Frappe pharmaceutique

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Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 05 Juin 2017, 21:29

• Date du RP : 30 mai 2192
• Lieu du RP : Jardins suspendus de Talat
• Type de RP : RP fermé
• Personnage(s) participant(s) :Laquarius Nix et Miho'Shakti Vas Maefis


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Un Kodiak s'extirpa de la circulation et entama une lente manœuvre pour venir se poser aux abords des splendides jardins suspendus de Talat. A l'intérieur, Efimia Stavros souriant d'avance à la perspective de visiter ce qui comptait parmi les dix merveilles de cette galaxie. Dans un dernier vrombissement, les propulseurs cessèrent et la porte latérale portant dans un angle discret la marque de Rannoch s'éleva, noyant l'intérieur de la navette d'une magnifique lumière dorée. La drell porta la main au-dessus de ses yeux, clignant de ses paupières verticales, alors que, s'habituant rapidement à la lumière naturelle extérieur, elle distingua les premières plantes colorées des jardins. Immédiatement, un sourire étira ses lèvres. Décidément le voyage se passait bien mieux qu'elle ne l'avait imaginé.


Précédemment...


C'était sur Terre, qu'Efimia avait eu ses premières inquiétudes. Le séminaire sur les anti-douleurs regroupant des scientifiques de différents groupes, à travers toute la galaxie s'était déroulé de façon très instructive, dans un hôtel de luxe aux abords d'un désert. Elle qui n'avait jusqu'alors jamais quitté Kahjé, avait emportée en plus de ses documents de conférences, son fils unique afin qu'il puisse découvrir lui aussi autre chose que leur humide planète de naissance. Tout avait été splendide, de l'accueil au soin qu'on apportait aux conférenciers, jusqu'aux journées de libres dont elle profitait de la moindre minute avec son fils. C'est au cours de l'une de ces sorties en plein désert, doux rappel de leur monde d'origine, que quelqu'un s'était introduit dans leur chambre. La mémoire visuelle aidant, il était clair pour Efimia que le déplacement de dix centimètres de son datapad n'était pas dû à un passage supplémentaire d'une quelconque femme de ménage. Une légère inquiétude s'était emparée d'elle et le retour approchant, elle préféra opter pour un transport différent de celui prévu au départ. C'est un confrère terrien, comprenant les soucis d'Efimia, qui lui avait donné les coordonnées d'un capitaine de vaisseau l'ayant déposé sur Terre.

Fyn'Garul vas Maefis n'a pas été difficile à convaincre. A dire vrai, le quarien avait déjà déposé son plan de vol, direction Kahjé. Faire un détour par Sur'Kesh n'était pas particulièrement dérangeant pour lui, d'autant plus qu'il leur fallait récupérer du matériel galarien en rupture de stock sur Terre. Embarquer en plus une drell et son enfant à bord n'était pas un problème. A dire vrai, Efimia fut même surprise du prix étonnamment bas qui lui fut proposé. Réduction pour les familles, qu'il avait dit. Au début, elle eut même un doute sur le professionnalisme de l'équipage quarien, mais puisque son confrère ne lui en avait dit que du bien... Et il ne s'était pas trompé! L'accueil fut chaleureux. Le médecin de bord parla souvent avec elle, curieux du travail qu'elle entreprenait sur les douleurs liées au syndrome de Kepral. Quant à son fils, il s'est rapidement trouvé un compagnon de jeu en la personne surprenante d'un geth d'entretien qui lui fit voir une étrange collection d'objets oubliés par de précédents passagers.

Talat arriva plus vite que ce à quoi elle s'était attendue, et la négociation pour acheter du matériel se déroula sans contrariété aucune. Plus le temps passait, et plus Efimia se dit qu'elle s'était certainement imaginée des choses. Après tout les employés de ménage étaient scrupuleux dans les hôtels de luxe. Et sans doute que l'un d'eux était simplement revenu s'assurer que la chambre avait été correctement rangée par ses collègues. Ils restaient sur place une bonne journée supplémentaire, le temps que le Maefis obtienne les livraisons attendues pour Kahjé, alors quand la pilote lui avait proposé de s'en mettre plein les yeux afin d'avoir de beaux souvenirs supplémentaires, elle n'avait pas hésité un seul instant!


Retour au présent.

Aux commandes du kodiak, Miho acheva d'éteindre les derniers systèmes principaux. Une expression d'extase enfantine accueillit le premier courant d'air humide qui s'engouffra dans la navette. Miho se releva, et avisa Mun et Off. Bien qu'il ne s'agissait que d'une balade innocente, Fyn avait insisté pour que leur cliente soit bien escortée. Il n'avait pas pour habitude de prendre les inquiétudes de ses passagers à la légère. Aussi, ce fut le soldat quarien, armes rangées, qui sortit en premier pour jeter un rapide coup d'oeil circulaire. Puis à sa suite. Efimia descendit la courte rampe pour s'avancer dans le début des jardins, suivit d'Off. Une expression de ravissement s'était posée sur les traits de la drell qui fut rapidement tirée de sa contemplation par le rire cristallin de son fil qui bondit hors du véhicule à son tour pour lui passer à côté et foncer dans la première allée.

"Hey! Doucement gamin! Reste près de nous."

Mun s'élança à la suite de l'enfant qui obéit et s'arrêta pour les attendre alors que Miho rigolait en sortant à son tour du kodiak. Mais bien qu'elle ait descendu la rampe, elle alla simplement s'adosser contre la carrosserie, laissant ses collègues s'éloigner avec leur cliente. Bien qu'elle aurait adoré visiter les jardins, elle n'était ici que le chauffeur. En tapotant le côté de son casque, la pilote signifia à Off qu'elle restait en ligne tandis que le quatuor s'enfonçait dans les jardins.

Efimia rejoignit son fil et lui prit la main spontanément, l'emmenant avec elle jusqu'à une première place bordée de plantes tropicales possédant chacune une petite plaquette holographique expliquant le nom, l'origine, et les utilités du végétal. Accroupie à côté de l'enfant drell, elle pointa du doigts une feuille que l'enfant toucha timidement. Curieux, le geth observa un instant ce partage tellement biologique avant de relever son oeil synthétique vers les esplanades supérieurs. Les plaquettes surmontant sa tête se levèrent, alors que, en à peine une fraction de seconde, son bras poussa le mère sur l'enfant. Le tir ne fit pas de bruit en lui-même, mais la balle passant le bouclier heurta le métal de l'épaule du geth dans un "chting" parfaitement audible. L'instant d'après, ignorant a rayure sur lui, le geth avait sorti son arme, en même temps que le quarien, à la différence près que, sachant d'où venait le tir, Mun s'était placé devant la femme et l'enfant, les couvrant largement par sa stature.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 05 Juin 2017, 23:22

Légende
Laquarius #FFFF00
Galarien #FF80FF
Quarien #8040FF
Humaine #FF8000
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28 mai – Oméga, un bar isolé
Mon client me tend un datapad. Je le saisi en jetant un coup d’oeil par dessus mon épaule. Le Galarien est trop bien habillé pour être net, de plus le gorille qui l’accompagnait et qui s’est posté à l’entrée n’arrange pas mon sentiment de coup foireux. Je grogne en lisant les informations qui défilent sous mes yeux.

« C’est vraiment raisonnable d’entraver le progrès ? »

Le bonhomme ne bronche pas et continue de me toiser comme il le fait depuis le début. J’ai l’impression qu’il me prend de haut et ça me déplaît fortement.

« Vous avez été choisi pour votre réputation à ne pas poser de question. »

Je soupire, il ne me respecte clairement pas. Pas grave, je veux juste les petits chiffres sur mon relevé de compte.

« De toute façon, j’ai bien compris que vous n’étiez qu’une sorte d’émissaire. Vous n’aurez pas de réponse à me fournir. -je fais glisser le datapad à son propriétaire et pose mes mains sur mes cuisses en prenant une pose nonchalante- Quand vous parlez d’équipe, vous entendez combien de personne ? »

« A l’heure actuelle, en vous comptant, vous serez cinq. »

Je me lève et range ma chaise.

« Pour une simple scientifique.. Vous m’excuserez mais ça me semble exagéré. On se voit demain à la baie d’amarrage. »

Je quitte le bar en faisant signe au barman que le guignol paiera ma consommation et m’arrête une seconde devant le garde du Galarien. Il reste stoïque, à l’affut, un Krogan sans grand intérêt. Il faut que je me lève tôt, alors je pars en lâchant juste un rictus dédaigneux et rentre me coucher pour être en forme et ne pas rater le convoi.


Le lendemain – Vaisseau à destination de Sur’Kesh
L’émissaire avait dit vrai, nous sommes cinq mercenaires assis à attendre la fin du voyage. L’équipe est très hétérogène, sans me compter : deux Butariens, un mâle et une femelle, une Humaine et un Quarien. Si j’ai bien saisi, les deux natifs de Kar’Shan sont en couple et ont déjà eu à faire à la Terrienne, le Quarien est débutant dans le milieu mais semble pistonné et pour finir la jeune femme ne me porte pas dans son coeur depuis que j’ai dit à voix haute que, de par mon expérience, les Européennes étaient plus jolies que le reste des femelles Humaines, malheureusement elle est apparemment originaire d’Equateur, dommage pour elle. Au final, je ne m’intègre pas trop au groupe, d’autant que d’après mes oreilles baladeuses, je suis le moins payé. Je m’entends tout de même un peu avec le timide Quarien, mais il est un peu prétentieux, ce qui me refroidit, à l’entendre parler, l’univers n’attendait que lui pour tourner.

Nos OmniTech s’allument. En pestant, j’apprends que nous allons devoir passer une nuit avant de commencer la mission. Je n’aime pas perdre mon temps, nous aurions dû partir demain, quitte à partir dans la nuit. Les Butariens partagent mon avis et débutent un débat pour faire entendre raison aux deux autres, tout à fait enclin à passer une nuit à l’hôtel, tout frais payé. Les gens ne comprennent pas que le confort amène la faiblesse.


30 mai – jardin suspendu de Talat
Je suis en position. Après avoir comparé nos équipements, il a été décidé que j’aurai la tâche d’exécuter la cible. Dit comme ça, on pourrait croire qu’on a juste joué à qui a la plus grosse -et sans vouloir me vanter j’ai gagné haut la main- mais devant les Pirate AT-12 et MS-22 des Butariens, le M-96 Mattock de l’Humaine et le misérable Mauler du Quarien, la concurrence n’était pas des plus brillantes pour tirer sur une grande distance. Après avoir reçu cette responsabilité j’ai donc plus ou moins pris l’affaire en main et distribué des rôles précis pour éviter toute bavure. Le Quarien m’accompagnait sur un coin surélevé, en haut d’un pilier s’il fallait, peu importe, les Butariens allaient se mêler aux touristes aussi discrètement que possible et l’Humaine devait se poster en hauteur elle aussi, par exemple sur des escaliers. L’exécution était simple : la cible arrivait, je tirais, je me repliais avec le Quarien vers la position de l’Humaine pendant qu’elle et les Butariens tenaient les gardes éventuels -qu’ils soient de la cité ou assignés à la Drell- en respect, puis nous fuyions dans une navette envoyée par notre employeur. La stratégie n’avait pas de faille. Evidemment puisqu’elle émanait de mon cerveau.

