OPA familliale

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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 09 Avril 2017, 21:31

Dès que Kali entendit le bruit de pas précipités qui s’enfuyaient de la chambre, elle ne put s’empêcher d’éclater joyeusement de rire. Après quelques secondes d’éclats cristallins, l’asari mua son hilarité en ricanement discrets avant de laisser un délicat soupir s’enfuir d’entre ses lèvres :

« - Hmpff… Hé hé… Pauvre Gabriel, prit entre deux feux… Oh, j’aurai du prendre une photo de sa tête, je suis sûre que Karma et Aba se la serait arracher. »

Le sourire aux lèvres, l’asari déposa sur l’évier les vêtements que son ami venait de lui apporter avant d’ôter les dernières pièces de lingeries qui couvrait encore son corps. Une fois nue, elle n’entra pas tout de suite dans la douche et s’étira lentement, raniment son corps de la torpeur de la nuit avant de se prélasser dans la vapeur encore chaude causé par la douche que Layla avait prise avant elle. Passant lentement la main sur la glace du miroir pour enlever la buée, Kali observa son reflet quelques instants. Ses doigts glissèrent sur sa peau bleutée, traçant les courbes de son corps avant de s’arrêter lentement sur toutes les petites traces de sa vie chaotique. Chacune de ses cicatrices relatait une histoire, la plupart sanglante. Au bas du ventre dans le coin gauche, une coupure de trois centimètre de long, un échange au couteau avec un butarien dont la tête était mis à prix pour quelques milliers de crédits il y a de cela 40 ans, un trou quasiment disparu au-dessus de la clavicule droite, un tir de sniper esquivé de justesse lors d’une rencontre avec un ex-client presqu’un siècle de cela… et puis la pire de toute… L’asari se retourna, montrant son dos à la glace. Entre les deux omoplates, le seul tatouage qu’elle n’a jamais fait… pour sceller et dissimuler la seule cicatrice qu’elle haïssait, la seule trace qui ne s’était jamais naturellement effacée après sa rencontre avec le scientifique butarien qui avait ruiné sa vie. Ruiner… était-ce encore un terme qu’elle pouvait utiliser. Sans lui, elle ne serait surement jamais devenu folle… mais elle ne serait sûrement pas dans cette hôtel avec une bien agréable compagnie et des gens qui tenaient ôtant à elle.
Enfin de compte, sa vie à changer… mais elle n’est pas si ruinée que cela.
Lâchant un dernier soupire, Kali rentra dans la douche et nettoya son corps en prenant un peu son temps. La chaleur de l’eau lui faisait un bien fou, détendant ses muscles et chassant les dernières traces de fatigue qui pouvait s’afficher sur son visage. Une fois propre, l’asari sécha son corps et enfila les vêtements propres que Gabriel lui avait apportés. C’était une tenue assez urbain que l’humain avait dégotté pour sa patronne, des sous-vêtements classiques et confortables, un pantalon en toile, une chemise, une veste de costume ainsi qu’une paire de chaussure de ville. Il y avait cependant un intrus dissimulé entre les vêtements, l’un des couteaux de l’asari, arme qu’elle avait laissée à bord du vaisseau. Intrigué par sa présence, l’asari alluma son omnitech et contacta son homme de main qui avait sûrement du se remettre de son coup de chaleur.


« - M… M’am ?
- Toujours rouge à ce que je vois. Est-ce que le grand Paladin aurait pour faiblesse le corps de nue de belles femmes ? »

L’homme s’étrangla légèrement avec sa salive avant de déclarer :

« - Oui bon… c… Je m’attendais pas du tout à ça… Enfin, les vêtements vous vont ?
- C’est parfait Gabriel. Cependant, pourquoi j’ai trouvé un de mes couteaux dans les plis de ma culotte ? C'est un message subliminal ?
- K… ke… Mhm…
- Respires Gabriel… je te taquine. »

L’humain prit une grande respiration puis il déclara :

