la perte des données de recensement de la Citadelle. Rajouté à cela l’expertise d’ancien déserteur de l’alliance et de quelques connections assez sombre avec les bonnes personnes et vous obtenez un passe à un nom bidon rattaché à une identité tout aussi bidon. Malgré tout… si Kali était à bord de ce vaisseau, ce n’était pas pour le plaisir. Ainsi, lorsqu’elle se souvint de pourquoi elle était ici, son visage s’assombrit légèrement et elle soupira quelques instants. Fuyant le hublot du regard, elle reporta son attention sur Gabriel, Joshua et Tasanee. Les trois humains semblaient perdus dans leur pensée, l’air sévère. Finalement, Gabriel rompit le silence en prenant la parole :

« - Désolé Kali… tu sais, tu n’es pas obligé de venir avec nous. Dès qu’on en aura fini, on viendra te rejoindre à l’hôtel pour te faire visiter New York.
- Ouai, pas la peine de venir, ça sera trop déprimant, lâcha Karma en faisant un clin d’œil à l’asari. »

Kali laissa s’échapper un petit rire entre ses lèvres et elle répondit :

« - Non… j’ai envie d’être là… ne vous inquiétez pas. »

Les deux humains se regardèrent avant d’hocher légèrement de la tête tandis qu’Abaddon afficha un petit sourire.
La suite du voyage se déroula sans anicroche, le passage à la douane fut une formalité, les fausses identités étant suffisamment solide, ajoutez à cela le bagout de Karma et les douaniers étaient à deux doigts de leur appeler un taxi. De toute façon, ce n’était pas nécessaire puisqu’une navette les attendait direction un hôtel sans grande prétention mais son confort n’avait rien à envié aux quelques grands noms qui siégeaient à New York. Karma avait réservé quatre chambres adjacentes, une pour chacun d’entre eux et dès qu’ils furent arrivé à destination, ils allèrent poser leur valise et se préparer pour le gros évènement de cette journée. De son côté, Kali enfila un tailleur noir une pièce particulièrement sobre mais qui épousait tout de même ses formes à merveille, courtoisie d’Amyra, l’humain ayant eu la gentillesse de faire cet apparat à la dernière minute. Pour dire la vérité, elle n’aurait jamais cru venir sur terre il y a une semaine mais après que Karma et Gabriel eurent demandé à l’asari s’ils pouvaient s’absenter quelques jours pour une raison qu’ils expliquèrent sans détour. Kali ne pouvait absolument pas leur refuser cette demande et elle décida également de les accompagner à leur grande surprise.
Finalement, tous étaient habillés pour ce qui les attendait dans un peu plus d’une heure, Gabriel et Joshua portaient un costume cravate noir pratiquement identique l’un à l’autre et Kali ne put s’empêcher de rire en voyant la tête qu’Abaddon faisait dans son costume, ce dernier ressemblait à un chien à qui on avait enfilé un déguisement ridicule et dont les yeux demandaient qu’on l’achève. En ce qui concerne Karma, cette dernière portait également un tailleur mais il était en plusieurs pièces. Elle était habillée d’une chemise blanche à manche courte, d’une jupe longue grise ainsi qu’une veste de costume de la même couleur, pour dissimuler ses jambes, elle portait également des collants noirs... une histoire de coutume Thaïlandaise déclara-t-elle après que l’asari est fait remarquer à l’humaine qu’elle dissimulait très peu de chair d’habitude. Enfin, c’était une remarque stupide… même elle avait décidé de se rendre plus… présentable si l’on peut dire. Ainsi, comme tout le monde était prêt, les trois humains accompagnés de l’asari se mirent en route pour le 625 Jamaica Avenue dans Brooklyn, une petite heure de vol en navette et ils seraient légèrement en avance pour la cérémonie.
Dès qu’elle arriva, Kali ne put s’empêcher de lâcher un « - Oh ! » de surprise à voix basse en voyant la beauté de l’endroit. Après avoir passé un grand portail noir surmonté de quelques dorures, elle observa les lieux et se tut, gardant le silence par respect pour les autres personnes présentes dans ce lieu. Une fois à l’intérieur, Gabriel prit les devants, conduisant tout ce petit monde au lieu de rendez-vous une centaine de mètre plus loin au milieu de la grande pelouse d’un vert magnifique sur laquelle poussaient des stèles d’une blancheur immaculée. Lorsqu’ils arrivèrent, une vingtaine de personnes étaient déjà présentes et dès que Gabriel se manifesta, la cérémonie débuta. Il y avait de nombreux militaires de l’Alliance autour d’eux en uniformes qui tenaient leurs armes de service. Kali ne tint pas compte des mots qui se prononcèrent, son attention était reportée sur une petite fille à la peau noire, habillé d’une petite robe grise qui tenait la main de sa mère et ne pouvait s’empêcher de regarder, curieuse, la dame toute bleue qui était au milieu de tous ses humains. L’asari ne put s’empêcher de lui adresser un sourire maternelle tandis qu’elle se réfugia dans les plis de la robe noir de sa génitrice. Finalement, les discours se turent et la fin de la cérémonie approcha. Plusieurs soldats descendirent alors une grande boite en bois laqué, recouvert du drapeau de l’Alliance dans un trou bien rectangulaire qui avait été précédemment creusé. Tandis que plusieurs soldats commencèrent à recouvrir la caisse de terre, l’enfant tira sur la main de sa mère et commença à dire :

« - Maman… Pourquoi est-ce qu’on enterre Papa ? »

Un grand silence parcourut l’assemblée, personne n’osait répondre.

« - Dites ! Pourquoi est-ce que vous enterrez mon Papa ?
- Rose… déclara la mère en s’étranglant, cachant sa bouche de son mouchoir en tissu.
- Je veux pas, continua la petite fille, ne comprenant absolument pas ce qui se passait autour d’elle. Je veux pas ! Comment il va faire pour aller travailler si vous l’enterrez ?
- Oh Rose… »

La mère fondit en larme et prit sa fille dans ses bras alors que la concernée n’arrivait toujours pas à comprendre et continua innocemment :

« - Mais… il m’avait dit qu’il avait encore beaucoup de travail ! … Je… J’veux pas ! »

L’enfant commençait à pleurer et ses mots devinrent de moins en moins compréhensibles.

« - J’veux pas… Ne l’enterrez pas ! »

Il n’en fallut pas plus pour que plusieurs membres de l’assistance craquent et suivent les deux femmes… Karma et Joshua ne firent pas exception. Gabriel, lui, semblait rester de marbre mais on pouvait voir distinctement qu’il se broyait le biceps d’une main pour contenir ses larmes.

« - Papa ! Non ! »

Toujours en train de regarder la jeune fille dont les larmes mouillaient abondamment la robe de sa mère, Kali se souvint alors pourquoi elle détestait les enterrements.



La cérémonie avait finalement pris fin et tandis que tout le petit monde se dirigea vers la sortie du cimetière national de Cypress Hills, Kali resta quelques instants devant la tombe de l’homme à qui elle était venue rendre hommage. Elle ne le connaissait absolument pas mais Gabriel lui avait dit qu’il était un ancien membre de la Dead Echo et à cause d’un empoisonnement à une matière toxique il y a plusieurs dizaine d’année, ils les avaient quittés ou plutôt, il avait été remercié. Tout ça c’était produis bien avant la désertion de leur groupe de l’Alliance et par conséquent, il n’a jamais été considéré comme un criminel et put vivre les dernières années qui lui restait avec sa famille. Malgré tout, Gabriel et les autres étaient restées en contact avec lui et tous les anciens membres qui avaient rengainé leurs armes. Ils étaient venus lui rendre un dernier hommage.
Finalement, Karma vint à la rencontre de l’asari pour la sortir de ses pensées.

« - Hmm… Kali… on va rester avec Lumen et Rose cette soirée, elle… elle nous a proposé de rester pour la réception qui est organisée après les obsèques… elle est d’accord pour que tu viennes.
- Non… C’est gentil mais je ne viendrai pas… je ressemblerai trop à une intruse… j’ai bien vu les regards qui se dirigeait sur moi… beaucoup trop de questions sur les lèvres… Non… Je vais rentrer à l’hôtel, sûrement me perdre dans Time Square… Oh… il commence à pleuvoir.
- Hmm ? Mais non il ne pleut p… »

Karma ne termina pas sa phrase ayant aperçu une longue goutte d’eau qui défilait lentement sur la joue de l’asari avant de s’écraser sur sa poitrine.

« - Oui… tu as raison… On se revoit ce soir alors… Passes une bonne soirée… Oh et… Gabriel ne le dira jamais mais ça nous touche beaucoup que tu sois venue ici… c’est un truc que cet enfoiré de Sarrano n’aurait jamais fais… ça compte beaucoup. Merci Boss. »

La jeune femme se tut et rejoignit ses camarades, laissant Kali au milieu des tombes.



Dur journée que celle-ci, en tout cas, l’asari n’irait plus à un autre enterrement avant un long moment… surtout s’il y a des enfants. Désormais seul, la mercenaire déambulait au milieu de Time Square, attiré par toutes ses nouvelles découvertes et drôles d’attractions qui siégeaient là-bas, elle resta même quelques instants devant un homme blond en slip blanc avec un chapeau de cowboy de la même couleur qui jouait de la guitare. Reconnaissant que la vue était particulièrement comique, Kali décida de trouver un divertissement plus… enivrant histoire de remonter le moral qu’elle avait dans les chaussettes. Par conséquent, elle se dirigea vers le bar le plus proche et y entra sans attendre, se dirigeant vers le comptoir et demanda un verre de cognac au barman. Tandis que l’humain faisait son boulot, l’ancienne commando regarda autour d’elle et soupira exaspéré en voyant que la plupart des clients qui étaient humains s’étaient retournés pour l’observer. Tournant légèrement la tête vers un petit groupe, elle déclara :

« - Quoi ? Vous n’avez jamais vu la version géante de la schtroumpfette en vraie ? »

A peine avait-elle fini sa remarque cinglante que les regards se dispersèrent et qu’un verre se posa juste en face d’elle. Remerciant l’humain d’un sourire, Kali prit le verre dans ses mains et le vida cul-sec avant de pousser un long soupir de plaisir, heureuse de sentir l’aigreur de l’alcool dans sa gorge et la chaleur de son estomac tandis que la légère déprime causée par l’enterrement commençait à s’envoler.

« - Ne perdez pas la main et resservez-moi un verre voulez-vous ? »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 11 Mars 2015, 19:30

« Légende des couleurs »

• #00FFFF : Layla Archer
• #FEC541 : Stephen McLyn
• #71FE84 : Chris Mensah
• #FE2C2C : Randal Collins


Le bar n'était pas de grande taille. À peine une vingtaine de personnes pouvaient y tenir en se serrant un peu. Le genre d'établissement où la clientèle se résume en grosse partie par les habitués. Ceux qui travaillent à côté et qui viennent boire leur café du matin devant le journal avant de travailler ou ceux qui viennent boire leur pinte une fois la journée terminée. Aussi voir des nouvelles têtes n'étaient pas courant, les touristes préférant généralement des endroits plus huppés et plus populaires. La décoration du bar n'était pas non plus d'une morosité affligeante. Il avait du vécu, sûrement plusieurs décennies voir plus et cela se voyait sur son mobilier, très bien entretenus, mais qui présenté un aspect très vieillit et rien à voir avec les méthodes industriel pour ceux qui aime le style usé, là c'était du vrai de la table en bois qui n'était plus parfaitement plane au mur de brique apparentes dont certaines s'effritaient un peu en passant par le repose pied du comptoir noircie par des milliers de clients qui s'étaient succédé ou des tabourets, banquettes ou chaises en cuir délavé.

Le comptoir était face à l'entrée à l'autre bout de la pièce et entre les deux quelques tables avec chaises et banquettes. Quelques clients, majoritairement humain, bien qu'un Turien était présent à une table avec une Humaine, sans doute un petit couple. Layla était au comptoir, devant un verre de bière butarienne coupée avec du jus de fruit. Elle n'avait rien demandée, mais il faut dire que le goût de la bière butarienne pure était assez désagréable pour bon nombre d'Humains et que son taux d'alcool était à peine en dessous du ryncol krogan. Elle était pensive, un peu trop même. Fallait il que ses mauvais souvenirs émerge dès qu'elle se retrouve seule ? Était elle aussi dépendante que ça de son entourage au point que ses démons ne profitent de son absence pour la tourmenter de nouveau ? Ou alors était-ce qu'elle avait renouée avec son enfance presque toute la journée pour que ses mauvaises périodes se réveillent à leurs tours ?