Je vérifie la chambre de ma Veuve Noire, la lunette et l’ajustement de la crosse, tout est opérationnel. Ma joue se pose mécaniquement tandis que mon regard balaye chaque touriste venu admirer la merveille, je regrette de devoir écourter la visite mais le boulot c’est le boulot. Le Quarien utilise sa visière pour zoomer et voir à peu près les mêmes choses que moi. Du haut de notre perchoir, une sorte de toit que je ne saurai décrire convenablement sans lui faire déshonneur, nous surplombons la totalité de la zone et ne sommes dérangés que par la verdure ou les morceaux de colonnes. Soudain je le sens me tapoter l’épaule, je lève mon regard de ma lunette et pointe mon canon dans la direction qu’il indique. Un Kodiak vient de se poser, il porte un symbole inscrit sur le contrat, la cible devrait être à l’intérieur. Je prends un inspiration quand la porte s’ouvre. Une longue seconde s’écoule, puis un petit être se jette hors de l’appareil, je sursaute et écarte mon doigt qui se refermait de lui-même.

« C’est quoi ce bordel ? »

Mes dents serrées couvrent mal mon injonction. Deux Quariens sortent, accompagnés d’un Geth et de la cible. Mon propre Quarien se penche vers moi.

« T’attends quoi ? »

Le ton est bourré de reproche.

« C’était pas prévu qu’il y avait aussi un gosse. »

« Et alors ? »

« Laisse tomber. »

La Drell venait de se pencher vers l’enfant pour lui montrer des plantes. Mon cou se détend. Mon métier n’est pas des plus simples en terme de morale, mais je règle ce problème en justifiant mes actes par la recherche de l’assassin de ma mère. Cependant, j’ai une limite, une seule : ne pas créer un deuxième Laquarius Nix. Je ne peux pas me permettre de faire subir cette vie à quelqu’un d’autre. C’est pourquoi je ne ferai pas feu. Cette maman et son enfant valent plus que les crédits promis pour souiller mon ramassis stupide de simili de code d’honneur. Je me relève et pars en direction de la colonne qui nous a permis d’escalader l’édifice.

« Tu fous quoi ?! »

« Ça se voit pas ? »

Des voix retentissent dans mon oreille. Mon équipe s’impatiente.

« Il a pété les plombs ! »

« Quoi ? »

« Il se tire là ! »

L’Humaine semble plus tendre vers la haine alors que le Quarien est juste affolé.

« On fait quoi ? »

« Je savais qu’on aurait dû le buter. Merde ! Je m’en charge. »

Je m’arrête.

« Si tu oses faire quoi que ce soit, tu le regretteras. »

La réponse ne se fait pas attendre et est crachée hautainement.

« Un traître n’a pas à parler. »

Un coup de feu retenti. Je dégaine mon M-25 Frelon et me retourne. Le Quarien est toujours désemparé, au bord du perchoir. Le tir ne venait pas de lui, néanmoins, je le braque par précaution.

« Ecoute gamin, soit tu sautes gentillement, soit je t’y aide. »

Il lâche son pistolet et lève les mains, effaré. D’un geste rapide je me déconnecte du canal de communication.

« T’es pas sérieux.. »

« Tu survivras si tu le fais de ton plein gré. Considère ça comme un baptême de l’air et un gage de clémence pour te souhaiter la bienvenue dans le milieu. En plus ça va t’apprendre à te réceptionner. Tu devrais être heureux et me remercier. »

Il se redresse lentement.

« Mais.. Mais je ne t’ai rien fait.. Je n’ai rien fait du tout. »

Je hausse les épaules.

« C’est comme ça la vie, on choisit pas toujours ce que nos alliés font, mais eux on les a choisis. En l’occurrence c’était les mauvais. Tu auras plus de chance la prochaine fois. »

« Y a au moins 15 mètres ! »

« Si ce n’est plus. Saute. »

Je ponctue ma phrase d’un tir de sommation puis ramène le canon sur le Quarien. Il se décide et plonge en arrière. Je cours reprendre position en échangeant ma mitraillette et mon fusil de précision. J’ai perdu beaucoup de temps avec l’autre idiot, donc je ne prends la peine de m'allonger et pose simplement un genou à terre -histoire de me stabiliser un minimum. D’un mouvement vif et mécanique, je me mets en joue et dirige ma lunette vers la position de l’Humaine, c’est la seule qui a pu ouvrir le feu, elle va mourir.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 06 Juin 2017, 07:20

Les premiers cris dans les touristes alentours précédèrent de peu la voix familière de Mun dans l'oreillette de Miho.

"On est attaqués. Au moins un tireur..."

Un second coup retenti. Sur l'esplanade, Mun releva les yeux en direction d'une colonne à bonne distance, apercevant un court instant une forme chuter. Mais le geth, lui, tira un coup, un seul, en direction d'escaliers surplombants la place.

"Fait chi..."

Fit l'humaine en bondissant par-dessus la rambarde pour se mettre à couvert d'Off qui l'avait maintenant totalement dans sa ligne de mire. Il ne tira pas plus, trop de personnes pouvaient se retrouver entre lui et l'agresseur. Défendre oui, mais pas au détriment d'autres vies innocentes si ce n'était pas nécessaire.

"Deux tireurs. Probablement pas seuls du coup."

Recroquevillée au sol, Efimia serrait contre elle son enfant tremblant et sanglotant, faisant elle aussi rempart de son corps pour protéger ce qu'elle avait de plus précieux au monde.

"J'arrive."

Au moment même où les paroles de la pilote se faisaient entendre, la porte latérale du kodiak se refermait dans le vrombissement sonore des propulseurs. Les personnes fuyantes passant à côté se protégèrent d'instinct de leurs bras alors que le souffle heureusement pas assez proche pour occasionné de réels dégâts, faisait chanceler les quelques coureurs paniqués les plus proches, mais le problème majeur était... Comment diable poser un kodiak sans nuire à la flore locale, aux touristes, et à ses propre clients dans un espace aussi restreint? Elle balança par réflexe un court scan et observa en bas. Humaine ciblée par Off, check. Mais il y avait au moins un second tireur. Elle effectua un large cercle et repéra un turien armé sur un perchoir magnifique pour le tir.

"Turien armé au nord-est de votre position. Mais il n'a pas l'air de faire feu sur vous. Il cible votre assaillant."

Perplexe, la quarienne ne remarqua ni symbole propre à la police de Talat, ni même une tenue qui puisse se rapprocher de près ou de loin avec un agent d'entretien du parc. Étrange allié que voilà, au bon moment au bon endroit.

"Trop parfait..."

Marmonna la pilote pour elle-même. Mais quoiqu'il en soit, il restait préférable d'avoir un tireur de moins contre eux, pour protéger la mère et l'enfant. Les détecteurs de Miho clignotèrent en fin de scan, affichant d'autres armes dans le périmètre. Dans les fourrés, aux abords de la place, deux touristes dont elle ne vit pas tout de suite l'espèce s'étaient dissimulés entre les plantes tropicales et observaient le quatuor.

"Mun, Off, deux autres personnes armées se trouvent à une vingtaine de mètres, à l'ouest de votre position."

Et pas moyen d'effectuer une descente classique pour récupérer tout le monde à moins de percher le kodiak dans un arbre.
Au sol, le soldat quarien jeta un bref regard à sa gauche. Protéger ses clients sur deux flancs augmentait les risques. Arrivant à une conclusion semblable, geth et quarien se jetèrent un court regard et Off lança une salve en direction de l'humaine, tandis que Mun se déplaça sur le côté, tournant le dos à leur premier assaillant pour se placer entre les butariens et la drell. Mais il ne les visa même pas et agrippa fermement le bras de la scientifique.

"Prenez le petit, il faut se mettre à couvert."

Entraînant le duo à sa suite, il fit enjamber la barrière basse bordant les plantes pour entraîner Efimia et l'enfant qu'elle gardait dans les bras entre les fourrés, hors de vue directe des touristes armés comme de l'humaine. Une opportunité inespérée pour Miho dont le kodiak piqua brusquement du nez, basculant en même temps sur le côté dans un angle assez improbable pour se type de véhicule. Les touristes, les vrais, avaient totalement désertés la place, et maintenant que la drell et son fils s'étaient éloignés, elle n'hésita plus à atterrir. Le véhicule pivota, exécutant un demi-tour particulièrement serré pour que son nez, et non ses propulseurs, passe devant le geth sans lui occasionner de dégâts. Off baissa son arme, alors que le kodiak se posait entre lui et l'humaine - peut-être même plus en vie -, offrant un couvert conséquent. Mais se fut sans compter sur les butariens qui sortirent de leur planque pour s'avancer en tirant sur Off. Le synthétique se colla contre la navette, son bouclier explosé par les premières rafales. La porte latérale s'ouvrit, lui permettant de se glisser partiellement à couvert. Aux commandes, Miho se détacha immédiatement et, observant ce qui se passait à l'arrière du kodiak, elle enclencha les propulseurs à fond à peine deux secondes. Si le kodiak fit un bond d'un mètre en avant, secouant le geth, le couple butarien tomba à la renverse sous la poussée.

"Mun, restez planqués jusqu'à-ce qu'Off et moi ayons dégagé la voie. On ignore encore combien d'autres tireurs il pourrait y avoir. Tu es la seule protection qui leur reste."

Tout en parlant, elle avait attrapé son propre fusil d'assaut et s'était glissé à côté d'Off dont le bouclier se rechargeait déjà.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 06 Juin 2017, 16:35

Je cherche ma cible pendant quelques secondes. Entre les fuyards, la verdure et le fait qu’elle ait très bien pu bouger, retrouver l’Humaine n’est pas une tâche aisée. J’hésite un instant à tirer dans la foule pour calmer les esprits et dégager la zone mais un coup de feu retenti à ma gauche et coupe ma réflexion. Mon œil averti, grâce aux années passées à regarder à travers cette lunette, repère la balle casser une marche dans le périmètre que je couvrais. Logiquement il s’agit d’un des gardes de la scientifique, il a dû tirer sur mon ancienne coéquipière. Je siffle entre mes dents en voyant la petite brune sauter à couvert, le protecteur a réussi un très beau tir malgré toute la population qui courrait autour de sa cible. Comme à mon habitude, je commence à parler seul pendant que j’ajuste la trajectoire de ma balle, des petits encouragements à base de ‘Je vais te chopper’ ou ‘La peur rend la chasse plus amusante’. La traque. Ou le seul moment où je me permets d’assumer mon côté plus.. brutal.