« - J’ai reçu un message d’un contact… il y a des membres du Syndicat qui sont arrivé ce matin à New York… des Resaludos… et un Seder… Si je me souviens bien, vous avez doublé les Seders sur un coup non ?
- Oui… Je ne suis pas vraiment dans leurs petits papiers. Tu crois qu’ils sont là pour moi ?
- J’en sais rien… mais il vaut mieux vaut prévenir que guérir. J’ai demandé aux gars de Karma de se mobiliser pour…
- Rappel-les.
- Mais je…
- Oui je sais, mais ça se sont des affaires personnelles, je les réglerai moi-même. Je ne veux pas que vous soyez mêlé à tout ça. Moins il y aura de monde dans cette affaire moins le syndicat risque de fourrer leur nez. Et je préfère les tenir à l’écart de mon projet. Tu comprends Gab’ ?
- Oui… Oui je comprends.
- Alors ne t’en mêle pas s’il te plait. Tes gars et toi vous venez juste de sortir d’un enterrement. Je ne veux pas en causer d’autre pour ta famille. On se voit plus tard. »

Kali coupa la transmission l’air grave avant de soupirer longuement et de dissimuler son couteau dans sa veste. Pendant un instant, elle pensa à annuler sa petite sortie avec Layla mais les chances pour que le syndicat soit là pour elle étaient très mince et elle n’allait pas laisser sa parano gâcher l’une des meilleurs journées qu’elle a eu en plusieurs décennies. Soufflant lourdement, l’asari ramena un magnifique sourire sur son visage et sortit de la douche comme si de rien n’était pour faire face à Layla. L’humaine avait enfilé les vêtements que son second avait apporté et ces derniers convenaient parfaitement à cette dernière. Dès qu’elle fut sortie de la salle de bain, Layla s’y engouffra presque aussitôt pour arranger sa coiffure avant d’inviter Kali au Muséum d’Histoire Naturelle. En entendant ce nom, les yeux de l’asari s’illuminèrent. Avec la technologie, on pouvait facilement contempler les pièces des musées de chaque races sans à avoir à y mettre les pieds, mais cela n’avait rien à voir avec contempler les mêmes choses en vrai. Et comme l’asari était particulièrement intéressé par la race humaine, visiter un musée qui en retraçait toute son histoire n’était rien d’autre qu’un rêve qui devenait réalité.

« - Avec grand plaisir Layla, j’ai entendu beaucoup de chose merveilleuse à propos de ce musée et j’ai vraiment hâte d’y mettre les pieds. »

Kali afficha un grand sourire à l’humaine, plutôt heureuse de l’excursion qu’elle lui proposait puis son sourire se mua en quelque chose de plus langoureux lorsque Layla s’approcha de l’asari pour faire semblant d’ajuster sa tenue avant de déposer un baiser sur sa joue, aussi proche de ses lèvres que possible. Taquine, l’humaine répéta les derniers mots que l’asari lui avait lancé avant de lui défaire la serviette avant de faire glisser quelque chose sous sa ceinture. Ce mouvement surprit agréablement Kali qui ne put s’empêcher de se raidir instinctivement avant de baisser les yeux pour voir quel tour l’humaine lui avait joué mais en voyant la pièce de lingerie précédemment porter par l’humaine sous sa ceinture, son sourire langoureux devint particulièrement coquin. Et lorsque l’humaine déclara que la partie n’était pas encore finie, Kali lâcha un léger rire.
Après que l’humaine posa un nouveau baiser sur l’asari mais cette fois sur son autre joue, elle s’éloigna de quelques pas et invita Kali pour un petit déjeuner.


« - Avec joie, je meurs de faim. »

Puis avec un petit sourire en coin, elle saisit le dessous de Layla et le plia délicatement avant de le glisser dans sa poche.

« - Quand à cela, je vais le garder. J’adore les trophées… je pense même que je vais l’encadrer pour y mettre au-dessus de ma cheminée… si un jour j’ai une cheminée. »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 12 Avril 2017, 12:06

Kali sembla emballée par l'idée d'une escapade au Musée d'Histoire Naturelle. Tout autant par l'idée d'un copieux petit déjeuner. Dans un petit geste taquin, elle déclara vouloir garder le petit cadeau de Layla qu'elle disait vouloir accroché au dessus d'une cheminée... si elle en avait une un jour :

« Une vie trop palpitante pour se fixer quelque part ? Je connais ça »