****



2182 – SSV Thermopyles

Le Thermopyles, frégate de l'Alliance nommée en référence à la bataille opposant les 300 Spartiates de Léonidas à l'armée perse de Xercés, voguait à la frontière des Systèmes Terminus. À son bord, c'était calme malgré la proximité d'une zone connue à l'époque pour être sans foi ni loi. Mais que faisait une frégate toute seule aussi près d'une telle zone ? Et bien elle fut affecté au test d'un nouveau système de capteur de localisation et de détection. En toute logique, il suffisait qu'un petit bip se fasse entendre pour que le vaisseau aille se mettre à l'abri bien avant d'être réellement menacé.

Le concepteur du système était à bord, supervisant les essais et apparemment avec une confiance absolue dans son invention pour risquer sa vie dans les tests en conditions réelles. Dans l'une des cabines de la frégate réservées aux passagers se trouvait les quartiers du commando DeathWing qui était en train de se la couler douce à vrai dire depuis que le Thermopyles était affecté à cette flotte. Les quatre membres de l'équipe de savait pas grand chose. Juste que le vaisseau testait un nouveau système de détection et d'analyse et que cela faisait partie d'un programme plus vaste. À part ça... rien du tout toutes les autres informations étaient classifiées et les quelques responsables croisés étaient aussi muet que des Turiens écoutant les ordres de leurs supérieurs.

Les quatre personnes étaient en train de jouer au poker. De gauche à droite, il y avait Stephen McLyn, un Irlandais aux gros bras à la peau aussi pâle que sa pilosité était rousse, le genre de personne qu'on ne voudrait pas avoir en face dans une bagarre de bar. C'était l'expert en démolition et en manipulation d'armes lourdes. À côté de lui se trouvait Chris Mensah, un Ghanéen expert en technologie facilement reconnaissable à ses dreadlocks et une carrure qui sans être impressionnante tranchait fortement avec le côté principalement cérébrale de sa spécialisation, la faute à l'entraînement militaire d'une part et sa passion pour les sports extrêmes de l'autre. Puis, il y avait Randal Collins, Américain et presque un cliché du soldat au niveau de l'apparence avec coupe à ras, mâchoire carré et tout le reste qui va avec. Le fils de soldat de carrière qui est lui même fils de soldat de carrière. Enfin, la seule femme du groupe, Layla, chef d'escouade et tireuse d'élite. Elle n'était pas très différente de maintenant sur le plan physique, quelques années de moins, un peu plus de muscle, des cheveux mi-longs sans sa mèche mauve et un treillis militaire. C'était l'escouade DeathWing spécialisée dans les actions anti-piraterie qui avait fait parler de lui il y a peu en détruisant seul une base pirate de grande taille dans la Nébuleuse d'Armstrong. Ajouter à ça des états de service irréprochable et vous obtenez l'attention des grosses huiles qui vous envoie une lettre de convocation à une sélection N7 pour voir ce que vous valez réellement.

C'était encore un des rares documents à être transmis à l'ancienne sous forme de lettre et de document papier quand c'était possible. Pour fêter ça, les quatre membres eut droit à un « voyage détente ». Ils n'étaient là que pour regarder. Pas de mission et l'ordre d'en profiter. Après tout c'était un voyage de test pas une patrouille frontalière :


« Ça c'est le pied quand même. Un voyage aux frais de la princesse et des journées à rien foutre. Manque plus que la tenue décontract et me croirais en perm'
-Parce que la perm' tu connais ça ? Tu passe tes jours de vacances dans ton garage à entretenir ta collection d'armes
-C'est toujours mieux que de risquer sa vie à sauter du haut d'une falaise juste pour impressionner la poitrine qui passait par là !
-Faut pas lui dire que ça marche pas
-Et c'est le pilier de bar qui va me donner des leçons de drague peut être ?
-Hé ! On fait des super rencontres dans les bar même si parfois elles finissent avec une chaise sur la tête
-Un psychopathe, un casse-cou et un bagarreur ivrogne... J'en connais qui vont faire la gueule à Rio
-Arrête personne peut être aussi barrée que toi Lala
-Je pense que oui... mais pas beaucoup »


Le groupe rigola et continua sa partie de cartes. Quelques jetons et une bière sans alcool plus tard, le débat revint à la charge :

« Dites, vous croyez que c'est aussi galère que ça la Sélection N7 ?
-Pour que même ceux qui le foire soient considérés comme des durs de durs, ça doit être un putain de truc
-Mouais, ou alors c'est une façade pour cacher une méga fiesta avec alcool gratuit et gens peu farouche.
-Juste le videur qui est chiant à convaincre
-Oh pire on envoie Lala distraire le videur et on passe en douce
-Hé !!!
-On appelle ça un sacrifice pour le bien commun
-Tu vas voir ou je vais te l'enfoncer mon sacrifice... et je commence maintenant »


Dit elle en posant ses cartes après que tout le monde ait fait tapis :

« Brelan de 10 ! Sans rancune les gars, mais j'ai un tour du monde à faire avec le videur
-Je l'avais dit, elle est douée en distraction. On passera à l'aise.
-Ou alors elle va nous laisser en plan et profiter pour faire caval... »


Une violente secousse mit un terme prématurée à la phrase et à la partie. Les alarmes commencèrent à hurler et la lumière changea de couleur pour passer à l'orange :

« À tout l'équipage ! Nous sommes attaquer ! Tous à vos postes. Ce n'est pas un exercice. Je répète ce n'est pas un exercice ! »

Le commando ne perdit pas de temps et quitta la chambre après avoir pris quelques effets personnels dont ils ne pouvaient s'en débarrasser dans l'éventualité où il fallait évacuer l'appareil. Dans le vaisseau, c'était le branle-bas de combat. L'équipage courait dans tous les sens, des gerbes d'étincelles ça et là, de la fumée commençant à se répandre et quelques débuts d'incendie plus ou moins important.

Une nouvelle secousse plus importante, assez pour envoyer au sol tout ceux qui courraient dans les coursives. Un tir ennemi frappa le mess juste quand le groupe y pénétra. La décompression fut stoppés presque immédiatement après, mais cela n'empêcha pas la mort de plusieurs personnes, tués dans l'explosion ou aspirés dans le vide. On voyait une vue de l'espace et de l'agresseur. Un vaisseau, du gabarit d'une frégate, mais très lourdement armée. Un vaisseau pirate ? Non, ils auraient déjà abordés le vaisseau et tirer sur les moteurs pour neutraliser leur prise qu'ils devaient sans doute vouloir récupérer. Non là c'était une envie de destruction pure et simple. Comme un orque qui jouait avec un phoque avant de porter le coup de grâce.

Nouveau tir, nouvelle explosion et l'alarme qui n'en finassait plus. D'après les hauts-parleurs, les moteurs étaient inopérant, le réacteur était en état critique, il y avait une fuite dans le générateur à ézo -ce qui s'observait pas une nette diminution de la gravité sans pour autant parler d'apesanteur-, la soute avait été détruite ainsi que pratiquement la moitié du vaisseau. La balise de détresse fut lancée. S'en suivit un état des pertes qui ne cessait de s'alourdir et l'ordre d'évacuation.

Le groupe courra vers les modules de sauvetage, se faufilant entre les débris et les incendies, faisant un détour pour contourner une zone éventrer dans air, le tout sous les tirs de l'ennemi dans un vaisseau en train de partir littéralement en morceaux. Layla arriva la première devant les capsules de sauvetage. La plupart était partie, mais il en restait encore quelques unes. Elle se tourna vers ses hommes quelques pas derrières. Ils étaient tirés d'affaires. Encore quelques secondes et ils seraient tous dans la capsule. Mais ce ne fut pas le cas. Une violente explosion provoquée par un dernier tir ébranla toute la structure, projetant tout le monde au sol et la jeune femme dans la capsule, heurtant violemment la paroi et s'évanouissant sans prendre conscience qu'elle avait activée le lancement de la capsule dans sans chute.


****



Le reste de l'histoire ? Elle se réveilla et parvint à prendre contact avec son commando qui avait pu prendre une autre capsule, mais la liaison fut coupée, les agresseurs détruisant les capsules une à une. De là c'était la fin pour elle. Elle ne fut pas tuée, les attaquants fuyant dès l'arrivée des renforts alerté par la balise du vaisseau, mais c'était tout comme. Sur l'ensemble de l'équipage du Thermopyles, elle était la seule survivante. Tout ça parce qu'une secousse l'avait faite tomber et activer la capsule sous le nez de ses hommes. C'était comme si elle avait appuyée sur la gâchette en les regardant droit dans les yeux. Ses hommes étaient tout pour elle. Elle n'avait plus de famille et elle avait trouvée en eux de quoi la remplacer. On se rend compte qu'on tenait vraiment à quelque chose une fois qu'on l'a perdue.

Elle passa devant des médecins une fois de retour sur Terre. Physiquement, tout était impeccable hormis quelques bleus et une vilaine bosse sur la tête, mais mentalement c'était tout le contraire. Stress post-traumatique aigu et cas sévère du syndrome de la culpabilité du survivant. Le verdict tomba : Elle fut déclarée inaptes à poursuivre une carrière militaire en raison d'un « grand risque de mise en danger potentiels de sa vie et de celle des autres de part son attitude » et fut donc remerciée pour ses services.

Bon on peut dire que depuis elle avait remontée la pente. Surmontée cette épreuve à sa manière, bien que consciente qu'elle n'était pas vraiment saine d'esprit ce qui se voyait rien qu'à la relation qu'elle entretenait avec son équipage. Elle était devenue une exploratrice reconnue et maintenant elle prenait les rênes d'une entreprise aérospatiale avec des rêves de diversification d'activités et de s'étendre dans la galaxie. Pas mal pour une femme qui six ans plus tôt était presque à deux doigts d'en finir pour de bon.

Elle sortie de ses pensées quand elle entendit une voix disant à la foule si c'était la première fois qu'elle voyait une « version géante de la Schtroumpfette ». En temps normal, elle n'y aurait pas prêtée plus d'attention que ça, mais l'intonation de la voix avait quelque chose de particulier : un état d'esprit identique au sien. Elle leva les yeux et vit une Asari qui s'envoya cul-sec un verre d'alcool avant de changer d'état d'esprit presque instantanément et demandant un autre verre sur un ton plus enjouée, même si ce n'était visiblement qu'une façade.

Le jeune Humaine en fit de même, avalant le contenue de son verre d'un trait. Elle se vida l'esprit, essayant de retrouver la bonne humeur et de chasser ses vieux démons. Peut être qu'elle avait besoin d'un peu d'aide. Elle fit signe au barman pour commander un autre verre et l'informer qu'elle paierait les commandes de cette inconnue avant de se déplacer lentement vers l'Asari qui n'était qu'à quelques tabourets d'elle :


« Je ne suis pas la seule à revoir surgir mes vieux démons on dirait. Ça vous ennuie si je vous tiens un peu compagnie ? »
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 05 Avril 2015, 17:26