Soudain le bruit de moteurs s’élève, je lève les yeux de ma lunette pour récupérer une vue d’ensemble. Si la police est déjà là il va falloir que je parte. Je suis rassuré en constatant qu’il s’agit simplement du Kodiak qui a amené ma précédente cible, c’est un véhicule inoffensif -à moins que le pilote ne décide de l’encastrer dans mon perchoir dans le but de me tuer. L’appareil décolle bruyamment puis entame une sorte de tour de ronde. Cette manœuvre raccourci le temps qu’il me reste avant de décamper, j’imagine bien que voir un sniper sur un toit après s’être fait tirer dessus est suspect. Je m’empresse donc de me remettre en joue et observe mes options. Dans la précipitation, je tire sur la couverture de ma proie. Je ne peux pas prendre le risque qu’elle se redresse et ouvre le feu avant de mourir. De nouveaux traits surgissent de ma gauche. Désolé petite rambarde, quelqu’un te reconstruira. Les impacts ont forcé l’Humaine à se reculer, je la vois parler, probablement en train de donner des indications aux Butariens, il faudra que je me préoccupe de ceux-là aussi d’ailleurs.

Néanmoins, le plus urgent est de me débarrasser de la petit ingénue et pour se faire je connais un remède très efficace. D’un geste presque instinctif, j’ouvre la chambre de mon arme pour vérifier la cartouche et la regarde un instant. C’est une action inutile mais elle me donne confiance. Je referme la culasse et pose ma joue sur la crosse de l’arme, le glas ne devrait pas tarder à résonner, pauvre de toi, je t’avais prévenue. L’Humaine se lève et affiche un petit air surpris, juste le temps de recevoir le jugement dernier. Je prononce la sentence, la peine capitale et l’application est à effet immédiat. Le marteau de la justice pénètre son front avec une assurance martiale. Un petit jet rouge accompagne ma balle quand elle ressort, en tourbillonnant, de l’arrière de son crâne. Le morceau de métal continu sa course folle avant de se planter dans le sol en laissant une marque cramoisie pour être retrouvé. Derrière lui, un corps s’effondre. Je me redresse avec un sourire, alors que j’aperçois, à l’oeil nu, un halo sanguin entourer la tête de feu l’Humaine. Je l’avais prévenue.

Je reporte mon attention vers les personnes que je protégeais malgré moi. Le Kodiak s’est posé et je le vois s’ébranler brusquement. Le coup est risqué mais exécuter avec maîtrise, même si je ne vois l’intérêt. Je crois le comprendre en voyant un petit objet voler à l’avant du véhicule. Un coup d’oeil dans ma lunette m’apprends qu’il s’agit de la mitraillette de la Butarienne. Une tactique peu commune mais apparemment efficace. Cependant je n’étais toujours pas sorti d’affaire, je ne doutais pas du fait qu’un Geth et un Quarien armés pouvait abattre deux Butariens, dont un désarmé, mais ça ne réglait pas mon problème. La police allait arriver et je craignais que le type venu m’engager ait prévu une deuxième équipe en renfort sans m’en parler. Pour l’heure je dois aussi assumer mes responsabilités.

Je me penche et ramasse le Mauler laissé par le Quarien. La descente est assez rapide et je parcours prestement les mètres qui me séparent du jeune alien. En trottinant sous mon perchoir, je remarque à quel point ce lieu est magnifique. Un jour, quand j’aurai enfin retrouvé ma vie, je visiterai toutes les merveilles de la Voie Lactée. J’arrive près du corps gémissant et m’agenouille à côté. Les bruits qu’il émet sont bon signe. Un bref examen me permet de m’assurer qu’il ne s’est pas cassé un os au point de perforer sa combinaison et il a eu la présence d’esprit de ne pas tomber sur sa visière. Au moins il ne craint pas les infections. Sa jambe droite forme quand même un peu commun. Je soupire.

« N’importe qui sait qu’il faut essayer de rouler à l’atterrissage, surtout pas essayer de planter ses jambes. C’est bon pour les gymnastes ça, pas pour un mercenaire. »

Il ne répond pas et continu de respirer péniblement. Sans ménagement, j’appuie sur sa poitrine, il ne cri pas.

« Au moins tu as épargné tes côtes et par extension tes poumons. »

Il souffrait atrocement, ça se voyait. Je me décide à aller plus vite, j’agite son pistolet sous son nez puis le glisse à ma ceinture.

« Ça je le garde. Je sais pas comment tu l’as eu, mais je vais te donner un bon conseil : arrête les frais. Tu n’es pas fait pour cette vie, ça saute aux yeux. En réalité, personne ne l’est vraiment, certains n’ont juste pas le choix. Or ce n’est pas ton cas. Alors tu vas me faire plaisir et changer de voie. Sans ton arme, les autorités n’auront rien contre toi, je vais m’assurer que les trois autres ne puissent pas parler. Attends une seconde. »

Je pars arracher une sorte de liane, ou une branche naissante peu importe, le but est de pouvoir prévenir toute hémorragie dans sa jambe. Tout en commençant à enrouler mon garrot improvisé, je lui parle à voix basse :

« Je vais t’empêcher de mourir, mais ça risque de te coûter ta jambe. Au moins tu n’auras pas la possibilité de poursuivre cette folie. C’est soit ça, soit je tire avec le canon de ma Veuve Noire à côté de ta tête, mais je pense que tu toucheras plus d’indemnités en étant à moitié cul-de-jatte que sourd. »

Une fois liane bien enserrée autour de sa cuisse, je me penche vers son casque.

« Maintenant tu vas dormir, avec un peu de chance je ne te broie pas la trachée, il paraît que ça marche. Quand les autorités t’auront mis la main dessus, tu n’auras qu’à dire que je t’ai agressé alors que tu te promenais, tu as eu le temps de te faire un garrot puis tu t’es évanoui. En croisant les doigts, ça leur suffira. »

Pendant que j’énonçais ma dernière phrase, j’avais glissé mes mains autour de son cou et commencé à appliquer une pression. Il gesticule un peu et essaye d’attraper mes bras, c’est naturel.. je crois. J’attends qu’il lâche prise et me redresse, je ne suis pas médecin et n’ai pas envie de me demander si ma manœuvre a eu du succès. Maintenant il faut que je parte, j’hésite à aller braquer le Kodiak mais la présence du gosse me dérange. Le gamin en a assez vu pour aujourd’hui, pas la peine d’aller menacer des gens devant lui. J’espère juste que ses protecteurs ont eu la décence de lui épargner la vue du sang, c’est un drell, ça a de la mémoire ces bêtes là.

Je reste là à contempler mes options et la vue quand une sirène porteuse de mauvais augures résonne proche du jardin. La police approchait, il me fallait trouver une issue de secours, et vite.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 06 Juin 2017, 20:16

Deux butariens en civil contre un geth et une quarienne rodés par la guerre. Le pronostique de fin de combat était assez vite estimé. Certes, les butariens étaient des combattants jusque dans leur sang, des guerriers sauvages et brutaux, capable du pire, acharnés et têtus, le genre à ne jamais lâcher l'affaire. Mais ils n'étaient pas aussi bien équipés que le duo qui en prime bénéficiait du couvert d'un kodiak. Exposés et déstabilisés par le souffle de la navette, l'occasion était définitivement trop belle. Comme faisant partie d'une seule et même entité, Off et Miho sortirent à découvert, fusils d'assaut brandis, et firent feu en simultané sur les mercenaires. La partie féminine du duo se plaça devant son conjoint, et se fit lacérer le torse, le cou et le bas de la mâchoire par la pluie de balle quand le mâle, partiellement protégé, se releva pour fuir. Il poussa un hurlement quand une balle lui traversa le mollet, alors qu'il fonçait vers les fourrés, interrompant brusquement sa fuite.

"Off, att..."

Trop tard. Une nouvelle rafale de balles s'abattit sur le butarien à terre. Miho, qui avait baissé son arme, renonça à achever sa phrase. Ils perdaient un coupable à interroger.

"Créatrice Miho'Shakti, le pourcentage de risque de voir cet organique nous nuire est supérieur à celui d'en tirer des informations."
"Je ne te reproche rien. D'autant plus qu'il nous reste une autre option."

Le regard de la quarienne s'était porté immédiatement vers les colonnes, où elle ne distinguait pas de tireur. Miho eut un léger plissement des yeux quand elle se déplaça de quelques pas en direction du lieu où elle avait précédemment vu le sniper. Même si il était en fuite, il ne devait pas être bien loin, et devait certainement avancer discrètement, donc peu rapidement, pour mettre les voiles.

"Mun, la zone est sécurisée. Venez vous enfermer dans le kodiak, je pars à la chasse aux réponses.

Sortant des fourrés, le quarien, qui avait rangé son arme, tenait dans ses bras le petit drell qui se gardait le visage enfoncé dans le tissu de la combinaison. Derrière lui, la scientifique s'avançait également, les jambes tremblantes, jetant des regards effrayés autour d'elle. Elle déglutit en apercevant les corps des butariens, et accéléra le pas pour entrer dans la navette, tendant les bras pour récupérer son petit tout en veillant à lui mettre un bras devant la figure pour qu'il ne voie pas le carnage à l'extérieur.
Le soldat jeta un regard aux alentours. Le geth était accroupi vers le mâle butarien, et Miho... Miho avait disparu.

La porte du Kodiak se refermait sur le trio quand, dissimulée sous son camouflage tactique, la pilote enjambait une barrière basse bordant le chemin des touristes pour s'enfoncer dans les feuillages. Le pas feutré, elle avançait lentement, ne sachant trop si elle aurait la moindre chance d'apprendre quoi que ce soit. Mais cela valait toujours mieux que de rester sagement à la navette. Mun et Off restaient des combattants hors paire, plus doués qu'elle. Efimia était bien plus en sécurité avec eux qu'avec elle. Mettre les voiles était également une option envisageable, mais avec le capharnaüm que l'attaque avait causé, Miho était prête à parier sa visière que la police locale n'allait pas tarder à débarquer. Fuir pourrait bien nuire à toute explication qu'ils pourraient vouloir donner. Les vieux préjugés sur les quariens avaient la vie dure.

"...sant les doigts, ça leur suffira."

Miho fit encore deux pas silencieux, et se baissa lentement. Entre deux branchages, elle distingua une forme étendue au sol. Une forme en combinaison complète. Un quarien? Et le turien qui relâche le cou de sa victime inanimée. Ce même turien qui visait l'une de leurs assaillants. Pourquoi s'en prendre à ce pauvre quarien visiblement blessés? Ses doigts se resserrèrent sur son fusil à impulsion. Elle ne bougea pas. Son regard alla de l'un à l'autre. Elle arrivait vers la fin de quelque chose dont elle ignorait tout, et préféra ne pas s'en mêler. Ses prunelles s'arrêtèrent sur le torse du quarien, qui bougeait toujours. Il ne l'avait pas tué. Pourtant il aurait pu techniquement. C'était vraiment un mercenaire? Elle avait décidément beaucoup de réponses.