Après tout, Ça faisait un peu plus de dix qu'elle vivait dans un vaisseau spatial. Il y avait quelques période à terre, surtout depuis la fin de la Guerre, entre sa résidence sur Rannoch ou divers endroits ça et là dont un penthouse dans un Secteur de la Citadelle... mais aucun endroit où elle et son équipage se sentait suffisamment chez elles pour s'installer. L'appel de l'espace avait toujours était plus fort et il y avait toujours quelque chose à voir ou à faire ailleurs. Sans parler du fait que son mode de vie plutôt atypique pouvait attirer l'attention si elles restaient trop longtemps au même coin. L'avantage de l'espace c'est qu'il n'y a pas de voisins et qu'on peut changer le paysage à sa fenêtre à loisir :

« Mais rassure toi, je dirai à personne que tu collectionnes les petites culottes à la manière d'un chasseur qui expose en trophée ses plus belles prises... Je prend même ça comme un compliment »

Au moins ça voulait dire qu'elle l'a trouvée à son goût. Un jugement réciproque d'ailleurs, mais il faut dire que pour les Asari, ce n'était pas très difficile.

Elles finirent par quitter la chambre pour revenir dans le hall de l'hôtel. La personne de l'accueil avait changée. Un homme avait prit la place, sans doute le mari de celle qu'elles avaient rencontrées en arrivant. Layla paya la chambre via une simple transaction par OmniTech. C'était la moindre des choses à faire. Après tout Kali s'était démenée à lui trouver une nouvelle tenue.

Malheureusement, l'hôtel ne faisait pas le service, mais Layla avait déjà une destination en tête :


« On va faire un tour en taxi. Marcher quand on a faim, c'est pas génial »

Comme toutes les grandes villes, New York disposait de son réseau de taxi automatisé. Par souci d’identification culturelle, ces derniers étaient toujours reconnaissable à leur couleur jaune et leur petite bande à damier noir à mi-hauteur. S'engouffrant dans le véhicule après avoir invitée Kali à grimper de manière chevaleresque.

Le voyage en taxi fut assez rapide, ramenant les deux femmes vers le centre-ville. En trajet, leur petit jeu continua, Layla s'amusant à rester coller contre l'Asari. Pas grand chose en comparaison de leur taquineries habituelles, mais la matinée venait à peine de commencer. Elle commença également à se poser des questions sur elle. Notamment son activité. Son ami qui n'avait pas l'air de voir souvent des femmes peu vêtue donnait un début d'idée. Au cours de ses voyages, Layla avait côtoyé suffisamment d'ancien soldat pour les repérer assez facilement. Peu importe la raison d'avoir quitté l'armée, il y avait toujours des petites manies et habitudes que ce soit par les manières ou l'attitude générale dont il était très difficile de se débarrasser.

Sa manière de parler à Kali indiqué qu'ils étaient à la fois proche, mais aussi professionnel. L'Asari était donc une amie, mais aussi la supérieure directe. De là, plusieurs théories. De la riche Asari comme semble l'indiquer ses goûts de luxe pas à la portée de toutes les bourses avec son garde du corps. Mais c'était peu probable. Kali savait se battre et il y avait cette petite étincelle prédatrice dans son regard. Non ils rentraient davantage dans la catégorie des mercenaires, des chasseurs de primes et d'autres professions moins reluisante et plus illégale.

La navette s'arrêta devant un café qui avait l'impression d'avoir été téléporté directement de Paris de part son esthétisme :


« Un vrai café à la française ! De quoi avoir un vrai petit déjeuner. J'ai beau être américaine, je suis la première à reconnaître qu'on a pas mal de lacunes en cuisine et pas des petites.»

Elle rigola et passa commande à la gérante. Une jeune femme qui avait l'air de bien connaître Layla par son attitude et leur enlaçade. Une histoire pas si vieille que ça, datant de la Guerre. La jolie parisienne débarquant à la Citadelle avec le flot de réfugié et complètement déboussolée. Elles firent connaissance et malgré une nuit des plus agréables, ça n'alla pas plus loin. Elles restèrent en contact et Layla lui avait même avancée un peu d'argent pour qu'elle puisse montée son affaire qui avait eut son petit succès.