:-|
Contemplant le fond de son verre qui était autrefois remplis par un liquide brunâtre au gout légèrement amer mais enivrant, Kali soupira un instant, déçue de ne pas avoir pu profiter de ce breuvage typiquement terrien à cause de sa mauvaise humeur. D’ailleurs, quelles mouches l’avaient piqué ? Plus l’asari se repassait la scène qui venait de se produire, moins elle comprenait sa réaction. L’enterrement l’avait-elle à ce point affecté ? Elle qui avait mutilé ses ennemis avec ses couteaux ? Elle qui avait démantibuler ses adversaires par la seule force de sa pensée ? Elle avait vu son quota de mort durant sa vie et aucunes d’entre elles ne l’avaient affecté. Alors pourquoi un simple enterrement, en plus de ça, d’un inconnu, l’avait mis dans cet état dépressif ? A force de remuer cette question dans sa tête, elle ne trouva que peu de réponse. Peut-être était-ce dû à la solennité de l’évènement ou plutôt à cette petite fille qui ne comprenait pas pourquoi on mettait son père en terre. En tout cas, s’il y avait une chose de sûr, c’est que le cœur de Kali avait fini par se réchauffer après avoir été gelé pendant de si nombreuses années. Cela avait commencé avec Lynia, une esclave que Kali avait appris à connaitre et à apprécier… plusieurs décennies auparavant, elle l’aurait sûrement laissé pourrir dans sa poubelle ou bien se serait-elle un peu amuser avec elle. En ce qui concernait les membres de la Dead Echo ? Et bien son ancien-elle n’aurait que faire de leur histoire ou bien elle les aurait manipulés pour avoir ce qu’elle souhaite. Aujourd’hui, elle est fière de les connaitre, fière d’avoir leur confiance et leur fidélité. Ensuite viens Elizabeth… par le passé, elle aura tranché la gorge de cette petite garce pour avoir osé essayer de la tuer mais, c’est une toute autre option qu’elle avait choisi, elle avait choisi de la retourner pour s’en faire une allié… du moins c’est ce qu’elle espérait accomplir. Alors oui… elle n’était plus un monstre sans cœur… non, elle était juste un monstre qui avait récupéré un cœur mais, un démontable, qui se laissait remettre dans sa boite lorsqu’il le fallait.
Cependant aujourd’hui, il semblait que la boite ne soit pas bien fermée et Kali ne pouvait s’empêcher de penser à l’enfant qu’elle avait vu à l’enterrement. Une pauvre créature vivant dans son monde féérique, bercé par ses rêves avant d’être durement frappé par la réalité. Elle aussi, la réalité lui était rentrée dedans tel une charge krogan et cette réalité l’avait brisé… des morceaux qu’elle ne réussit à recoller qu’au bout d’un siècle environ. Avec un peu de chance, la petite fille était suffisamment jeune pour s’engouffrer à nouveau dans son innocence. Chose qui était désormais impossible pour Kali. Malheureusement, la seule chose qu’elle pouvait engouffrer pour se sentir mieux, c’était un verre d’alcool et puisque le récipient qu’elle avait en main était vide, elle sonna le barman de lui remplir son verre une nouvelle fois. Dès que l’humain s’exécuta, une voix féminine la tira de ses pensées sombres :

« - Je ne suis pas la seule à revoir surgir mes vieux démons on dirait. Ça vous ennuie si je vous tiens un peu compagnie ? »

Surprise de voir, ou plutôt d’entendre quelqu’un lui adresser la parole après la petite tirade qu’elle avait fait pour s’assurer que cela n’arrive pas, Kali tourna la tête dans la direction de la voix pour tomber sur une jeune femme à la peau mate. Sans ne guère prêter attention à elle, l’asari répliqua :

« - Ce ne sont pas de vieux démon qui m’emmerde… plutôt une sorte de déprime général qui m’a malheureusement contaminé. Mais bon, avec deux ou trois verres dans le nez, ça devrait s’arranger. »

Réfléchissant un instant à quel phrase elle allait pouvoir sortir pour faire comprendre à son interlocutrice qu’elle n’était pas d’humeur frivole, elle finit par décider de se retenir et de profiter de ce qui lui arrivait. Avec un peu de chance, cette inconnue allait lui changer les idées. En tout cas, c’était la seule qui avait eu le courage de l’aborder. Autant lui donner une petite chance et au pire, elle l’enverrait paitre ailleurs.

« - Et vous, vous avez également besoin d’un petit remontant ? Ou c’est juste une phrase d’accroche toute faite que vous m’avez sorti ? »

Affichant son plus beau sourire, Kali planta son regard dans celui de l’humaine, l’engouffrant dans l’océan azuré de ses yeux avant de lâcher un rire cristallin tandis qu’elle observa son interlocutrice plus en profondeur. La jeune femme était habillé comme un golden boy, version jupe et collant sombre cependant. Une femme à l’allure sérieuse et Kali se demanda pourquoi elle s’était attiré une telle femme avant de se rappeler que les habits qu’elle avait pour l’enterrement faisaient d’elle quelqu’un de tout aussi sérieuse. Lâchant un nouveau rire doublé d’un long soupir se rendant compte de sa stupidité passagère, Kali fit signe à l’humaine de s’asseoir à côté d’elle avant de déclarer :

« - Je m’excuse d’avoir semblé… comment dire… un peu rabat-joie… je sors d’un enterrement et… pour mettre l’ambiance ce n’est pas vraiment le meilleur évènement possible. Ah, au faites, je m’appelle Kali. »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 21 Juillet 2015, 16:39

L'Asari ne rejeta pas la présence de l'Humaine. Au moins c'était un bon début. Elle rajouta que dans son cas, ce n'était pas une affaire de vieux démons surgit du passé, mais une sorte de déprime générale. Autrement dit, ce qu'on appelle sur Terre un coup de blues. Elle pensait qu'avec quelques verres ça irait mieux. Une bonne solution en effet, même si elle était illusoire :

« L'alcool n'est qu'un remède temporaire. Une fois purgé, votre morosité va resurgir sur vous comme un Varren en chaleur sur sa femelle et c'est pas beau à voir. Le truc c'est de trouver un moyen de surpasser ça. Une activité amusante. N'importe quoi du moment que ça chasse toute ses noires pensées »

L'Asari sembla réfléchir et demanda à son tour si Layla avait besoin d'un petit remontant ou si ce n'était qu'une tentative de drague avec une phrase d'accroche aux résultats éprouvée. Cela fit sourire l'Humaine qui soutint le regard que lui avait lancée son interlocutrice tout en buvant une gorgée de son blender :

« Draguée les Asari qui ont un coup de blues à noyer dans les bars n'est pas vraiment mon genre, même si elles sont vraiment mignonne. Non, je viens juste d'entrer en sautant à deux pieds dans tout ce que je fuyais depuis près de huit ans. Je sais c'est un battement de cil pour quelqu'un comme vous, mais bon nous savons toutes les deux que l'ironie de la chose à parfois un humour très étrange »

L'inconnue à la peau bleue poussa un petit rire cristallin avant de laisser son regard glisser sur le corps de l'Humain. Pas très discrète, mais il n'y avait rien de pervers dans son regard, juste de l'observation comme si elle venait de constater quelque chose avant de rigoler de plus belle avant de se reprendre et de s'excuser de son attitude. Qu'elle sortait d'un enterrement et que donc elle n'était pas n'était pas dans de bonnes dispositions pour être agréables avant de se présenter sous le nom de Kali.

Le nom de la déesse hindou du chaos et de la destruction. Tout un programme. La jeune Humaine la regarda avec un sourire d'excuse. Pas pour les raisons que l'on attribue généralement à une inconnue qui dit qu'elle vient d'un enterrement. L’hypocrisie et les fausses condoléances l'aurait sans doute davantage plombée. Ce sourire était pour les excuses qu'elle avait faites juste avant. Une sorte de manière de dire qu'elle comprenait et qu'elle ne lui en voulait pas :


« Et moi Layla »

Rien de plus, pas de « enchanté » ou de « ravi de faire votre connaissance » qui dans ces circonstances auraient été juste de trop. Le regard de l'Humaine se mit alors à son tour à glisser sur l'Asari avant de fixer discrètement son visage en usant de sa vision périphérique alors que son regard était toujours planté dans le sien. Elle l'avait déjà vue quelques part, mais où ? Là était la question. Les simples d'esprits et les xénophobes diraient que comme avec les autres races, toutes les Asari se ressemblent, mais la jeune femme était loin d'avoir de telles pensée. Elle l'avait déjà vue. Peut être croisée dans une coursive de la Citadelle, dans une boutique ou un autre lieu public dans un des nombreux mondes de la galaxie. Peut-être vue à la télévision ou sur l'Extranet. Mais elle avait déjà vue ce visage elle était prête à y mettre sa main au feu.

Elle demanda au barman de resservir deux verres avant de cogiter sur un moyen de remonter le moral autant à elle même qu'à Kali. Son regard se perdit sur la télévision qui montrait un festival en cours de préparation à Central Park à proximité du Moissonneurs. Ce n'était pas trop loin d'ici à pieds. Un petit moyen de changer d'air sans se limiter aux bars et autre nightclubs :


« Ça vous direz une petite promenade nocturne dans Central Park à faire les folles entre filles ? »

Quitte à en profiter, autant le faire en groupe non ? L'Asari fut d'accord et après avoir vidées leurs verres, les deux femmes sortirent de l'établissement, marchant dans les rues de la Grosse Pomme. Au passage, Lala se dirigea vers un vendeur ambulant où elle prit à la volée une paire de fausse lunette qui allait bien avec sa tenue. Elle paya de la même façon le vendeur volus, le bras levé avec l'OmniTech activé pour montrer que ce n'était pas du vol :

« Alors première visite sur Terre ? »

Autant faire connaissance avec son amie de comptoir ça serait plus simple pour se changer les idées non ?
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 22 Novembre 2015, 00:05

Lorsque la jeune humaine se présenta, Kali lui adressa un simple sourire en guise de réponse puis elle plongea son regard dans son verre. Jouant quelques instants avec le liquide, le faisant tourner le long de la paroi sans réel but avant d’amener le récipient contre ses lèvres et vider les dernières gouttes qui restaient. L’asari soupira un instant avant de lâcher un léger rire et tourna sa tête vers l’humaine. Cette dernière l’observait discrètement, n’ayant aucune raison de l’en empêcher, elle lui laissait regarder sa personne à sa guise. Depuis qu’elle était arrivée sur Terre, elle n’était pas passé inaperçu surtout à cause de la très faible présence de race non terrienne sur le monde natal humain. D’ailleurs, quelques courageux continuaient encore de la mater du coin de l’œil malgré son petit avertissement de tout à l’heure. Lâchant un dernier soupir, ce dernier avait l’honneur d’être amusé et tout en secouant la tête, elle remercia l’humaine qui lui proposa un nouveau verre.
Lorsque le barman posa la liqueur sur le comptoir, Kali ne put s’empêcher d’observer le liquide qui s’agitait encore légèrement après le choc que sa pose a provoqué. Il ne fallait pas être devin pour voir que l’asari avait le moral dans les chaussettes et même si l’alcool pouvait être un départ pour changer cet état d’esprit, il n’était sûrement pas la solution. Prenant une gorgée du nectar alcoolisé, Kali se demanda bien ce qu’elle pouvait faire pour se changer les idées. Peut-être devait-elle appeler Gabriel ? Ce dernier pourrait sûrement l’aider. Cependant, lui et le reste de son équipe faisait la veillé chez leur ancien collègue et elle n’avait guère le cœur à les déranger pour un malaise passager. Finalement, elle n’eut pas à cogiter pendant longtemps puisque l’humaine qui s’était assise à ses côtés trouva une idée : visiter Central Park. L’asari connaissait l’endroit de nom, son second lui en avait vaguement parlé. C’était un immense et somptueux parc situé au beau milieu de New York et de ce qu’elle savait, le bar était assez proche de l’endroit en question.
N’ayant rien de meilleur à faire, Kali vida son verre et déclara :


« - D’accord, c’est mieux que de déprimer dans un verre d’alcool en tout cas. »

Affichant un léger sourire à l’humaine, Kali appela le barman et paya sa consommation ainsi que celle de Layla en guise de remerciement pour l’avoir tiré de son léger blues. Une fois la note effacée, les deux femmes quittèrent le bar côte à côte et traversèrent les avenues de NYC en direction de Central Park. Sur le chemin, Layla fit l’acquisition d’une fausse paire de lunette dont l’utilité échappait totalement à Kali. La seule chose qui l’intrigua, fut la présence du marchand Volus. En prenant le temps de regarder autour d’elle, l’ancienne commando pouvait voir la présence de plusieurs autres non-humains et cela la fit sourire. Même si leur nombre était dérisoire face à la quantité d’humains, il semblerait que la planète terre commençait à s’ouvrir aux autres races. Ce n’était pas plus mal comme ça, avec un peu de chance, Kali allait donc passer un peu plus inaperçu.
Une fois que Layla paya le volus pour les lunettes, elle se tourna vers l’asari et lui demanda :


« - Alors, première visite sur Terre ?
- En effet et je suis particulièrement heureuse d’y avoir enfin posé les pieds. Je dois avouer être particulièrement intéressé par votre culture, je la trouve… vraiment très différente de ce que l’on peut trouver ailleurs dans la galaxie. Je suis également particulièrement admirative de votre facilité d’adaptation, cela fait très peu de temps que votre race fait partie du conseil et pourtant, vous vous êtes intégrés avec une vitesse fulgurante. Et puis, il y a aussi Shepard… qui ne connait pas cette humaine ? Qui ne l’admire pas ? … Bon peut-être les Butariens à la limite. En bref, oui, c’est ma première visite ici, j’ose espérer que vous allez me faire grandement apprécier ce premier séjour. »

L’asari termina de parler en affichant un grand sourire. Finalement, les deux femmes reprirent la route en direction du parc, elle avait encore quelques blocs à traverser pour finalement atteindre Central Par cet après un petit quart d’heure de marche, Kali pouvait enfin mettre ses pieds sur l’herbe. A peine étaient-elles arrivées que Kali enleva ses chaussures à talon pour poser ses pieds nues sur la pelouse. La sensation était particulièrement agréable et l’asari s’étira longuement avant de mouvoir ses orteils entre les brins d’herbe.