Une sirène caractéristique se fit entendre. Le regard de la quarienne se reporta immédiatement sur le mercenaire. Il réagissait, regardait autour de lui. Il estimait ses options sans doute, mais elle n'en avait qu'une à lui imposer. Un craquement fut audible quand elle sortit de sa cachette. Le camouflage tactique tomba, elle ne cherchait plus à se cacher. Pas plus elle que son fusil qu'elle braquait sur le turien, en restant à distante suffisante pour faire rapidement feu avant qu'il ne fuie ou tente de la désarmer.

"Il est un peu tard pour fuir."

Son ton était calme, tranquille. Elle n'a pas l'air d'avoir peur, ni d'être en colère. La voix synthétique d'Off se fit entendre dans son communicateur. Le geth était en train d'inspecter le corps près des escaliers à présent.

"Je suppose que je devrais vous remercier pour l'humaine? Quelle "chance" que vous vous soyez trouvé justement là."

Elle plisse les yeux un instant derrière sa visière, mais ne bouge pas d'un iota. Toute son attention est portée sur le turien. Le comportement avait été celui d'un allié, mais le contexte premier faisait indubitablement de lui un ennemi.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 06 Juin 2017, 22:31

Je lève les mains à hauteur de hanche, paumes parallèle au sol. Elle est en position de force et n’aurait pas autant d’assurance si elle n’était pas capable de faire feu. Ce qui veut dire que je vais éviter toute tentative d’entourloupe, en d’autres mots, il ne me reste que ma belle parole et le bénéfice du doute. Bon, le corps de son compatriote allongé derrière moi n’arrange pas les choses mais que voulez-vous, je ne vois pas l’avenir.

« En général, ‘Bonjour, belle journée n’est-ce pas ?’ est plus courant comme amorce. »

J’essayais de garder un ton posé et légèrement désinvolte, histoire de lui faire comprendre que j’en avais vu d’autres tout en restant un tant soit peu humble. Sa visière m’empêche de distinguer clairement son visage mais je crains que l’humour léger n’ait pas eu grand effet. Je ne trouvais pas ça spécialement drôle non plus. Les sirènes se rapprochent, un regard inutile m’apprends que la faune du jardin m’empêche de voir quoi que ce soit. Je reporte mon attention sur la Quarienne, elle avait parlé de l’Humaine, pas la peine de jouer les innocents. Surtout que je reconnais ses dorures et ornements, elle est descendue tout à l’heure. Je pointe son fusil.

« Quand je vous ai vu la première fois, vous sembliez plus accueillante, peut être un effet de lumière, je ne sais pas. »

Je remarque qu’elle jette un œil au corps derrière moi, j’en profite pour me tourner et constater le résultat. Sous le coup de mon mouvement brusque, la guerrière affermi sa pose, prête à tirer.

« Woooooh.. Je regardais juste.. Pas la peine de tirer de nouvelles cartouches, on est déjà enseveli jusqu’au cou. Enfin.. ‘on’.. Je suis enseveli jusqu’au cou. Le gars là a commis des erreurs de jugements, je lui ai proposé une façon différente de voir les choses, c’est tout. J’aurai pu le tuer, mais je ne l’ai pas fait. J’aurai pu vous abattre, vous, la Drell et un de vos compagnons, mais je ne l’ai pas fait. J’ai pu abattre l’Humaine qui vous attaquait, je l’ai fait. Ça devrait vous suffire, non ? »

J’entends presque les moteurs des navettes policières approcher. Le temps presse et mon interlocuteur ne semble pas en démordre.

« Ecoutez, je peux vous laisser mon numéro, on s’appelle, on boit un verre, on peut même manger un bout et je vous raconte ma vie puis vous la votre, mais là je dois partir de toute urgence. »

Un haut parleur grésillant résonne dans le jardin. La police nous invite à nous rendre. L’injonction laisse un moment de flottement pendant lequel nos gardes respectives se baissent légèrement. Je saisi la chance. Pas question de me faire arrêter, plutôt mourir. D’un geste calculé, j’abaisse mes mains, les porte à ma ceinture, sur laquelle repose mon M-25 Frelon et le Mauler du Quarien, la détache et la lance à la Quarienne. Dans la foulée, je fais un pas vers elle.

« La mitraillette est chargée, attention la gâchette est facile, et le pistolet appartient au gosse, je ne l’ai pas vérifié. Quant à ça -je pointe mon épaule et la Veuve Noire derrière du pouce- il reste une balle dans la chambre et ça reste avec moi. Gardez les flingues, si vous voulez je vous passe aussi mes cartouches, mais laissez moi partir ! Je vous ai aidé. La police va arriver d’un instant à l’autre. J’habite sur Oméga, si vous voulez tout savoir. Alors comprenez que je n’ai pas vraiment envie de rencontrer un représentant des forces de l’ordre. »

J’attendais la réaction en face avec une légère pointe d’anxiété, si elle refuse je vais peut être essayer de me battre, si j’arrive à projeter mon Leurre à temps, il pourra encaisser le premier coup et potentiellement me laisser le temps de dégainer ma Veuve Noire. C’est un risque à prendre.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 06 Juin 2017, 23:25

Non pas que Miho n'ait pas le sens de l'humour, mais les entrées en matière banales étaient justement un peu trop banales. Elle préférait opter pour la méfiance. Pas celle paranoïaque qui risquait de lui faire appuyer un peu trop vite sur la gâchette, non. Plutôt celle qui lui permettait de rester en vie et de préférence avec toutes les informations dont elle pourrait avoir besoin. Elle nota la nonchalance, ou du moins la tentative. Il parut évident à Miho que malgré le joli carton qu'il venait de faire. Ce sniper n'était pas suffisamment sur de lui pour être pleinement crédible. Hésitant, il faisait définitivement parti des coupables. De ceux qui suivent un subit cas de conscience. Elle serait certainement très mal placée pour juger. Mais le fait était qu'elle ne comptait pas en rester là.

La pilote garde le silence. Il y avait un petit quelque chose d'amusant chez ce turien. Quelque chose de commun à Fyn. Ce devait probablement être cette propension à parler sous le stress. Elle n'avait encore rien demandé, mais pourtant il parlait, s'expliquait, se justifiait même. Était-ce réel ou juste un baratineur très doué? Elle le fixait toujours, détaillant sa gestuelle, jaugeant son débit de parole, et notant avec un intérêt certain chaque info qu'il lui lâchait spontanément. Qu'elles soient vraies ou fausses peu importait, chaque phrase apportait son lot d'indices sur la personne qu'elle avait en face d'elle. Sa tête s'inclina sensiblement sur le côté, avant de revenir à sa position initiale.

Elle observa le mouvement vers la ceinture, prête à faire feu, mais réalisa rapidement que le geste n'était pas dirigé directement sur l'armement. Il se rend même, espérant peut-être que ce geste de bonne volonté pouvait avoir une chance quelconque de lui faire faire ce qu'il voulait. Mignon! Elle n'eut aucun mouvement quand il s'avança. Il ne l'inquiétait plus autant qu'avant, sans doute par sa propension à vouloir fuir. Il lui avait donné la certitude que le choix lui revenait à elle, s'ôtant de lui-même sa pleine liberté sans même sans rendre compte. Ou si c'était réellement calculé, il était un génie de la manipulation. Mais vu ses mouvements, Miho n'était pas prête à parier sur la seconde option.

Même le haut-parleur qui grésille ne la fait pas bouger. Il veut fuir, affolé certainement de ce qui pourrait bien lui arriver s'il se faisait arrêter. Ou peut-être simplement à l'idée de perdre sa liberté. Elle fit mine de réfléchir... Ou pas.

"Hm... Non."

Son fusil s'abaissa à peine. Elle le tenait toujours en joue, mais d'une manière étrangement pacifiste.

"Voilà ce qui va se passer. Vous allez rencontrer ces forces de l'ordre. Puis vous allez nous suivre, mes collègues et moi, comme si nous étions de sympathiques connaissances. Et surtout, surtout... Vous évitez de vous faire griller. ça m'emmerderait sévère qu'un flic me pique mon suspect et m'empêche de faire mon travail jusqu'au bout. Vous avez déjà fait un bon choix aujourd'hui, alors autant continuer sur cette voie."

Les flics étaient quasiment là. Au son, il n'était pas difficile de deviner qu'ils étaient cernés et qu'il ne leur restait pas de point de fuite. Miho recula d'un pas, histoire de signifier qu'elle se gardait une marge de manoeuvre pour se battre, mais contre toute attente, son fusil à impulsion alla retrouver sa place sur son dos. Elle tapota brièvement le côté de son casque, se mettant en ligne avec geth et quarien, au moment où le premier agent de police sortait des fourrés.

"Mains en l'air!"
"Du calme, nous sommes avec les victimes. Mon collègue et moi étions à la poursuite des tireurs quand on est tombé sur ce touriste. On a fait ce qu'on a pu pour l'aider, mais il lui faut une assistance médicale."

Une quinte de toux de surprise lui parvint dans son oreillette. La surprise était là pour son collègue quarien, mais il jouerait le jeu. Ils se faisaient confiance les uns les autres. Deux autres policiers se montrèrent à leur tour. Miho était passive, mains en évidence.

"C'est qui lui?"

Il pointa le quarien au sol.

"Aucune idée, c'est un touriste, je vous l'ai dit. Il s'est blessé en fuyant les coups de feu."
"Et vous êtes?"
"Miho'Shakti, je suis le pilote du kodiak posé sur la place."

Le flic se tourna vers Laquarius, arme au poing.

"Et vous alors?"
"Je vous l'ai dit, c'est mon collègue. Sérieusement, vous comptez aider ce pauvre quarien ou reprendre les mêmes questions depuis le début une fois de plus? Et puis il y a probablement encore des tireurs en liberté dans le parc!"

Le ton de la quarienne restait calme et mesuré, mais elle avait préféré parler avant que le turien ne prenne le risque de se faire avoir comme résident d'Oméga venu faire des choses pas très légales sur territoire galarien. Un peu surpris par la réponse de la pilote, le galarien prit la peine de penser au pauvre bougre.

"Nous avons un quarien à terre. Besoin d'un support médical d'urgence. Fractures évidentes."

D'autres flics firent leur apparition, un resta, deux autres s'éloignèrent pour inspecter les lieux.