Elle revint vers le coin avec des banquettes confortable et où Kali s'installa :


« Je me suis arrangée pour qu'on passe en tête de liste, ça ne devrait plus trop tarder. »

La curiosité était toutefois trop forte et elle finit par y céder :

« Dis ? Tu fais quoi dans la vie ? Si ça te dérange pas d'en parler bien sûr. Oh et t'en fais pas je peux encaisser ! »

On lui avait sans déjà fait le coup du « tu peux y aller vas y cache rien », mais dans le regard de Layla, ce n'était pas de la naïveté. Elle avait effectivement eut droit à un paquet de révélations en tout genre de la plus anecdotique à la plus renversante et on pouvait également voir que ce n'était pas le genre de personne à juger les gens sur leurs activités. C'était vrai qu'elle avait rencontrée, sympathisé et même plus avec des individus de toutes les couleurs. Elle n'en n'était pas à une de plus.

En discutant, son pied quitta discrètement sa chaussure pour venir se poser à côté de la jambe de Kali qu'elle caressait doucement et le plus innocemment du monde. Elle avait dit que la partie était loin d'être finie après tout...
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 03 Mai 2017, 15:50

A la déclaration de l’humaine, Kali ne put s’empêcher de laisser filer un rire cristallin avant de regarder le sol et dire avec une trace très légère de tristesse dans les yeux :

« - Oui… palpitante c’est le mot. »

L’asari soupira un instant avant de sourire à Layla qui venait de rebondir sur sa petite taquinerie, tirant un léger sourire sur son visage bleuté alors que les perles turquoises qui constituaient ses yeux lancèrent à l’humaine un regard plein de gratitude. Ricanement tendrement pour une dernière fois, l’asari ajusta sa tenue avant de sortir sur les talons de l’humaine. Il était temps pour les deux femmes de continuer leur petite escapade.
Après quelques secondes dans l’ascenseur, elles se retrouvèrent dans le hall de l’hôtel pour constater le changement du personnel d’accueil, si Layla n’en tint pas compte et paya la nuit mais Kali s’attarda quelques instants sur l’homme, observant ses traits discrètement tandis que l’une de ses mains s’engouffrait délicatement dans son dos pour toucher du bout des doigts l’une de ses lames. Cependant, rien d’imprévu ne se passa et l’asari se détendit un peu. En sachant que certains de ses ennemis pouvaient être dans la ville à sa recherche, le degré de précaution qu’elle prenait s’était instantanément amélioré et voir un inconnu à l’accueil n’avait rien fait pour la relaxer. Cependant, il s’avérait qu’elle s’était trompée… il était normal que l’hôtel ait plusieurs employés et la femme qui tenait le lieu la nuit ne s’occupait sûrement pas du petit matin. Relâchant ses épaules et sa tension, Kali souffla un instant avant de secouer la tête à cause de sa bêtise. Si elle était aussi tendue, elle n’allait jamais pouvoir profiter de la journée… et aussi ruiner celle de Layla.
Comme l’hôtel n’avait pas de salle pour se restaurer, Layla proposa à Kali de sortir pour aller se prendre leur petit déjeuner. N’ayant aucune raison de refuser, l’asari acquiesça et après avoir souhaité une bonne journée à l’homme, Kali sortit de l’hôtel en compagnie de l’humaine. Sur le porche, elle lui lâcha un simple merci pour la facture de l’hôtel complémenté par un rapide baisé sur la joue. La compagne de l’ancienne commando alla ensuite appeler un taxi qui arriva après à peine quelques minutes d’attentes. Une fois le taxi à leur pied, la jeune humaine invita l’asari à s’installer en lui tenant la porte galamment. En voyant cela, Kali ne put s’empêcher de pouffer de rire avant de s’abaisser légèrement devant Layla en remontant les plis d’une robe imaginaire comme elle l’avait vu dans de vieux films humains que son équipe aimait regarder de temps à autres avant de s’installer dans le taxi.
Une fois à l’intérieur, l’humaine programma la destination et le taxi se mit en route. Durant le voyage, Layla se colla à l’asari semblant vouloir continuer leur jeu. Laissant ses yeux turquoise rouler dans leurs orbites respectives, Kali enfila l’un de ses bras dans le dos de l’humaine pour venir l’enlacer sans gêne, frottant délicatement le coin de son ventre du bout des ongles. Les deux femmes restèrent dans cette position tout le long du voyage et puisque l’humaine semblait perdue dans ses pensées, Kali observa le paysage urbain qui défilait à la vitre du taxi, laissant son regard se perdre sur la foule et les façades des bâtiments. Le voyage dura un bon quart d’heure pendant lequel Kali se surprit à resserrer son étreinte sur l’humaine, non pas pour la taquiner mais parce qu’elle semblait aimer ce tendre contact… voyager sans soucis avec une femme… aller au restaurant… au parc… une vie normale. Finalement, Kali ne put aller au bout de sa pensée car le taxi s’arrêta en face d’un café écrit dans une langue qu’elle ne reconnaissait pas même si l’écriture était la même. L’asari savait que sur Terre, la diversité culturelle était tel qu’il y avait des dizaines et dizaines de langues différentes sans parler des dialectes. De quoi donner le tournis. Et avant que l’asari ne fouille le peu de connaissance qu’elle avait sur la race humaine, Layla répondit sans le savoir à son interrogation.
Le café devant lequel elles s’étaient arrêter était français, nationalité humaine qui était réputée pour sa cuisine gastronomique. Layla déclara d’ailleurs l’infériorité de sa propre nation sur ce sujet avant d’entrer dans l’établissement. Une fois à l’intérieur, l’asari observa les yeux avec de grands yeux, l’architecture était très différente de ce qu’elle connaissait, sûrement s’approchait-elle plus de ce qu’on trouvait en France puisque l’endroit se voulait typiquement français. Kali laissa à Layla le soin de passer commande à la gérante, les deux humaines semblaient d’ailleurs bien se connaître aux vues de leurs enlaçades voire même un peu plus avec le regard que la tenancière lançait à l’autre humaine. Cette vision déclencha chez l’asari un tendre gloussement. Il semblerait que l’humaine était bien plus charmante qu’elle ne l’avait supposé au départ. Laissant donc les deux humaines discutées entre elle, Kali alla s’installer dans un coin tranquille derrière un pilier qui les cachait des vitrines… bon… il allait falloir à l’asari un effort vraiment surhumain pour mettre ses instincts de côtés et se laisser aller.
Après quelques instants, la jeune humaine à la peau de bronze retourna vers l’asari pour s’installer en face d’elle avant de déclarer que leur commande n’allait pas tardé. Kali ne put s’empêcher de jeter un œil aux autres clients et de ricaner dans sa main avant de déclarer, un sourire aux lèvres :