« - Quand j’étais petite, ma mère m’emmenait souvent à un parc qui se trouvait sur Illium, il était bien plus grand que celui-ci mais tout deux partage de longues étendues de pelouse. J’adorais laisser mes pieds se faire chatouiller par le vent et l’herbe… ma mère moins… surtout quand mes vêtements et mon corps étaient devenus verts. »

L’asari gloussa quelques instants puis contempla le ciel quelques instants… du moins s’était son intention car lorsqu’elle releva la tête, elle remarqua au beau milieu du parc la présence d’un immense moissonneur. Ce dernier était totalement immobile mais sa stature avait quelque chose de majestueux et de terrifiant. C’était la première fois que Kali en voyait un de si près. Lors de l’invasion de ces monstres tentaculaires, Kali se trouvait sur Oméga et la station avait été épargnée de l’influence de ces créatures mécaniques. Et là, elle avait à quelques centaines de mètres d’elle l’un des créatures qui a essayé de réduire à néant toute vie organique avant de s’arrêter, tout simplement. L’asari ne savait pas pourquoi ces derniers s’étaient stoppés dans leur massacre… le pire, c’est qu’ils ont totalement retourné leur veste et ont commencé à retaper les dégâts qu’ils avaient causés. C’était illogique. Kali ne comprenait pas ce qui les avait arrêtés et franchement, elle avait cessé de se poser des questions sur eux… même si l’incompréhension ne pouvait pas la rendre plus folle qu’elle ne l’était déjà. Malgré tout, elle avait toujours quelques frissons en les voyants, redoutant le jour où ils recommenceraient leur fauchage.
Pourtant, plus Kali regardait l’immense monstre de métal, plus la curiosité commençait à l’envahir et finalement, elle commença à marcher dans la direction du moissonneur. Demandant à Layla de la suivre, Kali s’approchait le plus possible de la créature jusqu’à ce qu’elles ne soient qu’à une cinquantaine de mètre de l’une des pattes de la machine. A côté d’elle, un groupe d’étudiant humain regardait la créature en chuchotant, jusqu’à ce que finalement, l’un d’eux soit poussé à l’avant par l’un de ses camarades. D’après leur conversation, ces derniers semblaient s’adonner à un jeu de courage dont la victoire serait acquise à celui qui oserait poser la main sur la patte du monstre mécanique. Laissant filé un doux rire en regardant l’humain tremblé comme une feuille à mesure qu’il s’approchait du moissonneur, Kali s’assit sur l’herbe et observa le spectacle devant elle.
Un pas… deux pas… le jeune humain avançait lentement, prenant de nombreuses et longues pauses avant de se remettre à avancer encouragé par ses camarades. Le genre d’encouragement que l’on pouvait lancer à un gladiateur qui devait affronter une horde de lion. Le spectacle amusait agréablement l’asari et au bout de 5 minutes, l’étudiant ne se trouvait plus qu’à quelques pas de la machine. Lentement, il avança la main en sa direction, encore quelques centimètres et il allait poser un doigt contre le moissonneur mais à ce moment, un craquement métallique résonna à l’intérieur de la patte de la créature qui terrifia l’étudiant à un tel point qu’il s’enfuit comme un dératé en emmenant avec lui les autres étudiants qui furent tout aussi terrifié.
A ce moment, Kali éclata de rire. Un puissant rire cristallin surgissait de sa bouche alors qu’elle se roulait par terre, à la limite du fou rire. Au bout de quelques instants, l’asari finit par se calmer mais un immense sourire s’affichait sur son visage. Après un léger soupir, elle posa son regard sur l’humaine et déclara :


« - Vous voulez qu’on essaye ? »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 19 Mars 2016, 14:22

La promenade nocturne dans les rues de la ville se déroula sans heurts notables. Pas de criminels ou de violeurs dans un coin sombre, mais bon ça c'est plutôt les paranos qui s'en inquiètent. Plus sérieusement la ballade était intéressante et Kali révéla que c'était la première fois qu'elle venait sur Terre. Un vieille envie d'après elle car trouvant la culture humaine bien différente des autres espèces. Elle trouvait la faculté d'adaptation des Humains impressionnantes et ressortant le fait qu'ils ont eut un siège au Conseil et tout ce qui allait au préalable en un peu moins de trente ans... mais cette fois d'une manière positive ce qui est assez rare pour le noter.

Elle parla également de Shepard, disant que tout le monde devait l'admirer... à part les Butariens avant de conclure qu'elle espérait que Layla allait lui faire profiter du séjour, ce qui fit rire l'Humaine :


"Oh vous savez je passe assez rarement sur Terre au final, j'habite sur Rannoch. Je dois avouer que c'est rare une personne qui voit positivement le fait qu'on en ai fait autant sur une période si court. D'habitude c'est plutôt un reproche sur le fait que le Conseil à brosser l'Alliance dans le sens du poil parce qu'il a vu une race capable de tenir tête au Turiens alors qu'à l'époque les Humains ne savaient rien des Turiens et étaient un peu à la traîne niveau technologie. Et je ne parle pas de la jalousie comme avec les Volus, mais en même temps ils sont jaloux de tous eux... nous juste de leurs comptes en banque."

Elle rigola un peu avant de reprendre :

"Mais je veux bien essayer de ne pas vous faire regretter d'être venue"

Elle rendit à l'Asari un grand sourire avant que le duo n'arrive finalement à Central Park. Le poumon de New York. À peine le pied posé dans l'herbe, Kali s'empressa de retirer ses chaussures à talon et de marcher pieds nus sur la pelouse. Elle raconta une anecdote de jeunesse où elle et sa mère se promener souvent dans un parc similaire sur Illium qui finissait souvent par un lavage en règles de vêtements et de peau devenue verte. Cette histoire faisait rire Layla, au moins Kali n'avait plus cet air mélancolique et morose qu'elle avait à leur rencontre. Elle se déchaussa à son tour et rejoignit l'Asari dans l'herbe :

"Mes parents m'amenais souvent au Golden Gate Park, c'est un parc plus petit qui se situe à San Francisco. Je ne ruinais pas toute la famille en produit détachant de tâche de gazon, mais on y passait de longues journée à pique-niquer et s'amuser. Faut dire que le climat s'y prêté bien."

Ce n'était que maintenant que Kali semblait prendre conscience que le parc abritait un Moissonneur. Un classe Sovereign parfaitement immobile qui dominait et le duo et le reste de la ville de toute sa taille. C'était comme regarder un gigantesque robot en veille... ou une bombe atomique prête à exploser à tout moment. Elle ne savait pas pourquoi ils avaient arrêtés leur massacre alors que la victoire était à portée de tentacules. Il y avait cette sorte d’impulsion bleue qui fut vue dans toute la galaxie et après pouf, les Moissonneurs sont passés de monstres génocidaires ultimes à super reconstructeurs de l'extrême. Peut être que c'était ça le but du Creuset... cette arme employée construite par toute la galaxie : une sorte d'émetteur pour transmettre un virus ou un logiciel de reprogrammation à diffusion galactique à tous les Moissonneurs. Ces pensées fut interrompue par Kali qui lui fit un signe de la main pour s'approcher davantage du vaisseau/machine/robot/autre chose. Elles croisèrent un groupe de jeunes qui était bien plus près d'une des "pattes" du Moissonneurs.

Une sorte de défi apparemment. Le nouveau jeu à la mode : toucher le Moissonneur permettait de prouver son courage et accessoirement impressionner suffisamment une jolie fille pour passer une bonne soirée. L'un des ados se déplaça lentement vers la structure, un pas après l'autre comme s'ils s'attendait à voir une meute de zombie rappliquer illico. Il allait presque réussir, mais un crissement métallique si vit entendre, faisant détaler toute la bande. Kali commença à rire à s'en rouler sur le sol pendant plusieurs minutes. Un fou rire communicatif qui fit rire l'Humaine à son tour. Elle finit par ce calmer alors que Kali la fixa, lui demandant si elle voulait essayer :


"Hum... Ça dépend de la récompense pour avoir toucher une machine de guerre qui pourrait nous vaporiser avant même qu'on s'en aperçoivent ou faire de nous ses petites esclaves dévouées et fanatiques"

La réponse plut suffisamment à l'Humaine pour qu'elle commence à s'avancer vers la patte. Elle n'avait pas vraiment d'appréhension quant au fait de toucher un Moissonneur. C'était comme toucher un cuirassé ou une grosse arme mortelle. Sa taille était tellement ridicule en comparaison de la bestiole que ça serait comme si une fourmi essayait de toucher un Humain du bout de la patte. Et puis la presse n'avait jamais parlée d'une personne tuée parce qu'elle touchait un Moissonneur. Certains même tirait dessus avec leurs armes personnelles et les Moissonneurs y étaient parfaitement indifférent. Il y avait bien cette aura menaçante que pouvait émaner un engin multimillénaire qui a passer presque toute son existence à exterminer consciencieusement chaque civilisation évoluée sa route, mais en dehors de ça, il n'y avait visiblement aucun risque. Elle s'approcha à quelques mètres de la "patte" qui tenait plus du building vue la taille. Elle se retourna pour fixer Kali et posa simplement sa main sur la façade comme si elle touchait simplement un gros bout de métal. Un bout de métal parfaitement lisse un peu chaud avec une très légère vibration perceptible. C'était comme toucher un ordinateur allumer depuis quelques heures et le Moissonneur semblait s'en foutre comme de l'an 40 :

"À votre tour..."
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 03 Avril 2016, 18:29

PEGI 16

Dès que sa convive lui répondit, l’asari laissa apparaître un fin sourire sur son visage alors qu’elle leva la tête à s’en tordre la nuque afin d’apercevoir le sommet du monstre de métal. Les moissonneurs étaient tellement massifs et imposant que Kali se demandait encore par quel miracle leur génocide avait été stoppé… oui, pour elle et bon nombres de personne dans la galaxie, le retournement de situation qu’ont opéré ces monstrueuses machines n’était rien d’autre qu’un miracle. Tellement que la mercenaire pouvait bien croire en l’existence d’un être supérieur. Dans le Livre de la Genèse, Dieu, furieux de voir les humains embrassés le mal décida d’exterminer ses créations avec un déluge. Cependant, il ne pouvait pas tuer le seul homme juste : Noé. Par conséquent, il envoya une vision à l’homme, lui ordonnant de construire une arche afin que lui et les siens ainsi qu’un couple de chaque créature terrestre pour leur épargner les conséquences de sa colère. L’asari ne pouvait pas s’empêcher de penser à cette fable humaine lorsqu’elle repensait aux Moissonneurs… mais qu’ici, Noé avait décidé de sauver bien plus qu’un mâle et une femelle de chaque espèce. Kali ne savait pas pourquoi les Moissonneurs s’étaient arrêtés ni même pourquoi ils avaient commencé à rebâtir ce qu’ils avaient piétiné. Dieu avait-il décidé de les pardonner ? A cette pensée, l’asari secoua la tête en laissant filer un rire quasiment inaudible entre ses lèvres. Après tous ses péchés, si Dieu existait vraiment, elle finirait de toute manière en Enfer et prendrait sa juste punition.
Reconcentrant son attention sur Layla, Kali répondit à sa question :


« - La récompense mhm ? Voyons-voir… »

Tandis que l’asari frottait ses lèvres avec ses phalanges, elle fouillait dans son esprit, cherchant cette dite-récompense. Puis, alors que sa bouche s’enroulait légèrement, dégageant un léger sourire, elle déclara :

« - Voyons voir, si vous touchez notre cher ami ci-présent, je vous donnerai quelque chose qui ne vous fera sûrement pas regretter le risque encouru. »

Kali lança un regard séducteur à l’humaine avant lui lâcher un léger clin d’œil.
Semblant convaincu par le brin mystérieux de sa réponse, Layla commença son avancé vers le moissonneur. Tandis que l’humaine s’éloignait d’elle, l’asari étira légèrement son dos en poussant un soupir de plaisir avant de se relever sans se presser. Une fois qu’elle fut debout, Kali contempla l’humaine alors que chacun de ses pas l’amenaient de plus en plus prêt de la machine gigantesque. Au départ, l’asari aurait pensé voir de l’hésitation chez l’humain, la voir avancer à tâtons mais, ce fut tout le contraire qui se produisait devant ses yeux. Layla ne semblait pas avoir une once de crainte envers la créature et chaque pas qu’elle faisait dans sa direction, se faisait tout aussi assurément que le précédent. Finalement, elle n’était qu’à quelques centimètres du monstre de métal lorsqu’elle se retourna pour poser ses yeux sur l’asari avant de toucher le moissonneur du plat de main.