"Que s'est-il passé exactement?"
"Nous escortons Madame Stavros pendant son déplacement. Elle se sentait menacée depuis son dernier séminaire, alors on a pris des mesures de sécurité par précaution. Apparemment on a bien fait. Pour les détails plus précis, il faut voir avec elle. On peut baisser les mains, s'il vous plait?"
"Heu... Ouais. Mes collègues vont s'occuper du touriste. Allons rejoindre tout le monde sur la place."

Apparemment toujours pas totalement confiant, le flic garda son arme en main. Miho se contenta de se baisser tranquillement pour récupérer la ceinture et la tendre au turien. Mais son regard perceptible derrière la visière restait scrutateur. Elle comptait bien continuer de le garder à l'oeil d'une manière ou d'une autre. Une fois qu'il l'eut récupérée, elle lui tourna le dos pour repartir en direction de la place, se doutant bien que ce n'était pas maintenant qu'il allait provoquer une nouvelle fusillade.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 07 Juin 2017, 21:32

La réponse de la Quarienne me déplaît, évidemment. J’hésite un moment à mettre mon plan à exécution. Une seconde qui fait tout tomber à l’eau, un Galarien en uniforme approche. En voyant son insigne, je pose ma main sur ma hanche, un réflexe idiot puisque ma mitraillette n’est plus là mais en la possession de ma prétendue collègue. L’agent nous braque, je rigole intérieurement, avec notre équipement on pourrait le réduire en charpie en moins de deux secondes mais le petit morceau de métal brillant qui orne son épaule lui donne apparemment des ailes. Je préfère laisser me taire pour éviter de paraître agressif, c’est viral avec les forces de l’ordre. Le policier n’est pas complètement dupe et insiste sur mon identité, alors que j’ouvrai la bouche pour répondre, la Quarienne me coupe et détourne l’attention en pointant le corps inconscient. Merde.. Je l’avais presque oublié, je lui ai dit de me dénoncer, pas moyen de le livrer aux condés maintenant qu’ils ont vu ma tête.

J’attrape la ceinture que Miho me tend et commence à la serrer à ma taille, un peu de provocation s’impose. Je me tourne vers le policier.

« Vous interrompez quelque chose, vous savez ? »

Le Galarien lève les yeux au ciel, il doit bien me prendre pour un mec idiot, parfait, pour ce qui est de Miho, ma foi je ne sais pas. Je suis innocemment le cortège réduit en direction de la-dite place et après quelques pas me frappe le front.

« Du coup je vais enlever le garrot. Si les secours arrivent autant qu’il garde sa jambe. »

Le policier hausse les épaules, comme quoi jouer les imbéciles est toujours aussi efficace. Je cours m’accroupir près du corps en prenant soin de bloquer la vue avec mon dos. Désolé petit gars, je peux pas partir comme ça, tu aurais dû mieux agir par le passé. Je me penche et mime avoir du mal à défaire le lien, je peste et essaye à nouveau. Bon, fini la comédie. J’approche ma bouche de la plante et plante mes dents dedans, je mords une première fois et crache un morceau de verdure sur le côté. C’est bête cette histoire de système immunitaire. Mes crocs se plantent une deuxième fois, un peu trop profondément. Oups. Je sens le goût du sang teinter le bout de ma langue. Pour ne pas sembler suspect, je réitère le crachat et termine mon opération en écartant un peu le tissus déchirés, que ce soit textile ou organique puis dépose un peu de ma salive sur la plaie, ça devrait le faire, normalement. Enfin je me relève, après avoir essuyé ma bouche, en tenant ostensiblement la liane.

« C’est fou comme je fais bien les nœuds, ils étaient pas près de l’enlever vos collègues. Bref, -je lance la plante par dessus mon épaule- retournons au Kodiak.. Pardon j’oublie toujours ton nom, je te confonds avec l’autre Quarien. »

Je marche rapidement vers notre destination et attrape la Quarienne par le bras au passage en l’entraînant à l’abri des oreilles indiscrètes de Galarien. Elle ne doit pas savoir ce que je viens de faire, lui non plus d’ailleurs, mais il faut qu’on parle. C’est donc à voix basse et sans pencher ma tête que j’entame la conversation.

« Vous n’auriez pas dû faire ça. D’une, je ne suis pas fait pour bosser en équipe et, de deux, je ne suis pas ‘votre’ suspect. Si vous avez des questions à me poser, vous prendrez un ticket et ferez la queue avec les autres. A moins que.. -je hausse le ton pour être entendu- D’ailleurs, j’espère que l’invitation au restaurant tient toujours, ça fait longtemps que je n’ai pas passé une soirée tranquille à ne pas me soucier de qui préparait le repas, ou le payait. »

Je regarde mon improbable alliée avec un sourire en coin et glisse un petit clin d’oeil, elle va finir par regretter son choix mais je m’amuse bien.

Nous arrivons près du véhicule, où une petite équipe nous attend. Je reconnais le Quarien et le Geth, accompagnés par quelques flics, mais pas de Drells à l’horizon. Pour éviter toute question ou contresens, je préfère prendre les devants. De plus, il faut que je vérifie si je n’ai pas fait tout ça pour rien.

« Bon, pas de tireurs dans le coin là-bas. Vous avez pu mettre les clients à l’abri ? »

Ils ne doivent pas parler de l’Humaine ou des Butariens, du moins ne pas mentionner le fait qu’ils aient pu fouiller les corps, s’ils ont ramassé des affaires sur eux, celles-ci peuvent m’impliquer dans l’affaire. Alors je préfère avoir un moyen de les récupérer.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 07 Juin 2017, 22:38

Ils auraient pu simplement s'en aller, mais non. Plein de bonne volonté, le turien préférait veiller au bien-être de son pseudo-allié. Miho n'aimait pas ça, mais elle se voyait mal l'en empêcher sans que ça ne paraisse suspect. Qu'il le sauve ou l'achève, au final il valait mieux qu'elle ne se prenne pas trop la tête sur le sujet. Le quarien avait choisi son camp, il n'avait qu'à en assumer les conséquences. Cruelle Miho? Parfois ça lui arrivait. Quitte à choisir, elle préférait largement miser sur la perspective de sortir définitivement sa cliente des ennuis plutôt que de sauver la vie d'un quarien qui avait voulu se faire payer pour tuer mère et enfant. Chacun avait ses priorités. Il aurait presque pu faire croire à de l'altruisme s'il ne s'était pas empressé de se tirer une balle dans le pied avec sa remarque sur le garrot. Il n'avait pas vraiment dû avoir appris à mentir. Ou alors il se réservait cet effort pour des choses plus importantes qu'essayer de tuer un témoin en étant entouré de flics. Miho eut un regard rapide pour les représentants de l'ordre qui visiblement ne se souciaient que très superficiellement de ce qui se passait.

La pilote préféra ne pas relever, pour ne pas balancer le sniper - et sa propre crédibilité avec, et s'éloigna d'à peine quelques pas avant qu'elle ne se fasse embarquer sur le côté. A quoi il jouait, sérieusement? Il ne pouvait pas filer droit plus de deux minutes? Donc il voulait lui faire regretter son choix? Il pouvait toujours essayer. Mais franchement, il aurait pu se la jouer un poil plus fourbe. Pour un peu, Miho allait vraiment finir par rigoler derrière sa visière! Elle murmura pour commencer.

"Je ne suis pas du genre à attendre sagement mon tour. Et compte tenu de votre situation immédiate, vous allez être ce que je veux, dans le cadre que je veux. Du moins jusqu'à-ce que je vous connaisse un minimum. Quand au restaurant..."

Au lieu de dégager son bras, elle tapota d'une manière presque maternelle la main du turien.

"On ne pourra pas sortir avec notre cliente menacée. Mais ne vous inquiétez pas, notre geth cuisinière possède un véritable don pour ce qui est des arts culinaires. Sans compter la bonne ambiance quarienne toujours au rendez-vous. Vous allez a-do-rer!"

Puis elle se remit en route, le plus naturellement du monde. Près du kodiak, Off restait immobile face à l'entrée, fixant se qui se passait à l'intérieur. Le quarien, lui, était adossé contre la porte entrouverte sans que l'intérieur de la navette ne soit encore visible pour l'instant. Il se redressa en voyant arriver Miho, accompagnée du turien. Il n'était pas bien compliqué de deviner à son air légèrement tendu qu'il n'était pas particulièrement ravi d'avoir à jouer le jeu pour un sniper qui les avait eu en joue. Aux paroles du mercenaire, il jeta un regard en coin à la pilote qui hocha simplement la tête et répond sur un ton des plus monocorde, tout en croisant les bras.

"Evidemment."

Le geth, lui, ne porta aucune attention au binôme fraîchement arrivé. Au lieu de ça, il continuait de fixer l'intérieur de la navette. D'ailleurs, la drell en sortit, l'air déterminé.

"Ne le prenez pas personnellement, mais je préfère de loin rester avec les quariens. Vous avez ma déposition, alors démarrez votre enquête."
"Comprenez Madame que vous serez bien mieux sous surveillance policière. Pensez à votre fils!"
"Oh, j'y pense justement! Débrouillez-vous avec le capitaine du Maefis, nous nous retournons à b..."

Elle se figea un instant en notant la présence d'une personne supplémentaire. Ses paupières batirent un instant, puis elle remarqua le calme des quariens.

"Pourquoi ne pas simplement donner ordre au vaisseau de rester au sol? Il vous suffira d'y envoyer venir pour toute question supplémentaire. Je crois que Madame Stavros a été déjà bien assez secouée comme ça."
"Et il ne serait pas bon de changer le petit d'environnement. Nous avons le matériel et le personnel suffisant pour veiller à leur sécurité à bord."

Les quariens faisaient bloc pour maintenir le contrôle de la situation, mais le policier tenta une nouvelle répartie, rapidement coupée par le geth.

"Je ne peux pas vous laisser faire ça, c'est contraire au...
"Temps estimé à la protection complète au sein du Maefis: 8 minutes. Temps estimé à la protection complète de mise en sécurité par les forces de l'ordre: 47 minutes."

Vexé, le galarien tapota furieusement sur son OmniTech.

"Si vous faites mine de décoller, tout l'équipage sera arrêté pour insubordination. Un groupe d'intervention viendra surveiller votre vaisseau."
"Le protocole habituel, hm?"

Le galarien alla rejoindre ses collègues qui commencèrent à s'éloigner du kodiak. Ils avaient bien assez à faire pour sécuriser la zone et avaient largement de quoi coller aux basques de chacun des quariens et geth présent si l'envie leur prenait. La drell murmura à peine, à l'intention des quariens, et du turien qu'elle pointa du doigt d'ailleurs.

"J'imagine que vous avez une bonne raison de le garder avec nous?"
"Oui, il vous a sauvé la vie."

Bref mais efficace. La drell parut mettre de l'eau dans son vin et se contenta d'un "hm" d'acceptation avant de retourner dans la navette où elle prit son petit dans ses bras.