« - C’est ce que j’appelle de l’abus de pouvoir ça. Enfin, ce n’est pas comme si ça allait me gêner. »

L’asari laissa filer un nouveau rire avant de s’étirer lentement sur sa chaise, faisant gonfler sa poitrine tandis que ses bras passaient derrière sa tête. Après un long soupir de plaisir et quelques craquements, Kali s’accouda à la table et posa ses yeux sur l’humaine. Cette dernière prit à nouveau la parole et demanda à l’asari ce qu’elle faisait de sa vie. A cette question, le sourire de l’asari se tordit légèrement, pas spécialement emballé par la réponse qu’elle allait devoir formuler mais finalement, elle soupira légèrement et déclara :

« - Je suis une femme d’affaire… enfin sur le papier. Disons juste que mes affaires concernent plutôt des registres… L’asari s’arrêta brutalement de parler lorsqu’elle sentit quelque chose lui frotter la jambe. Reculant son buste pour jeter un œil par-dessous la table, Kali put apercevoir le coupable de cette douce sensation et elle jeta un regard taquin à l’humaine avant de reprendre : …musclés. L’homme que tu as vu à l’hôtel et qui va sûrement plus pouvoir me regarder dans les yeux avant un bon mois grâce à toi est mon second. Je suis une mercenaire et nos domaines de prédilections sont particulièrement variés. Au départ je faisais une carrière solo… j’ai eu quelques déboires qui ne m’attirait pas vraiment vers les carrières groupés mais j’ai changé d’avis récemment. C’est à ce moment que j’ai rencontré Gabriel et ses collègues. On a fait un bout de chemin ensemble et je les ai aidé dans une affaire à eux particulièrement épineuse… depuis ils ne me quittent plus… ça faisait longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir à faire mon métier… enfin bref, je suis à louer. Je fais tout et n’importe quoi du moment que la paye est généreuse. »

L’asari fit une petite pause avant de continuer et en même temps que sa voix sonnait à nouveau, l’asari ôta une de ses chaussures et répliqua aux caresses de l’humaine par d’autre qui était un peu plus haute dans leur location corporelle.