« - A votre tour, déclara-t-elle instantanément. »

Kali laissa filer un soupir amusé entre ses lèvres, sentant une légère pointe de défi dans les mots de l’humaine et elle se mit en marche. Tandis qu’elle rejoignait Layla d’un pas assuré, l’asari se demanda bien d’où sortait cette humaine qui l’avait accosté au bar. Elle avait beaucoup d’élégance et de cran mais aussi un petit quelque chose que l’ancienne commando n’arrivait pas à décrire, une sorte d’impression de familiarité lorsque la voix de Layla sonnait dans les tons plus mélancolique. Alors que l’asari plongeait l’océan azur qu’elle avait pour pupilles dans les émeraudes de l’humaine, la mercenaire la regardait avec plus de curiosité qu’auparavant. Finalement, Kali vint apposer sa main sur celle de Layla et la lui prit délicatement, enroulant ses doigts dans les siens avant de le susurrer dans le creux de l’oreille :

« - Viens. »

Sans ajouter un seul mot, ni même fournir une explication, l’asari tira sa convive avec elle alors qu’elle suivait la paroi métallique qui constituait l’un des pieds du moissonneur pour s’enfoncer dans un peu plus de noirceur. Une fois à l’abri des regards indiscrets et sous la protection d’une créature dont la carcasse aurait surement pu être repeinte par le sang de toutes ses victimes, Kali passa dans le dos de l’humain tout en tenant fermement mais délicatement son poignet. Une fois placée dans son angle mort, l’asari se pressa contre son dos, s’appuyant de tout son corps contre elle alors que les formes emmitouflées dans son tailleur s’écraser contre l’humaine. Tandis que Layla pouvait sentir contre son cou le vent marin expulsé langoureusement de la bouche de son invité, l’asari saisit son autre poignée et lui fit lever les bras. Kali guidait lentement les mouvements de l’humaine comme un marionnettiste ferait danser sa poupée, elle rabattit les avant-bras de l’humaine par-dessus ses épaules avant d’emmener ses mains se déposer contre la naissance de ses excroissances. S’assurant d’une douce caresse que l’humaine se fixerait au point d’ancrage qu’elle lui avait désigné, Kali glissa ses mains le long des bras de sa convive, décrivant la ligne extérieur de ses membres du bout de ses doigts bleutés.
Lentement et pleine d’attention, l’asari caresse les vêtements de sa compagne, n’appuyant que légèrement contre sa peau basanée. Dès que les doigts délicat de l’ancienne commando commencèrent leur descente contre la taille de Layla, Kali appuya un peu plus contre elle, plantant ses ongles contre la fabrique afin de faire ressentir sa présence avec un peu plus d’intensité. Les doigts de l’asari s’arrêtèrent quelques instants sur les hanches de sa partenaire pour y décrire quelques cercles avant de remonter sur son ventre et de s’arrêter au dernier bouton de sa veste. Plus les mains de l’asari montaient sur la veste de l’humain, plus cette dernière s’ouvrait peu à peu révélant bout à bout la chemise toujours boutonner de Layla. Cependant, dès que l’asari défit le dernier bouton du premier rempart protégeant la peau brune, elle s’attaqua à sa chemise. Avec beaucoup d’attention et des mouvements d’une lenteur enivrante, Kali révélait un peu plus le costume d’Eve de sa compagne, chaque bouton qui sautait entre ses doigts révélant un peu plus de peau que l’autre. Dès que le dernier écrou protégeant le grain de peau de l’humaine se rendit aux assauts habiles, l’asari plaça délicatement ses empreintes sur le corps chaud et tremblant de sa convive.
Sans dire un mot et rapprochant un peu plus sa bouche du cou de Layla, l’asari soupira longuement et déposa son front contre la tempe de l’humaine. Au même moment, les mains de la créature azurée qui caressaient délicatement le ventre dénudé de sa compagne nocturne se séparèrent avec regret. L’une montant plus haut en décrivant des vagues du bout des ongles sur le ventre de l’humaine, l’autre se glissant gracieusement contre et sous la bordure de sa jupe. D’un côté la main droite de l’asari commençait son ascension sous les monts de sa poitrine, touchant du bout des ongles la jointure entre ses côtes et ses seins alors qu’ils s’infiltraient dangereusement sous la coupe de son soutien-gorge. Plus bas et plus vicieusement, la main gauche de Kali suivait la ligne de la jupe jusqu’à atteindre la fine branche qui scellait le vêtement à la taille de l’humaine. Lentement mais assurément, l’asari commença à abattre le levier, ouvrant le zip qui protégeait un trésor bien plus intime qui, une fois abattu à son maximum, glissa sans grande résistance le long des jambes de l’humaine.
Rendu à moitié nue par les mains habiles de l’asari, cette dernière approcha sa bouche de l’oreille de Layla et déclara d’une voix séductrice :


« - J’espère que vous aimez la récompense… parce qu'elle ne va pas plus loin. »

Lâchant un rire au fin mélange de cruauté gentille et de plaisir coupable, les mains de l’asari glissèrent du corps de l’humaine tandis qu’elle-même se glissa habillement hors de l’étreinte de l’humaine pour sortir de la protection terrifiante du moissonneur et de pouvoir contempler à nouveau les étoiles. Bien entendu, elle ne comptait pas s’esquiver ainsi et attendit que l’humaine réarrange sa tenue avant de dire avec un sourire taquin :

« - Vous venez ? »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 27 Avril 2016, 17:13

ATTENTION : UNE DIALOGUE PARTICULIÈREMENT CRU ET DÉGRADANT POUR LA CONDITION FÉMININE EST PRÉSENT DANS LE POST AVEC UN PETIT PASSAGE PEGI12 SUR LA FIN.


Bon il fallait bien reconnaître qu'en ce levant ce matin, Layla ne pensait pas qu'elle allait rencontrée et sympathisé avec une Asari dans un bar qui essayait de noyer sa morosité du moment dans l'alcool. Elle n'avait pas prévue non plus qu'au cours de la soirée elle et cette Asari allaient s'approcher suffisamment près d'un Moissonneur pour le toucher à pleine main. Et non, elle n'avait pas prévue non plus qu'en guise de « récompense » pour son geste courageux, l'Asari allait la mener dans un des renfoncements de la « patte » métallique d'un classe Sovereign avant de commencer à la déshabiller d'une manière, il faut le reconnaître, des plus sensuelles.

L'Humaine se laissa ainsi effeuiller sans quitter les yeux de Kali du regard, sentant son torse s'exposer peu à peu à la fraîcheur de la nuit et sa jupe glissant le long de ses jambes pour finir au sol. Et pendant ce temps, les doigts de l'Asari s'amusèrent à la taquiner dans une chorégraphie savamment étudier pour ne pas aller plus loin. Aurait elle voulue que ça aille plus loin quitte à ce que ce soit en plein Central Park contre la paroi d'un Moissonneur ? Oui. D'ailleurs, ses mains, qui furent placée par Kali derrière sa tête à la base de ses excroissances commencèrent à se faire caressante, mais c'est à ce moment qu'elle se retira en rigolant en disant que sa « petite récompense » s'arrêter là.

Un peu hagard sur le coup, le regard et le sourire de Layla se muèrent rapidement dans une expression mêlant la frustration, l'amusement et un petit air à la fois rancunier et taquin disant « Oh toi tu vas voir ». L'Asari s'était un peu éloigné avant d'attendre l'Humaine qui se rhabilla en faisant en sorte que Kali n'en perde pas une miette comme pour dire « T'es vraiment sûre ? Et bien tu sais pas ce que tu loupes ». Elle avait saisie que l'Asari était joueuse et que même si l'idée de l'avoir dans un lit ne la déplaisait pas, elle savait que c'était peu probable du moins pour l'instant. Alors elle décida de jouer elle aussi à ce petit jeu de tentation.

Une fois de nouveau présentable, elle avança vers Kali et le groupe se remit en route, s'éloignant du Moissonneur :


« Et tu félicites souvent les gens en les mettant à moitié nue avant de partir ? »

Le ton était enjouée. Elle ne lui en voulait pas que ce soit pour l'avoir fait ou s'être arrêtée. Du moins après coup. Elles quittèrent le parc après avoir remises leurs chaussures et recommencèrent à arpenter les rues. Avec la nuit qui avance, la Ville qui ne dort jamais devenait toute de même beaucoup moins agitées et les rues commencèrent à se désemplir, bien qu'on était encore très loin de dire qu'elles étaient désertes entre les fêtards qui continuaient ou rentraient de leur soirée et ceux qui travaillaient de nuit.

Elles s'éloignèrent des quartiers touristiques et au fil de la marche, Layla en venait à se demander si Kali ne s'étaient pas perdue ou si même elle avait prévue d'aller quelque part. Elles approchèrent d'un bar ou un groupe d'individus venait de sortir ou plutôt d'être expulser par le videur. Sept personnes en tout. Que des hommes. Quatre Humains, deux Turiens et un Galarien et visiblement ils étaient complètement torchés et certains tenant encore des bouteilles de divers alcools forts.

Et ce qui devait arriver, arriva, le groupe remarqua les deux femmes marchant à l'autre bout de la rue et les accostèrent :


« Et bien alors mes jolies ? On est perdu ?
-On peut vous aidez si vous voulez

-C'est gentil, mais non
-Au l'autre hé, elle est habillée comme une bourge et elle fait genre qu'elle est débrouillarde
-Hé ? C'est vrai que les Asari aiment bien baiser ?
-Tout le monde aime bien baiser mec
-Non mais elles, elles aiment vraiment ça. Toutes des salopes qui ne pense qu'à se faire remplir leur... euh... Merde. Comment est ce qu'elles appellent leur chattes déjà ?
-Je crois que c'est azur... ou marine j'sais plus j'leur demande pas ça aux meufs quand j'les fourre !
-Ouais c'est ça... azur. Les Asari ne pense qu'à se faire fourrer l'azur par tout ce qui passe. J'l'ai vu dans le Fornax où ils parlent de cette nympho là où qu'elle disait qu'une fois elle s'était tapée toute une escouade de mercenaire krogan sur Oméga et elle en redemandait encore alors qu'elle arrivait même plus à tenir debout. Ils ont continués et à la fin y'avait même trois Varrens et douze Vortchas parce qu'elle était insa... Insata...
-Insatiable ?
-Ouais c'est ça ! Inssatitiable ! Merci l'intello. Et elle en voulait encore plus !
-Ouais toutes des salopes qui pensent qu'à se faire baiser par tout les trous en même temps et tout le temps même par des trucs dégueux. Les meilleurs baiseuses de l'Univers !
-C'est vrai ? HE dame Asari ? Ca te dirais de t'occuper de tous les euh 5...6... 7 d'entre nous ? Bon t'as que trois trous, mais en se serrant bien ça peut passer... ça passe toujours
-Ouais toi aussi tu va plus pouvoir marcher. On a pas de Varren mais si tu veux on a des chiens c'est comme des Varrens, mais c'est pas pareil !

-Je pense qu'elle ne sera pas d'accord
-T'en sais quoi toi la bourge là ? OOOOH je vois tu voulais te la taper aussi ?
-Quoi elle veux baiser l'Asari ? On dirait po ! Non les bourges ça se tapent pas d'Asari ou alors des riches avec des seins de la taille d'un VOlus pas celle qu'elle a là. Et puis les bourges ça suce ça lèche pas !
-Ouais ça passe sous le bureau avant d'écarter les jambes dessus. Je parie que t'as tellement sucée de kilomètres de bites qu'on pourrait faire le tour de la Citadelle avec
-Hé ! Elle veux têtre jouer avec nous. Elle s'occupera de ceux qui ne se taperont pas la pute bleue et on tournera ! Et si elle veux elle peut même se la taper aussi pendant qu'on les fourrera tous ensemble et elles s'échangeront nos jus à grand coup de langue comme dans les pornos ! »


Bon d'une chose. Se faire traiter de prostitué, de salope ou de pute, n'est pas quelque chose de très agréable. Ensuite, même si le groupe étaient tellement bourré que respirer leur haleine suffirait à rendre ivre morte, se faire rabaisser au rang de petit bout de viande qui ne pense qu'à copuler en jouant sur des clichés largement périmés depuis presque deux siècles ne l'était pas beaucoup plus. Ils avaient beau ne plus être tout à fait maître d'eux-même en raison de leur intoxication à l'éthanol, mais il y avait des limites qui avaient étaient largement franchises.