"D'abord on va mettre Madame en sécurité, et après, on va discuter un peu. Ce n'est pas une proposition, mais le résumé de ce qui va se passer. Et si jamais vous vous sentez le courage de dire à votre cible qui en voulait à sa vie, n'hésitez pas, je suis certaine qu'elle saura apprécier le geste."

La pilote fit un signe en direction du kodiak, invitant le turien à monter à bord à la suite de la drell, sous la surveillance très synthétique d'Off qui maintenant fixait d'une manière presqu'inquiétante le mercenaire.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 08 Juin 2017, 13:04

J’observe ce petit monde se disputer la protection de la Drell sans m’en préoccuper et fronce les arcades quand elle me pointe du doigt. Finalement la situation se décante et il est décidé que chacun reste chez soi avec interdiction de décoller pour le vaisseau des Quariens. J’apprends aussi que je vais avoir droit à une séance d’interrogatoire, d’ici là j’aurai bien eu le temps de penser à un plan, mais avant toute chose, j’avais des pendules à remettre à l’heure. Quand la dorée montre le véhicule, je me glisse dedans, attrape le gosse, fourre le minot aux yeux larmoyants dans les bras du mâle qui réagissait derrière moi et frappe la console pour fermer et verrouiller la porte. Pendant que le battant glissait, je regarde mon interlocutrice originel.

« On décolle dans une minute et dix secondes. »

Je soupire en entendant les loquets s’enclencher et un bruit de tambour contre la carrosserie. Enfin seuls, je me tourne vers la Drell, une pointe de peur s’est immiscé dans son regard.

« C’était très impoli de parler de moi comme ça en me pointant du doigt. »

Elle ouvre la bouche, bat des paupières, visiblement surprise et fini par trouver les mots.

« Avec les récents événements j’ai bien le droit d’être méfiante et vous n’arrangez rien. »

Je lui souris, mais pas avec bienveillance. Mes lèvres s’étirent juste pour lui montrer qu’elle n’est pas maître de la situation. Je dégaine ma Veuve Noire, provoquant un mouvement de recul, ouvre la chambre, fais sauter la cartouche et l’attrape au vol. Mon arme rejoint sa fixation dans mon dos et je montre le petit objet à la Drell.

« Vous voyez ça ? Il reste un coup dedans. Vous savez pourquoi ? En fait il aurait dû être tiré en premier. Vous voulez savoir sur qui ? »

Elle ne répond pas. Patiemment, je laisse une seconde passer et décide d’être plus explicite. Mon doigt frappe son front, puis je mime une explosion avec mes mains en rajoutant un petit bruitage. La blague ne la fait pas rire et je la vois amorcer son bras, une gifle ? D’un mouvement bien rôdé, je saisi son poignet, la fait tourner de cent-quatre-vingts degrés et amène sa main en haut de son dos en lui tordant le bras.

« Et quoi maintenant ? Vous allez finir le boulot ? »

Je ricane à son oreille et ignore ses propos.

« Ne confondez pas clémence et faiblesse. Vous me devez la vie, la votre et celle de votre fils. Alors arrêtez avec ce regard, si j’étais vraiment un monstre, c’est lui qui serait à votre place à l’heure qu’il est. Maintenant, comme vous avez une dette envers moi, vous allez être bien gentille sinon je vous emmène, par la peau du cou, voir le corps de celle qui a ouvert le feu. Là peut-être que vous comprendrez le monde qui nous sépare, d’ailleurs, vos boyaux aussi le comprendront et votre hypermnésie n’arrangera rien. On pourrait aussi en faire profiter le gosse, ça lui fera des souvenirs de Sur’Kesh. Donc à partir de maintenant, vous la bouclez et vous attendez patiemment que j’ai fini de parler avant de l’ouvrir. »

Je maintiens la position et attends une objection quelconque. Devant son silence, je poursuis.

« Qu’est-ce qu’il vous a pris d’embarquer votre fils dans un voyage aussi périlleux ? Vous êtes assez mature pour savoir que la galaxie n’est pas sûre et que vos travaux attirent les regards. Etes-vous complètement inconsciente ? »

Je laisse le temps à mes paroles de s’imprimer.

« Vous allez faire quelque chose pour moi. Je veux que vous réfléchissiez à qui pourrait vouloir attenter à votre vie. Concentrez vous sur des gros trucs, avec des moyens, beaucoup de moyens. Le coup ne venait pas d’un ex mari jaloux, à moins que votre ex ne soit pdg d’une grosse entreprise bien entendu. »

Je ne serais pas payé puisque la Drell était encore en mesure de me parler, alors il me fallait trouver un moyen d’obtenir des crédits quand même, le chantage ne faisait pas partie de mes compétences, mais il n’est jamais trop tard pour ajouter une corde à son arc. Une entreprise coincée pour tentative d’assassinat et association avec des habitants d’Oméga, ça la fout mal, donc les zéros vont pouvoir s’aligner.

« Dernière chose. Vous êtes armée ? »

La médecin balbutie un peu.

« Non, bien sûr que non. Pourquoi ? »

« Quand sa vie est en danger, on met ses principes et serments de côté. Surtout quand on est assez insouciant pour se trimballer avec son enfant. »

Je fourre le Mauler du Quarien dans la main de la Drell, ses doigts se referment dessus.

« C’est pas le grand luxe mais ça reste létal. C’est simple, quand le petit cran en haut à gauche de la gâchette est vers vous, vous ne pouvez pas tirer. Vous appuyez dessus et là l’arme est libre. C’est pas dur et on se fait vite au tir, fermez l’oeil gauche et fermez la main fort, le coup partira de lui-même. Bon après, sans vous mentir, ça sera plus utile comme moyen de dissuasion qu'en arme de destructions massive. »

Je relâche mon ancienne proie. Elle se dégage et se masse le poignet. Son regard reste en suspend sur l’arme, puis je la voie me jeter un vif coup d’oeil. Je rigole et tapote ma mitraillette.

« N’y pensez même pas. Cachez le, maintenant. On va faire entrer les fauves et je ne tiens pas à ce que votre gosse vous voit avec ça. »

Je m’approche de la porte, la déverrouille et attends que le battant coulisse. A mi-chemin, deux mains passent par l’interstice, me saisissent et me colle à la paroi de l’engin. Le Quarien n’a pas l’air content, dommage pour lui. Je lui souris.

« C’est pas une façon de traiter un allié mon grand. Surtout pas devant un mioche. De plus, tu devrais faire attention : je mords ! »

Je me tourne vers sa compatriote.

« Eh la dorée ! La minute dix est finie, on part. Au fait, j’avais oublié de vous demander, vous avez une OmniLame et de quoi pirater un OmniTech ? »

La dernière fois que je m’étais frotté à un Quarien, ces deux éléments m’avaient coûté cher. Alors autant être averti cette fois.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 08 Juin 2017, 20:30

Bien. Ils allaient tous pouvoir mettre de la distance entre ces foutus jardins et eux. Miho avait beau respecter un minimum l'ordre et la justice, tout comme elle respectait les flics, mais elle conservait une certaine difficulté à collaborer entièrement avec les autorités. Qu'ils mènent une enquête lui semblait la moindre des choses, mais qu'ils mettent les quariens sur la touche, non. Ce genre d'attitude avait tendance à se produire encore un peu trop souvent. S'ils avaient mesuré deux mètres et avaient eu le faciès gracile de krogans en rogne, ils auraient sans doute reçu de la part des galariens un peu plus de compréhension. Après un ultime regard vers les policiers encore sur la place, elle se retourna finalement vers le kodiak pour voir Mun reculer de quelques pas, déséquilibré par le gamin qu'on venait de lui mettre dans les bras. Ses prunelles se reportèrent instantanément sur le turien au moment même où il disparaissait derrière la porte. Une minute dix.

"Hey!"

Trop tard. Elle avait tendu la main, mais l'avait tout aussi rapidement retirée pour ne pas se la faire coincer dans la portière. Le geth, lui, ne réagit que pour une seule chose: prendre le petit des bras de Mun. Le quarien, furieux, commença à tambouriner mais fut vite arrêté par la pilote.

"Arrête, on va attirer l'attention des flics."
"Et tu crois que ça passe avant ou après la vie de la mère du petit?"
"Oh, t'en fais pas, j'ai bien compris que j'ai tout foiré sur ce coup!"

Et pas qu'un peu, même. Miho se plaqua contre la carrosserie, et colla le côté de son casque contre la carrosserie. C'était illusoire d'espérer entendre quoi que ce soit d'une quelconque discussion, mais ce n'était pas ce qu'elle recherchait. Les mains collées contre son kodiak, elle guettait un choc, une vibration nette et courte, quelque chose qui signalerait un coup de feu par exemple. Quoiqu'il existait bien des manières d'éliminer quelqu'un. Il lui devenait pourtant difficile d'entendre quoi que ce soit, vu qu'en ce moment, elle n'arrêtait pas de se dire qu'elle avait été conneconneconneCONNEBORDEL!!!

Trente secondes étaient facilement passées. Il serait inconscient, même pour un psychopathe décérébré, de tuer sa proie dans un espace clos, entouré de quariens armés et avec des flics grouillant dans tout le périmètre. Le turien ne correspondait pas à ce genre de profil, sinon il aurait tiré ce tout premier coup à leur arrivée. Il pourrait toujours tenté de décoller, mais personne, PERSONNE ne décollait avec le kodiak de Miho sans son accord, elle y avait veillé via quelques programmes de conception quario-geth.

"ho... Miho!"
"Il n'est pas suffisamment inconscient pour achever son contrat dans cette situation quand il aurait pu le faire bien avant."
"Va donc dire ça au gamin. Si il la tue, c'est toi qui lui expliquera comment ça a pu arriver à sa maman."

Une minute. Miho se contenta de baisser les yeux. Mun avait raison, plus que la vie d'Efimia, c'était celle de son gamin qu'elle bousillerait si le turien s'avérait inconscient. Et quand bien même elle était capable de se convaincre du contraire, dans les faits, elle considérait le mercenaire comme une saleté de menace qui avait les réponses dont elle avait besoin pour protéger celle-là même qu'elle venait de mettre en danger. Heureusement, le gosse était passé à autre chose en observant d'un air perplexe les caches au-dessus de "l'oeil" d'Off s'agiter en tout sens tandis qu'il faisait ses bruits synthétiques et bizarres de geth. Il était occupé ailleurs et ce n'était pas plus mal.

Une minute cinq. Elle allait s'ouvrir cette foutue porte?? Il était rare que les secondes paraissent aussi longues à Miho. Une minute dix... Mun s'élança en avant et Miho regarda en arrière. Les condés étaient trop loin pour se soucier de ce qui se passait.

"Espèce de..."