« - A la base je suis une commando asari mais j’ai quitté les rangs de mes sœurs pour profiter un peu plus personnellement de mes capacités… j’ai… été très déçu par mes supérieurs… et en faisant ce métier, j’ai appris que j’étais très loin d’être la seule. Et vous Layla ? Que faites-vous dans la vie ? Une jeune femme de votre qualité qui sait aussi bien se défendre… ça cache quelque chose non ? »
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Re: OPA familliale

Message par Layla Archer » 07 Mai 2017, 13:40

Kali avoua à demi-mot qu'elle était une genre de mercenaire, capable de faire n'importe quoi tant que la paye était à la hauteur. Layla se douta qu'elle ne disait pas tout : après tout pourquoi cachée qu'elle était mercenaire alors que relativement parlant, c'était une profession assez courante dans la galaxie. Certes le Conseil et les gouvernements le constituant n'approuvait pas le mercenariat officiellement, mais le fait qu'ils s'offraient parfois leur service dans l'ombre était un secret de Polichinelle pour une partie disons réaliste de leurs habitants.

Elle parla un peu plus de son passé. Selon ses dires, elle était une ancienne commando asari qui préféra embrasser une carrière solo après avoir été « déçue par ses supérieures ». Elle voulait bien croire cette partie. Kali savait très bien se battre et ses mains avaient déjà suffisamment côtoyées sa peau pour remarquer une musculature discrète, mais bien présente sous ses courbes qui ne laisseraient que peu de monde indifférents. Elle devina aussi qu'elle n'était pas partit de l'armée sur un coup de tête ou pour un refus de l'autorité, c'était quelque chose de bien plus profond que ça.

L'Asari répliqua à son tour, demandant à Layla ce qu'elle faisait à son tour. C'était de bonne guerre. Après que les plateaux emportant un petit déjeuner copieux fut déposer sur la table et que Layla paya, elle répondit aux interrogations de la jeune femme, toujours son pieds taquinant sa jambe, remontant plus haut à l'image de réponse de Kali à ce petit jeu :


« À la base, je suis astrophysicienne ! Mais bon j'ai voulue mettre un peu de distance avec la Terre, alors j'ai intégrée l'équipage d'un vaisseau d'exploration. Forcément quand on se balade dans des endroits pas très connue, savoir se défendre est essentiel... et ça aide aussi dans les bagarres de bar sur Oméga... Et puis je me suis mise à mon compte. Les meilleures années de ma vie. Je suis allée partout. J'ai vue des endroits et rencontrés des gens merveilleux et maintenant... Tiens je passe à la télé ! »

Elle sourit en désignant la télévision d'un geste du menton. Les informations matinales montraient ce qu'elle avait fait la veille... devenir la propriétaire d'Olympus, l'entreprise de ses parents... en achetant l'intégralité des actions émises par la compagnie à peine entrée en bourse pour y être aussitôt retirée. Heureusement personne ne l'avait remarquée et puis combien bien... elle n'était que la propriétaire d'une grosse entreprise, pas une actrice ou une chanteuse connue. Donc pas de masse de groupies en furie.

Elle dégusta son petit déjeuner fait de croissants, chocolatines, autres viennoiseries et une grande tasse de café avec juste ce qu'il fallait de crème et de sucre. Les discussions se firent moins sérieuses et plus amusantes... et le pied de Layla avait finit par s'immobiliser, posé sur la banquettes entre les jambes de l'Asari à quelques millimètres de leur jonction, s'amusant à doucement caresser l'une ou l'autre de ses cuisses.