Layla regarda Kali avec un regard et un sourire :


« Bon ben... tant pis pour la balade nocturne tranquille »

À ces mots, elle décocha un direct en plein dans la mâchoire d'un des Humains. Ils étaient sept, mais sept individus fortement alcoolisés contre deux femmes sobres dont une ancienne commando militaire et une Asari, donc biotique. L'Humain recula et tomba au sol, visiblement il eut son compte. L'un des Turiens le regarda tombé en rigolant avant de s'approcher de l'Humaine, bouteille à la main  :

« Atta vais te montrer comment on mate des salopes fougueuses dans ton genre »

Tous les Turiens sont des soldats, mais lui tenait à peine debout et après un coup de bouteille facilement esquivable, l'Humaine se retrouva dans son dos, le prit par la ceinture et le col avant de l'envoyer contre le mur tête la première.

"Pff amateur, je peux en descendre deux fois plus sans trembler des genoux !"

Un autre Humain lui mit un coup dans le dos, mais c'était de loin le moins fort du groupe et l'alcool n'aidait pas à arranger les choses. Par conséquent, bien que douloureux, le coup ne fit que déstabiliser légèrement la jeune femme qui fit quelques pas en avant, avant de se retourner, se saisissant de la bouteille du Turien pour le frapper en pleine tempe ce qui le mit au tapis.

Kali se débarrassa également de ses agresseurs avec tout autant de facilité, ce qui signifiait qu'elle avait en plus de la biotique un entraînement militaire. Il ne resta plus que le Galarien, visiblement le seul pas trop alcoolisé du groupe et qui était restait en retrait durant la petite échauffourée. Il sortit un couteau et s'approcha, tenant la lame plus comme pour se rassurer que pour vraiment menacer :


« N'approchez pas !
-Et pourquoi on obéirait ?
-Euh... J'ai une lame ! »


L'Humaine regarda l'Asari avec un petit regard et un sourire en coin :

« Une lame ? Ça ? »

Elle alluma son OmniLame de couleur mauve, se contentant de la montrer au Galarien :

« Ça c'est une lame mon grand. Maintenant c'est toi qui voit. Soit tu t'écarte et t'appelle une ambulance pour tes potes soit tu tentes ta chance avec ton cure-dents et on t'arrachera le foie pour se le partager à grands coups de langues. Excitant hein ? »

Le Galarien regarda la lame luminescente et décida de s'écarter et d'activer son OmniTech :

« Intelligent ce petit »

Elle se tourna vers Kali qui s'était aussi très bien défendue si ce n'est sa tenue légèrement débraillée. Elle s'approcha doucement de l'Asari, vérifiant innocemment si elle n'était pas blessée au niveau du visage en l'effleurant sensuellement de sa main :

« Désolé pour ça, il semblerait que les bourrés soient les mêmes partout. Au moins il y a une constante dans l'Univers »

Elle entreprit ensuite de réajuster la tenue de l'Asari, se servant de ce prétexte pour laisser doucement ses mains glisser le long de son corps, comme une amante rectifiant la tenue remise à la hâte de son amante après une nuit sulfureuse:

« C'est dommage d'abîmer une si jolie tenue... »

Dit elle en l'enlaçant au niveau des hanches, réajustant sa jupe en glissant un pouce sous la ceinture tout du long en prenant bien son temps, tirant doucement dessus, découvrant son sous-vêtement et allant jusqu'à découvrir le haut de ses hanches, exploitant le concept imaginaire de la jupe taille basse. Ses mains remontèrent ensuite pour supprimer les plies de sa veste et de sa chemise, redressant son col avant de laisser glisser ses mains sur la poitrine de Kali, s'amusant à déboutonner sa chemise, révélant un très généreux décolleté ne s'arrêtant au niveau de l'entre-bonnet de son soutien gorge en soie. Elle passa ensuite ses doigts le long de la démarcation ainsi créée entre la peau bleutée et le tissu blanc de la chemise, le remontant sur les épaules avant de s'approcher à quelques millimètres de son visage, la fixant droit dans les yeux, ses lèvres frôlant les siennes. Elle se contenta de doucement souffler dessus :

« … et encore plus ce qu'il se cache dessous »

Elle s'écarta lentement avant de laisser Kali se rhabiller convenablement. Une petite « vengeance » pour s'être retrouver à moitié nue un peu plus tôt dans la soirée. Elle aurait put lui rendre la pareil, mais il n'y avait pas de pattes de Moissonneur pour jouer la discrétion. Elles étaient en pleine rue et face à un bar. Pas vraiment le coin le plus discret pour se genre de blague. Elle regarda avec un grand sourire faussement innocent :

« Au fait, t'as une idée de la destination ou pas ? »
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Message par Kali T'Kando » 05 Février 2017, 21:38

L’asari joua quelques instants avec les brins d’herbe, passant ses pieds azurs entre ces fins végétaux brillant légèrement à cause de l’humidité de la nuit. Cependant, Kali ne perdit nullement de vue la jeune humaine qui lui tenait compagnie. Et alors que les pieds de Kali jouaient avec l’herbe, ses yeux fixaient Layla avec intérêt… et ce n’est pas comme si cette dernière n’essayait pas d’aguicher l’asari en se rhabillant. L’ancienne commando ne pouvait qu’afficher un sourire coupable même si elle ne regrettait nullement d’avoir taquiner sa compagne d’une manière si érotique.
Dès que Layla finit de réajuster sa tenue, elle demanda à l’asari si c’était dans ses habitudes de féliciter les gens de cette manière. Kali ne répondit pas tout de suite, ne laissant échapper qu’un rire cristallin avant de se diriger vers le chemin le plus proche pour renfiler ses chaussures avant de déclarer à l’humaine avec un fin sourire :


« - Non… généralement, je les torture un peu plus que ça. »

Ponctuant sa phrase d’un nouveau rire envoutant, l’asari jeta un dernier coup d’œil à l’impressionnante machine avant de se laisser guider par Layla pour quitter le parc.
Pas après pas, Kali se laissait gagner par l’atmosphère étrange que dégageait cette ville, l’oscillement entre la cacophonie du centre-ville et la paix passagère de Central Park enchantait la biotique. Elle comprenait pourquoi on pouvait qualifier la Terre de magnifique... elle était à l’image de la race qu’elle a façonné, varié, intrigante. En tout cas, c’est l’impression que Kali en avait. Et puis, il fallait rajouter à cela, la magie de la première fois. Les seuls choses que l’asari put voir de l’humanité et de leur planète natale, étaient de simples photos ou quelques vidéos peignant l’habitat d’une race qui s’était si rapidement imposé dans la galaxie. Par conséquent, aujourd’hui était le tout premier jour que l’ancienne commando avait passé sur Terre. Et elle ne regrettait pas du tout la parcours touristique jusque-là. Finalement, après avoir essayé de retrouver son chemin à son hôtel, Kali se laissa distraire par sa curiosité, tournant à des coins de rues juste parce que l’envie lui en prenait. Malheureusement, l’asari put apercevoir sur les traits de l’humaine que cette dernière se demandait si elle ne s’était pas perdue et Kali ne pouvait s’empêcher de glousser sans avouer quoique ce soit.
Après quelques minutes de voyage à l’aveuglette, le duo de femme finit par tomber sur une vision peu reluisante pour le tourisme : un groupe fraichement alcoolisé qui avait au moins le mérite de ne pas être composé uniquement d’humain. En les voyant, l’asari ralentit le pas redoutant des débordements… non pas du groupe mais d’elle. La soirée avec Layla avait grandement remonté le moral de Kali, la bête qu’elle abritait dans les tréfonds de son âme en avait même été endormie comme si Orphée était venu jouer de sa lyre. Malheureusement, il finit par lâcher une mauvaise note dans sa composition.
Ne souhaitant pas créer de scène pour incommoder sa compagne, Kali serra les dents et réprima les pulsions sauvages qui commençaient à lui grignoter les entrailles alors que chaque mot qui sortaient de la bouche puante du groupe de fêtard brisaient un à un les maillons des chaines qui retenaient sa folie. Etrangement, la conversation alcoolisée que tenaient les trouble-fêtes penchait dans le complétement ridicule, laissant l’asari penché plus vers la honte que la pure colère. Quant à Layla, cette dernière semblait tout aussi aberrée par les mots de ses compatriotes et de leurs compagnons extraterrestres. Si la conversation était fortement vulgaire et contenait des informations qu’il ne faudrait jamais révéler à des enfants, Kali se pinça l’arête du nez alors que l’un des alcooliques évoqua un porno hardcore asari dont elle se souvenait… oui… il fallait bien avouer que certaine de ses propres compatriotes n’aidaient vraiment pas à donner une image chaste des Asaris… et puis… ce n’est pas vraiment comme si elle était chaste de toute manière.
Finalement, après avoir sans doute taris de saloperie envers sa race, le groupe se tourna vers Layla pour continuer à vomir des insanités. Lasse de tout ceci et légèrement embêté par le comportement sanglant qu’elle allait montrer à l’humaine, Kali se tourna vers elle pour lui présenter d’avance ses excuses mais Layla lui coupa l’herbe sous le pied.


« - Bon ben... tant pis pour la balade nocturne tranquille »

A ses mots, l’asari releva légèrement l’un de ses sourcils et lâcha un gloussement de surprise dès que sa compagne colla une magnifique et fulgurante patate dans la mâchoire de l’un des humains. Kali ne put s’empêcher d’être surprise par ce geste, même son monstre intérieur en fut baba. Levant légèrement les épaules, l’asari posa son regard sur le groupe et fit le premier pas… il était l’heure d’une danse macabre.
Profitant de l’effet de suprise, Kali se rua d’un mouvement vers l’un des Turiens, l’autre se dirigeant vers Layla une bouteille à la main. L’asari le saisit directement par le col et le tira vers elle brutalement avant de décocher un coup de genou dont l’impact fit décoller du sol le poivrot en plus de laisser entendre le bruit si mélodieux d’os brisés. Cependant, Kali décida de ne pas se laisser emporter par sa soif de sang, préférant ne tuer personne sur cette planète et ennuyer ses hommes qui pouvaient enfin retourner sur leur planète natal après la résolution du scandale qui pesait sur eux. Etant sûr d’avoir sécher le premier d’entre eux, Kali enchaina instantanément, pivotant autour du turien pour lancer sa jambe droite dans les airs, décochant un coup de pied dévastateur contre la tempe d’un humain qui se trouvait à porter. Malheureusement, cette fois-Kali sous-estima sa puissance ou plutôt la résistance de son adversaire extrêmement diminué par l’alcool et alors que le sommet du pied de l’asari frappa la tête de l’humain, celui-ci fit sans doute pour la première fois de sa vie un saut périlleux latéral avant de s’écraser violement contre l’un de ses camarades, en assommant ainsi deux en même temps.
Après avoir réduit le nombre d’opposant, l’ancienne commando se préoccupa du sort de Layla et encore une fois, elle fut incroyablement surprise. Tout comme elle, l’humaine avait réussi à se débarrasser de ses adversaires avec une aisance déconcertante. Cette scène intrigua énormément l’asari, et les questions sur le passé de l’humaine se multiplièrent instantanément dans sa tête. Il y avait une seule chose dont elle était sûre. Layla avait reçu un entrainement militaire et pas du tout basique. Lorsque l’asari avait déshabillé et caressé l’humaine, elle avait pu sentir sous ses doigts un corps fermement musclé, parfaitement entrainé… et ce n’était pas le genre d’entrainement que la bourge du coin s’offrait avec un coach sportif hors de prix. Kali chassa ses questions de son esprit, elle n’aurait sûrement pas de réponse et en ne demandant rien, l’humaine ne risquait pas non plus de la questionner elle sur le caractère… impitoyable de sa propre prestation.
Finalement, le seul qui n’était pas encore en besoin d’hospitalisation était le seul galarien du groupe qui sortit directement un couteau, sentant les regards menaçant du duo de femmes fatales. L’humaine se chargea également de lui, plus psychologiquement que physiquement cette fois, sortant le coup de celui qui avait la plus grosse… un truc très en vogue avec les mâles de chaque espèce mais qui fit un effet instantané. La scène plutôt comique qui se tenait devant elle, esquissa un beau sourire sur le visage de l’asari avant que ce dernier s’élargissent un peu plus en sentant l’humaine l’approcher. Cette dernière la regarda sur toutes les coutures comme pour s’assurer qu’elle n’était pas blesser. Kali fut touché par ce geste même si elle n’eut guère de problème pour distinguer la lueur taquine dissimulé dans les yeux verts de sa compagne. Tout comme Kali avait… réajusté la tenue de l’humaine, cette dernière utilisa le prétexte du combat pour réajuster sa tenue. Il fallait bien avouer que les mouvements légèrement acrobatiques qu’elle avait employés l’avaient laissé quelque peu débraillé. Ainsi, l’asari laissa à l’humaine tout le soin de prendre sa douce vengeance, se mordant même légèrement la lèvre inférieur alors que l’humaine s’attardât sans gêne sur son opulente poitrine. Une fois sa tenue remise à neuf, Layla se détacha de Kali avant de lui demander si elle savait où elle voulait aller.
L’asari ne répondit pas tout de suite, elle épousseta quelques peu son tailleur avant de jeter un œil autour d’elle avant de passer une main derrière sa tête pour gratter ses excroissances, afficha un air légèrement honteux :