Il serre les dents, et les poings aussi. La provocation du turien ne produit qu'un nouveau coup à l'arrière du crâne du mercenaire quand le soldat le replaque contre la paroi, juste pour la forme.

"Ta grande gueule ferait peur à personne, tout ce qui en sort, c'est que du vent."

Mais il le relâche, se foutant pas mal de faire peur au gamin que la mère s'est empressée de récupérer. Miho fixe la drell, qui en lui tournant le dos laisse deviner un relief à l'arrière de son manteau, alors qu'il manquait une arme à la ceinture du turien. Elle ignore ce qui s'est passé, mais au moins elle n'aurait pas à expliquer à un gamin que sa mère était morte. Mais il n'empêchait qu'elle n'était définitivement pas prête à envisager un seul instant d'incorporer ce type dans une solution pour sa cliente.

"A part balancer des vacheries, ils vous a fait quelque chose?"

La drell fit instinctivement rouler son épaule un peu tendue par la prise subie.

"Non, ça va."

Miho ne lâcha qu'un "hm" sceptique. Quelque chose avait secoué encore plus la drell. Avait-il obtenu des réponses? Peut-être pas. De toute manière, il était bien plus facile de demander ensuite à la scientifique. Mais pour le moment, elle se contenta de fixer le turien, et... Ne lui répondit strictement rien. Elle se dirigea simplement vers son siège en informant l'intégralité des personnes à bord.

"On dégage de là."

Mun veilla à ce que la drell et le petit soient attachés avant d'en faire de même, s'installant en face du turien qu'il considéra froidement avant de se reporter sur le geth à ses côtés.

"Soit gentil, Off. Dès que tu estime un risque émanant de ce type supérieur à 10%, te gêne pas pour l'éliminer.""A vos ordres, créateur."

Le kodiak s'ébranla quand les propulseurs se mirent en marche, puis il décolla en douceur pour s'éloigner fissa des jardins et se mêler à la circulation. Caressant la tête de son gamin appuyé contre elle, la drell paraissait ailleurs, sans doute en pleine réflexion. Les images précises de son séminaire se bousculèrent dans sa tête. Puis sans prévenir, elle se tourna vers le turien et demanda de but en blanc.

"Vous n'auriez pas rencontré un galarien par hasard? Avec une petite cicatrice sous l'oeil, le genre un peu guindé. Et au fait, vous êtes qui?"

Question con, mais personne n'avait vraiment prit la peine de demander. Et d'ailleurs Mun lâcha très sèchement...

"Comme si ce genre d'info pouvait être pertinente..."
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 08 Juin 2017, 21:38

J’avais une bonne idée de l’équipe qui me faisait face. Même si les infos qu’on m’avait filé comprenaient un détail de l’équipage du Méfis ou Mifis, je sais pas comment le prononcer, les rôles sur le terrain ne peuvent être retranscrit à l’écrit. Le mâle, que j’identifie comme étant Mun’Zanna, a juste les gros bras, un poil sanguin, il semble facile à pousser à bout. Le Geth, Mun’Zanna l’a appelé ‘Off’ mais je suppose qu’il s’agit de ce qu’on m’a marqué comme ‘Unit-54X87’, est assez passif et désintéressé, il obéit et c’est tout. Enfin la dorée, ça lui va bien comme surnom, étant donné qu’elle a spontanément pris les commandes, je pense que j’ai eu l’honneur de rencontrer soit Miho’Shakti, soit Nuuma’Naras. La situation est amusante, j’espère juste pour le Quarien qu’on se ne croisera pas seul à seul : je suis un tantinet rancunier.

Je ricane en entendant sa menace.

« Ne dis pas ça, il va faire feu tout de suite. A moins que ton joujou ne soit pas aussi performant que ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer. »

Au cas où il répondrait, je cherche déjà de quoi répliquer mais suis tiré de ma réflexion par la Drell. La description correspond, surtout la partie concernant son comportement. Je me contente de plisser les yeux et lève une arcade en entendant sa question. La remarque qui suit me fait rire. Je me détache, me lève et vais m’adosser au siège de la pilote.

« Toute information est pertinente, c’est élémentaire mon cher.. Mun -je pointe mon doigt vers le Geth- Off ou Unit-54X87 -trace un arc de cercle pour montrer la médecin- Efimia Stavros -fini la ronde sur la pilote- et la meilleure pilote de Rannoch pour compléter cette équipe de bras cassés. »

J'avais préféré gardé le nom de cette dernière sous silence, si je me trompais tout tombait à l'eau. Le Quarien avait commencé à se lever.

« Pour le reste je ne parlerai qu’en la présence de mon avocat.. ou en tête-à-tête avec la demoiselle »

Je ponctue ma phrase en tapotant sur le casque de cette dernière. Vu que je n’avais pas d’avocat, la solution était toute trouvée. D’un pas, je me place devant Mun, la tête penchée pour avoir mon nez presque collé à sa visière.

« Je serai toi, j’éviterai de trop m’avancer quand je porte un jugement. Maintenant je vais être très gentil et te filer un conseil : la prochaine que tu attrapes quelqu’un comme ça, pense à vérifier qu’il n’ait pas d’arme à la ceinture. Un coup dans les hanches fait toujours mal, surtout quand on est héréditairement déficient. »

Son poing se serre. Vas-y mon grand, lâche toi, je sais que tu en as envie.

« Deuxième chose, tu as déjà entendu parlé des bombes artisanales ? »

Je me coupe en laçant un regard soutenu à sa poche droite. Evidemment il n’y a rien dedans, mais la guerre psychologique ne s’arrête pas à ce genre de détail superficiel. Je le vois hésiter puis se reprendre et siffler entre ses dents.

« Du bluff. Comme le reste. »

Je laisse un léger sourire en coin apparaître.

« Si tu le dis. En tout cas, il faudra bosser tes réflexes mon grand, même si je reconnais que tu te débrouilles très bien pour attraper les gamins à la volé. »

Cette fois c’était la bonne, son crochet part, je me penche pour esquiver et pose mon poing droit sur sa cage thoracique.

« Pouf. Adieu le Mun. »

J’ouvre ma main et attrape la combinaison. En tirant et pivotant je place Mun entre Off et moi, fais mine d’attraper l’arme à ma ceinture et imite un tir avec mes doigts.

« Bam. Plus de Geth non plus. »

Je pousse le Quarien sur son siège et écarte les bras quand le Kodiak fait une embardée inattendue. Mon dos cogne la paroi et je lance un regard noir à la pilote, elle vient de tout casser. Pour la peine, je retourne près d’elle et décide de poser mes avants bras sur son appui-tête.

« Influençable, prévisible et sanguin. J’espère que le reste de votre équipe sera plus charmant. »

Je garde mon regard sur le reflet de la vitre, histoire de couvrir mes arrières. Je n’ai pas ajouté rancunier à la liste mais ça ne m’étonnerai pas que ça soit le cas.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 08 Juin 2017, 22:14

Était-ce le meilleur moment pour s'amuser? Parfois, Miho avait l'impression d'être entourée de gamins, et vu son niveau à elle, ce n'était vraiment pas flatteur. Le turien se la jouait, rabattant le caquet au soldat. Il n'y avait pas grand chose qui pouvait faire sortir Mun de ses gonds, mais le turien réussissait l'exploit d'en réunir pas mal à lui tout seul.

Miho roula des yeux sous sa visière. Son collègue aurait pu réagit plus agressivement que ça, il était formé pour, et restait un très bon combattant. Mais il s'énervait et souffrait du blocage malsain hérité de la vie en vaisseau: on ne tirait jamais dans un espace confiné. Il se laissa lamentablement avoir, mais la pilote n'avait pas vraiment envie d'intervenir. Déjà parce que c'était une bonne partie du bluff. Mais rien que le prologue du spectacle comportait des lacunes qu'Off avait probablement lui-même remarquées, puisqu'il alla jusqu'à se montrer plus intéressé par le gamin que par la courte bagarre. Son oeil ne se reporta sur le mercenaire que pour fixer le doigt menaçant. Son job était avant tout de protéger les civils, et il veillait suffisamment sur Mun pour savoir quand une humiliation pouvait s'avérer utile.

Mais il y avait tout de même un moment où il fallait savoir s'arrêter, et ce n'était pas le cas du turien. Après avoir contrôlé par précaution que leur passagère et l'enfant étaient bien attachés, elle effectua sa petite manoeuvre de calme niveau un. Il existait à l'heure actuel six niveaux, mais mieux valait ne pas envisager d'atteindre ne serait-ce que le troisième en foutant la merde.

Miho était prête à parier qu'elle avait eu droit à un regard noir, mais elle préféra garder une mine concentrée sur son job, non sans avoir un léger sourire sadique sous sa visière. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour voir le turien s'approcher et ne vit que lever un instant la tête vers lui avant d'en revenir à ses commandes.

"Il ne faut pas lui en vouloir. Mun a beaucoup de peine à accorder de la valeur à quelqu'un qui se bat pour autre chose que des convictions. Il aura toujours plus de respect pour un terroriste."

Le quarien préféra se la fermer, vexé jusqu'au tréfonds de sa combinaison par le petit jeu du turien.

"Vous avez bien fait vos devoirs, mais je remarque que sur le terrain, vous êtes plus sélectifs sur les informations. Nous dirons que l'uniforme galarien est définitivement plus sexy qu'un nom prononcé."

Il était certainement bien trop stressé par la perspective de finir entre les mains de la police locale pour s'attarder sur sa présentation formelle. Quant au fait qu'elle puisse éventuellement être la meilleure pilote de Rannoch...

"Oh, et la flatterie est très surfaite chez les quariens."

Le spatio-port était déjà en vue. Mais Miho observait d'avantage le reflet du turien.

"Vous aimez le spectacle. Bien assez pour ignorer délibérément les questions de Madame Stavros. C'est intéressant de noter que l'apparence passe avant la recherche de la vérité. Dîtes-moi, Monsieur Mercenaire, faîtes-vous partie de ces gens qui redoutent le silence et font passer leur fierté avant tout autre chose?"

Le pire, c'était qu'elle se posait vraiment la question. D'ailleurs, elle supposait, peut-être à tort, qu'elle aurait droit, dans la réponse à venir, à quelques boutades pour la forme et peut-être même une attaque verbale détournée pour tenter de l'atteindre.
La pilote se pencha pour tapoter rapidement son code d'approche. Une information peu utile dans la mesure où elle changeait à chaque sortie. Le kodiak entama une large courbe pour contourner le spatio-port et se diriger vers les énormes quais où se côtoyaient à sage distance de gros vaisseaux civils.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Laquarius Nix » 08 Juin 2017, 23:03

Cette petite séance de défouloir était fort sympathique, la prochaine fois je m’y mettrai peut être plus sérieusement, je suis sûr de pouvoir pousser Mun encore plus loin. J’accorde un sourire impassible à la Quarienne.