Finalement le petit déjeuner se termina et les deux femmes quittèrent les lieux pour le musée d'histoire naturelle de la ville. La nouvelle de sa réouverture avait fait du bruit et les visiteurs étaient au rendez-vous. À peine l'entrée en forme d'arc de triomphe romain passait, on tombait sur une scène mettant en scène trois squelettes de dinosaures : un Apatosaure, un herbivore, défendait son petit contre un Allosaure, un carnivore :


« Ça plonge tout de suite dans l'ambiance... »

Dit elle en rigolant alors que visite commença. Passant de salles en salles, admirant le hall dédié à la vie marine avec au plafond une reproduction grandeur nature d'une baleine bleue ou une antique pirogue de guerre amérindienne entièrement restaurée. Sans parler de toutes les collections d'animaux, de végétaux, d'insectes et de fossiles dont un étage entier dédié aux dinosaures.

On y trouvait aussi une volière à papillons, une section dédié à l'histoire humaine, principalement en Amérique et à la minéralogie où trônait le Star of India, le plus gros saphir trouvé sur Terre qui survécut à la Guerre comme on pouvait le voir par la grosse entaille qu'il avait reçu quand le musée s'est écroulé... Il faut croire que même les cailloux pouvaient avoir des cicatrices de guerre.

Au cours de la visite, Layla remarqua qu'une personne était en train de les suivre. Ce n'était pas la personne qu'elle avait rencontrée plus tôt dans l'hôtel avec Kali et elle même ne la connaissait pas. En revanche, il était toujours à bonne distance d'elles et les suivaient à la trace avec bien trop d'insistance pour que ce soit un visiteur inconscient de ce qu'il fait ou un brin bizarre.

Elle se rapprocha de l'oreille de Kali faisant quelques bisous comme si elles étaient en couple tout en lui chuchotant :


« Le type derrière avec le long manteau noir... Il nous colle un peu trop pour que ce soit une coïncidence »

Elle était peut être un peu parano, mais on ne sait jamais...
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Re: OPA familliale

Message par Kali T'Kando » 25 Mai 2017, 20:56

Dès que ces mots tombèrent, l’asari posa ses coudes sur la table et laissa sa tête se reposer sur son poing gauche. Tandis que Kali écoutait la réponse de l’humaine, elle laissa un fin soupir s’échapper délicatement de sa bouche alors que ses yeux plongèrent dans ceux de sa camarade. Ainsi donc, Layla est au premier abord une scientifique qui étudie plus principalement les corps stellaires, mais au lieu d’observer les étoiles depuis la terre, elle a fini par préféré vivre la tête dans les étoiles. Explorant alors la galaxie, elle a également appris à se défendre et lorsqu’elle évoqua Oméga et ses bars, Kali ne put s’empêcher d’esquisser un sourire alimenté d’un léger éclat de rire. Il fallait dire que l’asari connaissait bien ce caillou, après avoir fui l’asile dans lequel elle avait été internée, c’est là-bas qu’elle s’était réfugiée et avait commencé sa carrière de tueuse à gage. Elle s’était ensuite diversifiée afin de récupérer une variété plus grande de contrat et de revêtir les couleurs des mercenaires. En ce qui concernait Layla, cette dernière s’était sûrement intéressée à Oméga pour des raisons moins discrètes que l’asari. Une chose dérangea un peu l’asari, une scientifique qui voyageait ne devrait pas être aussi… aisé… alors Kali se demandait bien d’où elle pouvait tenir tout l’argent qu’elle avait si généreusement dépensé. Bien entendu, cette question se dissipa aussi vite qu’elle était venue lorsque l’humaine pointa du doigt l’un des écrans du Café.
Ainsi, Mademoiselle Archer n’était plus une simple scientifique mais le CEO d’une grosse entreprise humaine. D’ailleurs, elle en était aussi la juste héritière puise la société avait été fondé par sa famille… ce qui expliquait sa richesse. Le journaliste parla ensuite de Layla avec un peu plus de détail avant d’en revenir à l’entreprise. En tout cas, il y a bien une chose que l’asari a retenue. A partir de maintenant, elle n’allait plus avoir aucun regret à laisser l’humaine payer pour leur petite escapade. Kali garda également en mémoire quelques autres informations concernant Olympus, avant de se demander si elle allait pouvoir développer une relation un peu plus professionnelle avec l’humaine. Maintenant ces choses dans un coin de son esprit, Kali porta son attention sur les viennoiseries qu’on venait de leur apporter et profita avec gourmandise de ce petit-déjeuner à la française qui conquit l’asari en quelques bouchées.
Une fois leur repas terminé, Layla guida l’asari jusqu’au Musée d’Histoire Naturelle et la façade même du musée était une attraction. Juste en face de l’entrée, une immense statue de bronze représentant le 26° président des Etats-Unis, Theodore Roosevelt, trônait en bas des marches qui mènent à l’entrée du musée. Entourant l’entrée principale, quatre immenses colonnes ioniques était érigées sur la façade, chacune supportant respectivement Lewis, Clark, Boone et Audubon. Entre les quatre colonnes, trois mots étaient taillé dans la roche : Truth, Knowledge et Vision, contrastant avec l’aspect temple du bâtiment. Si l’entrée commençait déjà à faire s’illuminer les yeux de l’asari, le hall finit par redonner son âme d’enfant à la mercenaire. Les yeux pleins d’étoiles, l’asari contempla avec admiration les squelettes immenses de créature reptilienne qui recouvrait la terre il y a de cela plusieurs millions d’année. Avec un léger sourire, Kali déclara :