« - A vrai dire, ils avaient raison, je ne sais pas du tout où je nous ai fait atterrir. C’est la première fois que je viens sur Terre et ce n’était pas vraiment un voyage prévu. Donc je n’ai pas de guide touristique sur moi… mais je t’ai toi. Pourquoi ne me ferais-tu pas découvrir les endroits agréables de la ville ? »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 09 Février 2017, 17:23

La bande d'ivrognes au tapis et les deux femmes de nouveau présentable, Kali finit par avouer qu'elle n'avait en fait aucune idée d'où elle allait. C'était la première fois qu'elle venait sur Terre et c'était une escale plutôt imprévue. Elle comptait sur Layla pour jouer les guides touristiques et lui proposa de faire découvrir les endroits agréables de la ville :

« Hum... Le souci, c'est que je ne connais pas très bien New York. La dernière fois que je suis venue ici, je sortais à peine du lycée. Par contre je peux te dire qu'à cette heure de la nuit, tout ce qu'on aura comme activité ça sera les nightclubs et les bars... et avec ce genre de clientèle de fin de soirée »

Dit elle en désignant du pied la bande au tapis encore dans les vapes :

« Donc l'idéal ça serait d'attendre demain matin. On pourrait trouver un hôtel en attendant non ? Certains sont ouvert en permanence. Pas le grand luxe, mais ça sera mieux que rien. Et comme ça demain je te fais visiter un peu. Histoire que la raison de ton passage ici soit un peu plus joyeux. »

Bien sûr pour poursuivre la taquinerie, la proposition d'une nuit à l'hôtel fut proposée avec un ton supposant un sous entendue manifeste, mais cela ne dérangea pas l'Asari qui accepta. Le groupe se remit donc en marche à la recherche d'un hôtel qu'elle trouvèrent après une petite balade, dans le quartier de Hell's Kitchen. Un établissement de standing moyen, mais ça ne dérangeait pas Layla.

Elles entrèrent donc dans le bâtiment où une femme d'une cinquantaine d'années, regardant une série à la télé, se trouvait à l'accueil. Elles s'approchèrent et la femme leur parla :


« M'sieur Dame. Vous êtes là pour une heure ou pour la nuit ?
-La nuit... On vient d'arriver en ville
-Ah des touristes... Vous voulez deux lits séparés ?
-Euh... oui
-J'ai pas ça
-Ah...
-Par contre j'ai une chambre de disponible. La 16 au premier étage. Elle n'a qu'un lit, mais c'est tout ce que j'ai. Si vous prenez, vous paierez demain. »


Sans décoller le nez de son écran de toute la discussion, elle posa la carte magnétique de la chambre sur le comptoir avant de désigner la direction de l'escalier. Elles n'avaient pas vraiment le choix et comme Lala n'avait pas envie de crapahuter dans les rues avant de trouver un autre hôtel avec plus de choix, elle prit la clé et prit la direction de l'étage avec l'Asari :

« Honnêtement, je m'attendais à pire comme accueil »

Elle rigola avant d'arriver dans la chambre. Une chambre d'hôtel simple, mais dans un état irréprochable. Elle n'avaient pas besoin d'autre chose pour l'instant. Elle se dirigea vers le lit deux places à la literie blanche et s'allongea un peu après avoir retirer ses chaussures. Elle bougea un peu exagérément avant de sourire :

« Confortable et il ne grince pas... C'est pas si mal »

Elle rigola avant de se lever et de retirer son tailleur, rapidement suivit de sa jupe et de son chemisier sans la moindre once de pudeur. C'était pas comme si l'Asari n'avait pas déjà eut un aperçu de ses dessous quelques heures plus tôt avec sa « récompense » d'avoir touchée un Moissonneur sans trembler. Elle jeta un regard vers l'Asari avant de sourire :

« Quoi ? T'as déjà essayée de dormir déguiser en femme d'affaires ? Parce que c'est pas franchement ce qui se fait de mieux niveau liberté de mouvement... et j'ai pas envie de passer une mauvaise nuit. »

Elle rigola avant disposer soigneusement sa tenue sur la petite commode à côté de la fenêtre aux volets fermés :

« Sinon grand débat en approche : Tu veux aller à droite ou à gauche ? »
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 13 Février 2017, 22:38

C’est un sourire légèrement embarrassé qui apparut sur le visage azur de l’asari quand elle apprit que l’humaine ne connaissait pas plus la ville de New York qu’elle. Les seuls souvenirs qu’elle avait de la ville dataient de son adolescence… ce qui devait remonter à une dizaine d’année selon l’âge apparent de Layla et l’espérance de vie des humains. En silence, Kali acquiesça aux remarque de sa nouvelle amie, elle esquissa même un sourire moqueur lorsque l’humaine évoqua les fêtards qui n’étaient même plus en état d’agoniser. Selon Layla, la nuit de New York ne leur promettait qu’un seul type d’activité qui risquait de leur faire rencontrer d’autre problèmes alcoolisés, le meilleur choix était donc de laisser la nuit s’écouler et de continuer leur petite virée une fois le soleil levé. Tout comme avant, Kali garda le silence et acquiesça de la tête pour montrer son approbation, sans oublié de glisser un regard intéressé à l’humaine lorsque sa voix tourna plus séduisante en évoquant l’hôtel.
Après un petit quart d’heure de marche aux milieux de rues que l’asari découvrait à chaque pas, les deux femmes finirent par trouver un hôtel, certes pas de grande classe mais qui proposait un service plus que respectable. Comme auparavant, Kali fit le pot de fleur, laissant Layla tout gérer jusqu’à ce qu’une chambre leur soit enfin attribuer. Ce n’est qu’une fois les premières marches franchies que l’ancienne commando ouvrit la bouche pour parler :


« - Tu as raison Layla, excepté le léger ton taquin de notre hôte. Je dois t’avouer que j’ai failli rire lorsqu’il a parlé de la chambre avec deux lits avant de rétorquer qu’ils n’y en avaient plus. »

L’asari suivit l’humaine de prêt, ne perdant aucune miette de la montée des marches de la jeune femme, observant ses hanches délicatement moulées par sa jupe se mouvoir de droite à gauche à mesure qu’elle gravissait l’escalier les menant à leur étage. Kali ne pouvait pas vraiment nier l’attirance charnelle qu’elle éprouvait par l’humaine et elle déduit aisément que Layla éprouvait également cette attirance. Cependant, l’asari semblait plus intéressé par le jeu de séduction qui s’était construits entre elles plutôt que par la possibilité de quelques rapports qu’ils soient. Bien entendu, le destin ne lui facilitait pas la tâche puisqu’elle ne leur proposait pour la nuit qu’une chambre avec un unique lit. Quelle merveilleuse tentation.
Dès que l’humaine ouvrit la porte de leur chambre, Kali fut agréablement surpris de voir la qualité de la chambre par rapport au standing de l’hôtel, les lieux étaient propres, très bien rangés et un léger parfum de lilas flottait de l’air signe du tout récent passage de la femme de ménage. La pièce n’était pas décorée avec extravagance, il y avait peu de meubles mais chacun avait suffisamment de contenance pour permettre à un couple bien chargé de déchargé leurs valises en tout tranquillité. La chambre était également équipée d’une salle de bain privée dans une pièce bien à elle, ainsi qu’une toilette séparée. Attention particulièrement appréciable. Quant à l’élément le plus intéressant pour les deux jeunes femmes, le lit, ce dernier semblait confortable selon les dires de l’humaine. De quoi leur assurer une bonne nuit de sommeil. En tout cas, le lit était suffisamment large pour que les deux colocataires aient suffisamment de place pour être à leur aise.
Après avoir testé le lit, Layla se releva et commença à ôter ses habits sans afficher une once de pudeur. Manquement que l’asari eut plaisir à observer jusqu’à la remarque de l’humaine qui tira Kali de sa contemplation, lui faisant aussi tourner le regard avant qu’elle n’ôte elle aussi ses habits.


« - Tu as raison, ces habits sont certes chics et confortables mais dormir dedans est une autre histoire. »

L’ancienne commando laissa filer un fin rire d’entre ses lèvres alors que petits à petits, la peau nue de l’asari se distinguait de plus en plus, encadrée avec sensualité par ses sous-vêtements noirs. Kali portait sous son tailleur un soutien-gorge en dentelle, finement ouvragé, aux mailles suffisamment transparentes pour laisser transparaitre le contour plus foncé de ses boutons de chair. Le bas de son corps était à moitié dissimulé par une culotte à l’italienne fait de la même matière que son soutien-gorge… à moitié puisque la partie arrière de ce genre de lingerie était particulièrement transparente pour l’arrière. Sa taille était également couverte par un porte-jarretelles plutôt élégant qui retenait sur ses jambes des bas tout aussi gracieux. Avec un sourire légèrement taquin, l’asari déclara à l’humaine :

« - Si tu veux, je te donne le numéro de mon couturier… il est génial. Quant à la place… Kali s’approcha légèrement de l’humaine et lui susurra, ses lèvres quasiment contre l’une de ses oreilles : Et si on se partageait le milieu ? »

Après un éclat de rire cristallin, l’asari se jeta doucement sur le lit et roula sur le côté droit du lit avant de déclarer :

« - Je prends ce côté. Et je te souhaite une bonne nuit Layla. Oh et j’espère que tu n’es pas du genre à tirer la couverture, sinon tu risques fortement de dormir par terre. »

Terminant ses mots par un léger clin d’œil, la femme bleutée se glissa sous les draps et soupira de plaisir en sentant sur sa peau la fraicheur des draps. Profitant des quelques instants de lumière qui lui restait avant que Layla ne vienne prendre son côté de la couche, l’asari envoya un message à son homme de confiance, Gabriel, pour qu’il lui amène un set de vêtement propre à l’hôtel et plus pratique que son tailleur. Elle envoya également les mensurations de Layla qui n’étaient plus inconnues à l’asari après que cette dernière est… taquinée l’humaine sous un moissonneur afin que Gabriel prépare des vêtements pour cette dernière si elle souhaitait se changer le lendemain. Une fois que Kali fut sûre que ses instructions avaient été parfaitement reçues, elle tourna la tête vers sa nouvelle camarade et dit d’une voix tendre :

« - Bonne nuit… et merci pour la super soirée. »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 15 Février 2017, 17:05

Kali répliqua qu'elle avait faillit rire aux éclats quand la femme de l'accueil lui expliqua le coup du lit. Un hôtel ouvert en permanence avec des tarifs à l'heure indiquait qu'il devait s'agir d'un hôtel de passe... ou alors profitant du nombre d'attraction nocturne pour répondre aux besoins de celles et ceux voulant quelque chose de moins craignos qu'une ruelle ou WC de ces établissements pour conclure leurs aventures d'un soir. Même pas une nuit complète, c'est du gâchis à ce niveau là...