« Nous n’avons pas tous les mêmes convictions et ne sommes pas obligés de les porter comme un étendard vous savez. Quant au fait que ce cher Mun puisse respecter un terroriste.. Disons que je peux faire très peur quand j’en ai envie, donc question étymologie ça peut coller, non ? »

Elle insiste sur mon nom, je ne connais même pas le sien, c’est bête. La question ne me gêne pas, j’ai eu le temps d’y réfléchir depuis que la Drell a mis ça sur la table.

« Je m’appelle.. Heu.. Laquarius ! »

L’hésitation et l’exagération sont intentionnelles, on s’amuse tant, je n’allais pas tout gâcher en paraissant trop franc et puis on est loin du standing de Laan, je doute que ceux-là fassent parties de la DCU donc je ne crains pas qu’ils aient un dossier -depuis effacé- sur moi.

Je grimace quand elle me reproche ma flatterie, chez les Humaines c’est plutôt efficace, comment savoir que ça change d’un peuple à l’autre. Pour ne pas rester bête, je hausse les épaules et réplique :

« Ne vous gênez pas avec moi en tous cas. »

La spatio-port était désormais visible. Mais l’heure était grave, la pilote venait de me lancer sur le spectacle et un point de moral, c’est le moment de sortir les grandes tirades regroupant parfois des doubles-sens, des menaces ou des provocations. Tout ce que j’aime en somme. Je réfléchis un instant avant de répondre, si les Humaines aiment la flatterie mais pas ce genre de réponse et que les Quariennes n’aiment pas la flatterie, aiment-elles ce genre de réponse ? C’est une bonne question, il faudrait que les plus grands philosophes de l’univers se penchent dessus. Peut être que je tiens là ma reconversion, psychanalyste, le titre est classe et la profession est quand même nettement moins dangereuse. En plus ça me permet de dire des choses complètement incongrues en prétextant le manque de réceptivité d’en face. A méditer, je tiens un truc.

Je me penche pour mettre ma tête à hauteur de celle de la pilote et baisse un peu le ton.

« Non seulement j’aime le spectacle, mais il fait partie intégrante de mon inspiration, je ne saurai tuer sans penser que je monte là une pièce de théâtre où un opéra. Je fais mes petits scénarios, avec mes petits personnages et mes petits décors. Réjouissez vous, vous avez eu droit a un script, mais pas de représentation. Heureux sommes-nous ! J’avais pensé à renommer mon œuvre Les Rougons Macabres, qu’en pensez-vous ? Cela vous convient-il ? Quant aux questions de Mme Stavros, j’ai donné mes conditions. Je vous préviens, je n’ai pas d’avocat, vous êtes libre ce soir ? Votre vaisseau n’est pas près de décoller, je suis sûr qu’il existe des endroits charmants à visiter dans ce trou à rat. D’autre part, il faudra être à l’extérieur de l’engin pour pouvoir s’occuper de la garde et décoller. Un repas puis une tuerie, j’ai rarement proposé une soirée aussi romantique à une inconnue. Enfin, le meilleur pour la fin. Le silence. En avez-vous peur vous-même ? C’est une question que je ne m’étais jamais posé à vrai dire, mais puisque vous la mettez sur la table, voyons si ma réflexion vous convient. Je dirai que je n’en ai pas peur, au contraire même. N’est-ce pas là la délivrance ultime ? Observer le silence, le calme que l’on laisse derrière nous, cet instant suspendu qui suit la détonation de mon fusil. Avez-vous remarqué que les gens s’arrêtent quand ils entendent un coup de feu ? C’est une drôle de réaction, ils cessent de bouger et ne disent rien pendant un court moment, puis ils piaillent, s’éparpillent et fuient, sauf celui ou celle qui se trouvait au bout de mon viseur. Cette personne reste calme, apaisée, elle n’aura plus à être affolée par ce déchaînement de cris et pas. En fin de compte, nous devrions tous accueillir le silence comme un ami, une main protectrice qui nous prends en son creux et nous garde, nous enserre et s’assure que nous nous souvenions de tout se qui a pu se passer avant. »

Je repense à la nuit où ma vie a commencé, ma mère était allongée, je ne la regardais pas mais je savais, elle ne bougerait plus. Il n’y avait rien, du moment où l’Humain est parti à l’instant où mon père est rentré, qui perturbait le calme de la pièce, comme si les esprits voulaient me faire comprendre qu’il n’y avait rien de grave, que je surmonterai cela. Me voilà aujourd’hui, à raconter ma vie à une inconnue après avoir épargné une cible, une pâle ombre de moi-même.

« Pour ce qui est de la fierté, je vous dirai simplement cela : ‘Ma tête m’est plus utile que mon honneur.’. »

Les vaisseaux défilaient devant la vitre, nous ne devions plus être très loin.
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Re: Frappe pharmaceutique

Message par Miho'Shakti Vas Erakis » 09 Juin 2017, 00:06

Si l'amour des crédits était une convictions, les mercenaires seraient définitivement des êtres très droit dans leur manière de vivre. Pas nécessairement juste, mais au moins droit. Miho inclina légèrement la tête à cette remarque. Parfois les convictions, c'était tout ce qu'il restait. Mais quelque chose la frappa dans cette simple réponse. Le turien n'avait très certainement pas vécu la guerre. Du moins pas comme elle ou Mun l'avait vécu. Quand on pouvait s'offrir le luxe de changer d'éthique au gré de ses contrats, on avait clairement pas les mêmes préoccupations que quand on essaie de se battre pour sauver ce qu'il restait de son espèce. Le mercenaire avait un avantage non négligeable: il ne nécessitait qu'un intérêt pour les crédit pour être viable. La pilote ne voulu pas renchérir. Déjà parce qu'elle doutait que son point de vue puisse être compris, et aussi par respect pour Mun et Off. Chacun d'eux avait abattu froidement quantité de représentants de l'espèce de l'autre, et ils étaient là, côte-à-côtes, grâce à ces convictions. Le turien en avait-il seulement une qui n'implique pas seulement lui-même? Pas sûr. Mais qui était-elle pour juger, il fallait de tout pour faire une galaxie.

Le nom était un vrai ou un faux? Miho préféra partir du principe qu'il fallait le prendre comme un pseudo. Au fond, la seule chose qu'elle voulait sincère chez ce type, c'était les infos qu'il pourrait apporter pour protéger sa cliente. Le reste ne la concernait pas. Tout au plus tirerait-elle un divertissement, et l'assurance que Mun allait se pencher plus sérieusement sur sa maîtrise de lui-même.

Et c'était reparti pour la tirade. Miho eut comme une étrange impression de déjà vu. Celle-ci était plus théâtrale que les autres, mais à l'identique, elle ne servait qu'à noyer le poisson. Voulait-il passer pour un artiste ou un psychopathe? La seule certitude à en tirer était que pour en jouer, il n'était ni l'un ni l'autre. Il en revenait sur son invitation déplacée, comme s'il pensait qu'elle allait se lancer dans un dîner aux chandelles, à prendre le rôle qui l'amuserait pour... Pour quoi au juste? Rigoler un coup histoire de tromper l'ennui avant de quitter Sur'Kesh? Imaginait-il sérieusement une seule seconde qu'elle puisse envisager de s'en prendre aux forces de l'ordre juste pour faire décoller leur vaisseau?

Quand au silence, chaque syllabe prononcée contredisait le sens même de ses paroles. Il tournait autour du pot, jouait sur le côté grand vilain terré dans l'es obscureuh ténèbres, celui qui était la moooort. Mais le meurtre, c'était le bien ma p'tite dame! Ces gens ne souffraient ainsi plus, sisisi! Que d'artistiques verbiages. Ce genre de monologue s'inscrirait particulièrement bien dans une oeuvre littéraire. Peut-être même une pièce de théâtre, pour rester dans le ton.

"Donc non, le silence ne vous fait pas peur, il vous terrorise."

Ce silence où le non-verbal était plus éloquent, mais où inévitablement on prenait le risque de se dévoiler. Le silence seul, derrière un fusil, n'était jamais qu'un espace idéalement sans témoin. Où s'il y en avait un, était plus préoccupé par la cible que par le tireur. Mais celui qu'il fallait assumer en face d'inconnus, c'était une toute autre histoire.

"Votre attitude provocatrice n'offre qu'une crédibilité très limitée à votre phrase. Preuve en était, il était tellement plus salutaire de provoquer mon collègue que de simplement se taire. Non, votre fierté passe avant votre tête. Peut-être inconsciemment."

Elle en avait appris beaucoup plus à présent. Assez pour en arriver à une simple conclusion: Laquarius, ou qui qu'il soit, n'allait rien lui apporter de plus. Enfin si, à passer une bonne soirée si elle avait un jour du temps à tuer. Mais pour sa cliente, elle avait mal misé. Au moins elle n'avait pas balancé quelqu'un qui n'était pas coupable d'attaque au premier degré sur Efimia.

Les vaisseaux s'alignaient, et quelques navettes croisèrent leur route à sage distance. Parmi les différents imposants modèles fixés à leurs rampes d'accès aux quais, l'un d'eux, au look définitivement quarien, faisait pâle figure. Son apparence vieillotte lui donnait un air atrocement délabré.

"KD01 à Maefis, entamons la phase d'approche."
"Les portes sont grandes ouvertes KD01. Bon retour à la maison!"

La navette perdit de l'altitude, et plongea sous la coque où une vaste ouverture n'attendait plus que l'arrivée du Kodiak. Avec douceur et précisions, le véhicule ralentit jusqu'à faire du surplace avant de s'élever et de pénétrer dans la vaste soute. D'un geste machinal, la pilote enclencha des propulseurs latéraux, et la navette glissa sur la droite avant de se poser sur son support, au millimètre près. La soute se referma, puis la porte latérale s'ouvrit, mais les moteurs ne furent pas totalement arrêtés.

"Laquarius, restez à bord. Je vais vous raccompagner au lieu de votre choix avant que ces messieurs de la police ne viennent sécuriser les alentours du vaisseau."

De toute manière, elle doutait qu'il veuille faire du tourisme et se taper le passage agréable du sas de décontamination. Mun se releva, non sans jeter un regard en coin à Miho, puis aida Efimia à détacher son fils avant de l'accompagner à l'extérieur.

"Créatrice, puis-je vous suggérer ma présence passive à bord?"
"Non Off. Je ne fais que le taxi, ça ne va pas durer longtemps. Occupes-toi de Mun."

Le geth ne répondit pas, mais il y eut comme un petit quelque chose de désapprobateur dans le dernier regard qu'il lança vers le dos de la pilote. Il sortit finalement. Miho passa rapidement en revue les différents systèmes du kodiak.

"Alors, Monsieur Laquarius, où dois-je vous déposer?"
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Miho'Shakti Vas Erakis
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