« - Si ses bêtes n’avaient pas connu l’extinction, je me demande si la Terre ne serait pas habité par des Krogans aujourd’hui. »

Souriant comme une gamine, l’asari s’approcha encore un peu des squelettes jusqu’à ce que ses jambes soient bloquées par l’estrade qui supportait les mastodontes. Finalement, en voyant le panneau : Please do not touch, Kali ne put s’empêcher de soupirer longuement la mine boudeuse. Elle aurait vraiment adoré toucher… un peu comme les gamins qui étaient tout autour d’elle et qui regardait les bêtes avec admiration. Soupirant une dernière fois, elle tourna les talons et accompagna Layla dans les différents halls du musée, chacun était à thème et il y avait même un hall qui exposait des pièces d’autres espèces mais ces dernières n’intéressèrent que très peu l’asari. Si elle était venue dans ce musée s’était surtout pour en connaitre d’avantage sur les humains. D’ailleurs, l’asari ne passait pas inaperçu au milieu des troupes d’êtres humains, il y avait à peine quelques "extraterrestres" dans les environs. Tout comme Layla, Kali s’attarda quelques instants sur la Star of India, cette immense pierre précieuse, mais la mercenaire avait une légère pointe d’avarice dans le regard qui la différenciait de l’humaine. Même si Kali était une tueuse sanguinaire et une mercenaire aguerrie, elle n’était absolument pas indifférente face à tout ce qui pouvait briller.
Après de nombreuses découvertes qui enjoyait particulièrement l’asari, une légère remarque de l’humaine fit totalement disparaitre le sourire qui trônait sur le visage de Kali depuis le début de leur visite.

Pendant quelques secondes, l’asari resta immobile, les yeux fermés avant de laisser un long soupir s’échapper de bouche. Lorsqu’elle les rouvrit, Kali fit semblant d’observer des reliques à travers une glace mais utilisa le reflet pour observer ce qui se passait derrière elle et lorsqu’elle aperçut l’homme dont Layla lui avait parlé, une légère étincelle de colère s’alluma dans son regard. Finalement, avec une pointe de tristesse, Kali déclara :


« - Je suis désolé Layla… Je crains que l’on va devoir remettre notre petite escapade à plus tard… On dirait bien que les ennuis m’ont trouvé. Fais chier. »

Un pâle sourire apparut sur le visage de l'asari et elle s'approcha de l'humaine pour l'enlacer délicatement. Alors que ses bras s'enroulèrent tendrement autour de la taille de la jeune femme, Kali laissa sa tête se reposer contre celle de Layla. Pendant quelques instants, l'asari se figea dans cette embrassade, laissant le temps et la foule circulé comme s'ils n'existaient pas. Puis, lorsqu'elle délivra l'humaine de son étreinte, l'asari plaça un éphémère et illusoire baiser sur ses lèvres avant de tourner les talons et de se fondre dans la foule. Lorsque sa silhouette disparut, la voix de Kali résonna doucement pour dire :

« - Au revoir Layla... Portes-toi bien. »

Un instant après, un coup de feu retentit.
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© Tazxman
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Kali T'Kando
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