Finalement, l'humaine ôta ses affaires pour se retrouver en sous-vêtements et elle fut rapidement imitée par l'Asari, bien d'accord avec le fait que leur tenue n'étaient pas des plus confortables pour dormir. Kali portait des dessous en lingerie fine, élégante et séduisante incluant des bas et un porte-jarretelles, bien plus sophistiqués que les sous-vêtement de l'humaine : un simple soutien gorge noir avec une culotte de même couleur.

Layla n'était pas vraiment une adepte de la lingerie. Mise à part quelques occasions spéciales, ses sous-vêtements étaient simple et très souvent, si elle pouvait les laisser au placard, elle le faisait sans hésiter.

Bref, Kali sentit les regards de l'Humaine glissait sur ses courbes, ce qui n'avait pas l'air de lui déplaire. Au contraire elle poursuivit ce petit jeu de la tentation en demandant si elle voulait qu'elle lui transmette les coordonnées de son tailleur avant de proposer de se « partager » le milieu du lit au lieu de se battre pour savoir qui irait où.

Avant que Layla put répondre, l'Asari se laissa tomber sur le lit avant de finalement se décaler à droite, lui souhaitant une bonne nuit et plaisantant sur le fait de se battre à propos de la couverture.

La brune se décala vers le côté gauche du lit, s'y installant d'un geste fluide et félin. Une fois sur le matelas, elle se déplaça vers le milieu du lit :


« C'est marrant, je me sens un peu seule au milieu »

Elle rigola avant de finalement prendre sa place, tournant son visage vers l'Asari la remerciant pour la soirée :

« Bonne nuit Kali et espérons juste qu'on ne tombe pas sur les épaves recalées des alcooliques anonymes cette fois. »

La brune finit par rejoindre les bras de Morphée peu après, passant une nuit de sommeil agréable bien qu'un peu courte. Quand elle ouvrit les yeux, elle remarqua que les deux femmes avaient migré dans la nuit pour se retrouver au milieu du lit pour finir dans les bras l'une de l'autre. C'était un peu surprenant sur le coup, mais pas désagréable. Était-ce un mouvement nocturne fortuit entre les deux femmes trop habituées à dormir accompagné ou une énième taquinerie de Kali ? Curieusement, la seconde option avait plus de crédit dans l'esprit de l'Humaine que la première.

Dormant comme un chat dans son coussin, Kali ne montrait aucun signe de réveil. Pour provoquer cela en douceur, l'Humaine se permit sa première taquinerie de la journée, glissant ses doigts délicatement sur le corps de l'Asari, d'une part, jusqu'à l'épaule la plus dégagée où elle fit gentiment glisser la fine bretelle de tissu et d'autre part jusqu'à sa hanche, tirant doucement sur l'élastique jusqu'à ce que la résistance au mouvement ne soit trop marqué avant un dernier assaut au niveau du dos où suite à un geste expert mainte fois pratiquée elle triompha rapidement de ces agrafes. Le tout avec une adresse délicate pour empêcher de réveiller sa proie en plein milieu de sa petite farce.

Satisfaite d'avoir remportée la revanche de leur petit concours « qui débraillera le plus l'autre » bien que d'une manière peu équitable, elle se contenta de déposer une bise sur l'épaule de l'Asari avant de se lever discrètement pour se réfugier sous la douche, profitant longuement de l'eau chaude pour se réveiller tout en réfléchissant au programme de la journée.
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 14 Mars 2017, 21:50

Lorsque l’on a l’habitude de voir la mort, les nuits deviennent plus agitées. Lorsque l’on a l’habitude de donner la mort, ces nuits le sont encore plus. Et lorsque l’on a l’habitude d’être sa cible, les nuits sont alors trop courtes. Le sommeil est une chose qui échappe parfois à Kali et même si elle sait parfaitement se détacher de la mort qu’elle sème, elle ne peut oublier ceux qui souhaitent l’enterrer. A l’époque où elle était encore seule, le moindre petit bruit la réveillait, l’empêchant de se reposer. Cela a commencé avec les autorités Asari qui tentait de la récupérer pour la ramener à l’asile, puis dès qu’elle commença à travailler comme mercenaire, ce sont les ennemis qu’elle s’était faite qui l’empêchèrent de dormir sur ses deux oreilles. Cela dura plusieurs dizaines d’années avant que la lassitude finisse par battre le désir de solitude qui habitait l’ancienne commando et qu’elle se mette à la recherche de compagnie. Maintenant, avec les membres de la Dead Echo à ses côtés, en tant que forces et amis, les nuits de Kali s’en trouvèrent plus douce. Et cette nuit, bien que sans la présence apaisante de ses amis, fut particulièrement relaxante. A peine Kali avait-elle fermée les yeux qu’elle avait rejoints les bras de Morphée, à défaut de ceux de Layla. La bonne soirée qu’elle venait de passer et la bonne compagnie de l’humaine mettait l’asari suffisamment en confiance pour se laisser aller à un sommeil réparateur.
Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour que l’asari ouvrit enfin les yeux. Après quelques clignements pour s’habituer à la lueur, Kali s’étira longuement, ses muscles tremblant et ses os craquant tandis qu’elle se laissa aller à un bruyant bâillement. Après s’être frotter le visage et les yeux pendant quelques secondes, l’asari remarqua l’absence de Layla sous les draps. A la suite d’un nouveau baillement, elle entendit le bruit de l’eau de l’autre côté de la porte de la salle de bain et elle comprit sans trop de problème que l’humaine s’était réveillée avant elle. Attendant patiemment que Layla sorte de la douche pour faire un brin de toilette, Kali sortit du lit pour vadrouiller un peu dans la chambre avant d’ouvrir une fenêtre pour passer la tête à travers et regarder la ville qui semblait aussi bruyante qu’à son couché.
Elle fut tirée de sa rêverie par une personne qui sonna à la porte et l’écran montra un humain bien bâtit aux cheveux noirs. C’était Gabriel, son second, qui portait à bout de bras deux sacs qui contenait surement les vêtements qu’elle lui avait demandé de récupérer. Après avoir parcouru la distance qui la séparait de la porte, Kali ouvrit sans tarder pour accueillir l’humain avec ses habits de change.


« - M’am, voilà les f… »

Le soldat n’eut le temps de dire que quelques mots avant de se figer en face de l’asari. Interloqué par la comportement étrange de son collègue, Kali se retourna pour comprendre la stupeur de Gabriel mais il n’y avait rien. Lorsqu’elle lui refit face, elle comprit ensuite que c’était elle l’origine de cette stupeur et dès qu’elle remarqua la rougeur qui englobait la majeure partie du visage de Gabriel, elle baissa instinctivement la tête pour apercevoir que son soutien-gorge était manquant, ce dernier juchait d'ailleurs le sol à quelques pas du lit, il avait dû tomber après qu'elle s'était levée. Sans une once d’hésitation, Kali sut que s’était un coup de Layla. Après s’être raclée la gorge, l’asari saisit les deux sacs de l’humain qui était encore en catatonie puis se dirigea vers le lit pour déballer ses affaires et celles qu’elle avait préparé pour Layla. Une fois les vêtements bien mis à plats, Kali prit les siens et attendit la fin de la douche de l’humaine.

« - Layla, j’ai fait préparer des vêtements propres pour toi, ils sont sur le lit, dit-elle à travers la porte à haute voix pour être sûr d’être entendu. »

Lorsque l’humaine sortit enfin de la douche, elle put apercevoir sans problème Gabriel qui était encore inanimé et aussi rouge qu’une pivoine. Pour seul réponse, l’asari déclara :

« - C’est ta faute. »

Une fois ses mots sortis de sa bouche, elle sourit légèrement à Layla avant de s’engouffrer dans la salle de bain pour se laver et juste avant que la porte claque, l’asari agrippa le nœud de la serviette que l’humaine avait autour de la taille et le défit. Et à travers la porte, Kali déclara :

« - Je suis très mauvaise perdante. »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 21 Mars 2017, 14:09

Layla profita du fait que Kali soit endormie pour faire durer la douche un peu plus que de raison. Toutefois elle resta raisonnable, voulant être là pour voir sa petite plaisanterie faire effet. Elle quitta à regrets le jet d'eau chaude et se sécha rapidement.

Elle s'apprêta à sortir de la douche, comme ça sans serviette dans une énième taquinerie. Elle n'était pas pudique et l'Asari avait déjà eut plus qu'une introduction en la matière. Toutefois, le bruit de la sonnerie à la porte la coupa dans son élan et elle entendit Kali se réveiller et ouvrir. Elle connaissait son interlocuteur, un homme, Humain et si la voix collait à la carrure, plus du genre armoire à glace que fil de fer.

La voix de l'Asari se fit plus forte, informant Layla qu'elle avait fait venir une tenue propre pour la jeune femme. S'enroulant dans une serviette, l'Humaine ouvrit la porte de la salle de bain pour tomber sur un grand gaillard, le genre baroudeur de l'espace qui serait capable de lancer dans un concours de tatanes avec un Krogan sans hésiter une seconde s'il le fallait. Pourtant, il était droit comme un piquet et le visage rougit comme s''il avait sous les yeux quelque chose à la fois inattendu et un embarrassant. Et ce n'était pas l'apparition de l'Humaine vêtue uniquement d'une petite serviette qui arrangeait les choses.

Kali répondit que c'était de la faute de la brune ce qui la fit sourire autant pour la réplique que le fait de tomber sur l'Asari se baladant torse nue le plus naturellement du monde, le soutien gorge au pied du lit. Il fallait avouer que la vue était très loin d'être déplaisante. La femme à la peau bleue s'approcha d'elle, empruntant le chemin de la douche et referma la porte derrière elle, l'entendant qu'elle était une mauvaise perdante.

Layla sentit quelque chose dans son dos, le nœud de la serviette qui se défaisait, elle parvint à rattraper le coup avant qu'elle ne tombe au sol, mais cela lui valu en échange une jambe entièrement dévoilée jusqu'à la hanche, les épaules largement nues et un décolleté plutôt généreux. Et tout ça devant l'ami de Kali qui devint plus rouge qu'une tomate et qui faisait un effort mental surhumain pour ne pas avoir le regard descendant. Au moins il savait se tenir...

Layla penchant la tête sur le côté avant de sourire et montrer la porte d'un léger geste du doigt. Soudain, l'individu eut un regain d'activité cérébrale qui se traduisit par un léger secouage de sa tête pour mieux reprendre ses esprits. Il fit demi tour et quitta la pièce sous un remerciement à la fois taquin et moqueur de la part de l'Humaine.

La porte fermée, Layla parla à voix haute :


« Le pauvre, il était à deux doigts de faire un AVC ! »

Elle rigola, avant de ressentir un léger courant d'air. Kali avait ouvert la fenêtre et les températures matinales de New York fin mars étaient on ne peux plus fraîche. Elle ferma la fenêtre et relâcha sa serviette qui chuta au sol avant de se diriger à pas de chat vers le lit où elle observa la tenue que l'Asari eut la bonté de faire amener pour elle. En tout cas, elle avait l’œil, les tailles étaient bonnes et elle avait du goût. Elle s'habilla donc, mettant un jean bleu foncé, un débardeur blanc accompagné d'un pull bleu marine et d'une veste en cuir noir. À la fois simple et présentable, rien de mieux pour faire un peu de tourisme sans attirer l'attention.

Elle regarda ses messages sur son OmniTech jusqu'à ce que l'Asari ne quitte la salle de bain. L'Humaine s'y rendit de nouveau pour profiter du miroir afin de réarranger sa coiffure et aussi récupérer les affaires qu'elle avait laissée avant de prendre la douche :


« Je te propose de commencer par le Muséum d'Histoire Naturelle. ils ont rouvert le département de paléontologie il y a quelques jours. T'en dis quoi ? »

Écoutant la réponse de l'Asari, elle quitta la salle de bain pour tomber sur Kali bien plus vêtue :

« Sympa la tenue »

Elle s'approcha, mimant la correction de quelques faux plis. Les visages se rapprochèrent et l'humaine se permit même de déposer un baiser sur la joue de Kali juste à côté des lèvres :

« Mauvaise perdante hein ? »

Elle sourit alors qu'elle glissa doucement quelque chose sous la ceinture au niveau de la cuisse assez près de l'intérieur, un de ses dessous avec lesquels elle avait dormit :

« Mais qui a dit que la partie était finie ? »

Elle déposa un nouveau baiser sur la joue opposée au précédent avant de s'écarter et de faire un clin d’œil pour finir par rigoler et de s'éloigner :

« Mais avant le musée, je suis pour un bon petit déjeuner ! »
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Layla Archer
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